<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archéologie &#8211; Institut Géopolymère</title>
	<atom:link href="https://www.geopolymer.org/fr/archeologie/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.geopolymer.org/fr</link>
	<description>Promouvoir la science des géopolymères depuis 1979</description>
	<lastBuildDate>Fri, 08 Dec 2023 14:56:34 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.9.4</generator>
	<item>
		<title>Introduction: Pourquoi une section d&#8217;archéologie à l&#8217;Institut Géopolymère ?</title>
		<link>https://www.geopolymer.org/fr/archeologie/introduction-pourquoi-une-section-darcheologie-a-linstitut-geopolymere/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 08 Apr 2006 20:41:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Archéologie]]></category>
		<category><![CDATA[recherche]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.geopolymer.org/fr/?p=42</guid>

					<description><![CDATA[Quand toutes les conjectures logiques ont été mises de côté, celle qui reste, aussi improbable soit-elle, se révèle être la vérité. À l’Institut Géopolymère, nous employons l’archéologie comme une banque de données pour valider nos découvertes (voir les projets GEOCISTEM, le Réchauffement Mondial (en anglais) et les Actes des Congrès Géopolymère ). Grâce à ces [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img decoding="async" class="aligncenter" src="/wp-content/uploads/archaeo-fr.jpg" alt="" /></p>
<blockquote>
<p>Quand toutes les conjectures logiques ont été mises de côté, celle qui reste, aussi improbable soit-elle, se révèle être la vérité.</p>
</blockquote>
<p style="text-align:center;"><img decoding="async" src="/wp-content/uploads/scarabe_aile.gif" alt="" /></p>
<p>À l’Institut Géopolymère, nous employons l’archéologie comme une banque de données pour valider nos découvertes (voir les projets <a href="/applications/geocistem">GEOCISTEM</a>, le <a href="/applications/global-warming">Réchauffement Mondial</a> (en anglais) et les <a href="/fr/a-propos">Actes des Congrès Géopolymère</a> ). Grâce à ces références historiques, nous sommes capables de démontrer que les géopolymères ont la même résistance et longévité que la roche naturelle. Ceci montre l’originalité de notre approche scientifique et industrielle. Mais cette approche a ses difficultés, car elle requiert un examen critique des données vieilles de plusieurs milliers d’années. Imaginez le nombre de processus naturels qui ont eu le temps d’agir sur les matériaux de l’antiquité! Il y a un risque d’interprétation erronée, nous incitant à procéder prudemment. Une autre source d’erreurs potentielles résulte dans les textes de l’antiquité qui y ont été traduits de façons diverses à travers les siècles. Voir par exemple l’interprétation erronée des textes latin consacrés aux mortiers antiques romains et des bétons : <a href="/fr/archeologie/ciment-romain/ciment-et-beton-romain-haute-performance-batiment-durable-et-resistant">Le Mystère du Béton Romain Dévoilé</a> , <a href="/fr/bibliotheque/articles-archeologiques/d-les-mortiers-de-pouzzolanes-artificielles-chez-vitruve">#D Les mortiers de pouzzolanes artificielles chez Vitruve: évolution historique et archirtecturale</a> et <a href="/fr/bibliotheque/articles-archeologiques/e-a-la-recherche-du-carbunculus">#E A la recherche du Carbunculus</a> .</p>
<p>Les interprétations qui ne tiennent pas compte des nouvelles informations augmentent la confusion car des idées préconçues et enracinées peuvent être férocement gardées par des savants et des scientifiques comme un très vieil os par un chien. Notre recherche a été combatue avec acharnement par quelques experts qui en ont profité pour se faire de la publicité à bon compte sur notre dos et ont rendu public les critiques habituelles et féroces basées sur des idées préconçues et une criarde ignorance.</p>
<p>Notre recherche se concentre sur les céramiques antiques, les mortiers, ciments, bétons, pierres artificielles (faites de main d’homme), constructions représentant les civilisations antiques encore pleines de mystères, comme : Égypte pharaonique, Mésopotamie, Empire Romain, Amérique Précolombienne, et aux autres artefacts de l’âge de pierre en Europe et Asie. D&rsquo;autres conséquences inattendues portent sur la découverte de la relation entre le plus grand scribe et savant de l&rsquo;Égypte antique, Amenophis (Amenhotep) Fils de Hapou, et le Patriarche Joseph de la Bible (Genèse). Voir ci dessous à <a href="//www.geopolymer.org/fr/archeologie/civilisation/colosses-de-memnon-chef-doeuvre-damenophis-fils-de-hapou">Chef d&rsquo;oeuvre d&rsquo;Amenophis Fils de Hapou</a>  et les Vidéos de présentation (10 min.) de la Fresque du Temple Mémorial d&rsquo;Amenophis Fils de Hapou et interview vidéo (10 min.) de Joseph Davidovits:<br />
<a href="http://www.davidovits.info/343/presentation-video-de-joseph-amenophis-fils-de-hapou">Amenophis Fils de Hapou</a></p>
<p>Nous avons découvert que <strong><a href="/fr/archeologie/la-chimie-des-geopolymeres-etait-connue-pendant-lantiquite">la chimie des géoplymères était connue dans l’Antiquité</a></strong>. C’était la base de l’alchimie. Nous avons aussi découvert que la plus ancienne des céramiques géopolymères, une terra cota noire, est vielle de 25,000 ans, et elle appartient à la technologie LTGS. Il s’agit de la <a href="/fr/archeologie/civilisation/fabrication-de-ceramique-brun-noire-ltgs-dans-la-prehistoire-et-lantiquite">Vénus de Dolni Vestonice</a></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Livre: Ils viennent d&#8217;Amérique pour bâtir l&#8217;Ile de Pâques</title>
		<link>https://www.geopolymer.org/fr/news/livre-ils-viennent-damerique-pour-batir-lile-de-paques/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Éditeur]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 26 Jun 2021 13:04:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Amérique du Sud]]></category>
		<category><![CDATA[Archéologie]]></category>
		<category><![CDATA[Civilisation]]></category>
		<category><![CDATA[En avant]]></category>
		<category><![CDATA[Formation / livre]]></category>
		<category><![CDATA[News et Conférences]]></category>
		<category><![CDATA[amérique du sud]]></category>
		<category><![CDATA[antiquité]]></category>
		<category><![CDATA[géopolymère]]></category>
		<category><![CDATA[ile de Pâques]]></category>
		<category><![CDATA[livre]]></category>
		<category><![CDATA[matériau]]></category>
		<category><![CDATA[pierre]]></category>
		<category><![CDATA[statues]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.geopolymer.org/fr/?p=1959</guid>

					<description><![CDATA[Ils viennent d’Amérique pour bâtir l’Ile de Pâques,   par Joseph Davidovits ISBN: 979-10-242-0610-3, 265 pages, 172 illustrations,  publié en Juin 2021, éditions Dervy, Groupe Guy Trédaniel, Paris. Résumé: Livre de vulgarisation scientifique sur la Découverte en 2017-2018 de l’emploi des technologies des pierres Géopolymères mises en œuvre à Tiahuanaco (Pumapunku/Tiwanaku) (600-800 apr. J-C.), Bolivie, et [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img fetchpriority="high" decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-1979" src="//www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Couverture.jpg" alt="" width="309" height="457" srcset="https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Couverture.jpg 309w, https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Couverture-203x300.jpg 203w" sizes="(max-width: 309px) 100vw, 309px" /></p>
<p style="text-align: center;"><b><i>Ils viennent d’Amérique pour bâtir l’Ile de Pâques,<span class="Apple-converted-space"> </span></i></b></p>
<p style="text-align: center;"><span class="Apple-converted-space"> </span>par Joseph Davidovits</p>
<p style="text-align: center;"><b><i>ISBN: 979-10-242-0610-3,</i></b> 265 pages, 172 illustrations,<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p style="text-align: center;">publié en Juin 2021, éditions Dervy, Groupe Guy Trédaniel, Paris.</p>
<p><b>Résumé:</b><br />
<i>Livre de vulgarisation scientifique sur la Découverte en 2017-2018 de l’emploi des technologies des pierres Géopolymères mises en œuvre à Tiahuanaco (Pumapunku/Tiwanaku) (600-800 apr. J-C.), Bolivie, et ses conséquences possibles sur les monuments et statues de l’Ile de Pâques</i><b><i>. </i></b><i>Voir l&rsquo;article à <a href="https://www.geopolymer.org/fr/news/tiahuanaco-pumapunku/"><strong>Tiahuanaco-Pumapunku</strong></a> et dans Research Gate <a href="https://www.researchgate.net/profile/Joseph-Davidovits/"><strong>Research Gate</strong></a> publiés en Août &#8211; Septembre 2019 et Décembre 2020.</i></p>
<p><b>1. Introduction, présentation de la recherche et des objectifs.</b></p>
<p>L’institut Géopolymère avait organisé une expédition à l’Ile de Pâques en 2016 qui fut dirigée par Ralph Davidovits. L’objectif était de faire le point sur une recherche commencée il y a 40 ans par Joseph Davidovits (Davidovits et Aliaga, 1981) puis abandonnée, par manque d’information cohérente sur la nature artificielle<span class="Apple-converted-space">  </span>(géopolymère) ou naturelle des différents monuments et statues de l’ile. Maintenant, avec notre connaissance de la science des géopolymères, il nous semble évident qu’ils furent fabriqués avec la technologie de la pierre malléable, comme dans la tradition sud-américaine du Pérou, et autre site de l’Altiplano, dans les Andes de l’Amérique du Sud.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p>La première visite en 2016 fut pour le site de <i>Vinapu </i>à l’Ile de Pâques. C’est un site très connu qui est l’objet d’une polémique, surtout depuis l’expédition<i> Kon-Tiki</i> de Thor Heyerdahl en 1947 qui traversa l’océan Pacifique d’est en ouest sur un radeau de balsa, venant du Pérou. Tous les visiteurs sont frappés par la ressemblance dans la construction du mur de <i>Vinapu</i> avec ceux de l’Altiplano (Figure 1) et nous serions d’accord pour une première migration venant de l’est, de l’Amérique du Sud. Puis, les Polynésiens auraient conquis l’île, venant de l’Ouest. Il y aurait donc un possible lien entre ces deux civilisations, l’une venant de l’est et l’autre de l’ouest.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p><img decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-1965" src="//www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Figure-1.jpg" alt="" width="957" height="369" srcset="https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Figure-1.jpg 957w, https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Figure-1-300x116.jpg 300w, https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Figure-1-768x296.jpg 768w" sizes="(max-width: 957px) 100vw, 957px" /><br />
<b>Figure 1: </b>architecture avec “clé” de stabilité; à gauche, mur de fondation de la pyramide Akapena de Tiwanaku (600 apr. J.-C.) (cliché RD, 2017); à droite, mur de l’ahu <i>Vinapu</i> à l’Ile de Pâques (850-950 apr. J.-C.) (cliché RD, 2016).</p>
<p>Mais, c’est un sujet tabou pour les responsables de la recherche archéologique à l’ile de Pâques. Il semble qu’il soit interdit d’exprimer une telle opinion. Toute la recherche archéologique actuelle est biaisée par cette position. Donc, si nous voulons démontrer cette interrelation, à savoir que la connaissance est arrivée par l’est, nous devons tout d’abord retrouver et expliquer scientifiquement celle des bâtisseurs des mégalithes précolombiens de l’Altiplano. Ensuite, nous aurons le loisir de revenir sur le dossier de l’Ile de Pâques.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p>Pour cela, il fallait commencer par un endroit de l’Altiplano où nous avons pu examiner des échantillons et où l’étude géologique, minéralogique avait été faite en partie par des scientifiques géologues, archéologues, anthropologues. Ce site archéologique est celui de Tiahuanaco, en Bolivie, près du Lac Titicaca, plus précisément le site de Pumapunku / Tiwanaku. L’étude pétrographique réalisée par l’équipe de géologues boliviens autour de Ponce Sangines (Ponce Sangines et al., 1971) a servi de point de départ. Elle portait essentiellement sur la description des différents gisements de grès rouge situés dans les environs de Tiahuanaco, et sur l’analyse pétrographique des 4 terrasses monumentale en grès (Figure 2).</p>
<p>L’Institut Géopolymère à donc organisé l’année suivante, en 2017, cette exploration à Tiahuanaco (Pumapunku/Tiwanaku), près du Lac Titicaca situé en Bolivie à 4000m d’altitude en collaboration avec un géologue de l’Universidad Catolica San Pablo UCSP d’Arequipa, Pérou. <span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p><b>2. Le livre est divisé en 2 parties.</b></p>
<p><b><i>2.1</i></b><i> </i><b><i>1ère Partie,</i></b><b> Chapitres 2 à 9: Pumapunku/Tiahuanaco, Bolivie.</b><span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p>Elle décrit la découverte des technologies des pierres artificielles géopolymères mis en œuvre dans les Andes, sur l’Altiplano. Elle fut publiée à la fois dans des articles scientifiques, Davidovits et al. (2019a,b,c), Gara et al. (2020), et des vidéoconférences sur internet (au total plus de 1 million de vues).<br />
<img decoding="async" class="aligncenter size-large wp-image-1969" src="//www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Figure-2-1024x359.jpg" alt="" width="700" height="245" srcset="https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Figure-2-1024x359.jpg 1024w, https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Figure-2-300x105.jpg 300w, https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Figure-2-768x269.jpg 768w, https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Figure-2.jpg 1035w" sizes="(max-width: 700px) 100vw, 700px" /><br />
<b>Figure 2:</b> Pumapunku. À gauche, une des terrasses monumentales en grés géopolymère de type ferro-sialate; à droite, structure “H”, roche andésite<span class="Apple-converted-space">  </span>géopolymère de type organo-minéral, obtenu en milieu acide (acide phosphorique et acides organiques), contenant de la matière organique biologique (RD 2017).</p>
<p>La Figure 2 illustre les 2 types de roches géopolymères employés à Pumapunku:<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<ul>
<li>le grès rouge de type géopolymère ferro-sialate (milieu alcalin) pour les énormes terrasses (Davidovits et al., 2019a), et<span class="Apple-converted-space"> </span></li>
<li>l’andésite grise pour les structures en “H” et les portes, géopolymère de type organo-minéral (milieu acide) contenant de la matière organiquebiologique (Davidovits et al., 2019b).<span class="Apple-converted-space"> </span></li>
</ul>
<p>Ainsi, pour comprendre l’histoire et la technologie employée par la civilisation de Pumapunku/Tiwanaku, l’anthropologie a vite compris que la seule façon d’y parvenir était d’étudier l’évolution de l’art de la poterie, de la céramique, du travail de l’argile. Parmi les anthropologues, je citerai John Wayne Janusek, de Vanderbilt University, USA (Janusek, 2008). Avec lui, nous avons découvert comment soudainement, vers 500 apr. J.-C., on passe de la production d’une vulgaire terre cuite à celle d’une céramique que j’ai qualifiée de « high-tech » dans le Chapitre 4. Dans son livre, Janusek écrit : (…) Tiwanaku 1, datant de 500-800 apr. J.-C., commence par l’apparition soudaine d’une nouvelle gamme de poteries élaborées et à engobe rouge (redware). En rupture avec la fin de la deuxième période formative (la civilisation avant 500 apr. J.-C.), pratiquement tout le monde avait désormais accès à des récipients en céramique très élaborée pour la consommation domestique et les festins. (…).</p>
<p>Cette céramique « high-tech » de Tiwanaku est illustrée dans la Figure 3. Elle serait le résultat d’une technique proche de la technologie céramique géopolymère LTGS (Low Temperature Geopolymeric Setting). Elle est parfaitement adaptée aux conditions de fabrication des céramiques de qualité supérieure fabriquées à basse température, inférieure à 600°C, qui sont celles des températures de cuisson dans ces régions de l’Altiplano: combustible essentiellement à base de bouse de camélidé (lama) et broussailles. Elle est si caractéristique et si unique dans la région qu’elle servit d’instrument précis de datation dans plusieurs chapitres de ce livre.<br />
<img decoding="async" class="aligncenter size-large wp-image-1972" src="//www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Figure-3-1024x414.jpg" alt="" width="700" height="283" srcset="https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Figure-3-1024x414.jpg 1024w, https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Figure-3-300x121.jpg 300w, https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Figure-3-768x310.jpg 768w, https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Figure-3-1536x621.jpg 1536w, https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Figure-3.jpg 1675w" sizes="(max-width: 700px) 100vw, 700px" /><br />
<b>Figure 3:</b> a) à gauche, coupe à paroi épaisse, période ancienne (200 apr. J.-C.); b) au milieu, le <i>kero </i>et c) à droite, coupe multicouleur rouge <i>tazon</i> (500 apr. J.-C.), à paroi très fine et très solide de céramique de type LTGS (Museo Nacional de Arqueología Tiwanaku, La Paz, 2017).</p>
<p><b>2.1.1 Blocs de grès rouge</b></p>
<p>À partir de la céramique LTGS, les artisans de Pumapunku/Tiwanaku ont été capables d’extrapoler et d’inventer la technologie des blocs et structures en roches géopolymères. Les blocs géants de grès rouge sont décrits dans le chapitre 5. Le grès est une roche sédimentaire composée de grains de quartz et d’un liant argileux. Selon Ponce Sangines et al. (1971), il existe plusieurs sources géologiques possibles pour son origine. Elles sont décrites au chapitre 6, mais<span class="Apple-converted-space">  </span>aucune d’entre elles ne correspond aux pierres qui font partie du site archéologique.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p>Aucune carrière connue, parmi celles que notre équipe a étudiées sur le terrain en novembre 2017, ne peut fournir les blocs massifs de 10 mètres de long et de 130-180 tonnes, qui forment ces structures. De plus, la pierre locale disponible pour cette tâche est friable et de petite taille. Notre enquête au microscope électronique nous a indiqué que le grès rouge de Pumapunku ne peut pas provenir de la région, car il contient des éléments chimiques (haute teneur en sodium Na), qui ne sont pas présents dans la géologie locale. La question est alors de savoir d’où vient la pierre, à combien de centaines ou de milliers de kilomètres de là a-t-elle été trouvée, par quel moyen ces énormes blocs ont-ils été transportés ?</p>
<p>Ce que l’analyse au microscope électronique nous montre, c’est que la composition du grès pourrait être artificielle (un géopolymère de ferro-sialate) et fabriquée comme du ciment.</p>
<p><b>2.1.2 Blocs de type “H” et portes monolithes en andésite volcanique.</b><br />
Le principal composant des structures les plus énigmatiques de Tiwanaku/Pumapunku, la Porte du Soleil et les blocs « H » (Figure 2), est l’andésite, une roche volcanique dérivée du magma. Dans le Chapitre 7, grâce aux travaux d’un autre anthropologue céramiste, William Isbell, State University of New York at Binghamton, USA, cette même céramique « high-tech » LTGS nous a permis de découvrir, de dater et de comprendre quelle était la matière volcanique utilisée dans la roche andésite géopolymère constituant les grandes portes et les structures en « H » de Pumapunku. Il s’agit d’un sable volcanique extrait du volcan Cerro Kapia.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p>L’examen d’échantillons de blocs au microscope électronique MEB, montre la présence de matière organique biologique à base de carbone (C) et d’azote (N). Cependant, nous savons que la matière organique biologique n’existe pas dans une roche volcanique formée à haute température, car dans ces conditions, elle se serait vaporisée, de sorte qu’on ne pourrait pas la trouver dans l’andésite des monuments de Pumapunku. Cet élément organique, un géopolymère à base d’acides carboxyliques extraits de plantes et autre biomasse, a donc été délibérément ajouté par la main de l’homme pour former une sorte de ciment.</p>
<p>Ce faisant, nous avons résolu un des mystères archéologiques les plus discutés au monde. Nos découvertes de la nature artificielle des roches employées dans les monuments de Tiwanaku/Pumapunku furent publiées dans les journaux scientifiques à comité de lecture <i>Materials Letters</i> et <i>Ceramics International</i>, fin 2018 — début 2019. Ces publications générèrent une forte audience sur internet, avec plus d’un million de vues sur les vidéos décrivant nos recherches, en particulier en Amérique latine. Nous savons comment les monuments de Pumapunku, les terrasses mégalithiques en grès rouge et les fantastiques éléments structuraux en forme de « H » en andésite, furent façonnés à l’aide de techniques de fabrication de roches artificielles, proches et apparentées à celle des géopolymères. Cette nouvelle connaissance pourra être utilisée pour comprendre comment des ouvrages encore plus impressionnants furent construits pendant cette même période ou après. Je fais allusion évidemment aux énormes murailles de Sacsayhuaman à Cusco, au Pérou, ainsi que d’autres monuments de par le monde.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p><b><i>2.2 2ème Partie, Chapitres 10 à 12: <b><i>Ils viennent d’Amérique pour construire l’ile de Pâques</i></b>.<span class="Apple-converted-space"> </span></i></b></p>
<p>Y a- t-il un lien avec une civilisation venue de l’Est ? J’ai essayé de clarifier et de décrire mon hypothèse sur ce sujet dans les chapitres 10 à 12.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p>Tout le monde connaît l’ile de Pâques et ses statues. Le problème c’est qu’il n’y en a pas 1, ou 2 ou 10, mais des centaines. On en compte environ 800 pesant entre 5 tonnes et 20 tonnes et ayant jusque 10 mètres de hauteur. Comment cette population qui a compté au maximum 4000 habitants, lors de sa découverte en 1722, a-t-elle pu produire ce nombre invraisemblable de statues colossales ? On nous explique que ces statues ont été taillées dans de la roche volcanique et transportées depuis le volcan, montées sur les terrasses avec des techniques que chacun essaye d’appliquer sans succès. Évidemment, on nous propose des tas de solutions avec des cordes, et des poutres, d’autres utilisent l’aide des extraterrestres, mais tout ceci constitue un ensemble qui dépasse l’entendement normal.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p>Le livre explique l’hypothèse de la nature artificielle de ces roches volcaniques utilisées dans la réalisation de ces statues; c’est-à-dire qu’au lieu d’avoir été transportées et taillées, elles ont été fabriquées sur place à l’aide de technologies géopolymères en milieu acide (extraits de biomasse). Avec ce raisonnement et ce nouveau paradigme, nous comprenons ce qu’il s’est passé sur cette ile et nous nous demandons d’où vient cette connaissance. Qui ? Quand ? Comment?<br />
<img decoding="async" class="aligncenter size-large wp-image-1974" src="//www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Figure-4-1024x392.jpg" alt="" width="700" height="268" srcset="https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Figure-4-1024x392.jpg 1024w, https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Figure-4-300x115.jpg 300w, https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Figure-4-768x294.jpg 768w, https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Figure-4.jpg 1517w" sizes="(max-width: 700px) 100vw, 700px" /><br />
<b>Figure 4: </b>Ile de Pâques; à gauche, statues de type <i>Chemamülles</i> plantées sur le flanc du volcan Rano Raraku; à droite, statues de type <i>Moai</i> sur l’ahu Tongariki(2016).</p>
<p>En me basant dans le Chapitre 10 sur les travaux d’un troisième céramiste anthropologue, Mauricio Uribe, Universidad de Chile, Santiago, Chili, (Uribe et al., 2004) c’est également cette céramique “high-tech” LTGS qui permit de démontrer comment des prêtres exilés de Tiwanaku/Pumapunku se lancèrent dans l’aventure vers l’Ouest depuis Arica, sur la côte de l’Océan Pacifique. C’est ainsi qu’en naviguant sur l’océan, ils seraient devenus les premiers habitants de l’Île de Pâques vers 800-900 apr. J.-C. Ils auraient bâti le mur de <i>Vinapu</i> (850-950 apr. J.-C.). Cette connaissance a été apportée dans l’ile de Pâques, non pas par les Polynésiens, mais par les Amérindiens, les Américains du Sud venant des Andes, de l’Altiplano, de la région de Cuzco, de Tiahuanaco (Pumapunku/Tiwanaku) situé dans l’actuelle Bolivie.</p>
<p>Ensuite, des Mapuches venant du Chili (1000-1100 apr. J.-C.) auraient commencé à planter leurs statues <i>Chemamülles</i> dans les flancs du volcan Rano Raraku. Ces statues <i>Chemamülles</i> seraient la réplique des grandes statues en bois que les Mapuches sculptaient au Chili. Mais, ici, à l’Ile de Pâques, le tronc du palmier n’est pas approprié car fibreux. Ils ont donc inventé la statue en pierre. Les Polynésiens seraient arrivés après (vers 1150-1200). Ils auraient adapté la technologie géopolymère développée par les Amérindiens et auraient fabriqué les statues <i>Moai</i> posées sur les ahus (Figure 4).<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p>Les rares études pétrographiques réalisées sur les <i>Moai</i> montrent au MEB la présence de micro-organismes (bactéries) fossilisés dans la roche volcanique (Hyvert, 1973) (Figure 5). Cela suggère l’emploi de géopolymère de type organo-minéral, obtenu en milieu acide, comme à Pumapunku.</p>
<p>D’un autre côté, l’analyse du sol à l’intérieur du volcan Rano Raraku (Sherwood et al., 2020) met en évidence une pollution chimique regroupant plusieurs éléments: potassium (K), phosphore (P), calcium (Ca), phytholites (SiO<sub>2</sub>) provenant d’ajouts volontaires de matières organo-minérales effectués par les habitants (Figure 5). Cela pourrait évoquer la mise en place d’une unité de fabrication géopolymère, de type organo-minéral.<br />
<img decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-1975" src="//www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Figure-5.jpg" alt="" width="953" height="419" srcset="https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Figure-5.jpg 953w, https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Figure-5-300x132.jpg 300w, https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Figure-5-768x338.jpg 768w" sizes="(max-width: 953px) 100vw, 953px" /><br />
<b>Figure 5:</b> à gauche, photos au MEB de micro-organismes fossilisés en forme de tonnelet (statues de l’Ahu Tongariki), échelle 5 microns, d’après G. Hyvert (1973); à droite, les valeurs recommandées, moyennes et maxima mesurées pour le pH, le phosphore (P), le calcium échangeable (Ca), le potassium (K), dans le sol, statue Nr. 156, caldéra du volcan Rano Raraku, d’après Sherwood et al., (2019); les valeurs mesurées sont extrêmement élevées et elles indiquent une pollution chimique du sol.</p>
<p><b>3. Conclusion.</b></p>
<p>Dans ce livre, je conte plusieurs aventures humaines qui se succédèrent sur plus de 300 ans entre 850 av. J.-C. et 1200 av. J.-C. Tout ceci se passe 600 ans avant les Incas. Grâce aux travaux de différents anthropologues américains et chiliens, j’explique comment les peuples sud-américains auraient échoué sur l’ile. Aucune des deux civilisations étudiées dans ce livre, celle d’Amérique du Sud à Tiahuanaco, Bolivie, dans l’Altiplano, qui eut son apogée entre 600 et 800 apr. J.-C. et celle de l’Ile de Pâques, qui prend le relai à partir de 800-900 apr. J.-C., n’a transmise d’information par le biais d’un système d’écriture, de texte ou de gravure. C’est le silence le plus total. Il m’a fallu donc « <i>prendre conscience de beaucoup de choses</i> », c’est-à-dire faire preuve d’ingéniosité. J’ai réussi à relier <b><i>l’impossible</i></b> et le<b><i> défendu</i></b>, l’impossible en démontrant la forte relation existant entre les Andes de l’Amérique du Sud et l’Ile de Pâques, le défendu en établissant que les premiers occupants de l’ile furent des Américains, bien avant les Polynésiens.</p>
<p>Notre étude démontre que ces composants architecturaux ont pu être façonnés avec une technique de moulage en géopolymère au sable humide. Plus vraisemblablement, il s’agissait d’une préforme obtenue par moulage. Puis, avant que le géopolymère ne soit complètement durci, alors qu’il était encore mou et facile à travailler, il aurait été sculpté avec les outils classiques de l’époque : en bois, en pierre, en obsidienne.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p>Enfin, notre découverte scientifique confirme les légendes locales du Pérou que l’ethnologue péruvien Francisco Aliaga m’avait présentées il y a quarante ans (Davidovits et Aliaga, 1981). Cette tradition sud-américaine indique que « <i>les pierres ont été faites à l’aide d’extraits de plantes capables de ramollir la pierre</i> ». Cette explication a toujours été rejetée par les archéologues, car elle n’avait pas de sens. Les preuves apportées par notre équipe de scientifiques de France et du Pérou montrent que la tradition orale avait raison : ils faisaient des pierres molles qui pouvaient durcir ! L’hypothèse des anciennes super-civilisations perdues ou des extraterrestres est fausse. C’étaient des<i> homo sapiens</i>, des humains intelligents. Ils connaissaient parfaitement leur environnement et savaient exploiter les ressources apportées par la nature.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p style="text-align: center;">==================================</p>
<p style="text-align: center;"><b><i>Les traductions du livre en langue espagnole et en langue anglaise sont disponibles.<span class="Apple-converted-space"> </span></i></b></p>
<p style="text-align: center;"><b><i>Nous cherchons un éditeur pour chacune de ces langues.</i></b></p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Graves mensonges des géologues</title>
		<link>https://www.geopolymer.org/fr/archeologie/pyramides/graves-mensonges-des-geologues/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Éditeur]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 May 2020 14:17:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Pyramides]]></category>
		<category><![CDATA[égypte]]></category>
		<category><![CDATA[géologie]]></category>
		<category><![CDATA[matériau]]></category>
		<category><![CDATA[pyramide]]></category>
		<category><![CDATA[ré-agglomeration]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.geopolymer.org/fr/?p=1890</guid>

					<description><![CDATA[Les pyramides sont-elles faites en béton? Les pyramides (1) Sont-elles faites en béton? Les pyramides (2) Les preuves Les pyramides (3) La formule, l’invention de la pierre Les pyramides (4) Vidéos et livre Les pyramides (5) FAQ pour les partisans de la pierre artificielle Les pyramides (6) Graves mensonges des géologues Des centaines de milliers [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: center;">Les pyramides sont-elles faites en béton?</h3>
<p style="text-align: center;"><strong><em><a href="//www.geopolymer.org/fr/archeologie/pyramides/les-pyramides-sont-elles-faites-en-beton-1">Les pyramides (1) Sont-elles faites en béton?</a></em></strong><br />
<strong><em><a href="//www.geopolymer.org/fr/archeologie/pyramides/les-pyramides-2-les-preuves">Les pyramides (2) Les preuves</a></em></strong><br />
<strong><em><a href="//www.geopolymer.org/fr/archeologie/pyramides/les-pyramides-3-la-formule-linvention-de-la-pierre">Les pyramides (3) La formule, l’invention de la pierre</a></em></strong><br />
<strong><em><a href="//www.geopolymer.org/fr/archeologie/pyramides/les-pyramides-4-videos-telechargement-chapitre-1">Les pyramides (4) Vidéos et livre</a></em></strong><br />
<strong><em><a href="//www.geopolymer.org/fr/faq/faq-pour-les-partisans-de-la-pierre-artificielle/">Les pyramides (5) FAQ pour les partisans de la pierre artificielle</a></em></strong><br />
<strong><em><a href="//www.geopolymer.org/fr/archeologie/pyramides/graves-mensonges-des-geologues/">Les pyramides (6) Graves mensonges des géologues</a></em></strong></p>
<p>Des centaines de milliers de personnes ont lu des articles et vu des vidéos sur internet traitant des pyramides d’Égypte construites en béton géopolymère. Les opposants se basent toujours sur les mêmes études de géologues américains, vieilles de 15 à 30 ans. Ces publications se drapent de l’impartialité scientifique alors que ce n’est pas le cas. Vous allez voir qu’elles sont toutes basées sur une fraude scientifique. Pourtant, les commentateurs persistent encore à présenter les trois études géologiques suivantes comme étant celles qui prétendent rétablir la vérité. Les arguments des opposants sont soit basés sur de l’ignorance, soit sur des mensonges. Il est temps de mettre un terme à cette pseudo science.</p>
<ol>
<li><a href="#jana">Dipayan Jana n’a jamais analysé le “Lauer Sample”</a></li>
<li><a href="#harrell">Une autre fraude des géologues James Harrell et Bret Penrod</a></li>
<li><a href="#folk">L’échec fatal du géologue Robert Folk et du pétrographe Donald Campbell</a></li>
</ol>
<h2><a id="jana"></a>1- D. Jana n’a jamais analysé le “Lauer Sample”.</h2>
<p>L’expert américain en pétrologie Dipayan Jana, de CMC-Materials Inc, USA a présenté une communication intitulée “<em>The Great Pyramid Debate</em>” à la 29e Conférence ICMA à Québec au Canada, et publia un article dans <em>Proceedings of the 29th Conference of Cement Microscopy</em>, Quebec, Canada, May 20-24 (2007), pp. 207-266. Il y critique mes résultats scientifiques ainsi que ceux de mes collègues [voir l’article: M. W. Barsoum <em>et al.</em>, Microstructural Evidence of the Reconstituted Limestone Blocs in the Great Pyramids of Egypt, <em>Journal of the American Ceramic Society</em>, 89 (12), 3788-3796 (2006)]. Je présente ci-dessous l’erreur fatale de l’étude de D. Jana. Mais, commençons par examiner la nature de l’échantillon Lauer.</p>
<h3>A- Qu’est-ce que l’échantillon Lauer ?</h3>
<p>La polémique porte sur l’analyse d’un échantillon de la Grande Pyramide de Chéops qui m’a été confié par l’éminent égyptologue Jean-Philippe Lauer en 1981, et sur lequel j’ai fait de nombreuses publications et conférences. Il est défini dans la littérature sous le nom de “<em>Lauer sample</em>”. Il s’agit d’un morceau de revêtement intérieur de la pyramide, en calcaire fin, recouvert d’un enduit blanc de phosphate de calcium (hydroxyapatite) de 1 mm d’épaisseur et d’une peinture brun-rouge (oxyde de fer). Voir dans Figure 1 la photo de l’échantillon Lauer original, datant de 1982.</p>
<p style="text-align: center;"><strong><img decoding="async" class="aligncenter wp-image-1889 size-large" src="//www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/lauer-sample-1024x810.jpg" alt="" width="700" height="554" srcset="https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/lauer-sample-1024x810.jpg 1024w, https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/lauer-sample-300x237.jpg 300w, https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/lauer-sample-768x608.jpg 768w, https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/lauer-sample.jpg 2018w" sizes="(max-width: 700px) 100vw, 700px" />Figure 1:</strong> Le “Lauer Sample”. Photo prise en 1982.</p>
<p><strong>Les paramètres qui permettent d’identifier l’authenticité de l’échantillon Lauer sont la présence de cet enduit blanc peint en brun rouge âgé de 4500 ans et ses dimensions.</strong></p>
<h3>B. Pourquoi D. Jana a-t-il analysé un faux échantillon au lieu du “Lauer Sample” ?</h3>
<p>Le pétrologue D. Jana reçoit un morceau de “Lauer sample” du géologue américain spécialisé dans l’étude des carrières de l’Égypte antique, James Harrell, Professeur émérite à l’Université de Toledo. J. Harrell est un géologue opposé à la théorie de la pierre agglomérée; nous lui avons envoyé l’échantillon Lauer et ses conclusions sont bien évidemment à l’opposé de celles de notre équipe de scientifiques. Il nous retourne ce qu&rsquo;il prétendait être les restes: un échantillon gravement endommagé. Cependant, des années plus tard, il fournit un échantillon de ce qui est censé être des restes de l’échantillon de Lauer à D. Jana. Ainsi, Jana appelle cet échantillon le “Lauer-Harrell sample” dans son étude publiée (Figure 2) dans les « <em>Proceedings</em> » (voir ci-dessus) .</p>
<p style="text-align: center;"><strong><img decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-1886" src="//www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/lauer-sample-thin-section-harrel-jana.jpg" alt="" width="833" height="506" srcset="https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/lauer-sample-thin-section-harrel-jana.jpg 833w, https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/lauer-sample-thin-section-harrel-jana-300x182.jpg 300w, https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/lauer-sample-thin-section-harrel-jana-768x467.jpg 768w" sizes="(max-width: 833px) 100vw, 833px" />Figure 2:</strong> l’échantillon de couleur bleue “Lauer-Harrell” reçu par D. Jana.</p>
<p><strong>Page 213:</strong> “<em>The Lauer-Harrell was a solid 25 × 45 mm sized, blue epoxy impregnated saw-cut section of a piece, larger than the Lauer-Campbell sample…</em>”<br />
Traduction: Le Lauer-Harrell était une section verticale découpée à la scie, puis imprégnée d’époxy bleu de 25 × 45 mm, plus grande que l’échantillon de Lauer-Campbell.</p>
<p>Tout le contexte de l’étude, décrite dans les Figures 12, 13, 14 des pages 252, 253, 254 des <em>Proceedings</em>, montre qu’il s’agit d’une section verticale (en épaisseur), et qu’il n’est pas coupé en biais. Les dimensions sont: 45 mm de largeur et 25 mm d’épaisseur.</p>
<p><strong>Or, l’épaisseur originale de l’échantillon Lauer est de 15 mm. Par contre, l’échantillon “Lauer-Harrell” fourni par Harrell à Jana possède une épaisseur de 25 mm</strong> (Figure 3).</p>
<p><strong>Par déduction, l’épaisseur de l’échantillon de D. Jana prouve qu’il ne provient pas de l’authentique échantillon Lauer.</strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong><img decoding="async" class="aligncenter size-large wp-image-1888" src="//www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/lauer-sample-dimensions-1024x810.jpg" alt="" width="700" height="554" srcset="https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/lauer-sample-dimensions-1024x810.jpg 1024w, https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/lauer-sample-dimensions-300x237.jpg 300w, https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/lauer-sample-dimensions-768x608.jpg 768w, https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/lauer-sample-dimensions.jpg 2018w" sizes="(max-width: 700px) 100vw, 700px" />Figure 3:</strong> l’épaisseur de l’échantillon authentique Lauer comparée avec celle de l’échantillon étudié par D. Jana.</p>
<h3>C. Dans l’étude de D. Jana, il n’y a pas d’enduit. Donc, c’est un FAUX ?</h3>
<p>D. Jana observe que l&rsquo;échantillon qu&rsquo;il a reçu de Harrell ne présente pas le revêtement spécifique de l&rsquo;échantillon Lauer. Ce revêtement est un trait distinctif extrêmement important qui caractérise l&rsquo;authentique échantillon Lauer. Il insiste par trois fois dans le texte des <em>Proceedings</em> (pages 213, 229 et 255) sur la non-conformité de l’échantillon par rapport à la littérature scientifique. Malgré le doute, et malgré la croissance mystérieuse et impossible de 10 mm d&rsquo;épaisseur de l&rsquo;échantillon, il poursuit son étude en affirmant que l&rsquo;échantillon Lauer est du calcaire naturel.</p>
<p>Ainsi:</p>
<ul>
<li><strong>Page 213:</strong> “<em>Neither piece contained the white coating or the red paint that was originally mentioned by Davidovits, which was reportedly (by Harrell) accidentally removed during the preparation of the thin section</em>”.<br />
Traduction: Aucune des pièces ne contenait le revêtement blanc ou la peinture rouge mentionnée à l’origine par Davidovits, lequel aurait été enlevé accidentellement (par Harrell) lors de la préparation de la lame mince.</li>
<li><strong>Page 229:</strong> “<em>Although the actual “coating” was not present in the Lauer sample of this study (reportedly accidentally removed…)</em>”.<br />
Traduction: Bien que “l’enduit” réel ne soit pas présent dans l’échantillon de Lauer de cette étude (qui aurait été accidentellement détruit…).</li>
<li><strong>Page 255:</strong> légende de la Figure 15: “<em>Despite the absence of this coating…</em>”.<br />
Traduction: Malgré l’absence de cet enduit…</li>
</ul>
<p>J. Harrel publia en 1993 une étude sur cet enduit blanc (voir la Figure 15, page 255 des <em>Proceedings</em>), mais il envoie à D. Jana un morceau de calcaire différent qui n’est pas couvert de cet enduit caractéristique, en le qualifiant malgré tout de “Lauer Sample”.</p>
<p>Il est difficile d’imaginer un géologue compétent et qualifié détruire accidentellement le revêtement de l’échantillon Lauer lors de la préparation de cette lame mince. L’enduit est très solidement soudé à la pierre et ne s’écaille pas. Ce n’est pas une peinture, et l’imprégnation d’époxy bleu sert à éviter ces accidents. J. Harrell a fait trop de lames minces au cours de sa vie professionnelle pour détruire un échantillon archéologique de première importance. De plus, s’il n’a pas son enduit caractéristique, son origine est douteuse.</p>
<h3>CONCLUSION:</h3>
<p>L’explication la plus logique est que <strong>D. Jana a étudié un simple morceau de calcaire de Tourah de 25 mm d’épaisseur (au lieu de 15 mm) n’ayant pas l’enduit artificiel blanc de phosphate de calcium.</strong></p>
<p><strong>Il s’agit donc d’un faux. L&rsquo;étude de D. Jana sur la roche nommée “Harrell-Lauer” ne peut plus servir de référence.</strong> D. Jana est donc obligé de retirer sa publication en toute bonne conscience, et J. Harrell doit expliquer ou accepter la responsabilité de ses actes.</p>
<h2><a id="harrell"></a>2- Une autre fraude des géologues James Harrell et Bret Penrod</h2>
<p>Je consacre un chapitre de mon livre “<em>Why the Pharaohs built the Pyramids with Fake Stones</em>” à dénoncer une autre manipulation publié par Harrel et Penrod. Voir l’Appendice B, page 265 (édition 2017) ou 263 (édition 2009). Dans le chapitre 7, je décris la formation géologique de <em>Mokattam</em> à Gizeh composée de couches de calcaires de l&rsquo;Éocène moyen sur lesquelles sont construites les Grandes Pyramides de Gizeh. La <em>Formation Mokkatam</em> contient deux couches différentes de calcaire coquillé : un lit supérieur gris dur sur lequel sont bâtis les pyramides, et un lit jaunâtre tendre et argileux où sont extraits les matériaux constituant la masse des Grandes pyramides de Gizeh (voir le schéma de la Figure 4).</p>
<p style="text-align: center;"><strong><img decoding="async" class="aligncenter size-large wp-image-1911" src="//www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/mokkatam-formation-gizeh-1024x308.png" alt="" width="700" height="211" srcset="https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/mokkatam-formation-gizeh-1024x308.png 1024w, https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/mokkatam-formation-gizeh-300x90.png 300w, https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/mokkatam-formation-gizeh-768x231.png 768w, https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/mokkatam-formation-gizeh.png 1741w" sizes="(max-width: 700px) 100vw, 700px" />Figure 4:</strong> Section du plateau de Gizeh avec la Formation Mokkatam et la localisation des carrières.</p>
<p>Malgré cette connaissance géologique de base, bien visible sur les deux affleurements situés à proximité des monuments, les géologues américains J. Harrell et B. Penrod contestent la théorie de fabrication artificielle des blocs de calcaire.</p>
<p>Dans leur article publié en 1993 (Harrell, J. A. and Penrod, B. E., The Great Pyramid debate; evidence from the Lauer sample, <em>Journal of Geological Education,</em> vol. 41, No. 4, pp. 358-363, 1993), ils déclarent: “<em>&#8230; Notre objection au processus géopolymérique (processus de pierre agglomérée) concerne la désagrégation du calcaire en le trempant dans l’eau &#8211; cela ne fonctionne pas ! Les calcaires de Mokattam [désignation géologique], dont la composition est donnée dans le Tableau 1, (trempés dans l’eau) pendant sept semaines et après cette période, ces échantillons étaient tout aussi durs et solides que le jour où nous les avons immergés pour la première fois…</em>”</p>
<p>Pour leur démonstration, Harrell et Penrod ont délibérément pris du calcaire dur de Gebel Mokattam à 20 km des pyramides, de l’autre côté du Nil (voir le Tableau 1 cité de leur publication). En d’autres termes, ils auraient dû sélectionner le matériau tendre des carrières situées à Gizeh, dans les oueds ou dans la tranchée du Sphinx au pied des pyramides. Il est bien connu de tous les experts de la géologie égyptienne, et bien publié dans la littérature égyptologique que ces deux sites de Gizeh (l&rsquo;oued et la tranchée dans laquelle se trouve le Sphinx) sont les sources des matériaux rocheux utilisés pour construire les grandes pyramides de Gizeh. L’échantillon qu’ils ont trempé dans l’eau ne provient pas du tout du site des pyramides de Gizeh. Il provient d’un endroit qui est non pertinent, de la carrière moderne de calcaire dur située derrière la Citadelle de Gebel Mokattam au Caire, à 20 km à l’est des pyramides de Gizeh, de l’autre côté du Nil.</p>
<p>Comment des professionnels peuvent considérer que la formation géologique Mokkatam de Gizeh est absolument identique à l’appellation géographique Gebel Mokattam ? <strong>Pourquoi ne pas avoir simplement pris un bout de pierre à Gizeh, sur le site même des pyramides ? Pourquoi faire aussi compliqué ? J. Harrell espère duper le public en utilisant un échantillon de roche d’origine différente, mais portant le même nom, pour démontrer que notre théorie est fausse.</strong></p>
<h2><a id="folk"></a>3- L’échec fatal du géologue Robert Folk et du pétrographe Donald Campbell</h2>
<p>Ce n’est pas la première fois que les géologues publient des études frauduleuses. Ainsi, immédiatement après être arrivés sur le plateau de Gizeh en janvier 1990, les géologues américains R. Folk et D. Campbell observent des blocs de pierre qui leur semblent être du calcaire naturel. Ils publient un article dans <em>Journal of Geological Education</em> [R.L. Folk and D.H. Campbell, Are the Pyramids built of poured concrete blocks, <em>Journal of Geological Education</em>, Vol. 40, pp. 25-34 (1992)].</p>
<p>Dans mon livre “<em>Ils ont bâti les Pyramides</em>” publié à Paris en 2002, je transcris en français un large extrait de cet article, dans le Chapitre 10, page 200. Le texte original en anglais est reproduit dans mon livre “<em>Why the Pharaohs built the Pyramids with fake stone</em>”, page 268. J’utilise ici la traduction française de 2002 : “<em>Dès la première minute, à la pyramide de Khufu (Chéops), nous savions que les pyramides étaient construites en véritable pierre de calcaire, et non pas en béton (pierre agglomérée)…</em>”</p>
<p>On y lit aussi:<br />
“<em>… Nous pensons qu’il est du devoir des géologues professionnels de critiquer cette théorie archéologique absurde avant qu’elle ne devienne une partie inéluctable de la pseudo science… Nous croyons que si J. Davidovits avait eu la moindre compréhension des principes géologiques de base et des simples implications géologiques évidentes de Gizeh, il aurait réalisé que sa théorie géopolymérique n’avait aucune valeur…</em>”</p>
<p>Sur le site de Gizeh, Folk et Campbell se rendent directement vers le coin nord-est de la pyramide de Chéops. Dans leur article, ils n’expliquent pas la raison de ce choix. Là, ils trouvent du calcaire naturel (voir la Figure 5). En 1983, l’égyptologue américain Mark Lehner mentionne l’existence de cette couche géologique naturelle, allant jusqu’à 4 mètres au-dessus de la base de la pyramide, dans ce coin nord-est. Mais R. Folk et D. Campbell ignorent cette information essentielle. Je publie ma réponse dans une revue prestigieuse “J. Davidovits, The Great Pyramid debate, <em>Concrete International</em>, Vol. 14, No. 2, pp. 17-18, (1992)”.</p>
<p style="text-align: center;"><strong><img decoding="async" class="aligncenter size-large wp-image-1885" src="//www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/folk-natural-outcrop-limestone-1024x684.jpg" alt="" width="700" height="468" srcset="https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/folk-natural-outcrop-limestone-1024x684.jpg 1024w, https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/folk-natural-outcrop-limestone-300x201.jpg 300w, https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/folk-natural-outcrop-limestone-768x513.jpg 768w, https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/folk-natural-outcrop-limestone-90x60.jpg 90w, https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/folk-natural-outcrop-limestone.jpg 1565w" sizes="(max-width: 700px) 100vw, 700px" />Figure 5:</strong> le calcaire naturel localisé au nord-ouest de la Grande Pyramide de Chéops.</p>
<p>Peu après, je reçois de R. Folk une lettre datée du 18 février 1992, dans laquelle on lit (traduit de l’américain):<br />
“<em>…j’ai été très impressionné par votre lettre parue dans Concrete International en février 1992… Votre argument portant sur le fait que les deux assises inférieures de la pyramide de Khufu, sur la face est, sont de la roche naturelle géologique était intrigante et je dois admettre que c’était une information nouvelle pour moi. Ce matin, grâce à votre citation, j’ai recherché et lu l’article de Lehner (1983) sur Khufu et, en vérité, il montre bien que le coin nord-est de Khufu est bâti dans la couche géologique. Nous avons pris notre photo à cet endroit. Je vous confirme donc que pour ce coin nord-est vous avez raison et que l’idée, qu’à cet endroit nous avions affaire à la couche géologique, ne m’est pas venue un seul instant alors que nous étions là-bas…</em>”</p>
<p>Robert L. Folk, géologue spécialiste renommé des calcaires, admet qu’il n’avait aucune connaissance de base sur la géologie du plateau de Gizeh lorsqu’il entreprend son étude et clame triomphalement: “<em>…dès la première minute, à la pyramide de Khufu (Chéops), nous savions que les pyramides étaient construites en véritable pierre de calcaire et non pas en béton (pierre agglomérée)…</em>”</p>
<p>Ironiquement, le géologue ne fait pas la différence entre un affleurement naturel du plateau et des blocs de pyramides !!! Comment prendre cette étude au sérieux quand tous les touristes peuvent faire cette observation ?</p>
<p><strong>L’article de R. Folk et D. Campbell, publié il y a 30 ans, est encore utilisé aujourd’hui par ceux qui veulent discréditer ma recherche. Ceux-ci ne savent pas que Folk confessa son erreur.</strong></p>
<h3>Références bibliographiques (livres).</h3>
<p>En français:<br />
2017, Joseph Davidovits, <em>Bâtir les Pyramides sans pierres ni esclaves</em>, édition Jean-Cyrille Godefroy, Paris, ISBN 9782865532889. Dans toutes les librairies en France, et <a href="https://www.editionsjcgodefroy.fr/livre/batir-les-pyramides-sans-pierres-ni-esclaves/">en ligne sur Internet</a>.</p>
<p>En anglais:<br />
2009-2017 (2è edition), Joseph Davidovits, <em>Why the Pharaohs built the Pyramids with fake stones</em> (in soft cover and eBook), ed. Geopolymer Institute (Institut Géopolymère), Saint-Quentin, France, ISBN: 9782951482043, disponible chez <a href="https://www.geopolymer.org/shop/">geopolymer.org/shop/</a> ou <a href="https://www.amazon.fr">amazon.fr</a> et autres libraires en ligne.</p>
<p>2010, Margaret Morris <em>The Great Pyramid Secret: Egypt&rsquo;s Amazing Lost Mystery Science Returns</em>, Scribal Arts, Detroit, USA, ISBN: 978-0972043465, disponible chez <a href="https://www.amazon.com">amazon.com</a></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Les monuments de Tiahuanaco(Tiwanaku / Pumapunku) en Bolivie sont faits de pierres artificielles en géopolymère âgé de 1400 ans.</title>
		<link>https://www.geopolymer.org/fr/news/tiahuanaco-pumapunku/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Éditeur]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 Mar 2019 13:47:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Amérique du Sud]]></category>
		<category><![CDATA[Archéologie]]></category>
		<category><![CDATA[Civilisation]]></category>
		<category><![CDATA[En avant]]></category>
		<category><![CDATA[News et Conférences]]></category>
		<category><![CDATA[amérique du sud]]></category>
		<category><![CDATA[antiquité]]></category>
		<category><![CDATA[construction]]></category>
		<category><![CDATA[géologie]]></category>
		<category><![CDATA[géopolymère]]></category>
		<category><![CDATA[pierre]]></category>
		<category><![CDATA[recherche]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.geopolymer.org/fr/?p=1685</guid>

					<description><![CDATA[Transcription (et traduction en français) de la conférence en langue anglaise du Prof. Joseph Davidovits, tenue au Geopolymer Camp 2018, Session: Ancient Technologies, Tuesday, July 10, 2018, titled: “Joint Research Program Conducted by the Geopolymer Institute and Universidad Catolica San Pablo, Arequipa, Peru, First Scientific Results on Tiahuanaco / Pumapunku Megalithic Monuments (Tiwanaku), Bolivia.” TABLE [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Transcription (et traduction en français) de la conférence en langue anglaise du Prof. Joseph Davidovits, tenue au Geopolymer Camp 2018, Session: Ancient Technologies, Tuesday, July 10, 2018, titled: <em>“Joint Research Program Conducted by the Geopolymer Institute and Universidad Catolica San Pablo, Arequipa, Peru, First Scientific Results on Tiahuanaco / Pumapunku Megalithic Monuments (Tiwanaku), Bolivia.”</em></p>
<figure id="attachment_1696" aria-describedby="caption-attachment-1696" style="width: 719px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" class="size-full wp-image-1696" src="//www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Capture-d’écran-2019-02-04-à-11.09.49.jpg" alt="" width="719" height="403" srcset="https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Capture-d’écran-2019-02-04-à-11.09.49.jpg 719w, https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Capture-d’écran-2019-02-04-à-11.09.49-300x168.jpg 300w" sizes="(max-width: 719px) 100vw, 719px" /><figcaption id="caption-attachment-1696" class="wp-caption-text">Figure 1: Amérique du Sud, les Andes et l&rsquo;Altiplano avec Tiwanaku (Porte du Soleil) / Pumapunku.</figcaption></figure>
<h2>TABLE DES MATIÈRES</h2>
<ul>
<li><a href="#resume"><strong>Résumé étendu de l&rsquo;étude</strong></a></li>
<li><strong><a href="#Intro">Introduction</a></strong></li>
<li><a href="#Part 1">1. Pumapunku: les mégalithes de grès rouge</a>
<ul>
<li><a href="#Geological">1.1 Provenance géologique des blocs de grès mégalithiques</a></li>
<li><a href="#Scientific-1">1.2 Enquêtes scientifiques: Microscope optique. Diffraction des rayons X, MEB / EDS, microscope électronique à balayage.</a></li>
<li><a href="#Discussion">1.3 Discussion.</a></li>
</ul>
</li>
<li><a href="#Andesite"><b>2. Pumapunku: </b><b>les structures en andesite volcanique grise</b></a>
<ul>
<li><a href="#Extravagant">2.1 Structures extravagantes et énigmatiques.</a></li>
<li><a href="#Scientific-2">2.2 Recherche scientifique: lames minces, microscope optique, MEB / EDS, microscope électronique à balayage.</a></li>
<li><a href="#Discussion-2">2.3 Discussion: quelle chimie ?</a></li>
</ul>
</li>
<li><a href="#Conclusion"><strong>3. Conclusion</strong></a></li>
</ul>
<p>Voici la vidéo de la conférence présentée par le Prof. Joseph Davidovits, le 10 juillet 2018 au Geopolymer Camp 2018 et donnant tous les détails de l&rsquo;étude, en anglais et en espagnol avec des sous-titres en français.</p>
<h3>“The Megaliths at Tiwanaku / Pumapunku are artificial geopolymers.”</h3>
<div style="width: 640px;" class="wp-video"><video class="wp-video-shortcode" id="video-1685-1" width="640" height="360" poster="/wp-content/uploads/pumapunku-conference.jpg" preload="none" controls="controls"><source type="video/mp4" src="//www.geopolymer.org/dl/?get=pumapunku-conference.mp4&#038;_=1" /><track srclang="en" label="English" kind="subtitles" src="//www.geopolymer.org/wp-content/uploads/pumapunku-conference-en.srt" default/><track srclang="fr" label="Français" kind="subtitles" src="//www.geopolymer.org/wp-content/uploads/pumapunku-conference-fr.srt"/><track srclang="es" label="Español" kind="subtitles" src="//www.geopolymer.org/wp-content/uploads/pumapunku-conference-es.srt"/><a href="//www.geopolymer.org/dl/?get=pumapunku-conference.mp4">//www.geopolymer.org/dl/?get=pumapunku-conference.mp4</a></video></div>
<p class="infobox video small ">61 min, 272 Mo. Cliquez sur l&rsquo;icône <strong>CC</strong> pour les <strong>sous-titres en français</strong>, anglais et espagnol. Cliquez sur l&rsquo;icône à droite pour l&rsquo;afficher en plein écran. Disponible <a href="https://youtu.be/rf9qK9QTlq0">sur Youtube !</a></p>
<h3>“Los Megalitos de Tiwanaku / Pumapunku son Geopolímeros Artificiales”</h3>
<div style="width: 640px;" class="wp-video"><video class="wp-video-shortcode" id="video-1685-2" width="640" height="360" poster="/wp-content/uploads/pumapunku-conference-es.jpg" preload="none" controls="controls"><source type="video/mp4" src="//www.geopolymer.org/dl/?get=pumapunku-conference-es.mp4&#038;_=2" /><track srclang="en" label="English" kind="subtitles" src="//www.geopolymer.org/wp-content/uploads/pumapunku-conference-en.srt" default/><track srclang="fr" label="Français" kind="subtitles" src="//www.geopolymer.org/wp-content/uploads/pumapunku-conference-fr.srt"/><track srclang="es" label="Español" kind="subtitles" src="//www.geopolymer.org/wp-content/uploads/pumapunku-conference-es.srt"/><a href="//www.geopolymer.org/dl/?get=pumapunku-conference-es.mp4">//www.geopolymer.org/dl/?get=pumapunku-conference-es.mp4</a></video></div>
<p class="infobox video small ">61 min, 272 Mo. Cliquez sur l&rsquo;icône <strong>CC</strong> pour les <strong>sous-titres en français</strong>, anglais et espagnol. Cliquez sur l&rsquo;icône à droite pour l&rsquo;afficher en plein écran. Disponible <a href="https://youtu.be/ULpenmcHORA">sur Youtube !</a></p>
<h2 style="text-align: center;"><a id="resume"></a>Résumé étendu de l&rsquo;étude<strong><br />
</strong></h2>
<p>Les premiers résultats de cette recherche ont été publiés récemment dans deux journaux scientifiques internationaux renommés:</p>
<ol>
<li>Sur les mégalithes en grès de géopolymère: J. Davidovits, L. Huaman, R. Davidovits, « Ancient geopolymer in South American monuments. SEM and petrographic evidence « ,<em> Materials Letters </em>235 (2019) 120-124. DOI: <a href="http://doi.org/10.1016/j.matlet.2018.10.033">doi.org/10.1016/j.matlet.2018.10.033</a>, on line 8 October 2018.</li>
</ol>
<ol start="2">
<li>Sur les structures “H” en andésite volcanique géopolymère: J. Davidovits, L. Huaman, R. Davidovits, “Ancient organo-mineral geopolymer in South American Monuments: organic matter in andesite stone. SEM and petrographic evidence”, <em>Ceramics International</em> 45 (2019) 7385-7389, DOI: <a href="http://doi.org/10.1016/j.ceramint.2019.01.024">doi.org/10.1016/j.ceramint.2019.01.024</a>, on line 4 January 2019.</li>
</ol>
<p>Tiahuanaco, au bord du lac Titicaca en Bolivie est un village connu dans le monde entier pour sa mystérieuse Porte du Soleil, des ruines de temples et sa pyramide. Les archéologues considèrent que ce site a été bâti bien avant les Incas, vers 600 à 700 apr. J.-C.. Le site de Pumapunku se trouve juste à côté avec les ruines d’un temple pyramidal énigmatique bâti à la même époque. Comme il n’est pas restauré et mis en valeur, il est moins connu du grand public. Pourtant, on y trouve deux curiosités architecturales: quatre terrasses géantes de grès rouge pesant entre 130 et 180 tonnes et des petits blocs d’andésite, une pierre extrêmement dure, dont les formes complexes et la précision millimétrique sont incompatibles avec la technologie de l’époque. Et pour cause, l’archéologie nous explique que les Tiwanakans ne possédaient que des outils en pierre et aucun métal suffisamment dur pour tailler la roche. Pourtant, ils auraient taillé des blocs de grès rouge aussi gigantesque (ces blocs antiques sont les plus gros de tout le continent américain !) et étaient capables de transporter ces centaines de tonnes sur le site, puis de les ajuster avec précision. Aussi, ils auraient été capables de sculpter d’autres blocs plus petits dans de l’andésite, une pierre impossible à tailler avec une finition incroyable ! De tout cela, les archéologues ne peuvent donner d’explications rationnelles. Ainsi, pour le grand public, une ancienne super civilisation perdue ou les aliens sont les hypothèses généralement avancées pour expliquer ces prodiges.</p>
<p>En novembre 2017, les scientifiques ont prélevé des échantillons de grès rouge et d’andésite sur le site de Pumapunku. Pour la première fois, ces pierres ont été analysées au microscope électronique, cela n’avait jamais été réalisé avant ! Ils ont découvert la nature artificielle des pierres. Ils ont comparé les pierres des monuments avec les ressources géologiques locales et ont constaté de nombreuses différences.</p>
<p>L’andésite est une pierre volcanique provenant du magma. Elle est composée principalement de silice sous forme de feldspath plagioclase, d’amphibole et de pyroxène. Les scientifiques y ont découvert la présence de matière organique à base de carbone. « Une matière organique à base de carbone n’existe pas dans une pierre volcanique formée à haute température, car ils sont vaporisés. Il est impossible d’en trouver dans l’andésite. Et parce que nous avons trouvé de la matière organique à l&rsquo;intérieur de la pierre volcanique andésitique, les scientifiques auront la possibilité d’effectuer une datation du Carbone-14 et déterminer l&rsquo;âge exact des monuments » d’après Luis Huaman, géologue à Universidad Catolica San Pablo, Arequipa, Pérou. Cet élément organique, un géopolymère à base d’acides carboxyliques, a donc été ajouté par une intervention humaine à un autre moment pour former une sorte de ciment.</p>
<p>Les blocs géants de grès rouge posent un autre problème. Le grès est une roche sédimentaire composée de grains de quartz et d’un liant argileux. Il existe plusieurs sources géologiques possibles, mais aucune ne correspond aux pierres édifiées sur le site archéologique. Aucune carrière connue n’est capable de fournir les blocs massifs de 10 mètres de long. De plus, la pierre locale est friable et de petites dimensions. Les scientifiques ont découvert au microscope électronique que le grès rouge de Pumapunku ne peut pas provenir de la région, car on y trouve des éléments, comme le carbonate de sodium, absents de la géologie locale. Alors d’où provient la pierre ? De plusieurs centaines ou milliers de kilomètres ? Avec quels moyens ont-ils été transportés ? En réalité, l’analyse au microscope électronique prouve que la composition du grès pourrait être artificielle (un géopolymère ferro-sialate) et fabriquée comme un ciment.</p>
<p>Quelle est cette technologie ? « Les pierres artificielles ont été formées comme un ciment. Mais, ce n’est pas un ciment moderne, c’est un ciment géologique naturel obtenu par géosynthèse, » déclare Ralph Davidovits, chercheur à l’Institut Géopolymère. Pour cela, ils ont pris de la roche naturellement friable et érodée comme pour le grès rouge depuis la montagne toute proche et du tuf volcanique non consolidé depuis le volcan Cerro Kapia juste à côté au Pérou pour former l’andésite. Ils ont créé un ciment soit à partir d’argile (la même argile rouge que les Tiwuanakans ont utilisée pour la poterie) et des sels de carbonate de sodium venant du Laguna Cachi dans le désert de l’Altiplano au sud, pour former le grès rouge. Pour l’andésite grise, ils ont inventé un liant organo-minéral à base d’acides de plantes et d’autres réactifs naturels. Ce ciment était ensuite coulé dans des moules et durci pendant quelques mois. Sans une connaissance approfondie de la chimie des géopolymères, qui étudie la formation de ces roches par géosynthèse, il est difficile de reconnaitre la nature artificielle des pierres. « Cette chimie n’est pas une science difficile à maitriser. Elle est le prolongement des connaissances des Tiwanakans dans la céramique, les liants minéraux, les pigments et surtout une excellente connaissance de leur environnement, » précise le professeur Joseph Davidovits. Sans la sélection des bonnes matières premières, ces monuments extraordinaires n’auraient pu voir le jour il y a 1400 ans.</p>
<p>Enfin, cette découverte scientifique confirme les légendes locales qui disent que « les pierres ont été faites avec des extraits de plantes capables de ramollir la pierre. » Cette explication a toujours été rejetée par les archéologues, car elle n’avait pas de sens. Les preuves apportées par l’équipe de scientifiques de France et du Pérou montrent que la tradition orale avait raison: ils faisaient des pierres molles qui pouvaient durcir ! L’hypothèse de l’ancienne super civilisation perdue ou les aliens extraterrestres est fausse. Les Tiwanakuans étaient des humains intelligents. Ils connaissaient parfaitement leur environnement et savaient exploiter les ressources apportées par la nature.</p>
<p>En plus de la datation du Carbone-14, d’autres études seront bientôt réalisées pour déterminer si certains monuments de la région de Cuzco au Pérou ont été bâtis avec la même connaissance scientifique.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2 style="text-align: center;"><a id="Intro"></a>Introduction</h2>
<p>Le Professeur Joseph Davidovits et son équipe ont publié récemment des résultats préliminaires sur les monuments de Tiwanaku / Pumapunku [1, 2]. Certaines de leurs méthodes de construction ont depuis longtemps suscité l’intérêt et des spéculations impliquant des super-civilisations ou des interventions extra-terrestres. Les théories conventionnelles suggèrent que les blocs de pierre furent taillés dans des carrières parfois éloignées, travaillés avec précision et transportés. Actuellement, il y a très peu de recherches effectuées par des scientifiques spécialistes des matériaux sur ces sujets controversés. Cependant, du point de vue de la construction et des matériaux de construction, les connaissances que l’on peut acquérir grâce à ce type d’études archéologiques sont multiples. En particulier, elles génèrent des exemples utiles pour la détermination des propriétés à long terme des bétons géopolymères. Elles aident à comprendre la transformation chimique qu&rsquo;une matrice géopolymère peut subir sur une longue période (des centaines voire des milliers d&rsquo;années) et fournit des données sur le mécanisme de cristallisation et l&rsquo;évolution minéralogique.</p>
<p>Pour les pyramides égyptiennes, Joseph Davidovits, connu pour son développement de la science des géopolymères et du béton géopolymère [3] a, dans les années 1980, proposé une théorie alternative, mais toujours controversée [4, 5]. Il a suggéré que les blocs constituaient un type de béton ancien fait de calcaire désagrégé du plateau de Gizeh, en Égypte, cimenté par un liant géopolymère de type polysilico-oxo-aluminate de sodium ou de potassium, poly(sialate), et tassé dans des blocs in situ. Malgré la vive opposition du gouvernement égyptien [6], plusieurs scientifiques ont publié des études qui confirment la présence de béton géopolymère archéologique dans les pyramides [7, 8, 9, 10]. Les ingénieurs civils comprennent généralement les implications de ce nouveau paradigme sur la construction des monuments mégalithiques archéologiques.</p>
<p>Nous présentons ici nos résultats de recherche préliminaire sur les monuments des Andes d&rsquo;Amérique du Sud, sur l&rsquo;Altiplano (Fig. 1), à savoir Tiwanaku (en espagnol Tiahuanaco). Le site est situé au sud-est du lac Titicaca à 3820 m d&rsquo;altitude. Il comprend une pyramide de terre et la célèbre <em> Porte du Soleil</em> monolithique, en pierre volcanique, en andésite. Les monuments furent construits il y a 1400 ans (environ 600 après JC) par l&#8217;empire de Tiwanaku, l&rsquo;une des civilisations des Amériques précolombiennes.</p>
<p>Nos recherches portent sur le site adjacent moins connu de Pumapunku. En 2015, le gouvernement bolivien a lancé un projet ambitieux visant à promouvoir ce site étrange et peu connu. Son rapport officiel se lit comme suit (traduction française de l&rsquo;espagnol) [11]: « &#8230; <em> la plate-forme supérieure de la pyramide présente les vestiges les plus étonnants. D&rsquo;immenses blocs de grès rouge, les plus grands de la région monumentale de Tiwanaku, se trouvent dispersés comme si un grand tremblement de terre avait dévasté la région. On ne distingue plus aujourd&rsquo;hui que de grands blocs de grès rouge mélangés à des portes fragmentées en andésite, recouverts de décorations sculptées. Les pierres de taille aux reliefs géométriques et symétriques, parfaitement polis sont les témoins silencieux de ces constructions majestueuses et importantes de Pumapunku dans le passé ».</em></p>
<figure id="attachment_1700" aria-describedby="caption-attachment-1700" style="width: 519px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" class=" wp-image-1700" src="//www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Capture-d’écran-2019-02-04-à-10.29.11.jpg" alt="" width="519" height="305" srcset="https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Capture-d’écran-2019-02-04-à-10.29.11.jpg 686w, https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Capture-d’écran-2019-02-04-à-10.29.11-300x176.jpg 300w" sizes="(max-width: 519px) 100vw, 519px" /><figcaption id="caption-attachment-1700" class="wp-caption-text">Figure 2: Reconstitution du temple de Pumapunku</figcaption></figure>
<p>La Fig. 2 est la reconstruction supposée du site. Le temple de grès lui-même est très petit. La plate-forme située au sommet de la pyramide à 4 niveaux de Pumapunku est composée de 4 dalles mégalithiques en grès rouge, désignées en rouge Nr 1, Nr 2, Nr 3, Nr 4, pesant entre 130 et 180 tonnes chacune (Fig. 3), les monuments les plus massifs du Nouveau Monde.</p>
<figure id="attachment_1701" aria-describedby="caption-attachment-1701" style="width: 645px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" class="size-full wp-image-1701" src="//www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Capture-d’écran-2019-02-04-à-10.16.32.jpg" alt="" width="645" height="403" srcset="https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Capture-d’écran-2019-02-04-à-10.16.32.jpg 645w, https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Capture-d’écran-2019-02-04-à-10.16.32-300x187.jpg 300w" sizes="(max-width: 645px) 100vw, 645px" /><figcaption id="caption-attachment-1701" class="wp-caption-text">Figure 3: vue générale de Pumapunku.</figcaption></figure>
<p>Ces dernières années, plusieurs reportages et vidéos ont fleurit sur Internet. Certains ingénieurs civils affirment que les monuments sont en béton. D&rsquo;autres soutiennent qu&rsquo;ils ont été construits par des super-civilisations aux technologies inconnues. Notre étude suggère que les dalles sont un type de béton de géopolymère de grès coulé sur place. Il n&rsquo;y a pas de carrière dans les environs d&rsquo;où les blocs mégalithiques utilisés dans le monument auraient pu être importés.</p>
<p>Le conquistador Pedro de Cieza de Leon, l&rsquo;un des premiers chroniqueurs espagnols, qui se rendit au lac Titicaca en 1549 sur l&rsquo;Altiplano, s&rsquo;émerveilla des ruines de Pumapunku, se demandant quels outils auraient pu être utilisés pour atteindre une telle perfection (Traduction en français [12])  » <em>Dans un autre endroit, plus à l&rsquo;ouest [de Tiwanaku], il y a d&rsquo;autres vestiges antiques, parmi lesquels de nombreuses portes, avec leurs jambages, leurs linteaux et leurs seuils, tous faits d&rsquo;une seule pierre. Mais ce que j&rsquo;ai noté plus particulièrement, lorsque je me promenais dans ces ruines, écrivant ce que j&rsquo;ai vu, c’est que en plus de ces grandes portes, il y avait d’autres pierres encore plus grosses, certaines d’environ trente pieds de large, quinze pieds de long ou plus, et six d’épaisseur. La porte, avec ses jambages et son linteau, était faite d&rsquo;une seule pierre. Son travail est d&rsquo;une grandeur et d&rsquo;une magnificence sans égales quand on y réfléchit bien. Pour moi, je ne comprends pas avec quels instruments ou quels outils cela a pu être fait, car il est très certain que afin que ces pierres soient parvenues à cette perfection et laissées tel que nous les voyons, les outils ont dû être bien meilleurs que ceux qu&rsquo;utilisent maintenant les Indiens (&#8230;.) Une autre chose remarquable est que dans tout ce district il n&rsquo;y a pas de carrières d&rsquo;où ces nombreuses pierres ont pu être apportées, et dont le transport doit avoir nécessité l&rsquo;intervention de nombreuses personnes. J&rsquo;ai demandé aux indigènes si ces édifices avaient été construits à l&rsquo;époque des Incas et ils se sont moqués de la question, affirmant qu&rsquo;ils ont été construits avant que les Incas ne règnent, mais qu&rsquo;ils ne pouvaient pas dire qui les avait construits &#8230;. </em>« Selon l&rsquo;archéologie moderne, le monument a été détruit vers l&rsquo;an 900 après JC, soit 500 ans avant l&rsquo;ascension de l&#8217;empire Inca.</p>
<p>Cependant, l’aspect le plus controversé du site de Pumapunku se trouve dans des objets énigmatiques plus petits, d’un mètre de haut, élaborés dans une pierre volcanique andésitique (Fig. 4). Ils présentent des finitions lisses sans précédent, des faces parfaitement planes, des angles droits à 90° intérieurs et extérieurs très exacts. Les architectes historiens se demandent comment un travail de pierre aussi parfait avait pu être réalisé avec de simples outils de pierre [13]. Notre étude démontre que ces composants architecturaux ont été façonnés avec une technique de moulage au sable humide et géopolymère.</p>
<figure id="attachment_1702" aria-describedby="caption-attachment-1702" style="width: 539px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" class=" wp-image-1702" src="//www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Capture-d’écran-2019-02-04-à-15.00.10.jpg" alt="" width="539" height="294" srcset="https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Capture-d’écran-2019-02-04-à-15.00.10.jpg 702w, https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Capture-d’écran-2019-02-04-à-15.00.10-300x164.jpg 300w" sizes="(max-width: 539px) 100vw, 539px" /><figcaption id="caption-attachment-1702" class="wp-caption-text">Figure 4: exemples de structures en andésite « H » à Pumapunku.</figcaption></figure>
<h2 style="text-align: center;"><b><a id="Part 1"></a>1ère Partie: </b></h2>
<h2 style="text-align: center;"><b>Pumapunku: les mégalithes de grès rouge</b></h2>
<p>&nbsp;</p>
<p><figure id="attachment_1703" aria-describedby="caption-attachment-1703" style="width: 542px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" class=" wp-image-1703" src="//www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Capture-d’écran-2019-02-04-à-11.55.35.jpg" alt="" width="542" height="430" srcset="https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Capture-d’écran-2019-02-04-à-11.55.35.jpg 493w, https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Capture-d’écran-2019-02-04-à-11.55.35-300x238.jpg 300w" sizes="(max-width: 542px) 100vw, 542px" /><figcaption id="caption-attachment-1703" class="wp-caption-text">Figure 5: Les 4 dalles mégalithiques de grès rouge de la plateforme de Pumapunku, dessin, dimensions et poids estimé des 4 monolithes, d&rsquo;après [1]</figcaption></figure>La Fig. 5 présente les quatre grandes dalles, numéro (1), numéro (2), numéro (3), numéro (4). La numéro (1) pèse 130 tonnes. La numéro (2), 180 tonnes; c&rsquo;est un monstre. Elle mesure 7 à 8 mètres de large. La dalle (3) est brisée et des morceaux ont disparu. La dalle (4) est brisée et pèse 150 tonnes. On suppose que les blocs ont été brisés très rapidement après la construction, peut-être par un tremblement de terre. Ils furent alors réparés et consolidés avec des crampons remplis de métal (cuivre).</p>
<h3><b><a id="Geological"></a>1.1 Provenance géologique des blocs de grès mégalithiques. </b></h3>
<p>Les voyageurs ont généralement convenu que le grès provenait principalement de la chaîne de montagne Kimsachata située au sud de Tiwanaku. Comme le montre la Fig. 7, on ne savait toujours pas comment ces mégalithes étaient exploités et transportés vers le bas avec des traîneaux primitifs, sur des pistes à lama, raides et étroites. Les premières études scientifiques conduites et publiées au début des années 1970 par les archéologues boliviens [14] avaient pour objectif de déterminer la source du grès utilisé pour construire le complexe de Pumapunku. Les études géologiques furent faites dans 6 vallées escarpées, sélectionnant plusieurs carrières de grès potentielles, totalisant 47 échantillons. Des études comparatives comprenant la diffraction des rayons X, la fluorescence X, l&rsquo;analyse géochimique et la pétrographie lithique leur ont permis de conclure que le grès de Pumapunku provenait de la <em> Quebrada de Kausani </em>(site géologique (1) de la Fig. 6). Cependant, notre étude détaillée de leur analyse chimique, contredit cette affirmation.</p>
<figure id="attachment_1707" aria-describedby="caption-attachment-1707" style="width: 700px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" class="size-large wp-image-1707" src="//www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Fig.-6-1024x680.jpg" alt="" width="700" height="465" srcset="https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Fig.-6-1024x680.jpg 1024w, https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Fig.-6-300x199.jpg 300w, https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Fig.-6-768x510.jpg 768w, https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Fig.-6-90x60.jpg 90w" sizes="(max-width: 700px) 100vw, 700px" /><figcaption id="caption-attachment-1707" class="wp-caption-text">Figure 6: emplacement des sites géologiques de grès étudiés dans la montagne Kimsachata, au sud de Tiwanaku.</figcaption></figure>
<p>En 2017, nous avons pris cette étude de 1970 pour commencer notre enquête et avons sélectionné trois sites (Fig. 6): site (1) <em> Quebrada de Kausani </em>, site (2) <em> Cerro Amarillani, </em> déjà étudié dans les années 1970 mais non sélectionné, et nous avons ajouté un troisième site, site (3), <em> Kallamarka</em>. Pourquoi? Parce qu&rsquo;il existe plusieurs archives archéologiques dans le village de Kallamarka, qui montrent que le village était en activité au moment de la construction de Pumapunku. Il est donc clair que ce village aurait pu être associé à l’extraction de grès. Il est d&rsquo;ailleurs inscrit au Patrimoine Mondial de l&rsquo;UNESCO depuis Juin 2014 (voir ci-dessous)</p>
<h4><b> <em> 1.1.1 Quebrada de Kausani</em></b></h4>
<p>La visite du site numéro (1) <em> Quebrada de Kausani</em> commence depuis le plateau de l’Altiplano à 3850 mètres et grimpe jusqu’à un lieu appelé <em> Kaliri </em> à 4159 mètres d&rsquo;altitude. L&rsquo;archéologie officielle affirme qu&rsquo;ils ont utilisé la piste escarpée à lama (Fig. 7) pour traîner leurs mégalithes de 150 tonnes vers la vallée. C&rsquo;est difficile à croire.</p>
<figure id="attachment_1709" aria-describedby="caption-attachment-1709" style="width: 603px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" class=" wp-image-1709" src="//www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Fig.7.jpg" alt="" width="603" height="335" srcset="https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Fig.7.jpg 800w, https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Fig.7-300x167.jpg 300w, https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Fig.7-768x426.jpg 768w" sizes="(max-width: 603px) 100vw, 603px" /><figcaption id="caption-attachment-1709" class="wp-caption-text">Figure 7: le chemin de lama grimpant jusqu&rsquo;au site de Kausani/Kaliri.</figcaption></figure>
<p>Sur le plateau, à Kaliri, de nombreux blocs de grès quadratiques gisent sur le sol, mais nous ne trouvons pas de blocs massifs. Nous n&rsquo;avons que de petits blocs (Fig. 8). Les archéologues américains [15] affirment qu&rsquo;il s&rsquo;agit là des restes d&rsquo;activités d&rsquo;extraction humaine. Les archéologues boliviens disent non, il n&rsquo;y en a pas! En 1970, ils écrivaient: « <em> un processus typique de désintégration par altération mécanique (…) il n&rsquo;y avait pas de carrière de grès utilisée par les Tiwanacota, telle qu&rsquo;une mine à ciel ouvert, un ouvrage ou une galerie, mais ils se dirigeaient plutôt vers des blocs séparés par une diaclase. »</em> Ceci est un événement géologique de vieillissement naturel. Il se trouve qu’il produit des blocs quadratiques, comme dans d’autres endroits de grès.</p>
<figure id="attachment_1711" aria-describedby="caption-attachment-1711" style="width: 562px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" class=" wp-image-1711" src="//www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Fig.-8.jpg" alt="" width="562" height="314" srcset="https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Fig.-8.jpg 800w, https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Fig.-8-300x168.jpg 300w, https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Fig.-8-768x429.jpg 768w" sizes="(max-width: 562px) 100vw, 562px" /><figcaption id="caption-attachment-1711" class="wp-caption-text">Figure 8: site de Kausani/Kaliri et ses blocs quadratiques de grès qui résultent d&rsquo;une dégradation géologique naturelle et de fracturation.</figcaption></figure>
<h4><b> <em> 1.1.2 Cerro Amarillani </em></b></h4>
<p>Le site (2) <em>Cerro Amarillani </em> est plus facile à atteindre en voiture et sur route. C&rsquo;est une formation géologique similaire. Nous avons aussi des blocs. (Fig. 9)</p>
<figure id="attachment_1713" aria-describedby="caption-attachment-1713" style="width: 557px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" class=" wp-image-1713" src="//www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Fig.-9.jpg" alt="" width="557" height="353" srcset="https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Fig.-9.jpg 604w, https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Fig.-9-300x190.jpg 300w" sizes="(max-width: 557px) 100vw, 557px" /><figcaption id="caption-attachment-1713" class="wp-caption-text">Figure 9: le site d&rsquo;échantillonnage Cerro Amarillani.</figcaption></figure>
<h4><b><em> 1.1.3 Kallamarka (MAR) </em></b></h4>
<p>Le site (3) <em>Kallamarka (Kalla Marka)</em> est totalement différent. <em>Callamarca</em> est l&rsquo;orthographe en espagnol.<em> Kallamarka</em> avec « k » est l&rsquo;orthographe dans la langue locale. L&rsquo;entrée du village est typique et ne se retrouve pas ailleurs (Fig. 10). Cela suggère un contexte historique. C&rsquo;est étonnamment propre, avec une chaussée en briques. En fait, il était aussi une étape sur la Route de l&rsquo;Inca, Qhapaq Ñan, le réseau de routes andin, inscrite au Patrimoine de l&rsquo;Humanité par l&rsquo;UNESCO depuis Juin 2014.</p>
<figure id="attachment_1714" aria-describedby="caption-attachment-1714" style="width: 501px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" class=" wp-image-1714" src="//www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Fig.-10-1024x739.jpg" alt="" width="501" height="361" srcset="https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Fig.-10-1024x739.jpg 1024w, https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Fig.-10-300x216.jpg 300w, https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Fig.-10-768x554.jpg 768w, https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Fig.-10.jpg 1558w" sizes="(max-width: 501px) 100vw, 501px" /><figcaption id="caption-attachment-1714" class="wp-caption-text">Figure 10: Entrée du village de Kallamarka.</figcaption></figure>
<p>Nous continuons notre exploration sur la route de terre en voiture, quittons le village et montons vers le site choisi par notre géologue. Nous y trouvons des blocs de grès individuels, mais plus intéressant encore, nous avons ici une particularité, à savoir des couches de grès altéré, adaptées à la réaction géopolymère, situées entre les blocs quadratiques, comme illustré à la Fig. 11 à gauche. Notre géologue a entrepris l&rsquo;expérience suivante sur le site (Fig. 11 à droite) (regardez la vidéo pour plus de détails) et il commente: «<em>Comme vous pouvez le constater, vous pouvez utiliser un outil très simple, décomposer le grès en morceaux plus petits, très facilement…; cela pourrait être un bon matériau pour fabriquer une pierre en géopolymère. … Oui, très facile. Même avec nos mains, nous pouvons le réduire. C&rsquo;est très facile</em>. »</p>
<figure id="attachment_1715" aria-describedby="caption-attachment-1715" style="width: 700px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" class="size-large wp-image-1715" src="//www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Fig.-11-1024x388.jpg" alt="" width="700" height="265" srcset="https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Fig.-11-1024x388.jpg 1024w, https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Fig.-11-300x114.jpg 300w, https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Fig.-11-768x291.jpg 768w" sizes="(max-width: 700px) 100vw, 700px" /><figcaption id="caption-attachment-1715" class="wp-caption-text">Figure 11: Site d&rsquo;échantillonnage MAR de couches de grès altéré et facilement désagrégé.</figcaption></figure>
<h4><b>1.1.4 Prélèvement d&rsquo;un échantillon de monument PP4.</b></h4>
<p>Le grès rouge du monument Pumapunku, étiqueté PP4 et étudié ici, provient de la dalle n ° 2. Sur la Fig. 5, l&#8217;emplacement de l&rsquo;échantillonnage est marqué par un point noir. Sur la Fig. 12, il est mis en évidence par une flèche. Il provient d&rsquo;un ancien site fracturé, au bord de la dalle, où plusieurs fragments avaient été sélectionnés et étudiés dans les années 1970 par les archéologues boliviens. Voir l&rsquo;échantillon portant le numéro 9 (cercle).</p>
<figure id="attachment_1718" aria-describedby="caption-attachment-1718" style="width: 543px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" class=" wp-image-1718" src="//www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Fig.-12.jpg" alt="" width="543" height="406" srcset="https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Fig.-12.jpg 800w, https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Fig.-12-300x224.jpg 300w, https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Fig.-12-768x573.jpg 768w" sizes="(max-width: 543px) 100vw, 543px" /><figcaption id="caption-attachment-1718" class="wp-caption-text">Figure 12: échantillon de grès monumental PP4 sur la dalle n °. 2 (fracturée en 1970).</figcaption></figure>
<p>Les deux échantillons (1970 et 2017) peuvent être comparés en ce qui concerne la composition chimique et l&rsquo;analyse pétrographique.</p>
<h3><b> <a id="Scientific-1"></a> 1.2. Enquêtes scientifiques: Microscope optique. Diffraction des rayons X, MEB / EDS, microscope électronique à balayage.<br />
</b></h3>
<h4><b> <em>1.2.1 Microscope optique: lames minces.</em></b></h4>
<p>Les lames minces de 30 µm d’épaisseur ont été étudiées sous lumière polarisée transmise avec un microscope optique Leica 4500 DMP. Les résultats pour le grès sont illustrés aux Fig. 13-15; les lames minces sont marquées KAU (Kausani), AMA (Amarillani), MAR (Kallamarka) et PP4 (fragment Pumapunku n°4).</p>
<figure id="attachment_1721" aria-describedby="caption-attachment-1721" style="width: 700px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" class="size-large wp-image-1721" src="//www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/KAU-AMA-1024x385.jpg" alt="" width="700" height="263" srcset="https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/KAU-AMA-1024x385.jpg 1024w, https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/KAU-AMA-300x113.jpg 300w, https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/KAU-AMA-768x289.jpg 768w, https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/KAU-AMA.jpg 1164w" sizes="(max-width: 700px) 100vw, 700px" /><figcaption id="caption-attachment-1721" class="wp-caption-text">Figure 13: lames minces d&rsquo;échantillons KAU (Kausani), AMA (Amarillani); VC = claste volcanique, Q = quartz, C = argile, SF = fragments de grès; échelle 200 µm, lumière polarisée transmise.</figcaption></figure>
<figure id="attachment_1722" aria-describedby="caption-attachment-1722" style="width: 700px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" class="size-large wp-image-1722" src="//www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/MAR-1-MAR-2-1024x391.jpg" alt="" width="700" height="267" srcset="https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/MAR-1-MAR-2-1024x391.jpg 1024w, https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/MAR-1-MAR-2-300x114.jpg 300w, https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/MAR-1-MAR-2-768x293.jpg 768w, https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/MAR-1-MAR-2.jpg 1159w" sizes="(max-width: 700px) 100vw, 700px" /><figcaption id="caption-attachment-1722" class="wp-caption-text">Figure 14: lames minces d&rsquo;échantillons à Kallamarka MAR-1 et MAR-2; VC = claste volcanique, Q = quartz, C = argile, SF = fragments de grès, F = feldspath, WF = feldspath altéré, P = plagioclase; échelle 200 µm, lumière polarisée transmise.</figcaption></figure>
<p><figure id="attachment_1723" aria-describedby="caption-attachment-1723" style="width: 700px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" class="size-large wp-image-1723" src="//www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/PP4-1-2-1024x376.jpg" alt="" width="700" height="257" srcset="https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/PP4-1-2-1024x376.jpg 1024w, https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/PP4-1-2-300x110.jpg 300w, https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/PP4-1-2-768x282.jpg 768w, https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/PP4-1-2.jpg 1165w" sizes="(max-width: 700px) 100vw, 700px" /><figcaption id="caption-attachment-1723" class="wp-caption-text">Figure 15: lames minces d&rsquo;échantillons Pumapunku PP4-1 et PP4-2; GP = géopolymère de ferro-sialate; VC = claste volcanique, Q = quartz, C = argile, SF = fragments de grès, WF = feldspath altéré; échelle 200 µm, lumière polarisée transmise, adaptée de [1].</figcaption></figure>Dans les lames minces de la Fig. 13-14-15, la taille des cristaux de quartz et de feldspath est la suivante: pour KAU 100 µm, pour AMA 200-400 µm, pour MAR et PP4, 150-200 µm (avec des particules détritiques de fragments de grès similaires et de plus grande taille). Dans KAU, les grains sont plus fins et dans AMA plus gros que ceux de MAR et de PP4. Par conséquent, le grès rouge n&rsquo;a pas été extrait de KAU (Kausani) ni d&rsquo;AMA (Amarillani), et notre étude ne corrobore pas les affirmations des archéologues boliviens [14] ni des anthropologues américains [15]. Ils avaient choisi le site KAU, essentiellement parce qu&rsquo;il contient de nombreux blocs quadratiques en grès naturel, comme le montre la Fig. 8. La lame mince de la Fig. 15 pour PP4-1 et PP4-2 montre un GP très épais, un « argile-ciment » rouge très fluide entourant plusieurs grès détritiques ainsi que des grains de feldspath / quartz. Ceci sera discuté ci-dessous et le GP sera décrit comme étant un liant géopolymère de type ferro-sialate synthétique. Les grains dans les autres pierres ont une couche d&rsquo;argile naturelle beaucoup plus fine, indiquée par «C» ou de petites inclusions occasionnelles d&rsquo;argile comme dans MAR-1 et MAR-2.</p>
<h4><b> <em> 1.2.2 Analyse chimique (EDS) et DRX. </em></b></h4>
<p>Les analyses MEB / EDS au microscope électronique à balayage ont été acquises à l&rsquo;aide d&rsquo;un microscope électronique à balayage JEOL JSM-6510LV. Les spectres de diffraction des rayons X ont été acquis à l&rsquo;aide d&rsquo;un spectromètre XD8 Advance « BRUKER » AXS (Siemens), étalonné et interprété selon les bases de données internationales ICDD / COD de 2013. Les résultats semi-quantitatifs pour le grès sont énumérés dans le Tableau 1: composition chimique (éléments at.%) et composition minéralogique (DRX). Le KAU contient du quartz SiO<sub>2</sub> et du feldspath albite NaSi<sub>3</sub>AlO<sub>8</sub>; l’AMA contient du quartz et du feldspath anorthite Ca(SiAlO<sub>4</sub>)<sub>2</sub>, et MAR et PP4 ont du quartz et du feldspath albite. Nous trouvons des minéraux supplémentaires dans MAR, à savoir la calcite CaCO<sub>3</sub>, la kaolinite et les argiles illites.</p>
<p>Dans le Tableau 1, la fluorescence des rayons X et l&rsquo;analyse MEB / EDS montrent que l&rsquo;échantillon KAU n&rsquo;a ni B (bore) ni Ca. Les valeurs ultérieures confirment l&rsquo;analyse chimique des années 1970 [14] dans laquelle, pour 6 échantillons de Kausani, CaO = 0%, alors que pour 20 échantillons de monuments, CaO = 1,45 (valeur moyenne). Dans le Tableau 1, pour PP4-global, Ca = 1,70. De plus, pour PP4-global, Na at.% = 9,95; ce chiffre est nettement plus élevé que pour KAU (6,67), AMA (1,56) et MAR (5,10). Cette valeur est importante et sera discutée ci-dessous.</p>
<p style="text-align: center;"><em>Tableau 1: Analyse des éléments (at.%) et minéralogique des grès rouges de Pumapunku et géologiques. Les valeurs de fluorescence-X (XRF) pour B bore proviennent de la référence [14], d&rsquo;après [1].</em></p>
<table style="border-collapse: collapse;">
<tbody>
<tr style="height: 17px;">
<th style="width: 120.89674377441406px; height: 17px;"></th>
<th style="width: 60.8967399597168px; height: 17px;">
<p style="text-align: center;">Kausani<br />
KAU</p>
</th>
<th style="width: 75.67935180664063px; height: 17px;">
<p style="text-align: center;">Amarillani<br />
AMA</p>
</th>
<th style="width: 83.54619598388672px; height: 17px;">
<p style="text-align: center;">Kallamarka<br />
MAR</p>
</th>
<th style="width: 89.57880401611328px; height: 17px;">
<p style="text-align: center;">Pumapunku<br />
PP4 globale</p>
</th>
<th style="width: 119.36141204833984px; height: 17px;">
<p style="text-align: center;">Pumapunku<br />
PP4 matrice</p>
</th>
</tr>
<tr style="height: 27px;">
<th style="width: 120.89674377441406px; height: 27px;">X-R-F<br />
B boron (ppm)</th>
<td style="width: 60.8967399597168px; height: 27px; vertical-align: middle; text-align: center;">0</td>
<td style="width: 75.67935180664063px; height: 27px; vertical-align: middle; text-align: center;">100</td>
<td style="width: 83.54619598388672px; height: 27px; vertical-align: middle; text-align: center;">not available</td>
<td style="width: 89.57880401611328px; height: 27px; vertical-align: middle; text-align: center;">100</td>
<td style="width: 119.36141204833984px; height: 27px; vertical-align: middle; text-align: center;">not available</td>
</tr>
<tr style="height: 24px;">
<th style="height: 23px; width: 674.2799072265625px;" colspan="6">MEB / EDS analyse at.%</th>
</tr>
<tr style="height: 24px;">
<th style="width: 120.89674377441406px; height: 24px;">Na</th>
<td style="width: 60.8967399597168px; height: 24px; vertical-align: middle; text-align: center;">6.67</td>
<td style="width: 75.67935180664063px; height: 24px; vertical-align: middle; text-align: center;">1.56</td>
<td style="width: 83.54619598388672px; height: 24px; vertical-align: middle; text-align: center;">5.10</td>
<td style="width: 89.57880401611328px; height: 24px; vertical-align: middle; text-align: center;">9.85</td>
<td style="width: 119.36141204833984px; height: 24px; vertical-align: middle; text-align: center;">7.63</td>
</tr>
<tr style="height: 24px;">
<th style="width: 120.89674377441406px; height: 24px;">Mg</th>
<td style="width: 60.8967399597168px; height: 24px; vertical-align: middle; text-align: center;">2.70</td>
<td style="width: 75.67935180664063px; height: 24px; vertical-align: middle; text-align: center;">2.08</td>
<td style="width: 83.54619598388672px; height: 24px; vertical-align: middle; text-align: center;">1.43</td>
<td style="width: 89.57880401611328px; height: 24px; vertical-align: middle; text-align: center;">1.93</td>
<td style="width: 119.36141204833984px; height: 24px; vertical-align: middle; text-align: center;">1.87</td>
</tr>
<tr style="height: 24px;">
<th style="width: 120.89674377441406px; height: 24px;">Al</th>
<td style="width: 60.8967399597168px; height: 24px; vertical-align: middle; text-align: center;">17.18</td>
<td style="width: 75.67935180664063px; height: 24px; vertical-align: middle; text-align: center;">13.38</td>
<td style="width: 83.54619598388672px; height: 24px; vertical-align: middle; text-align: center;">18.48</td>
<td style="width: 89.57880401611328px; height: 24px; vertical-align: middle; text-align: center;">16.21</td>
<td style="width: 119.36141204833984px; height: 24px; vertical-align: middle; text-align: center;">15.43</td>
</tr>
<tr style="height: 24px;">
<th style="width: 120.89674377441406px; height: 24px;">Si</th>
<td style="width: 60.8967399597168px; height: 24px; vertical-align: middle; text-align: center;">66.05</td>
<td style="width: 75.67935180664063px; height: 24px; vertical-align: middle; text-align: center;">70.09</td>
<td style="width: 83.54619598388672px; height: 24px; vertical-align: middle; text-align: center;">58.33</td>
<td style="width: 89.57880401611328px; height: 24px; vertical-align: middle; text-align: center;">63.66</td>
<td style="width: 119.36141204833984px; height: 24px; vertical-align: middle; text-align: center;">59.12</td>
</tr>
<tr style="height: 24px;">
<th style="width: 120.89674377441406px; height: 24px;">K</th>
<td style="width: 60.8967399597168px; height: 24px; vertical-align: middle; text-align: center;">2.67</td>
<td style="width: 75.67935180664063px; height: 24px; vertical-align: middle; text-align: center;">3.78</td>
<td style="width: 83.54619598388672px; height: 24px; vertical-align: middle; text-align: center;">3.51</td>
<td style="width: 89.57880401611328px; height: 24px; vertical-align: middle; text-align: center;">2.11</td>
<td style="width: 119.36141204833984px; height: 24px; vertical-align: middle; text-align: center;">3.70</td>
</tr>
<tr style="height: 24px;">
<th style="width: 120.89674377441406px; height: 24px;">Ca</th>
<td style="width: 60.8967399597168px; height: 24px; vertical-align: middle; text-align: center;">0</td>
<td style="width: 75.67935180664063px; height: 24px; vertical-align: middle; text-align: center;">2.22</td>
<td style="width: 83.54619598388672px; height: 24px; vertical-align: middle; text-align: center;">8.82</td>
<td style="width: 89.57880401611328px; height: 24px; vertical-align: middle; text-align: center;">1.70</td>
<td style="width: 119.36141204833984px; height: 24px; vertical-align: middle; text-align: center;">0.60</td>
</tr>
<tr style="height: 24px;">
<th style="width: 120.89674377441406px; height: 24px;">Fe</th>
<td style="width: 60.8967399597168px; height: 24px; vertical-align: middle; text-align: center;">4.73</td>
<td style="width: 75.67935180664063px; height: 24px; vertical-align: middle; text-align: center;">6.89</td>
<td style="width: 83.54619598388672px; height: 24px; vertical-align: middle; text-align: center;">4.32</td>
<td style="width: 89.57880401611328px; height: 24px; vertical-align: middle; text-align: center;">4.44</td>
<td style="width: 119.36141204833984px; height: 24px; vertical-align: middle; text-align: center;">11.65</td>
</tr>
<tr style="height: 23px;">
<th style="width: 674.2799072265625px; height: 23px;" colspan="6">DRX minéraux %, analyse semi-quantitative</th>
</tr>
<tr style="height: 23px;">
<th style="width: 120.89674377441406px; height: 23px;">Quartz</th>
<td style="width: 60.8967399597168px; vertical-align: middle; text-align: center; height: 23px;">34.80</td>
<td style="width: 75.67935180664063px; vertical-align: middle; text-align: center; height: 23px;">64.10</td>
<td style="width: 83.54619598388672px; vertical-align: middle; text-align: center; height: 23px;">35.70</td>
<td style="width: 89.57880401611328px; vertical-align: middle; text-align: center; height: 23px;">22.20</td>
<td style="width: 119.36141204833984px; vertical-align: middle; text-align: center; height: 23px;">&#8211;</td>
</tr>
<tr style="height: 23px;">
<th style="width: 120.89674377441406px; height: 23px;">Feldspath</th>
<td style="width: 60.8967399597168px; vertical-align: middle; text-align: center; height: 23px;">65.20</td>
<td style="width: 75.67935180664063px; vertical-align: middle; text-align: center; height: 23px;">35.90</td>
<td style="width: 83.54619598388672px; vertical-align: middle; text-align: center; height: 23px;">49.30</td>
<td style="width: 89.57880401611328px; vertical-align: middle; text-align: center; height: 23px;">77.80</td>
<td style="width: 119.36141204833984px; vertical-align: middle; text-align: center; height: 23px;">&#8211;</td>
</tr>
<tr style="height: 23px;">
<th style="width: 120.89674377441406px; height: 23px;">Calcite</th>
<td style="width: 60.8967399597168px; vertical-align: middle; text-align: center; height: 23px;">0</td>
<td style="width: 75.67935180664063px; vertical-align: middle; text-align: center; height: 23px;">0</td>
<td style="width: 83.54619598388672px; vertical-align: middle; text-align: center; height: 23px;">7.40</td>
<td style="width: 89.57880401611328px; vertical-align: middle; text-align: center; height: 23px;">0</td>
<td style="width: 119.36141204833984px; vertical-align: middle; text-align: center; height: 23px;">&#8211;</td>
</tr>
<tr style="height: 24px;">
<th style="width: 120.89674377441406px; height: 24px;">Argiles</th>
<td style="width: 60.8967399597168px; height: 24px; vertical-align: middle; text-align: center;">0</td>
<td style="width: 75.67935180664063px; height: 24px; vertical-align: middle; text-align: center;">0</td>
<td style="width: 83.54619598388672px; height: 24px; vertical-align: middle; text-align: center;">7.60 kaolinite + illite</td>
<td style="width: 89.57880401611328px; height: 24px; vertical-align: middle; text-align: center;">0</td>
<td style="width: 119.36141204833984px; height: 24px; vertical-align: middle; text-align: center;">&#8211;</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>L&rsquo;analyse chimique, la XRF, l&rsquo;analyse XRD (Tableau 1) et les lames minces (Fig. 13-15) suggèrent que KAU et AMA sont différents de PP4, c&rsquo;est-à-dire que le matériau de pierre PP4 du monument ne provient pas des sites géologiques KAU (Kausani) ou MA (Amarillani).</p>
<h4><b> <em> 1.2.3 Analyse SEM. </em></b></h4>
<p>La quantité élevée de Na mesurée pour PP4-global dans le Tableau 1 se rapporte à l&rsquo;image MEB et au spectre EDS de la Fig. 16, montrant NaSi<sub>3</sub>AlO<sub>8</sub> authigénique formé après consolidation du grès. Dans le grès naturel, après des millions d’années de consolidation, l’albite authigénique résulte de la pénétration des eaux faiblement alcalines et de la dissolution du feldspath. Mais cela nécessite des pressions élevées (entre 3 600 et 5 000 m de profondeur) et des températures (100 à 150°C) [16]. Il se forme généralement de gros cristaux. Ici, nous avons une couche uniforme très mince. Cela pourrait être le résultat de l&rsquo;auto-cristallisation d&rsquo;un géopolymère polysialate, Si/Al = 3. Comme, dans un béton de grès à base de géopolymère Na-poly (sialate), la concentration alcaline est élevée, la formation d&rsquo;albite et la cristallisation peuvent se produire pendant une période relativement courte, notamment au cours des 1400 ans d&rsquo;enfouissement archéologique.</p>
<p><figure id="attachment_1729" aria-describedby="caption-attachment-1729" style="width: 700px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" class="size-large wp-image-1729" src="//www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Fig.-16-1024x573.jpg" alt="" width="700" height="392" srcset="https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Fig.-16.jpg 1024w, https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Fig.-16-300x168.jpg 300w, https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Fig.-16-768x430.jpg 768w" sizes="(max-width: 700px) 100vw, 700px" /><figcaption id="caption-attachment-1729" class="wp-caption-text">Figure 16: MEB de la matrice PP4, F = plagioclase de feldspath, Q = quartz , Alb = albite, Ch = chlorite, avec cristallisation d&rsquo;une fine couche d’albite authigénique (2-3 microns d’épaisseur) sur la chlorite, et spectre EDS de l’albite pure NaSi3AIO8, adapté de [1].</figcaption></figure>Dans le Tableau 1, pour le PP4 matrice, Fe at.% = 11,65, ce qui est très élevé. Cette valeur est liée à l&rsquo;image MEB et au spectre EDS de la Fig. 17. Elle présente des structures géométriques régulières (flèches) suggérant également une cristallisation géopolymérique. En tenant compte des teneurs en Si, Al, Fe et Na, nous pouvons classer la matrice comme étant un géopolymère « ferro-sialate » obtenu en milieu alcalin [17]. Certains atomes d’aluminium Al<sup>3+</sup> sont substitués par des atomes de fer Fe<sup>3+</sup>, ce qui donne un rapport Si/(Al,Fe) = 2,3.</p>
<figure id="attachment_1730" aria-describedby="caption-attachment-1730" style="width: 711px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" class="size-full wp-image-1730" src="//www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Fig.-17.jpg" alt="" width="711" height="313" srcset="https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Fig.-17.jpg 711w, https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Fig.-17-300x132.jpg 300w" sizes="(max-width: 711px) 100vw, 711px" /><figcaption id="caption-attachment-1730" class="wp-caption-text">Figure 17: Matrice de ferro-sialate située entre des grains de quartz et de feldspath, présentant des structures géométriques régulières (flèches). Spectre EDS des structures, adapté de [1].</figcaption></figure>
<h3><b> <a id="Discussion"></a> 1.3 Discussion </b></h3>
<p>La kaolinite est l’un des principaux minéraux que l’on trouve couramment dans la synthèse des géopolymères et la fabrication de béton géopolymère. Le grès MAR est soumis à la dégradation géologique qui transforme le feldspath en kaolinite. Il est facilement désintégré manuellement en petits morceaux, comme le montre la Fig. 11. Les quantités de kaolinite (dans la plage de 7% en poids) détectées par l&rsquo;analyse DRX pour MAR sont suffisamment élevées pour démarrer la géopolymérisation, à condition qu&rsquo;elles soient combinées avec un milieu alcalin (Na ou K).</p>
<p>Mais MAR contient aussi de la calcite CaCO<sub>3</sub>, que l&rsquo;on ne trouve pas dans l&rsquo;annalyse de PP4. Cependant, l&rsquo;action de la dégradation géologique peut varier d&rsquo;un endroit à l&rsquo;autre. Le plateau de Kallamarka couvre une vaste zone et de nouvelles analyses faites sur des échantillons de ce site pourraient produire des spectres de diffraction des rayons X plus similaires au spectre PP4 actuel. Cette altération géologique suggère que, pour fabriquer l’une des grandes dalles du monument pesant jusqu’à 180 tonnes, le grès aurait pu être extrait à différents endroits, c’est-à-dire avec une teneur en calcite variable. Ainsi, l’analyse pétrographique des années 1970, réalisée sur les quatre dalles mégalithiques, trouve de la calcite dans 15 échantillons, aucune dans 5, pour un total de 20 analyses. Pour leurs deux échantillons M9 et M12 prélevés en 1970 dans la même dalle n°2, la teneur en calcite pour M9 = 0%, alors que pour M12 elle est = 12%. La teneur en calcite varie donc dans le même bloc de grès. Puisque notre échantillon PP4 a été prélevé au même endroit que l&rsquo;échantillon M9 de la dalle n°2 des Fig.5 et Fig.12, notre résultat de DRX, avec 0% de calcite, est correct.</p>
<p>Sur la Fig. 15, les lames minces de PP4-1 et PP4-2 montrent l’épaisse matrice de ferro-sialate rouge et fluide, marquée GP (flèches blanches) et détectée avec le MEB sur la Fig. 17. À notre connaissance, cette caractéristique est très inhabituelle pour un grès formé géologiquement ou du moins n’a pas été rapportée dans les études pétrographiques réalisées dans le grès rouge de la région [14] [18]. La matrice GP de ferro-sialate rouge, fluide et épaisse de la Fig. 17 représente un <em>unicum </em> et soutient l’idée d’un béton de géopolymère en grès artificiel.</p>
<p>Dans le Tableau 1, la teneur en Na de PP4 globale et de PP4 matrice est également supérieure aux valeurs de KAU, AMA et MAR. Par conséquent, dans l’hypothèse où le PP4 est un grès naturel, il n’appartient pas au grès de la chaîne de montagne <em> Kimsachata</em> au sud de Tiwanaku. Aucune des analyses effectuées sur les 47 échantillons étudiés en 1970 ne contient cette quantité élevée de Na. D&rsquo;où provient-il? Le grès avec une telle teneur en Na n&rsquo;a pas encore été localisé dans la région. Par conséquent, si nous maintenons l&rsquo;argument traditionnel selon lequel le monument en grès est naturel, il n&rsquo;appartient donc pas à la région. En conséquence, selon l&rsquo;archéologie traditionnelle, les dalles mégalithiques, comprises entre 130 et 180 tonnes, auraient été extraites et déplacées d&rsquo;un site géologique situé ailleurs, très loin. Ces blocs de grès géants, de la taille d&rsquo;une maison (8 x 8 mètres de surface), auraient été transportés sur des traineaux primitifs à partir d&rsquo;un endroit similaire au site de Kausani situé à 4150 mètres d&rsquo;altitude, sur une piste à lama raide et étroite, comme le montre la Fig. 7. C&rsquo;est difficile à accepter, même si les archéologues ont expérimenté le traînage de petits piliers (1 à 5 tonnes) sur un sol plat.</p>
<p>Cependant, si nous acceptons l’idée que le site MAR Kallamarka, qui contient de l’argile kaolinite, est la source du grès monumental, il faut ajouter un durcisseur alcalin dans le mélange géopolymère, par exemple le sel natron, Na<sub>2</sub>CO<sub>3</sub> extrait de Laguna Cachi, un petit lac (<em> salar</em>) situé dans le désert de l’Altiplano (Bolivie). Selon les archives archéologiques, les caravanes de lama seraient passées par Laguna Cachi. Cela suggère que le sel natron a été exploité par les anciens constructeurs de Pumapunku/Tiwanaku, il y a 1400 ans. D&rsquo;ailleurs, l&rsquo;extraction de ce sel natron a continué, même à notre époque moderne du XXe siècle.</p>
<p>Si nous examinons tous les arguments susmentionnés, nous en arrivons à la conclusion que la pierre du monument est constituée de grains de grès provenant du site de Kallamarka, cimentés avec une matrice géopolymère de type ferro-sialate formée par l&rsquo;intervention humaine.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b><a id="Andesite"></a>2ème Partie. </b></h2>
<h2 style="text-align: center;"><b>Pumapunku: </b><b>les structures en andesite volcanique grise</b></h2>
<figure id="attachment_1734" aria-describedby="caption-attachment-1734" style="width: 473px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" class="size-full wp-image-1734" src="//www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Fig.-18.jpg" alt="" width="473" height="299" srcset="https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Fig.-18.jpg 473w, https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Fig.-18-300x190.jpg 300w" sizes="(max-width: 473px) 100vw, 473px" /><figcaption id="caption-attachment-1734" class="wp-caption-text">Figure 18: structures étonnantes en pierre d&rsquo;andésite volcanique.</figcaption></figure>
<h3><b> <a id="Extravagant"></a> 2.1 Structures extravagantes et énigmatiques.</b></h3>
<p>Nous avons mentionné dans l&rsquo;Introduction que l&rsquo;aspect le plus controversé du site de Pumapunku se trouve toutefois dans des objets plus petits et déconcertants, d&rsquo;un mètre de haut, faits de pierre volcanique andésitique, les sculptures en «H» de la Fig. 4 et d&rsquo;autres, comme dans les Fig. 18 et Fig. 19.</p>
<h4><b> <em> 2.1.1 Coupe parfaite à 90°, très lisse.</em></b></h4>
<p>Ils présentent des finitions lisses sans précédent, des faces parfaitement planes, des angles droits à 90° intérieurs et extérieurs exacts. Comment ces coupes parfaites ont-elles été faites avec de simples outils en pierre? Ils ont une dureté de Mohs de 6 à 7, comme le quartz et, même les archéomanes qui prétendent que ces artefacts ont été fabriqués par une ancienne civilisation il y a 30 000 ou 60 000 ans, n&rsquo;ont pas l&rsquo;outil pour les reproduire.</p>
<figure id="attachment_1735" aria-describedby="caption-attachment-1735" style="width: 560px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" class=" wp-image-1735" src="//www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Fig.19.jpg" alt="" width="560" height="307" srcset="https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Fig.19.jpg 673w, https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Fig.19-300x164.jpg 300w" sizes="(max-width: 560px) 100vw, 560px" /><figcaption id="caption-attachment-1735" class="wp-caption-text">Figure 19: autres exemples de sculptures géométriques en andésite volcanique.</figcaption></figure>
<h4><b> <em> 2.1.2 Un archéologue qui déclare: nous ne savons pas! </em></b></h4>
<p>Les archéologues essaient d&rsquo;expliquer comment une telle perfection pourrait être obtenue avec de simples outils de pierre. Cependant, un expert est fortement en désaccord. Pour les architectes historiens, la fabrication des sculptures « H » reste une énigme qu’ils ne peuvent résoudre. Ainsi, Protzen et al. [13] ont expliqué leur dilemme et ont déclaré: « (&#8230;) <em> pour obtenir les finitions lisses, les faces parfaitement planes et les angles droits intérieurs et extérieurs exacts des pierres finement taillées, ils ont eu recours à des techniques inconnues de la civilisation Inca et de nous-même (…) Les angles intérieurs nets et précis à 90° observés sur divers motifs décoratifs n&rsquo;ont probablement pas été fabriqués avec des marteaux de pierre. (…) La pointe du marteau, aussi fine soit-elle, ne pourrait jamais produire les impeccables angles droits intérieurs des pierres de Tiahuanaco / Pumapunku: des coupes comparables dans la maçonnerie Inca ont toutes des angles intérieurs arrondis, typiques de la technique de martelage (…) Les outils de construction des Tiahuanacans, peut-être à l&rsquo;exception des marteaux en pierre, restent essentiellement inconnus et doivent encore être découverts ».</em></p>
<p>Notre longue expérience des technologies des géopolymères suggère que ces sculptures peuvent être très facilement fabriquées avec la technique de moulage. Une technique de moulage en sable humide, c’est-à-dire le tassement d’un mortier de géopolymère semi-sec à l’intérieur d’un moule, produirait une surface très fine et précise ainsi que des angles vifs. La Fig. 20 montre toutes les caractéristiques d&rsquo;un article obtenu en pilant du sable humide dans un moule. L&rsquo;action des intempéries révèle une peau dense (Fig. 20A), une surface très précise, propre, plane et parsemée de petites bulles, les bulles d&rsquo;air semi-sphériques qui auraient été piégées contre le moule (Fig. 20B). Une autre méthode consiste à tout d&rsquo;abord réaliser une préforme par moulage, puis à sculpter l&rsquo;intérieur avant qu&rsquo;il ne durcisse, avec un outil en obsidienne par exemple.</p>
<figure id="attachment_1736" aria-describedby="caption-attachment-1736" style="width: 700px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" class="size-large wp-image-1736" src="//www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Fig.-20-1024x506.jpg" alt="" width="700" height="346" srcset="https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Fig.-20.jpg 1024w, https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Fig.-20-300x148.jpg 300w, https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Fig.-20-768x380.jpg 768w" sizes="(max-width: 700px) 100vw, 700px" /><figcaption id="caption-attachment-1736" class="wp-caption-text">Figure 20: A) altération de la surface de l&rsquo;andésite » H « ; B) des bulles d’air semi-sphériques à la surface suggérant une technique de moulage au sable humide avec un liant géopolymère.</figcaption></figure>
<h3><b> <a id="Scientific-2"></a> 2.2 Recherche scientifique: lames minces, microscope optique, MEB / EDS, microscope électronique à balayage. </b></h3>
<p>Les scientifiques boliviens qui ont mené l&rsquo;enquête dans les années 1970 n&rsquo;ont procédé à aucune étude pétrographique similaire sur les sculptures volcaniques andésitiques. Les voyageurs du XIXe siècle avaient convenu que la pierre andésite provenait principalement du volcan Cerro Khapia dans la partie sud du lac Titicaca [19]. Plus récemment, Janusek et al. [15] ont confirmé que le volcan était la principale source de matériau andésitique de Pumapunku / Tiwanaku. Cependant, ils n&rsquo;ont pas effectué d&rsquo;étude pétrographique régulière. Ils se sont appuyés sur les résultats qualitatifs obtenus sur des blocs volcaniques, avec un spectromètre portable à fluorescence X, et non sur des carrières. Cela explique pourquoi, dans cette étude préliminaire, nous ne comparons pas l&rsquo;andésite géologique et la pierre du monument, comme nous l&rsquo;avons fait avec le grès. En l&rsquo;absence d&rsquo;étude géologique, nous ne savions pas où regarder.</p>
<h4><em> <b> 2.2.1 Échantillons de monuments en andesite.</b></em></h4>
<p>Nous avons mentionné dans l’Introduction que de nombreux fragments d’andésite, des tas de gravats, sont éparpillés sur le site et abandonnés. Ils sont en dehors de la zone protégée du monument. En choisissant avec soin ces débris constitués en fait de morceaux de pierres monumentales, avec leur surface très plate caractéristique, nous avons pu obtenir nos échantillons représentatifs. Les échantillons PP1 A et B (Fig. 21) sont les plus importants pour notre étude. L&rsquo;échantillon PP2 a été prélevé au coin d&rsquo;un fragment de porte brisé et PP5 à la surface d&rsquo;une dalle plane.</p>
<figure id="attachment_1737" aria-describedby="caption-attachment-1737" style="width: 700px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" class="size-large wp-image-1737" src="//www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Fig.-21-1024x326.jpg" alt="" width="700" height="223" srcset="https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Fig.-21.jpg 1024w, https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Fig.-21-300x96.jpg 300w, https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Fig.-21-768x245.jpg 768w" sizes="(max-width: 700px) 100vw, 700px" /><figcaption id="caption-attachment-1737" class="wp-caption-text">Figure 21: à gauche, fragments de débris de monument en andésite reposant sur le sol, la flèche pointe sur l&rsquo;endroit de la cassure fraîche de l&rsquo;échantillon PP1; à droite, PP1 A et B avec la finition lisse et la face parfaitement plane (flèche blanche), d&rsquo;après [2].</figcaption></figure>
<h4><em> <b> 2.2.2 Microscope optique: lames minces.</b></em></h4>
<p>La lame mince représentée à la Fig. 22 montre en blanc les minuscules cristaux de feldspath plagioclase, les gros cristaux d&rsquo;amphibole et de pyroxène. De plus, nous avons des zones noires de substance amorphe que l&rsquo;on retrouve dans l’ensemble de la lame mince.</p>
<p><figure id="attachment_1738" aria-describedby="caption-attachment-1738" style="width: 535px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" class="size-full wp-image-1738" src="//www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Fig.-22.jpg" alt="" width="535" height="403" srcset="https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Fig.-22.jpg 535w, https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Fig.-22-300x226.jpg 300w" sizes="(max-width: 535px) 100vw, 535px" /><figcaption id="caption-attachment-1738" class="wp-caption-text">Figure 22: lames minces d&rsquo;échantillon d&rsquo;andésite Pumapunku PP2, lumière polarisée transmise: minuscules cristaux de plagioclase, cristaux d&rsquo;amphibole et de pyroxène, matière amorphe; échelle 200 µm, d&rsquo;après [2].</figcaption></figure>Il est intéressant de noter que la présence de cette substance amorphe a également été mentionnée par les voyageurs du XIXe siècle dans leur lame mince découpée dans un échantillon d&rsquo;andésite extrait d&rsquo;un monument de Tiwanaku différent de notre échantillon PP2 [19, en allemand: « <em> Runde Nester amorpher Substanz, in Mitte licht braun gefärbt, nach den Rändern verblassend, wurden vereinzelt bemerkt </em>« ; Traduction française: « <em> Des nids ronds (poches) de substance amorphe, de couleur marron clair au centre , palissant sur les bords, ont été remarqués de temps en temps (individuellement) </em>« .].</p>
<p>Sous une lumière réfléchissante, la surface de PP1A présente des cristaux de feldspaths blancs de plagioclase et des minéraux allongés sombres typiques de ce type de pierre andésite (Fig. 23). La surface est très plane, sans aucune trace d’action de polissage avec des grains abrasifs ni un outil de coupe, mais parsemée de petits trous d’une profondeur de 0,2 à 0,5 mm avec des arêtes franches.</p>
<p><figure id="attachment_1740" aria-describedby="caption-attachment-1740" style="width: 561px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" class=" wp-image-1740" src="//www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Fig.-23.jpg" alt="" width="561" height="395" srcset="https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Fig.-23.jpg 1007w, https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Fig.-23-300x212.jpg 300w, https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Fig.-23-768x541.jpg 768w" sizes="(max-width: 561px) 100vw, 561px" /><figcaption id="caption-attachment-1740" class="wp-caption-text">Figure 23: Microscopie optique, lumière réfléchissante, surface en andésite PP1A; échelle 1 mm, les flèches pointent sur les points 1 à 6 étudiés avec le MEB d&rsquo;après [2].</figcaption></figure>Le trou n° 4 a une largeur de 0,5 mm (Fig. 23) et contient plusieurs grains de minéraux et autres substances constituant la pierre, sous la surface. Il sera étudié au MEB et analyse EDS dans la prochaine section de cet article (Fig. 24). Les points numérotés sur la Fig. 23 possèdent la composition minéralogique suivante:</p>
<p style="padding-left: 60px;">No. 1: plagioclase phénocryste sur la surface;</p>
<p style="padding-left: 60px;">No. 2: mica biotite cristal sur la surface;</p>
<p style="padding-left: 60px;">No. 3: pyroxene-augite cristal sur la surface;</p>
<p style="padding-left: 60px;">No. 4: trou avec cristal de hornblende, cristal de pyroxene-augite et une matière amorphe (voir la description ci-dessous);</p>
<p style="padding-left: 60px;">No. 5: trou avec cristaux de feldspath plagioclase;</p>
<p style="padding-left: 60px;">No. 6: trou avec cristal de hornblende, cristal de pyroxene.</p>
<p>La surface de la pierre andésite est dure, possèdant une dureté Mohs de 6-7 (7=quartz), et la densité est d=2.58 kg/l. [17].</p>
<h4><em><b>2.2.3 Analyse MEB, SEM / EDS.</b></em></h4>
<p>Nous nous concentrons maintenant sur le trou numéro 4 (point 4) déjà mentionné ci-dessus dans la Figure 23, avec un grossissement supérieur (microscope optique et MEB).</p>
<p><figure id="attachment_1741" aria-describedby="caption-attachment-1741" style="width: 700px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" class="size-large wp-image-1741" src="//www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Fig.-24-1024x473.jpg" alt="" width="700" height="323" srcset="https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Fig.-24-1024x473.jpg 1024w, https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Fig.-24-300x138.jpg 300w, https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Fig.-24-768x355.jpg 768w" sizes="(max-width: 700px) 100vw, 700px" /><figcaption id="caption-attachment-1741" class="wp-caption-text">Figure 24: à droite, point 4 de la Fig. 23 avec grossissement optique; à gauche; Images au MEB et analyse EDS du même point 4 avec Plag = feldspath plagioclase, H = hornblende, PA = pyroxène-augite, Fe-Si = ferro-silicate, échelle 100 microns, adapté de [2].</figcaption></figure>Au fond du trou du point 4 (Fig. 24 à droite), nous voyons de la matière noire composée de plusieurs minéraux différents, entourés de cristaux de feldspath blanc à la surface. L&rsquo;image MEB correspondante à gauche contient, à la surface, du plagioclase (Plag.) Et, dans le trou, des poly-cristaux de hornblende (H), de pyroxène-augite (P-A) et une inclusion de ferro-silicate (Fe-Si). Puis, entre ces cristaux, marqué d’un carré blanc, on trouve quelque chose qui ne correspond à aucun minéral classé du point de vue du microscope optique.</p>
<p>À fort grossissement, sur la Fig. 25, nous avons un élément surprenant, totalement amorphe, qui ressemble à du caoutchouc, pas du tout à un minéral cristallin. S&rsquo;agit-il de la matière amorphe déjà mentionnée ci-dessus dans la lame mince de la Figure 22?</p>
<p><figure id="attachment_1744" aria-describedby="caption-attachment-1744" style="width: 488px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" class=" wp-image-1744" src="//www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Fig.-25.jpg" alt="" width="488" height="358" srcset="https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Fig.-25.jpg 556w, https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Fig.-25-300x220.jpg 300w" sizes="(max-width: 488px) 100vw, 488px" /><figcaption id="caption-attachment-1744" class="wp-caption-text">Figure 25: Matière amorphe du point (4), carré blanc de la Fig. 24. Elle ressemble à du caoutchouc, échelle 10 microns, d&rsquo;après [2].</figcaption></figure>L&rsquo;analyse EDS de la Fig. 26 donne une très grande quantité de carbone C et d&rsquo;azote N, suivie d&rsquo;autres éléments minéraux: Na, Mg, Al, Si, P, S, Cl, K, Ca. Comme pour les autres éléments légers, la concentration en élément azote N ne peut pas être déterminée par simple EDS, mais il est qualitativement présent en quantité relativement élevée dans cette matière organo-minérale amorphe, peut-être une composition organique d&rsquo;ammonium.</p>
<figure id="attachment_1745" aria-describedby="caption-attachment-1745" style="width: 433px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" class=" wp-image-1745" src="//www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Fig.26-997x1024.png" alt="" width="433" height="445" srcset="https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Fig.26-997x1024.png 997w, https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Fig.26-292x300.png 292w, https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Fig.26-768x789.png 768w, https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Fig.26.png 1000w" sizes="(max-width: 433px) 100vw, 433px" /><figcaption id="caption-attachment-1745" class="wp-caption-text">Figure 26: Spectre EDS de la matière organique amorphe de la Fig. 25.</figcaption></figure>
<p>Étonnamment, nous trouvons de la matière organique dans une roche volcanique. C&rsquo;est inhabituel et tout simplement contraire à la nature. Nous ne pouvons que conclure que cet échantillon est artificiel, fabriqué par l&rsquo;homme.</p>
<p>On pourrait soutenir que, puisqu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une image MEB obtenue dans un trou situé à la surface de l&rsquo;échantillon PP1, ce que nous avons mesuré est le résultat de la pollution de surface. Par conséquent, afin de répondre à cet argument, nous avons examiné l&rsquo;intérieur de PP1A en coupant dans celui-ci un échantillon plus petit, appelé PP1C. Nous avons obtenu plusieurs spots contenant le même type de matière organique. La Fig. 27 en montre deux.</p>
<p><figure id="attachment_1747" aria-describedby="caption-attachment-1747" style="width: 700px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" class="size-large wp-image-1747" src="//www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Fig.-27-1024x908.jpg" alt="" width="700" height="621" srcset="https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Fig.-27.jpg 1024w, https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Fig.-27-300x266.jpg 300w, https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Fig.-27-768x681.jpg 768w" sizes="(max-width: 700px) 100vw, 700px" /><figcaption id="caption-attachment-1747" class="wp-caption-text">Figure 27: Images MEB et analyse EDS prises à l&rsquo;intérieur de l&rsquo;échantillon coupé PP1C: A) flèches pointant vers la matière organique sombre (avec Spectre EDS à droite de la figure); B) autre vue intérieure de l&rsquo;échantillon PP1C: flèches A et C = monocristaux de feldspath plagioclase, flèche B = lamelle de matière organique (avec le spectre EDS à droite de la figure), D = minéral de type SiO<sub>2</sub> (tridymite?), E = Cristal de feldspath plagioclase, d&rsquo;après [2].</figcaption></figure>Sur la Fig. 27A, nous voyons une surface très lisse à gauche de la première flèche qui pourrait être la surface d&rsquo;un liant, mais trop mince pour une mesure EDS réaliste. En nous concentrant sur les surfaces sombres, nous retrouvons le même spectre EDS que celui de la Fig. 26, à savoir le carbone, l&rsquo;azote et tous les autres éléments minéraux. Sur la Fig. 27B, nous voyons un système noir au milieu du feldspath. Il comprend une lamelle B située sous les cristaux A et C et entourée d&rsquo;autres éléments D et E. L&rsquo;analyse EDS des grains A et C donne la composition du feldspath plagioclase. Ensuite, nous avons analysé la lamelle sombre B qui se trouve sous ces deux minéraux. Nous obtenons à nouveau le même spectre que sur la Fig. 26; c&rsquo;est de la matière organique. Ainsi, nous avons des grains de feldspath plagioclase en surface d’un matériau organique. L&rsquo;autre grain D contient 70% en atomes de Si et pourrait être un type de tridymite SiO<sub>2</sub> comme décrit dans la référence [19]. Le cristal E est du feldspath plagioclase ordinaire. La matière organique se situe donc également à l&rsquo;intérieur de l&rsquo;échantillon, ce qui exclut toute forme de pollution.</p>
<h3><b><a id="Discussion-2"></a>2.3 Discussion: quelle chimie ?</b></h3>
<p>Tout le monde sera d&rsquo;accord avec le fait que cette matière organique suggère la présence d&rsquo;une pierre artificielle. La question est maintenant de savoir quelle chimie fut employée? Ce n&rsquo;est pas un géopolymère à base de polysialate comme dans les mégalithes de grès rouge. Ce n&rsquo;est pas le milieu alcalin. Si ce n&rsquo;est pas un milieu alcalin, alors c&rsquo;est un milieu acide. Et oui, c’est un milieu acide si nous nous appuyons sur les anciennes légendes que l’archéologie ne prend pas en compte: « (…) <em> una sustancia de origen vegetal capaz de ablandar las piedras »,</em> extraits de plantes capables de ramollir les pierres. C’est ce que les habitants de l’Amérique du Sud revendiquent et écrivent.</p>
<h4><b> <em> 2.3.1 Extraits de plantes capables de ramollir les pierres: acides carboxyliques. </em></b></h4>
<p>Il y a 40 ans, Joseph Davidovits a rencontré un anthropologue péruvien et a décidé de faire une présentation lors d&rsquo;une conférence archéologique à New York, 1981 [20], intitulée: « <em> Fabrication d&rsquo;objets en pierre par synthèse géopolymérique, la civilisation pré-inca Huanka au Pérou ».</em> Voici un extrait du résumé des actes publiés:<em> « Il est maintenant admis que la civilisation Tiwanaku est modelée sur la civilisation pré-inca Huanka révélée par une habileté extraordinaire à fabriquer des objets en pierre. Une récente découverte ethnologique montre que certains sorciers de la tradition Huanka n&rsquo;utilisent aucun outil pour fabriquer leurs petits objets en pierre, mais une dissolution chimique de la pierre par des extraits de plantes [des acides carboxyliques]. »</em></p>
<p>Un an plus tard, en 1982, une étude scientifique réalisée avec le Laboratoire de pharmacognosie de l&rsquo;Université de Grenoble, en France, était présentée à un autre congrès et publiée sous le titre:<em> « La désagrégation des matériaux en pierre avec des acides organiques d&rsquo;extraits de plantes, une technique ancienne et universelle. »</em> L’étude portait sur l’extraction des acides carboxyliques de plantes et sur leur action dégradante sur le calcaire (carbonate de calcium). La conclusion de l’étude est la suivante: « <em>Les agriculteurs précolombiens étaient tout à fait capables de produire de grandes quantités d’acide à partir de plantes aussi répandues dans leur région que: fruits, pomme de terre, maïs, rhubarbe, rumex, agave americana (c&rsquo;est le cactus), ficus indica, oxalis pubescens”</em>[21] [22].<br />
Ils ont étudié l&rsquo;action de trois acides carboxyliques:</p>
<p style="padding-left: 30px;">&#8211; acide acétique,<br />
&#8211; acide oxalique,<br />
&#8211; acide citrique.</p>
<p>Ces acides carboxyliques fonctionnent parfaitement avec le calcaire. Le calcaire est décomposé par ces acides organiques. Il est très facile de prouver et de mesurer leur action. Toute pierre contenant du calcaire sera désagrégée <b><em>mais pas l&rsquo;andésite volcanique. Cela ne fonctionne pas! </em></b>Cette chimie ne peut être utilisée que pour fabriquer un liant qui, en tant que tel, agglomérera un matériau de pierre non consolidé (par exemple du sable volcanique). Donc, il faut faire une distinction très nette entre le calcaire et la pierre volcanique telle que l’andésite.</p>
<h4><b><em> 2.3.2 Nous pouvions désagréger le calcaire, mais nous n&rsquo;étions pas en mesure de le réagglomérer, de le durcir. </em></b></h4>
<p>Plusieurs personnes ont essayé de découvrir le secret de cette fabrication de pierre. Ils ont réussi à ramollir le calcaire qu&rsquo;ils ont réduit à une masse molle. Mais ils n&rsquo;ont pas réussi à durcir à nouveau. C&rsquo;est la raison pour laquelle Davidovits et Aliaga ont arrêté leurs études il y a 40 ans. Ils pouvaient désagréger (le calcaire) mais ils n&rsquo;étaient pas capables de le ré-agglomérer, de le durcir à nouveau.</p>
<p>Les connaissances appropriées ont été acquises très récemment (il y a 3 ans). Elle applique la chimie relative aux géopolymères à base de phosphate et aux géopolymères organo-minéraux [23].</p>
<h4><b><em> 2.3.3. Objectif de recherche, trouver le durcisseur: le guano. </em></b></h4>
<p>Où pouvons-nous trouver, localement, les produits chimiques qui vont générer cette chimie? Pour le grès, nous avons localisé le Natron alcalin dans le lac de l&rsquo;Altiplano, le <em>Laguna Cachi</em>, afin de fabriquer les grands mégalithes. Pour les pierres volcaniques d&rsquo;andésite, nous avons un liant organique obtenu en milieu acide et nous recherchons le durcisseur.</p>
<p>L&rsquo;archéologie fournit diverses indications qui s&rsquo;appuient sur plusieurs textes écrits lors de la conquête espagnole. Ils transcrivent les explications fournies oralement par les autochtones de l&rsquo;époque. L&rsquo;un de ces textes traite du commerce du guano entre l&rsquo;océan Pacifique à Ilo et Tiwanaku, allant du niveau de la mer jusqu&rsquo;à 3 800 mètres d&rsquo;altitude (Fig. 28). Il a été discuté par J.W. Minkes [24]. L&rsquo;extrait de l&rsquo;étude commence par le site d&rsquo;Ilo sur l&rsquo;océan Pacifique et se lit comme suit: «5.5.2 <em> El descanso: El Descanso signifie «lieu de repos» en espagnol. Ce nom a été transmis oralement et fait référence à l’usage traditionnel du site en tant que lieu de repos des caravanes de lamas se rendant ou venant des hauts plateaux via Moquegua </em>… ». Selon les documents historiques, la vallée de Moquegua était la voie empruntée par de nombreuses caravanes de lamas transportant le guano récolté en grande quantité à Punta Coles, Ilo, et expédié jusqu&rsquo;à Tiwanaku. Ce commerce [guano] semble avoir été intensifié lors de la construction de Tiwanaku / Pumapunku, probablement stimulé par le besoin de plus de guano. La population côtière [Ilo] reçu en échange de la coca, de la laine de camélidés, de la viande séchée et des lamas pour le transport du guano.</p>
<figure id="attachment_1750" aria-describedby="caption-attachment-1750" style="width: 398px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" class=" wp-image-1750" src="//www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Fig.-28-1024x893.jpg" alt="" width="398" height="347" srcset="https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Fig.-28-1024x893.jpg 1024w, https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Fig.-28-300x262.jpg 300w, https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Fig.-28-768x670.jpg 768w, https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Fig.-28.jpg 1326w" sizes="(max-width: 398px) 100vw, 398px" /><figcaption id="caption-attachment-1750" class="wp-caption-text">Figure 28: le commerce du guano depuis Ilo (Océan Pacifique) à Tiwanaku, via la vallée de Moquegua.</figcaption></figure>
<p>Le guano est un excellent engrais, mais nous pensons que ce n’est pas la raison pour laquelle ils l’ont transporté vers les hauts plateaux. La civilisation Tiwanaku a été créée avant qu’ils n’exploitent le guano. À Tiwanaku, ils avaient déjà développé une agriculture très spéciale connue sous le nom de « système de champ surélevé ». Les champs consistaient en des lits de plantation allongés et élevés, entourés de fossés remplis d’eau. Les fossés contenaient du plancton aquatique et de petits poissons qui fournissaient un engrais naturel [25]. Ils n&rsquo;avaient pas besoin de guano, car ils produisaient leur propre engrais. Donc, prétendre que le guano a été envoyé sur les hauts plateaux, car ils en avaient besoin comme engrais pour l&rsquo;agriculture, n&rsquo;est pas correct. Cette civilisation s&rsquo;est développée par elle-même. Nous soupçonnons que ce guano n&rsquo;a pas été utilisé en agriculture (les quantités exploitées sont bien plus importantes que ce qui serait nécessaire pour l&rsquo;agriculture seule), mais pourrait plutôt être un durcisseur organique géopolymère. En effet, il contient différents ingrédients chimiques utiles à cette fin.</p>
<p>Le Tableau 2 présente une analyse effectuée par M. J.D. Smith il y a 150 ans sur des échantillons de guano péruvien [26]. Il contient un grand nombre de sels d&rsquo;acides, essentiellement de l&rsquo;oxalate et de l&rsquo;urate d&rsquo;ammonium, de l&rsquo;oxalate de calcium, du phosphate d&rsquo;ammonium et du phosphate de calcium.</p>
<p style="text-align: center;"><em> Tableau 2: Composition chimique du guano péruvien contenant essentiellement: oxalate et urate d&rsquo;ammonium, oxalate de calcium, phosphate d&rsquo;ammonium et phosphate de calcium d&rsquo;après [26].</em></p>
<table style="border-collapse: collapse;">
<tbody>
<tr>
<td style="width: 252.35055541992188px;"> Acide urique,  urate d&rsquo;ammonium</td>
<td style="width: 39.17119598388672px;">17.92</td>
</tr>
<tr>
<td style="width: 252.35055541992188px;">Oxalate d&rsquo;ammonium</td>
<td style="width: 39.17119598388672px;">7.40</td>
</tr>
<tr>
<td style="width: 252.35055541992188px;">Chlorure et phosphate d&rsquo;ammonium</td>
<td style="width: 39.17119598388672px;">8.80</td>
</tr>
<tr>
<td style="width: 252.35055541992188px;">Matière organique</td>
<td style="width: 39.17119598388672px;">8.76</td>
</tr>
<tr>
<td style="width: 252.35055541992188px;">Phosphate de calcium</td>
<td style="width: 39.17119598388672px;">22.00</td>
</tr>
<tr>
<td style="width: 252.35055541992188px;">Oxalate de calcium</td>
<td style="width: 39.17119598388672px;">2.50</td>
</tr>
<tr>
<td style="width: 252.35055541992188px;">Sulphate de potasse</td>
<td style="width: 39.17119598388672px;">8.00</td>
</tr>
<tr>
<td style="width: 252.35055541992188px;">Eau</td>
<td style="width: 39.17119598388672px;">22.00</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>L’action du vinaigre (acide acétique) ou de l’un des autres acides carboxyliques extraits des plantes, sur le guano, conduit à la formation d’acides phosphorique et oxalique, utiles dans la production de géopolymère à base de phosphate. La chimie implique également l&rsquo;ajout de minéraux, d&rsquo;alumino-silicates, tels que le tuf volcanique finement altéré, l&rsquo;argile kaolinitique ou peut-être le métakaolin. De nouvelles recherches sur site sont nécessaires afin de déterminer quel minéral a participé à la fabrication de ce liant géopolymère organo-minéral.</p>
<h4><b> <em> 2.3.4 EDS du guano comparé à la matière organique PP4. </em></b></h4>
<p>L&rsquo;analyse EDS de l&rsquo;échantillon de guano de Ilo, présentée à la Fig. 29, est similaire à l&rsquo;EDS de la matière organique PP4 (voir la Fig. 26). Les éléments chimiques sont identiques, mais ils sont présents à une concentration plus faible dans le monument, ce qui semble être évident. Cependant, au stade de la présente étude, nous ne savons pas si la matière organique PP4 est la partie restante du guano qui n&rsquo;a pas réagi ou le spectre du liant organo-minéral lui-même.</p>
<figure id="attachment_1752" aria-describedby="caption-attachment-1752" style="width: 700px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" class="size-large wp-image-1752" src="//www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Fig.-29-1024x399.jpg" alt="" width="700" height="273" srcset="https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Fig.-29.jpg 1024w, https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Fig.-29-300x117.jpg 300w, https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Fig.-29-768x299.jpg 768w" sizes="(max-width: 700px) 100vw, 700px" /><figcaption id="caption-attachment-1752" class="wp-caption-text">Figure 29: guano d&rsquo;Ilo; (à gauche) analyse EDS; (à droite) microscopie optique, l&rsquo;échelle est de 1 mm.</figcaption></figure>
<h4><b> <em> 2.3.5 Première conclusion. </em></b></h4>
<p>La matière organique détectée dans cette étude suggère la réaction d’un composé organique d’ammonium (l’azote N) d’origine végétale ou animale, avec des minéraux, pour former un liant organo-minéral. L&rsquo;analyse quantitative de l&rsquo;azote N ne peut pas être effectuée avec notre équipement actuel. Nous n&rsquo;avons mesuré que des valeurs semi-quantitatives. La détection de Cl, P et S est intéressante et pourrait fournir des indices pour des recherches ultérieures. Les constructeurs ont peut-être transporté du tuf andesite volcanique non consolidé ayant la consistance du sable, à partir du site de Cerro Khapia. Ils ont ajouté un type de liant organo-minéral fabriqué avec de la biomasse locale (acides carboxyliques extraits du maïs ou autres plantes), du guano et des minéraux réactifs à base d&rsquo;alumino-silicate.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b> <a id="Conclusion"></a> 3. Conclusion </b></h2>
<p>La lame mince d&rsquo;un échantillon prélevé dans le monument en grès rouge de Pumapunku montre des grains de grès enrobés d&rsquo;une matrice de ferro-sialate rouge fluide et épaisse. À notre connaissance, cette caractéristique est très inhabituelle dans les grès formés géologiquement. Elle représente un <em> unicum </em>et soutient l’idée du béton géopolymère de grès artificiel. Une analyse MEB / EDS complémentaire pour Na, Mg, Al, Si, K, Ca, Fe suggère que le site de Kallamarka est la source des blocs mégalithiques de Pumapunku. Les dalles mégalithiques de 130 à 180 tonnes ont été fabriquées il y a 1400 ans. Pour construire leur béton de grès géopolymère, les constructeurs ont peut-être transporté du grès dégradé géologiquement, kaolinitisé, depuis le site de Kallamarka et y ont ajouté des éléments étrangers tels que le natron (Na<sub>2</sub>CO <sub> 3</sub>) de Laguna Cachi, un petit lac (<em>salar</em>) situé au sud du grand <em>Salar de Uyuni</em>  dans l’Altiplano (Bolivie).</p>
<p>Cependant, l’aspect le plus controversé du site de Pumapunku se trouve dans des objets énigmatiques plus petits faits de pierre volcanique andésite. Notre étude démontre que ces composants architecturaux ont été façonnés avec une technique de moulage en géopolymère au sable humide. L&rsquo;étude MEB de cette andésite grise montre la présence de matière organique (il pourrait s&rsquo;agir du liant géopolymère). Nous avons les éléments carbone, azote et des minéraux. L&rsquo;existence de matière organique amorphe est très inhabituelle, voire impossible dans une pierre volcanique. Elle a également été détectée dans les études optiques sur lames minces. C&rsquo;est un « <em> unicum » </em>et cela soutient l&rsquo;idée du béton de géopolymère à andésite artificiel. Pour fabriquer du béton géopolymère-andésite, les constructeurs peuvent avoir transporté du tuf volcanique non consolidé, qui est un matériau pierreux andésite ayant la consistance du sable, en provenance du site de Cerro Khapia, et ajouté un liant géopolymère organo-minéral fabriqué avec des ingrédients locaux.</p>
<p>Étonnamment, cette étude démontre que les constructeurs de Pumapunku maîtrisaient deux méthodes de fabrication de béton géopolymère, à savoir:</p>
<p>a) &#8211; La première, en milieu alcalin pour les mégalithes de grès rouge. Cette technologie est bien connue des scientifiques spécialistes des matériaux et des ingénieurs civils et correspond aux connaissances de la méthode de production maintenant traditionnelle de béton géopolymère.</p>
<p>b) &#8211; La seconde, en milieu acide pour les structures grises en andésite, repose sur l’utilisation d’acides carboxyliques organiques extraits de la biomasse locale, ainsi que sur l’ajout de guano. Elle a été reproduite avec succès dans notre laboratoire avec des produits chimiques modernes, afin de tester la validité des mécanismes chimiques impliqués dans ces nouvelles réactions géopolymériques.</p>
<p>En l’absence de preuve contraire, les conclusions actuelles sont bonnes et les dalles mégalithiques en grès rouge de Pumapunku ainsi que les sculptures en andésite grise sont constituées d’anciens géopolymères. Ce type d’étude pourrait fournir des données sur les mécanismes de cristallisation à long terme et l’évolution minéralogique des molécules de géopolymère. Il convient de noter également que la prochaine étape de notre étude devrait consister à rassembler suffisamment d’échantillons pour mettre en œuvre la datation au carbone-14 et fournir l’âge exact des monuments.</p>
<h3><b> Remerciements </b></h3>
<p>Les données MEB ont été collectées par Mathilde Maléchaux chez Pyromeral Systems SA. 60810 Barbery. France; les lames minces ont été réalisées à UniLaSalle-Geoscience. 6000 Beauvais. France. Cette recherche n&rsquo;a reçu aucune subvention spécifique d&rsquo;organismes de financement des secteurs publics, commerciaux ou à but non lucratif.</p>
<h3><b>References</b></h3>
<p>[1] J. Davidovits, L. Huaman, R. Davidovits, Ancient geopolymer in South American monument. SEM and petrographic evidence, <em>Material Letters </em>235 (2019) 120-124. DOI: <a href="http://doi.org/10.1016/j.matlet.2018.10.033">doi.org/10.1016/j.matlet.2018.10.033</a>.</p>
<p>[2] J. Davidovits, L. Huaman, R. Davidovits, Ancient organo-mineral geopolymer in South American Monuments: organic matter in andesite stone. SEM and petrographic evidence, <em>Ceramics International</em>, 45 (2019) 7385-7389. DOI: <a href="http://doi.org/10.1016/j.ceramint.2019.01.024">doi.org/10.1016/j.ceramint.2019.01.024</a>.</p>
<p>[3] J. Davidovits, Geopolymers: inorganic polymeric new materials, <em>J. Thermal Analysis</em>, 37 (1991), 1633–1656.</p>
<p>[4] J. Davidovits. X-ray analysis and X-ray diffraction of casing stones from the pyramids of Egypt. and the limestone of the associated quarries. in: A.R. David (Eds), <em>Science in Egyptology symposium</em>, Manchester University Press (1986) 11–20.</p>
<p>[5] J. Davidovits, Ancient and modern concretes: what is the real difference?, <em>Concrete International: Des. Const</em>r, 9[12] (1987), 23–29.</p>
<p>[6] C. Nickerson, Did the Great Pyramids&rsquo; builders use concrete?, <em>The New York Times</em>, April 23, 2008, https://www.nytimes.com/2008/04/23/world/africa/23iht-pyramid.1.12259608.html, (accessed 10 August 2018).</p>
<p>[7] G. Demortier, PIXE, PIGE and NMR study of the masonry of the pyramid of Cheops at Giza, <em>Nuclear Instruments and Methods in Physics Research B</em>, B 226, (2004) 98–109.</p>
<p>[8] M.W. Barsoum, A. Ganguly and G. Hug, Microstructural Evidence of Reconstituted Limestone Blocks in the Great Pyramids of Egypt, <em>J. Am. Ceram. Soc</em>. 89[12] (2006), 3788–3796.</p>
<p>[9] K.J.D. MacKenzie, M.E. Smith, A. Wong, J.V. Hanna, B. Barry, M.W. Barsoum, Were the casing stones of Senefru&rsquo;s Bent Pyramid in Dahshour cast or carved? Multinuclear NMR evidence, <em>Materials Letters</em> 65 (2011) 350–352.</p>
<p>[10] I. Tunyi and I. A. El-hemaly, Paleomagnetic investigation of the Pyramids, <em>Europhysics News</em> 43/6 (2012), 28-31.</p>
<p>[11] Plan de Manejo, Centro Espiritual y Politico de la Cultura Tiwanaku 2015-2020, C.I.A.A.A.T Centro De Investigaciones Arqueológicas, Antropólógicas y Administración<br />
de Tiwanaku, January 2015, page 35.</p>
<p>[12] C. R. Markham, Travels of Pedro de Cieza De Leon A.D. 1532-50, Hakluyt Society, London (1864), 376-379.</p>
<p>[13] J.-P. Protzen and S. Nair, Who Taught the Inca Stonemasons Their Skills? A Comparison of Tiahuanaco and Inca Cut-Stone Masonry, <em>Journal of the Society of Architectural Historians</em>, 56/2 (1997), 146-167.</p>
<p>[14] C. Ponce Sangines. A. Castanos Echazu. W. Avila Salinas. F. Urquidi Barrau. Procedencia de las areniscas utilizadas en el templo precolumbio de Pumapunku (Tiwanaku). Academia Nacional de Sciencias de Bolivia (1971) No.22.</p>
<p>[15] J. W. Janusek, P. R. Williams, M. Golitko, and C. Lémuz Aguirre, Building Taypikala: Telluric Transformations in the Lithic Production of Tiwanaku, in: N. Tripcevich and K.J. Vaughn (eds.), <em>Mining and Quarrying in the Ancient Andes</em>, Interdisciplinary Contributions to Archaeology, Springer Science+Business Media, New York, 2013, pp. 65-97.</p>
<p>[16] N. Mu. Y. Fu. H.M. Schulz. W. van Berk. Authigenic albite formation due to water–rock interactions — Case study: Magnus oilfield (UK. Northern North Sea).<em> Sedimentary Geology</em> 331 (2016) 30–41.</p>
<p>[17] J. Davidovits. Geopolymers: Ceramic-like inorganic polymers. <em>J. Ceram. Sci. Technol</em>. 08 [3] (2017) 335-350.</p>
<p>[18] O. Palacios. Geology of the Western and Altiplano Mountains west of Lake Titicaca in southern Peru. <em>Bulletin A42</em> (1993) 80p.</p>
<p>[19] A Stübel and M. Uhle, Die Ruinenstäette Von Tiahuanaco, Verlag von Karl W. Hiersemann, Leipzig, 1892. http://digi.ub.uni-heidelberg.de/digit/stuebel_uhle1892/0004, (accessed 10 August 2018).</p>
<p>[20] J. Davidovits, F. Aliaga, Fabrication of Stone Objects by Geopolymeric Synthesis in the Pre-Incan Huanka Civilization in Peru, <em>Abstracts of 21st International Symposium for Archaeometry,</em> Brookhaven National Laboratory, New York, USA (1981) page 21.</p>
<p>[21] J. Davidovits, A. Bonett and A.M. Mariotte, <em>Proceedings of the 22nd Symposium on Archaeometry</em>, University of Bradford, Bradford, U.K. March 30th &#8211; April 3rd (1982), 205 &#8211; 212.</p>
<p>[22] The pdf files of ref. 20 and 21 are in the Geopolymer Institute Library for free download, called Making Cement with Plants Extracts, at #C: <a href="https://www.geopolymer.org/library/archaeological-papers/c-making-cements-with-plant-extracts/">https://www.geopolymer.org/library/archaeological-papers/c-making-cements-with-plant-extracts/</a> .</p>
<p>[23] See Chapter 13 (14) and Chapter 14 (15), in J. Davidovits, Geopolymer Chemistry and Applications, Edition: 2nd (2008), 3rd (2011), 4th (2015), 5th (2020) Publisher: Institut Géopolymère, Geopolymer Institute, Saint-Quentin, France, Editor: ISBN: 9782954453118 (5th ed.)</p>
<p>[24] J.W. Minkes, Wrap the Dead, <em>Archaeological Studies Leiden University, 12, (2005), Chapters 5.5.2, 6.5.2.</em></p>
<p>[25] A.L. Kolata, The technology and organization of agricultural production in the Tiwanaku State, <em>Latin American Antiquity</em>, 2(2) (1991), 99-125.</p>
<p>[26] J. Towers, Guano and its analysis, The British Farmer’s Magazine, (1845) Vol. 9, 389-400.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Géopolymère dans les monuments d&#8217;Amérique du Sud: deux publications scientifiques.</title>
		<link>https://www.geopolymer.org/fr/news/geopolymere-dans-les-monuments-damerique-du-sud-premiere-publication-scientifique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 28 Oct 2018 14:44:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Civilisation]]></category>
		<category><![CDATA[News et Conférences]]></category>
		<category><![CDATA[antiquité]]></category>
		<category><![CDATA[béton]]></category>
		<category><![CDATA[construction]]></category>
		<category><![CDATA[géopolymère]]></category>
		<category><![CDATA[pierre]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.geopolymer.org/fr/?p=1658</guid>

					<description><![CDATA[Lors du Geopolymer Camp 2018, au cours de la Session: Technologies anciennes, le Professeur J. Davidovits a présenté les premiers résultats du programme de recherche conjoint mené par l&#8217;Institut Géopolymère et l&#8217;Université Catolica San Pablo, Arequipa, au Pérou, sur les monuments mégalithiques de Tiahuanaco / Pumapunku (Tiwanaku). ), en Bolivie (lac Titicaca). Voir un bref [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Lors du Geopolymer Camp 2018, au cours de la Session: <em>Technologies anciennes</em>, le Professeur J. Davidovits a présenté les premiers résultats du programme de recherche conjoint mené par l&rsquo;Institut Géopolymère et l&rsquo;Université Catolica San Pablo, Arequipa, au Pérou, sur les monuments mégalithiques de Tiahuanaco / Pumapunku (Tiwanaku). ), en Bolivie (lac Titicaca). Voir un bref résumé de la conférence dans la Keynote de J. Davidovits intitulée « <em>State of the Geopolymer 2018</em>« , dans les 7 dernières minutes de la vidéo à <a href="https://www.geopolymer.org/conference/gpcamp/gpcamp-2018/">GPCAMP-2018</a>.</p>
<p style="text-align: center;"><img decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-4390" src="//www.geopolymer.org/wp-content/uploads/Tiwanaku-Pumapunku.jpg" alt="" width="1000" height="568" /><em><strong>La Porte du Soleil à Tiwanaku  et les dalles mégalithiques en grès géopolymère de  Pumapunku .</strong></em></p>
<p>La plate-forme au sommet de la pyramide à 4 degrés de Pumapunku se compose de 4 dalles mégalithiques en grès rouge, pesant entre 130 et 180 tonnes chacune, les plus grandes parmi les monuments du Nouveau Monde. Notre étude suggère que les dalles sont un type de béton de grès géopolymère coulé sur place. Elle a été récemment publiée dans <em>Material Letters</em> 235 (2019) 120-124, Online le 8 October 2018, ; on y accède par le lien: <a href="https://authors.elsevier.com/a/1Xsdv,3psrsFFE">Materials Letters</a>.</p>
<p style="text-align: center;"><img decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-4392" src="//www.geopolymer.org/wp-content/uploads/Materials-Letters.jpg" alt="" width="800" height="543" /></p>
<p>Un second article scientifique décrivant les structures en H faites en roche volcanique andesite, également en géopolymère, a été récemment publié dans <em>Ceramics International</em> (3 Janvier, 2019), intitulé « Ancient organo-mineral geopolymer in South-American Monuments: organic matter in andesite stone. SEM and petrographic evidence » (Davidovits, J., Ceramics International https://doi.org/10.1016/j.ceramint.2019.01.024). On y décrit la découverte de <strong><em>matière organique</em></strong> dans de la roche volcanique, ce qui est impossible dans la nature. Cette découverte suggère une roche artificielle géopolymère et, en plus, une possibilité de datation au C-14 (recherche prévue).<br />
<img decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-1673" src="//www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Ceramics-International.jpg" alt="" width="2510" height="1488" srcset="https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Ceramics-International.jpg 2510w, https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Ceramics-International-300x178.jpg 300w, https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Ceramics-International-768x455.jpg 768w, https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Ceramics-International-1024x607.jpg 1024w" sizes="(max-width: 2510px) 100vw, 2510px" />Voici le lien pour télécharger <strong><em>gratuitement</em></strong> l&rsquo;article en pdf depuis le site d&rsquo;Elsevier: <a href="https://authors.elsevier.com/a/1YbFt~2-EzCd0">https://authors.elsevier.com/a/1YbFt~2-EzCd0</a></p>
<p>Ce lien est valable jusqu&rsquo;au 10 avril 2019.</p>
<p>Cette étude est liée à notre recherche menée il y a 36 ans (dans les années 1980) intitulée « <em>Making Cements with plant extracts</em> » que l&rsquo;on peut télécharger librement dans notre Bibliothèque, Archaeological paper #C à <a href="https://www.geopolymer.org/library/archaeological-papers/c-making-cements-with-plant-extracts/">library/archaeological-papers</a>.</p>
<h3><strong>RÉSUMÉ ÉTENDU DE L&rsquo;ÉTUDE (pour les détails de l&rsquo;étude allez à : <span style="color: #00ccff;"><a style="color: #00ccff;" href="https://www.geopolymer.org/fr/archeologie/tiahuanaco-pumapunku/">Tiwanaku-Pumapunku</a></span>)</strong></h3>
<p>Tiahuanaco, au bord du lac Titicaca en Bolivie est un village connu dans le monde entier pour sa mystérieuse Porte du Soleil, des ruines de temples et sa pyramide. Les archéologues considèrent que ce site a été bâti bien avant les Incas, vers 600 à 700 apr. J.-C.. Le site de Pumapunku se trouve juste à côté avec les ruines d’un temple pyramidal énigmatique bâti à la même époque. Comme il n’est pas restauré et mis en valeur, il est moins connu du grand public. Pourtant, on y trouve deux curiosités architecturales: quatre terrasses géantes de grès rouge pesant entre 130 et 180 tonnes et des petits blocs d’andésite, une pierre extrêmement dure, dont les formes complexes et la précision millimétrique sont incompatibles avec la technologie de l’époque. Et pour cause, l’archéologie nous explique que les Tiwanakans ne possédaient que des outils en pierre et aucun métal suffisamment dur pour tailler la roche. Pourtant, ils auraient taillé des blocs de grès rouge aussi gigantesque (ces blocs antiques sont les plus gros de tout le continent américain !) et étaient capables de transporter ces centaines de tonnes sur le site, puis de les ajuster avec précision. Aussi, ils auraient été capables de sculpter d’autres blocs plus petits dans de l’andésite, une pierre impossible à tailler avec une finition incroyable ! De tout cela, les archéologues ne peuvent donner d’explications rationnelles. Ainsi, pour le grand public, une ancienne super civilisation perdue ou les aliens sont les hypothèses généralement avancées pour expliquer ces prodiges.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p>En novembre 2017, les scientifiques ont prélevé des échantillons de grès rouge et d’andésite sur le site de Pumapunku. Pour la première fois, ces pierres ont été analysées au microscope électronique, cela n’avait jamais été réalisé avant ! Ils ont découvert la nature artificielle des pierres. Ils ont comparé les pierres des monuments avec les ressources géologiques locales et ont constaté de nombreuses différences.</p>
<p>L’andésite est une pierre volcanique provenant du magma. Elle est composée principalement de silice sous forme de feldspath plagioclase, d’amphibole et de pyroxène. Les scientifiques y ont découvert la présence de matière organique à base de carbone. « Une matière organique à base de carbone n’existe pas dans une pierre volcanique formée à haute température, car ils sont vaporisés. Il est impossible d’en trouver dans l’andésite. Et parce que nous avons trouvé de la matière organique à l&rsquo;intérieur de la pierre volcanique andésitique, les scientifiques auront la possibilité d’effectuer une datation du Carbone-14 et déterminer l&rsquo;âge exact des monuments » d’après Luis Huaman, géologue à Universidad Catolica San Pablo, Arequipa, Pérou. Cet élément organique, un géopolymère à base d’acides carboxyliques, a donc été ajouté par une intervention humaine à un autre moment pour former une sorte de ciment.</p>
<p>Les blocs géants de grès rouge posent un autre problème. Le grès est une roche sédimentaire composée de grains de quartz et d’un liant argileux. Il existe plusieurs sources géologiques possibles, mais aucune ne correspond aux pierres édifiées sur le site archéologique. Aucune carrière connue n’est capable de fournir les blocs massifs de 10 mètres de long. De plus, la pierre locale est friable et de petites dimensions. Les scientifiques ont découvert au microscope électronique que le grès rouge de Pumapunku ne peut pas provenir de la région, car on y trouve des éléments, comme le carbonate de sodium, absents de la géologie locale. Alors d’où provient la pierre ? De plusieurs centaines ou milliers de kilomètres ? Avec quels moyens ont-ils été transportés ? En réalité, l’analyse au microscope électronique prouve que la composition du grès pourrait être artificielle (un géopolymère ferro-sialate) et fabriquée comme un ciment.</p>
<p>Quelle est cette technologie ? « Les pierres artificielles ont été formées comme un ciment. Mais, ce n’est pas un ciment moderne, c’est un ciment géologique naturel obtenu par géosynthèse, » déclare Ralph Davidovits, chercheur à l’Institut Géopolymère. Pour cela, ils ont pris de la roche naturellement friable et érodée comme pour le grès rouge depuis la montagne toute proche et du tuf volcanique non consolidé depuis le volcan Cerro Kapia juste à côté au Pérou pour former l’andésite. Ils ont créé un ciment soit à partir d’argile (la même argile rouge que les Tiwuanakans ont utilisée pour la poterie) et des sels de carbonate de sodium venant du Laguna Cachi dans le désert de l’Altiplano au sud, pour former le grès rouge. Pour l’andésite grise, ils ont inventé un liant organo-minéral à base d’acides de plantes et d’autres réactifs naturels. Ce ciment était ensuite coulé dans des moules et durci pendant quelques mois. Sans une connaissance approfondie de la chimie des géopolymères, qui étudie la formation de ces roches par géosynthèse, il est difficile de reconnaitre la nature artificielle des pierres. « Cette chimie n’est pas une science difficile à maitriser. Elle est le prolongement des connaissances des Tiwanakans dans la céramique, les liants minéraux, les pigments et surtout une excellente connaissance de leur environnement, » précise le professeur Joseph Davidovits. Sans la sélection des bonnes matières premières, ces monuments extraordinaires n’auraient pu voir le jour il y a 1400 ans.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p>Enfin, cette découverte scientifique confirme les légendes locales qui disent que « les pierres ont été faites avec des extraits de plantes capables de ramollir la pierre. » Cette explication a toujours été rejetée par les archéologues, car elle n’avait pas de sens. Les preuves apportées par l’équipe de scientifiques de France et du Pérou montrent que la tradition orale avait raison: ils faisaient des pierres molles qui pouvaient durcir ! L’hypothèse de l’ancienne super civilisation perdue ou les aliens extraterrestres est fausse. Les Tiwanakuans étaient des humains intelligents. Ils connaissaient parfaitement leur environnement et savaient exploiter les ressources apportées par la nature.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p>En plus de la datation du Carbone-14, d’autres études seront bientôt réalisées pour déterminer si certains monuments de la région de Cuzco au Pérou ont été bâtis avec la même connaissance scientifique.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>FAQ pour les partisans de la pierre artificielle</title>
		<link>https://www.geopolymer.org/fr/faq/faq-pour-les-partisans-de-la-pierre-artificielle/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Éditeur]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Aug 2016 08:08:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[En avant]]></category>
		<category><![CDATA[FAQ]]></category>
		<category><![CDATA[Pyramides]]></category>
		<category><![CDATA[béton]]></category>
		<category><![CDATA[construction]]></category>
		<category><![CDATA[davidovits]]></category>
		<category><![CDATA[égypte]]></category>
		<category><![CDATA[géologie]]></category>
		<category><![CDATA[hiéroglyphe]]></category>
		<category><![CDATA[pierre]]></category>
		<category><![CDATA[pyramide]]></category>
		<category><![CDATA[ré-agglomeration]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.geopolymer.org/fr/?p=1544</guid>

					<description><![CDATA[Les pyramides (1) Sont-elles faites en béton? Les pyramides (2) Les preuves Les pyramides (3) La formule, l’invention de la pierre Les pyramides (4) Vidéos et livre Les pyramides (5) FAQ pour les partisans de la pierre artificielle Les pyramides (6) Graves mensonges des géologues La théorie a beaucoup de partisans à travers le monde, [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><strong><em><a href="//www.geopolymer.org/fr/archeologie/pyramides/les-pyramides-sont-elles-faites-en-beton-1">Les pyramides (1) Sont-elles faites en béton?</a></em></strong><br />
<strong><em><a href="//www.geopolymer.org/fr/archeologie/pyramides/les-pyramides-2-les-preuves">Les pyramides (2) Les preuves</a></em></strong><br />
<strong><em><a href="//www.geopolymer.org/fr/archeologie/pyramides/les-pyramides-3-la-formule-linvention-de-la-pierre">Les pyramides (3) La formule, l’invention de la pierre</a></em></strong><br />
<strong><em><a href="//www.geopolymer.org/fr/archeologie/pyramides/les-pyramides-4-videos-telechargement-chapitre-1">Les pyramides (4) Vidéos et livre</a></em></strong><br />
<strong><em><a href="//www.geopolymer.org/fr/faq/faq-pour-les-partisans-de-la-pierre-artificielle/">Les pyramides (5) FAQ pour les partisans de la pierre artificielle</a></em></strong><br />
<strong><em><a href="//www.geopolymer.org/fr/archeologie/pyramides/graves-mensonges-des-geologues/">Les pyramides (6) Graves mensonges des géologues</a></em></strong></p>
<p><img decoding="async" class="wp-image-1545 alignright" src="//www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/pyramid-bent.jpg" alt="" width="400" height="300" srcset="https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/pyramid-bent.jpg 1136w, https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/pyramid-bent-300x225.jpg 300w, https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/pyramid-bent-768x576.jpg 768w, https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/pyramid-bent-1024x768.jpg 1024w, https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/pyramid-bent-20x15.jpg 20w" sizes="(max-width: 400px) 100vw, 400px" />La théorie a beaucoup de partisans à travers le monde, mais il y a encore des adversaires qui critiquent et répètent les mêmes arguments. Cette page est là pour aider les supporters à contrer les critiques.</p>
<p>Tout d&rsquo;abord, vous trouverez ci-dessous une liste des principales critiques, des opinions et parfois des preuves, et comment leur répondre. Ensuite, nous présentons un <a href="#ext-abstract">résumé étendu de la théorie</a> avec une liste simplifiée d&rsquo;arguments.</p>
<p class="infobox note ">Plus de détails, d&rsquo;informations, de vidéos sont <a href="//www.geopolymer.org/fr/archeologie/pyramides/">disponibles sur cette page.</a> Seul un long résumé est publié ici.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Liste des principaux arguments opposés</h2>
<table>
<tbody>
<tr>
<td>1- <a href="#context">Contexte</a></td>
<td>2- <a href="#stones-everywhere">Des pierres partout</a></td>
<td>3- <a href="#fossil-shells">Coquillages fossiles</a></td>
</tr>
<tr>
<td>4- <a href="#same-dimensions">Mêmes dimensions</a></td>
<td>5- <a href="#expert-disagree">Un expert s&rsquo;oppose</a></td>
<td>6- <a href="#granite">Blocs de granit naturel</a></td>
</tr>
<tr>
<td>7- <a href="#unofficial">Analyse non officielles</a></td>
<td>8- <a href="#other">Quelque chose d&rsquo;étrange</a></td>
<td>9- <a href="#aliens">Extraterrestre ou ancienne civilisation</a></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>&nbsp;</p>
<h3><a id="context"></a>1- Le contexte. Ce que vous devez garder à l&rsquo;esprit.</h3>
<h4>Une hypothèse qui a la vie longue.</h4>
<p>La théorie est connue du public depuis 1988 (première publication du livre en anglais), mais présentée plus tôt dans les congrès officiels d&rsquo;égyptologie (Association Internationale des Égyptologues) depuis 1979. Le site Web de l&rsquo;Institut Géopolymère existe depuis 1996 et, dès le début, la théorie a été exposée en détail. Ensuite, de <a href="#analysis">nouveaux articles scientifiques</a>, de <a href="//www.editionsjcgodefroy.fr/livre/batir-les-pyramides-sans-pierres-ni-esclaves/">nouveaux livres</a>, de <a href="//www.geopolymer.org/fr/archeologie/pyramides/les-pyramides-4-videos-telechargement-chapitre-1/">nouvelles vidéos</a>, de <a href="//www.geopolymer.org/fr/archeologie/pyramides/">nouvelles pages Web</a> ont été publiés avec les dernières mises à jour. Pourtant, la plupart des adversaires expriment toujours leurs opinions sur la base de ouïs-dire, d&rsquo;idées préconçues ou de clichés et ne prennent pas 10 minutes de leur précieux temps pour lire ce qui est exposé ici. Certains d&rsquo;entre eux publient des réfutations en utilisant des « faux » arguments que Davidovits n&rsquo;a jamais soulevés au lieu de citer son travail (<em>par exemple, nous ne prétendons pas broyer les pierres pour faire des agrégats, un effort inutile et épuisant, mais affirmons plutôt l&rsquo;utilisation de pierres érodées, délitées</em>). Une parodie de science puisque certaines études furent faites sur des « faux » échantillons de pyramide. Voir la section N° 5 ci-dessous et la page: <a href="https://www.geopolymer.org/fr/archeologie/pyramides/graves-mensonges-des-geologues/">Les graves mensonges des géologues</a>. Ces études approximatives publiées sont prises comme références sérieuses par les adversaires de la théorie ré-agglomérée. Vous serez déçus par le fait que ce comportement trompeur représente la grande majorité des adversaires. Pourquoi ? Parce que la théorie de la pierre artificielle est la vérité, ils ne savent pas comment la contrer. Ils ratent <a href="//www.geopolymer.org/faq/pyramids-opponents-missing-the-big-picture/">la vue d&rsquo;ensemble.</a></p>
<h4>Une réflexion globale</h4>
<p>Les gens qui essaient de résoudre les mystères des pyramides pensent toujours en termes d&rsquo;ingénierie et de technique, et pire, ils ne se concentrent que sur la pyramide de Kheops, en oubliant les précédentes et la centaine construites après. Si une idée semble valable pour Kheops, elle est immédiatement invalide pour les autres. La théorie de Davidovits est la seule théorie avec une vision globale couvrant la construction de <strong>toutes</strong> les pyramides d&rsquo;Égypte pendant 250 ans, de la première de Djoser à celles en briques crues, avec des preuves scientifiques solides et valides en géologie, en minéralogie, en chimie, en études hiéroglyphiques, la religion et l&rsquo;histoire égyptienne&#8230; Lisez <a href="#ext-abstract">l&rsquo;extrait étendu ci-dessous</a> ou <a href="//www.editionsjcgodefroy.fr/livre/batir-les-pyramides-sans-pierres-ni-esclaves/">achetez le dernier livre</a> pour en savoir plus. Aucune autre théorie n&rsquo;a cette approche holistique.</p>
<h4>Théorie officielle</h4>
<p>La théorie de la pierre artificielle ou réagglomérée existe, est encore discutée et affrontée depuis plus de 40 ans ! Si les arguments contre elle sont si faciles à exposer, à dénigrer et semblent aller de soi, pourquoi les gens en parlent-ils encore ? Pourquoi les gens ne sont-ils toujours pas convaincus par les théories de la taille ?</p>
<p>Au fait, quelle est la théorie officielle ? Demandez aux adversaires avant de commencer la discussion. La vérité est qu&rsquo;il n&rsquo;y en a pas. <strong>Après des siècles, tant de travaux, d&rsquo;études scientifiques, de découvertes archéologiques, les théories de la taille de pierre sont encore une hypothèse fragile. Personne n&rsquo;est d&rsquo;accord sur le scénario général</strong> autour de la taille et du hissage. Aucune n&rsquo;est approuvée par le courant dominant. <strong>Quel échec écrasant après plus d&rsquo;un siècle d&rsquo;égyptologie !</strong> Lorsque quelqu&rsquo;un soulève une solution, elle dure 6 mois jusqu&rsquo;à 1 an avant de disparaitre car elle entraîne d&rsquo;autres problèmes insolubles. Et la théorie de la pierre artificielle existe depuis plus de 40 ans. Après tant de temps, les théories de la taille ont échoué !</p>
<p>Donc, l&rsquo;opposant à l&rsquo;hypothèse de la ré-agglomation <strong>croit agir au nom de la vérité, mais défend en réalité une des nombreuses théories spéculatives non-officielles de la taille !</strong> Est-il crédible ? Pas du tout. Il est facile de répondre que sa théorie (non) officielle soulève plus de problèmes que de solutions, et surtout, où sont ses preuves ?</p>
<h4>L&rsquo;ultime preuve</h4>
<p>Voici l&rsquo;argument solide que tout le monde comprend :</p>
<blockquote><p>De plus en plus de scientifiques acceptent et appuient la théorie. Les méthodes classiques d&rsquo;investigation ne sont pas pertinentes. Elles ne peuvent pas faire de différence entre un mineral naturel et un mineral synthétique.</p>
<p><a href="#analysis">Plusieurs études</a>, menées par des scientifiques indépendants utilisant les équipements les plus modernes, ont exposé les preuves ultimes que les blocs de pyramides ne sont pas naturels. Vous pouvez trouver des articles ou des opinions s&rsquo;opposant à la théorie, mais tous préfèrent ignorer ces analyses indépendantes. <strong>Croire en la théorie de la pierre artificielle, ou la contredire, n&rsquo;est tout simplement plus pertinent. C&rsquo;est devenu un fait, une vérité</strong> qui est encore combattue par des gens à des fins irrationnelles.</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<h3><a id="stones-everywhere"></a>2- Il y a de la pierre partout. Pourquoi s&#8217;embêter à faire un béton ?</h3>
<p>C&rsquo;est le bon sens, n&rsquo;est-ce pas ? Or, vous pensez à l&rsquo;utilisation de pierres avec un esprit moderne, en terme d&rsquo;architecture. Pendant 3000 ans, les Égyptiens ont utilisé des pierres (artificielles ou taillées) uniquement à des fins religieuses : temples, tombes et statues. Où sont les maisons, où sont les palais, où sont les garnisons ? Ils ont été construits avec des briques crues. <strong>Pendant le temps des pyramides, il était interdit de tailler la pierre. La pierre artificielle porte un sens religieux spécifique lié à la création de la vie.</strong> Pour en savoir plus sur ce sujet, lisez l&rsquo;extrait étendu à propos du « <a href="#religion">contexte religieux. »</a></p>
<p>Si ce n&rsquo;est pas assez convainquant :</p>
<blockquote><p>Des récentes études scientifiques utilisant des équipements très puissants et modernes ont révélé la preuve ultime que les pierres pyramides sont synthétiques. <em>Croire en la théorie de la pierre artificielle, ou la contredire, n&rsquo;est tout simplement plus pertinent. C&rsquo;est devenu un fait, une vérité.</em></p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<h3><a id="fossil-shells"></a>3- Nous voyons des coquillages fossiles, donc c&rsquo;est une pierre naturelle.</h3>
<p>La pierre artificielle contient environ 90% d&rsquo;agrégats minéraux naturels (ici des nummulites, des coquillages fossiles) et entre 5 et 10% de liant géopolymère synthétique. Certains adversaires croient que nous prétendons que la chimie des géopolymères fabrique des coquillages fossiles in situ, ce qui est absurde. <strong>Mais d&rsquo;où proviennent les coquillages fossiles ? <a href="#theory">De la carrière où nous extrayons les agrégats de pierre naturelle.</a></strong> C&rsquo;est comme prétendre que le béton moderne est une pierre taillée et naturelle car il contient des granulats de sable naturel et de pierre naturelle ! <strong>Si les pierres étaient taillée, pourquoi tous les coquillages sont-ils intacts ? Pourquoi aucun d&rsquo;eux n&rsquo;est coupé ?</strong></p>
<p>Il y a des preuves que les pierres calcaires viennent de différentes carrières. Puisqu&rsquo;on en connait l&rsquo;origine, sans aucun doute la pierre est naturelle ? Pour fabriquer le béton de calcaire ré-aggloméré, il faut bien que les 90% d&rsquo;agrégats de calcaire viennent de quelque part. Bien sûr, ils proviennent du même endroit ! Ainsi, les gens ont 90% des chances d&rsquo;analyser un agrégat naturel (ici, le coquillage fossile nummulite) et déclarent que la théorie de la pierre artificielle est erronée, en passant à côté des 10% de liant synthétique.</p>
<p>Si ce n&rsquo;est pas assez convainquant :</p>
<blockquote><p>Des récentes études scientifiques utilisant des équipements très puissants et modernes ont révélé la preuve ultime que les pierres pyramides sont synthétiques. <em>Croire en la théorie de la pierre artificielle, ou la contredire, n&rsquo;est tout simplement plus pertinent. C&rsquo;est devenu un fait, une vérité.</em></p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<h3><a id="same-dimensions"></a>4- Si c&rsquo;est une pierre semblable à du béton, tous les blocs auraient les mêmes dimensions. Mais ils sont tous différents.</h3>
<p>Avant la première pyramide construite en pierre, les anciens Égyptiens construisirent de très gros monuments en briques crues. Nous trouvons les vastes remparts des temples funéraires de la deuxième dynastie, comme celui de Khasekhemwy (2 730 av. J.C). Son mur massif est en briques d&rsquo;argile crues, donc dans un matériau moulé. Il est généralement admis, puisque ces briques ont été travaillées dans des moules, que leur dimension doit être uniforme. Or, c&rsquo;est faux. <strong>Malgré la fabrication de moules, les briques d&rsquo;argile ont environ 5 tailles différentes, ce qui implique l&rsquo;utilisation de plusieurs modèles. <a href="#invention">Nous trouvons ces différences de proportions dans toutes les pyramides.</a></strong> Cette hétérogénéité donne aux monuments la capacité de résister aux tremblements de terre en évitant l&rsquo;amplification des ondes sismiques.</p>
<p>Si ce n&rsquo;est pas assez convainquant :</p>
<blockquote><p>Des récentes études scientifiques utilisant des équipements très puissants et modernes ont révélé la preuve ultime que les pierres pyramides sont synthétiques. <em>Croire en la théorie de la pierre artificielle, ou la contredire, n&rsquo;est tout simplement plus pertinent. C&rsquo;est devenu un fait, une vérité.</em></p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<h3><a id="expert-disagree"></a>5- Un scientifique / expert a analysé les pierres et prétend qu&rsquo;elles sont naturelles, donc vous avez tort !</h3>
<p>Les méthodes d&rsquo;analyse utilisées aujourd&rsquo;hui par les géologues ne sont pas pertinentes. Ces méthodes servent essentiellement à <strong>CLASSER</strong> mais pas à déterminer les types naturels ou artificiels. Ils ne peuvent pas faire de différence entre un minéral naturel et un minéral synthétique. En effet, <a href="//www.geopolymer.org/fr/archeologie/pyramides/les-pyramides-3-la-formule-linvention-de-la-pierre/">la molécule d&rsquo;un minéral</a> est par essence toujours la même, qu&rsquo;elle soit naturelle ou artificielle, sinon ce serait une autre molécule, donc un autre minéral. De plus, les experts / scientifiques qui s&rsquo;attaquent à la théorie de la ré-agglomération ont rarement des connaissances ou des compréhensions de la chimie des géopolymères. Ils ne sauront pas comment analyser cela et passeront à côté de l&rsquo;évidence. <strong>Les opposants ont-ils déjà analysé un géopolymère et acquis un peu de compréhension ? Jamais !</strong> Demandez à voir leurs articles scientifiques sur les géopolymères, s&rsquo;ils en ont déjà publié un. Regardez de près leurs études : ils affirment que les pierres <span class="tlid-translation translation" lang="fr"><span class="" title="">ont les caractéristiques de roches naturelles</span></span>, et ce sont leurs seules revendications. Ils sous-entendent que le géopolymère est intrinsèquement artificiel et donc que son caractère synthétique se verrait tout de suite, ignorant superbement les <a href="//www.geopolymer.org/fr/archeologie/pyramides/les-pyramides-3-la-formule-linvention-de-la-pierre/">principes de la géochimie</a>. Leurs ignorances des géopolymères <a href="#geolnot">les trompent</a>. À notre connaissance, <strong>aucun géologue n&rsquo;a encore publié une étude comparative</strong> entre une pierre géopolymère contemporaine de type calcaire avec coquillage fossile et une antique pierre des pyramides. <strong>Ils critiquent le système sans avoir la moindre idée de quoi nous parlons.</strong> Cela conduit à un débat improductif avec des résultats peu concluants. Le géopolymère est une science dure, pas une discipline spéculative. Pour montrer la géopolymérisation et la nature artificielle du matériau, ils doivent travailler avec des méthodes plus puissantes. Ces outils sont rarement utilisés par eux. <strong><a href="#analysis">Des études ont été faites avec des équipements modernes et puissants,</a> et tous montrent que les pierres sont artificielles. Les opposants préfèrent les ignorer, ils n&rsquo;ont pas les compétences pour les critiquer.</strong></p>
<p>Pour en savoir plus, voici notre réponse aux 3 articles des géologues les plus souvent cités par les opposants. Nos arguments sont si simples qu&rsquo;<strong>aucune connaissance scientifique n&rsquo;est requise</strong> pour les comprendre. <strong>Il est temps de mettre un terme à cette pseudo-science.</strong> Lire: <a href="https://www.geopolymer.org/fr/archeologie/pyramides/graves-mensonges-des-geologues/">Les graves mensonges des géologues</a></p>
<p>Si ce n&rsquo;est pas assez convainquant :</p>
<blockquote><p>Selon des récentes études scientifiques, <em>croire en la théorie de la pierre artificielle, ou la contredire, n&rsquo;est tout simplement plus pertinent. C&rsquo;est devenu un fait, une vérité.</em></p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<h3><a id="granite"></a>6- On trouve des blocs de granit mal dégrossis et taillés. Donc, votre théorie est fausse.</h3>
<p>Nous n&rsquo;avons jamais prétendu que le granit était artificiel (un autre ouï-dire). En effet, le granit n&rsquo;est pas taillé (ils n&rsquo;ont pas les bons outils) mais a été fendu (une compétence très différente). Vous pouvez lire ci-dessous dans l&rsquo;extrait étendu à propos du « <a href="#religion">contexte religieux</a> » pourquoi ils ont utilisé le granit, parce qu&rsquo;il représente le pays du sud. Le granit n&rsquo;a pas été taillé dans une carrière, mais simplement tiré de roches individuelles trouvées en grande quantité dans la région d&rsquo;Assouan. Les rochers ont été divisés en faces bien lisses et finis, laissant un arrière-plan typiquement brut. <strong>Ils représentent moins de 0,1% du total des blocs.</strong> Les travailleurs ont eu 10 ans pour les installer dans la pyramide, et 10 ans pour sculpter un sarcophage unique quelle que soit la technique dont ils disposaient. Bref, cela ne nous préoccupe pas ! Nous nous intéressons aux 99,9% des blocs de calcaire. Pour Kheops, il faut placer un bloc toutes les 3 minutes.</p>
<p>Si ce n&rsquo;est pas assez convainquant :</p>
<blockquote><p>Des récentes études scientifiques utilisant des équipements très puissants et modernes ont révélé la preuve ultime que les pierres pyramides sont synthétiques. <em>Croire en la théorie de la pierre artificielle, ou la contredire, n&rsquo;est tout simplement plus pertinent. C&rsquo;est devenu un fait, une vérité.</em></p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<h3><a id="unofficial"></a>7- L&rsquo;analyse en faveur de la théorie de la pierre artificielle est invalide car elle n&rsquo;est pas officielle.</h3>
<p>Vrai. Les égyptologues sont des historiens, des linguistes, des archéologues mais aucun n&rsquo;est un scientifique des matériaux. Donc, il n&rsquo;y aura jamais d&rsquo;analyse officielle effectuée par eux, <strong>ils s&rsquo;appuieront toujours sur des experts comme nous.</strong> Soit dit en passant, est-ce que les adversaires sont officiels ? Existe-t-il des réfutations officielles publiées ? Et la personne avec qui vous parlez, qui est contre la théorie de la pierre ré-agglomérée, est-ce une personne officielle qui exprime un avis officiel ? Absolument pas, jamais, aucun d&rsquo;entre eux ne peut le prétendre. <strong>Son argument n&rsquo;a pas plus de valeur que le vôtre. Vous êtes au même niveau ! Et à propos des nombreuses théories de la taille, sont-elles officielles ? Est-ce qu&rsquo;ils font la promotion d&rsquo;une nouvelle théorie de la taille non officielle ?</strong> (voir ci-dessus)</p>
<p>Si ce n&rsquo;est pas assez convainquant :</p>
<blockquote><p>Des récentes études scientifiques utilisant des équipements très puissants et modernes ont révélé la preuve ultime que les pierres pyramides sont synthétiques. <em>Croire en la théorie de la pierre artificielle, ou la contredire, n&rsquo;est tout simplement plus pertinent. C&rsquo;est devenu un fait, une vérité.</em></p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<h3><a id="other"></a>8- Une autre nouvelle étude / enquête montre quelque chose d&rsquo;étrange dans les pyramides&#8230;</h3>
<p>Aucune des études récentes, utilisant de nouveaux outils et équipements de haute technologie, n&rsquo;est en contradiction avec la théorie de la pierre artificielle. C&rsquo;est souvent le contraire, <strong>elle peut être interprétée comme une nouvelle preuve de la ré-agglomération.</strong> Chaque fois, ils soulèvent de nouvelles questions et énigmes que les théories de la taille ne peuvent pas répondre, alimentant les spéculations les plus folles.</p>
<p>Et, à propos :</p>
<blockquote><p>Des récentes études scientifiques utilisant des équipements très puissants et modernes ont révélé la preuve ultime que les pierres pyramides sont synthétiques. <em>Croire en la théorie de la pierre artificielle, ou la contredire, n&rsquo;est tout simplement plus pertinent. C&rsquo;est devenu un fait, une vérité.</em></p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<h3><a id="aliens"></a>9- Les extra-terrestres et/ou une ancienne civilisation avancée ont construit les pyramides.</h3>
<p>Ces personnes lisent toutes les théories contradictoires, non officielles et nombreuses sur la taille, et parce qu&rsquo;elles posent plus de questions que de réponses, elles imaginent une solution radicale : une super civilisation doit l&rsquo;avoir fait. <strong>Nous considérons cette croyance comme une insulte au génie de l&rsquo;humanité, comme si l&rsquo;Homo sapiens était une créature stupide et ce que nous croyons être des réalisations humaines est une fraude.</strong> La chimie des géopolymères utilisée pour construire les pyramides est <a href="#theory">une technologie très simple</a>, beaucoup plus facile que vous ne le pensez. Ils ont tous les ingrédients à proximité. C&rsquo;est une évolution naturelle d&rsquo;une technologie trouvant son origine dans des liants minéraux, des céramiques, des pigments, des minerais et des chimie connues. Elle donne des résultats extraordinaires, mais avec une connaissance simple. Il est beaucoup plus compliqué de faire des outils en cuivre, ou de la métallurgie en général, en sélectionnant le bon minerai (il y en a beaucoup qui se ressemblent), en utilisant le bon processus au bon moment et à la bonne température…</p>
<p>&nbsp;</p>
<p class="infobox note ">Plus de photos, dessins, détails, d&rsquo;informations, de vidéos sont <a href="//www.geopolymer.org/fr/archeologie/pyramides/">disponibles sur cette page.</a> Seul un long résumé est publié ci-dessous.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2><a id="ext-abstract"></a>Résumé étendu de la théorie avec une liste simplifiée d&rsquo;arguments</h2>
<p><img decoding="async" class="alignleft wp-image-1502" src="//www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Couv-batir-Pyramides-sans-pierres-ni-esclaves.jpg" alt="" width="300" height="474" srcset="https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Couv-batir-Pyramides-sans-pierres-ni-esclaves.jpg 518w, https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Couv-batir-Pyramides-sans-pierres-ni-esclaves-190x300.jpg 190w, https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Couv-batir-Pyramides-sans-pierres-ni-esclaves-13x20.jpg 13w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" />Le professeur Joseph Davidovits, dans ses livres <a href="//www.davidovits.info/ils-ont-bati-les-pyramides-la-nouvelle-histoire-des-pyramides/"><em>Ils ont bâti les pyramides</em></a> (2002), <a href="//www.editionsjcgodefroy.fr/livre/la-nouvelle-histoire-des-pyramides/"><em>La nouvelle histoire des pyramides</em></a> (2004), <a href="//www.editionsjcgodefroy.fr/livre/batir-les-pyramides-sans-pierres-ni-esclaves/"><em>Bâtir les Pyramides sans pierres ni esclaves ?</em></a> (2017) présente une théorie sur la construction des pyramides : celles-ci ont été bâties en employant de la pierre ré-agglomérée (du calcaire naturel traité comme un béton puis moulé), et non à l&rsquo;aide d&rsquo;énormes blocs taillés et traînés sur des rampes. Initialement publiée à New York en 1988 sous le titre <em>The pyramids: an enigma solved</em>, cette thèse est reprise dans les livres récemment publiés en français avec une importante mise à jour des éléments concrets absents de la première édition américaine.</p>
<p>La théorie est basée sur des analyses scientifiques, des éléments archéologiques, des textes hiéroglyphes ainsi que des aspects religieux et historiques. À l&rsquo;opposé des autres théories ne cherchant qu&rsquo;une explication technique aux pyramides du plateau de Guizeh, voire uniquement à celle de Khéops, sa théorie est une présentation globale de la construction de <strong>toutes</strong> les pyramides d&rsquo;Égypte pendant 250 ans, de la première de Djoser à celles en briques crues.</p>
<table>
<tbody>
<tr>
<td>A- <a href="#theory">Théorie</a> (formule, matériaux, analyses)</td>
<td>B- <a href="#archeo-evidence">Les preuves</a> (hiéroglyphes, croissance et déclin, religion)</td>
</tr>
<tr>
<td>C- <a href="#against-carving">Arguments contre les théories de la taille</a></td>
<td>D- <a href="#notes">Notes and références</a></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>&nbsp;</p>
<h3><a id="theory"></a>A- Théorie</h3>
<ol>
<li><strong>La formule et les matériaux utilisés : </strong></li>
</ol>
<p>Le matériau le plus important est le calcaire. Les analyses du géochimiste allemand D.D. Klemm [1] démontrent que 97 à 100% des blocs proviennent de la couche de calcaire tendre et argileuse située dans l&rsquo;Oued (wadi) en contrebas du plateau de Guizeh. Or, d&rsquo;après l&rsquo;égyptologue M. Lehner [2], les Égyptiens employèrent un calcaire tendre et friable, <strong>inutilisable comme pierre de taille</strong>. Les ouvriers n&rsquo;ont pas mis en œuvre le calcaire dur et dense situé à proximité des pyramides, sauf à de rares exceptions pour les restaurations ultérieures. Le géologue L. Gauri [3] démontre que ce calcaire est fragile, car il inclut des matériaux argileux (notamment une argile kaolinite) sensibles à l&rsquo;eau expliquant l&rsquo;extrême fragilité du corps du Sphinx, alors que sa tête, taillée dans la couche géologique dure et dense, a résisté à 4000 ans d&rsquo;érosion.</p>
<p>Ce calcaire argileux tendre, trop fragile pour être une pierre de taille, est bien adapté à l&rsquo;agglomération. De plus, il contient naturellement des ingrédients géopolymériques réactifs, comme l&rsquo;argile kaolinitique, indispensable pour fabriquer la colle géologique (le ciment de liaison) et assurer la géosynthèse.</p>
<p>Il n&rsquo;est pas nécessaire de <em>broyer</em> cette pierre, car elle se <em>désagrège facilement</em> avec l&rsquo;eau du Nil pendant les inondations (l&rsquo;Oued ou Wadi est rempli d&rsquo;eau à ce moment) pour former une boue calcaire. À cette boue, on ajoute des matériaux géologiques réactifs (la <em>mafkat</em>, un silicate hydraté de cuivre et d&rsquo;alumine, surexploitée au temps de Khéops dans les mines du Sinaï) [4], le sel <em>natron égyptien</em> (carbonate de soude, présent massivement dans le Wadi Natrum), et de la <em>chaux</em> provenant de cendres de plantes et de bois [5]. On transporte cette boue de calcaire dans des paniers, on la verse, puis la tasse dans des moules (faits en bois, pierre, brique crue), directement sur le chantier. La méthode est identique à celle du pisé, encore utilisé aujourd&rsquo;hui.</p>
<p>Ce calcaire, ré-aggloméré par réaction géochimique, durcit naturellement pour fournir des blocs résistants. Les blocs sont ainsi constitués de 90 à 95% de calcaire naturel en agrégats avec les coquillages fossiles, et de 5 à 10% de colle géologique (ciment dit « géopolymérique ») à base d&rsquo;alumino-silicates.</p>
<p><a id="geolnot"></a></p>
<ol start="2">
<li><strong>Pourquoi les géologues ne voient rien ?</strong></li>
</ol>
<p>Cela tient à la colle géologique qui, bien qu&rsquo;artificielle, est vue par les géologues soit comme une impureté, donc inutile à étudier, soit comme un liant naturel. Au mieux, les outils d&rsquo;analyses et les méthodes de travail des géologues prennent le ciment pour un « liant micritique » parfaitement naturel. Une pierre calcaire artificielle contenant 15% de liant synthétique a été fabriquée par Joseph Davidovits et soumise à des géologues qui n&rsquo;ont rien soupçonné [6].</p>
<p>Un géologue non formé à la chimie des géopolymères affirmera de bonne foi que les pierres sont naturelles.</p>
<p>&nbsp;</p>
<ol start="3">
<li><strong> <a id="chemical"></a>La formule chimique :<br />
</strong></li>
</ol>
<p>La géosynthèse consiste à faire réagir l&rsquo;argile kaolinite (naturellement incluse dans le calcaire de Guizeh) avec de la soude caustique (cf. formule chimique 1). Pour fabriquer cette soude caustique, on fait intervenir le natron égyptien (carbonate de sodium) et la chaux éteinte (issue de cendres de plantes) (cf. formule chimique 2). On obtient alors de la soude qui va réagir avec l&rsquo;argile.</p>
<p>Mais le plus intéressant est que cette réaction chimique crée du calcaire pur ainsi que de l&rsquo;hydrosodalite (un minéral appartenant à la famille des feldspathoïdes ou des zéolithes). [6]</p>
<p><u>Formule chimique 1:<br />
</u>Si<sub>2</sub>O<sub>5</sub>,Al<sub>2</sub>(OH)<sub>4</sub> + 2NaOH = &gt; Na<sub>2</sub>O.2SiO<sub>2</sub>Al<sub>2</sub>O<sub>3</sub>.nH<sub>2</sub>O<br />
argile kaolinite + soude =&gt; hydrosodalite</p>
<p><u>Formule chimique 2:<br />
</u>Na<sub>2</sub>CO<sub>3</sub> + Ca(OH)<sub>2</sub> = &gt; 2NaOH + CaCO<sub>3<br />
</sub>Carbonate de sodium (natron égyptien) + chaux éteinte =&gt; soude + calcaire</p>
<p><u>Résumé de la formule chimique du liant de la pierre ré-agglomérée:<br />
</u>argile + natron + chaux =&gt; feldspathoïde + calcaire (<strong>c&rsquo;est-à-dire une pierre naturelle</strong>)</p>
<p>Le liant de la pierre ré-agglomérée est le résultat d&rsquo;une géosynthèse (un géopolymère) qui crée deux minéraux naturels : le calcaire et le feldspath hydraté (feldspathoïde). <strong>On comprend pourquoi les géologues peuvent être facilement trompés.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<ol start="4">
<li><strong> <a id="analysis"></a>Les analyses scientifiques : </strong></li>
</ol>
<p>Maintenant que de plus en plus de scientifiques acceptent et appuient la théorie, certains ont décidé de mener des recherches sans mon aide et sans demander l&rsquo;approbation des égyptologues, donc en toute indépendance des deux parties.</p>
<p>Les méthodes d&rsquo;analyses couramment utilisées par les géologues ne sont pas pertinentes. Ils ne peuvent pas faire de différence entre un mineral naturel et un mineral synthétique. En effet, la molécule d&rsquo;un minéral est par essence toujours la même, qu&rsquo;elle soit naturelle ou synthétique, sinon elle serait une autre molécule, donc un autre minéral. Pour démontrer le caractère artificiel, il faut employer des méthodes plus puissantes (analyses par synchrotron, microscopie électronique à balayage SEM et à transmission TEM, la Résonnance Magnétique Nucléaire, Paléomagnétisme, Particle Induced Gamma-Ray Emission, Particle Induced X-Ray Emission, Fluorescence X, Diffraction RX). Ces outils sont rarement utilisés dans cette situation. Des études ont été faites, toutes démontrent que <strong>les pierres des pyramides sont artificielles</strong>. [7]</p>
<p>Cette dernière étude de paléomagnétisme est simplement la preuve ultime que les blocs de pyramides ne sont pas naturels. Vous pouvez trouver des documents ou des opinions variés sur la théorie, mais tous préfèrent ignorer ces analyses indépendantes. <strong>Croire en la théorie de la pierre artificielle, ou la contredire, n&rsquo;est tout simplement plus pertinent. C&rsquo;est devenu un fait, une vérité</strong> qui est encore combattue par des gens à des fins irrationnelles.</p>
<p>On peut citer les articles scientifiques suivants :</p>
<ul>
<li>Paleomagnetic investigation of the Great Egyptian Pyramids, Igor Túnyi and Ibrahim A. El-hemaly, Europhysics News 2012, 43/6, 28-31.</li>
<li>Were the casing stones of Senefru’s Bent Pyramid in Dahshour cast or carved? Multinuclear NMR evidence, Kenneth J. D. MacKenzie, M. E. Smith, A. Wong, J. V. Hanna, B. Barryand M. W. Barsoum, Mater. Lett., 2011, 65, 350.</li>
<li>Microstructural Evidence of Reconstituted Limestone Blocks in the Great Pyramids of Egypt, Barsoum M.W., Ganguly A. and Hug G., J. Am. Ceram. Soc. 89[12], 3788-3796, 2006.</li>
<li>The Enigma of the Construction of the Giza Pyramids Solved?, Scientific British Laboratory, Daresbury, SRS Synchrotron Radiation Source, 2004.</li>
<li>PIXE, PIGE and NMR study of the masonry of the pyramid of Cheops at Giza, Guy Demortier, NUCLEAR INSTRUMENTS and METHODS in PHYSICS RESEARCH B, B 226, 98 &#8211; 109 (2004).</li>
<li>X-Rays Analysis and X-Rays Diffraction of casing stones from the pyramids of Egypt, and the limestone of the associated quarries., Davidovits J., Science in Egyptology; A.R. David ed.; 1986; Proceedings of the « Science in Egyptology Symposia »; Manchester University Press, UK; pp.511-520.</li>
<li>Differential thermal analysis (DTA) detection of intra-ceramic geopolymeric setting In archaeological ceramics and mortars., Davidovits J.; Courtois L., 21st Archaeometry Symposium; Brookhaven Nat. Lab., N.Y.; 1981; Abstracts P. 22.</li>
<li>How Not to Analyze Pyramid Stone, Morris, M. JOURNAL OF GEOLOGICAL EDUCATION, VOL. 41, P. 364-369 (1993).</li>
<li>Comment a-t-on construit les Pyramides: polémique chez les Égyptologues, HISTORIA Magazine, Paris, No 674, fév. 2003, dossier pp. 54-79 (2003).</li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<h3><a id="archeo-evidence"></a>B- Les preuves archéologiques</h3>
<ol>
<li><strong>Les textes hiéroglyphes : </strong></li>
</ol>
<p>L&rsquo;Égypte des pharaons est bien connue grâce à ses nombreuses stèles, fresques et papyri décrivant toutes sortes de savoirs religieux, scientifiques, techniques, l&rsquo;artisanat, l&rsquo;agriculture, la médecine, l&rsquo;astronomie, &#8230; Or, il n&rsquo;existe aucun document hiéroglyphique décrivant la construction des pyramides avec des pierres taillées, des rampes, des traîneaux en bois. À l&rsquo;inverse, de nombreux textes montrent que les anciens Égyptiens possédaient la connaissance de la pierre de synthèse:</p>
<p>La <strong>Stèle de la Famine</strong> se trouve sur l&rsquo;île de Séhel près d&rsquo;Éléphantine, gravée sur un rocher. Elle met en scène le dieu Khnoum, le pharaon Djoser et son architecte Imhotep, constructeur de la première pyramide de Saqqarah. Cette inscription contient 650 hiéroglyphes désignant soit des roches et des minéraux, soit leurs procédés de transformation. Dans la colonne 12, on peut lire: « <em>Avec ces produits (minéraux) ils ont bâti (&#8230;) la tombe royale (la pyramide)</em>« . Dans les colonnes 18 à 20, le dieu Khnoum donne à Djoser les minéraux nécessaires à la construction de ces monuments sacrés. Cette liste ne fait pas mention des traditionnelles pierres dures et compactes de construction comme le calcaire (ainr-hedj), le grès monumental (ainr-rwdt) ou le granit d&rsquo;Assouan (mat). En étudiant ce texte, on constate qu&rsquo;on ne peut pas construire une pyramide ou un temple avec de simples minéraux, sauf s&rsquo;ils sont employés pour fabriquer le liant de la pierre ré-agglomérée. [8]</p>
<p>La <strong>stèle d&rsquo;Irtysen C14 du Musée du Louvre</strong> est une autobiographie du sculpteur Irtysen sous un des pharaons Mentouhotep, XIe dynastie (2000 av. J.-C.). Elle présente la technique de fabrication des statues en pierres synthétiques (« pierre coulée »). [9]</p>
<p>La <strong>fresque de Ti</strong>, Ve dynastie (2450 av. J.-C.), illustre le travail de sculpteurs d&rsquo;une statue en bois, la confection d&rsquo;une statue en pierre et le mélange dans des vases. Cette fresque montre parfaitement la différence entre tailler une statue (ici en bois avec les signes hiéroglyphes décrivant l&rsquo;opération de la taille), le façonnage d&rsquo;une statue (en pierre synthétique avec les signes hiéroglyphes représentant l&rsquo;action de « synthétiser », « faite de main d&rsquo;homme »), et le mélange des produits chimiques caustiques pour façonner cette statue dans des vases en céramique. [10]</p>
<p>&nbsp;</p>
<ol start="2">
<li><strong> <a id="invention"></a>L&rsquo;invention de la pierre ré-agglomérée: croissance et déclin d&rsquo;une technologie</strong></li>
</ol>
<p>Avant la première pyramide édifiée en pierre, les anciens Égyptiens ont érigé des monuments très imposants en briques d&rsquo;argile crue. Ce sont les grandes enceintes des temples funéraires de la IIe dynastie, dont celui de Khasekhemwy (2730 av. J.-C.). Sa muraille massive est en briques d&rsquo;argile crue, donc en matériau moulée. Il est généralement admis, puisque ces briques ont été façonnées dans des moules, que leur dimension doit être uniforme. Or, c&rsquo;est faux. Bien qu&rsquo;ayant été fabriquées dans des moules, les briques d&rsquo;argiles sont d&rsquo;environ 5 tailles différentes, impliquant l&rsquo;usage de plusieurs gabarits. <strong>Ces différences de proportions se retrouveront dans toutes les pyramides.</strong> Cette hétérogénéité permet aux monuments de résister aux séismes en évitant l&rsquo;amplification de l&rsquo;onde sismique dans le bâtiment.</p>
<p>20 ans plus tard, Djoser ordonne à Imhotep de lui construire un monument pour l&rsquo;éternité en pierre. Le scribe <strong>Imhotep est l&rsquo;inventeur de la pierre ré-agglomérée</strong> (2650 av. J.-C.) et <strong>l&rsquo;architecte de la première pyramide d&rsquo;Égypte</strong>. Au lieu d&rsquo;utiliser la brique d&rsquo;argile crue, il remplace simplement l&rsquo;argile par un calcaire ré-aggloméré et garde la même technique de moulage de briques. C&rsquo;est pourquoi la première pyramide est faite en petites briques qui grossissent en dimension au fur et à mesure que l&rsquo;invention est maîtrisée. Les briques sont fabriquées sur le lieu d&rsquo;extraction de la pierre, dans l&rsquo;Oued (Wadi à l&rsquo;est du complexe [11]) au moment de la crue du Nil, puis portées et placées sur la pyramide.</p>
<p>Son invention, héritée du pisé et de la brique crue, se perfectionne lors de l&rsquo;édification des pyramides des IIIe et IVe dynasties. À partir de la petite brique de calcaire de Saqqarah, la dimension des pierres augmente graduellement. Pour les pyramides de Meidoum et la Romboïdale, les blocs sont produits près du site et montés sur la pyramide. Il y a toujours un Oued (Wadi) à proximité pour désagréger le calcaire facilement avec de l&rsquo;eau et préparer le mélange lors des crues du Nil.</p>
<p>À compter de la pyramide rouge de Snéfrou (à Daschour), les blocs sont fabriqués sur place, car les dimensions sont trop importantes pour être transportées.<strong> </strong></p>
<p>À Guizeh, certaines pierres (notamment celles du temple de Khefren) atteignent plus de 30 tonnes. Comment les auraient-ils taillées simplement avec des outils en cuivre tendre, sans roue ni poulie ?<strong> </strong></p>
<p>D&rsquo;après Guy Demortier [12], ré-agglomérer des blocs sur place simplifie grandement les problèmes de logistique. Au lieu des 25.000 à 100.000 ouvriers nécessaires pour la taille [13], il déduit que l&rsquo;occupation du site ne dépassa jamais 2300 personnes, ce que confirme l&rsquo;égyptologue M. Lehner à propos de ses fouilles du village des ouvriers à Guizeh.</p>
<p>Le déclin de la technologie en pierre agglomérée se manifeste avec la pyramide de Mykérinos qui ne représente que 7% en volume de celle de Khéops. Pourquoi cette pyramide est-elle soudainement si petite ? Ce déclin aurait été causé par une brusque réduction des ressources en minéraux réactifs, comme l&rsquo;épuisement des principales mines du Sinaï à la fin de la IVe dynastie. Les expéditions de B. Rothenberg [4] montrèrent qu&rsquo;on avait extrait d&rsquo;énormes quantités de <em>turquoises</em> et de <em>chrysocolles</em> (appelées <em>mafkat</em> en égyptien), quantités excluant leur utilisation en orfèvrerie et décoration, comme le confirme l&rsquo;égyptologue Sydney Aufrère [14].</p>
<p>Le déclin résulterait aussi d&rsquo;une catastrophe écologique et agricole limitant radicalement la production de chaux provenant des cendres de plantes brûlées à cet effet. Si on brûle plus qu&rsquo;on ne peut produire ou renouveler, une famine ou un désastre écologique peut survenir. Analysée par D.D. Klemm [15], la chaux, présente dans les mortiers des IIIe et IVe dynasties, disparaît dans celles des Ve et VIe. En effet, les pyramides suivantes, et notamment celle d&rsquo;Ouserkaf, premier roi de la Ve dynastie, sont ridiculement petites comparées à celle de Mykérinos. Elles étaient recouvertes à l&rsquo;origine d&rsquo;un revêtement de calcaire qui cachait la masse des blocs naturels mal agencés. Cette pyramide n&rsquo;est qu&rsquo;un assemblage disparate de pierres couvrant une chambre funéraire faite, cette fois, en pierre ré-agglomérée et protégée par d&rsquo;énormes linteaux de plusieurs dizaines de tonnes. Seul le cœur de ces pyramides est fabriqué avec soin, le reste étant assemblé de manière précaire, car les matériaux réactifs se font rares. On est donc en <strong>présence d&rsquo;un tout autre système qui ne peut être expliqué par la pierre taillée</strong>. Si les pyramides de Guizeh avaient été taillées, comment expliquer une telle chute de qualité architecturale alors que la pierre est un matériau abondant ? La taille aurait permis une qualité de construction équivalente comparée à celles de Guizeh, même avec des pyramides d&rsquo;une hauteur plus raisonnable, mais ce n&rsquo;est pas le cas.</p>
<p>Face à un appauvrissement des ressources, à partir de la XIIe dynastie (1990-1780 av. J.-C.), le pharaon Amenemhat I et ses successeurs construisent des <strong>pyramides en briques crues</strong>. Mais là aussi, seule la chambre funéraire est construite en pierre ré-agglomérée avec grand soin. Pourtant, les Égyptiens n&rsquo;ont pas choisi de tailler la pierre pour le corps des pyramides lui préférant la brique crue, alors qu&rsquo;ils disposaient d&rsquo;outils en bronze plus durs, plus aptes à tailler la pierre.</p>
<p>On constate alors que la technologie de la pierre ré-agglomérée, après un essor formidable, une maîtrise parfaite du procédé, une exploitation intense de ses ressources, a débouché sur un déclin architectural et surtout extrêmement rapide. Un épuisement des ressources minières en réactifs chimiques, et un désastre écologique et agricole expliquent ce déclin. [16] [17]</p>
<p>&nbsp;</p>
<ol start="3">
<li><strong> <a id="religion"></a>Le contexte religieux : </strong></li>
</ol>
<p>Pourquoi cette nécessité de construire en pierre agglomérée ou de conserver le système de l&rsquo;agglomération alors qu&rsquo;ils pouvaient tailler la pierre ?</p>
<p>Chez les anciens Égyptiens, la pierre avait une <em>valeur sacrée</em>, utilisée uniquement à des fins religieuses qui interdisaient son utilisation dans des bâtiments à usage profane (construits plutôt en brique de limon, argile et bois, jamais en pierre). Ce n&rsquo;est que sous les Ptolémées, 2000 ans après les pyramides, que la pierre devint un matériau de construction banal. Les causes de cette distinction sont religieuses.</p>
<p>La civilisation égyptienne s&rsquo;étire sur plus de 3000 ans et, contrairement à ce que pense le grand public, elle n&rsquo;est pas homogène. Ainsi, il y a <strong>2 genèses expliquant la création du monde</strong>; deux divinités distinctes revendiquent la création du monde et de l&rsquo;homme: <strong>Khnoum</strong> et <strong>Amon</strong>.</p>
<p>Le dieu Khnoum est vénéré durant l&rsquo;Ancien et le Moyen Empire (3000 à 1800 av. J.-C.). Il est représenté sous la forme d&rsquo;un homme à tête de bélier aux cornes horizontales. Il personnifie le Nil nourricier et à Éléphantine, Thèbes, Héracléopolis, Memphis, il est le dieu créateur. Dans son acte de création, il « <strong>pétrit</strong> » l&rsquo;humanité sur son tour de potier avec le limon du Nil et d&rsquo;autres minéraux comme la <em>mafkat</em>, le <em>natron</em>, à l&rsquo;instar de la genèse biblique et coranique. Cela ne donne pas une argile quelconque, mais une pierre appelée « ka », c&rsquo;est-à-dire l&rsquo;âme qui n&rsquo;est pas esprit, mais pierre éternelle. Khnoum et toutes les incarnations divines de Râ sont matérialisés par l&rsquo;acte de fabrication de la pierre. Son signe hiéroglyphique est un vase de pierre dure comme ceux des époques nagadéennes (3500 à 3000 av. J.-C.). Ainsi, sous l&rsquo;Ancien Empire, l&rsquo;acte d&rsquo;agglomération avait pour but de reproduire l&rsquo;intervention divine lors de la création du monde et de l&rsquo;âme humaine.</p>
<p>Pour les deux principaux pharaons de l&rsquo;Ancien Empire, Djoser et Khéops, les liens avec Khnoum sont attestés par les découvertes archéologiques (cf. la Stèle de la Famine). Aussi, le véritable nom de Khéops est <em>Khnoum-Khoufou</em> (que le dieu Khnoum protège Khéops). <strong>Khéops aurait-il attaché son nom à un dieu secondaire?</strong> Non, Khnoun est bien un dieu majeur. C&rsquo;est simplement la perception du panthéon égyptien qui n&rsquo;est pas correcte.</p>
<p>Amon est le second démiurge. Il n&rsquo;est à l&rsquo;origine qu&rsquo;une divinité insignifiante. Il devient dieu dynastique lors de la XIIe dynastie (1800 av. J.-C.), mais il n&rsquo;est pas encore démiurge, rôle toujours réservé à Khnoum. Puis, il devient le « roi des dieux » et les prêtres lui donnent le pouvoir de création du monde. Dans le mythe de la genèse, Amon est identifié à une montagne sacrée et il « <strong>taille</strong> » chaque être dans une partie de lui-même, c&rsquo;est-à-dire à même la montagne sacrée. Amon et toutes les incarnations divines d&rsquo;Amon-Râ sont donc matérialisés par l&rsquo;acte de la taille de la pierre, et sont à l&rsquo;origine des monuments du Nouvel Empire, comme ceux de Ramsès II, 1300 ans après les pyramides.</p>
<p>On comprend alors pourquoi les tombes ne sont plus sous des pyramides, symboles d&rsquo;agglomération, mais sous une montagne sacrée, la Vallée des Rois, symbole d&rsquo;Amon. De même, les temples sont construits en pierre taillée avec grands soins et les obélisques sont appelés les « doigts d&rsquo;Amon ». Comme durant l&rsquo;Ancien Empire, où le nom de Khnoum (« celui qui lie ») se trouve dans le nom complet de Khéops (Khnoum-Khoufou), le nom d&rsquo;Amon (« celui qui est caché ») se rencontre dans les noms des pharaons du Nouvel Empire comme Amenhotep.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><a id="against-carving"></a>Arguments opposés à la théorie de la taille</h3>
<p>Voici les arguments avancés par les partisans de la taille pour démontrer que cette technique était celle utilisée à l&rsquo;époque de la construction des pyramides. Or, ces preuves sont anachroniques, elles datent du Moyen et Nouvel Empire, époques où l&rsquo;on taillait la pierre, et non de l&rsquo;Ancien Empire, le temps des pyramides.</p>
<p>L&rsquo;extraction des blocs aurait été faite au moyen de coins de bois que l&rsquo;on mouille pour faire éclater la pierre. Or, D.D. Klemm démontre que cette technique primitive n&rsquo;a été utilisée que très tardivement par les Romains. Chaque période a laissé des traces distinctes de taille dans les carrières permettant ainsi de les dater, sauf au temps des pyramides qui n&rsquo;ont pas de trace. [18]</p>
<p>Le bas relief de Djehoutihotep illustre le transport sur un traîneau d&rsquo;une statue colossale [19]. De même, R. Stadelman découvrit que les ouvriers d&rsquo;Amenemhat II avaient transporté par traîneaux des pierres dérobées de la pyramide de Snéfrou, utilisée comme une vulgaire carrière. Ces deux événements eurent lieu sous la XIIe dynastie (1800 av. J.-C.), soit <strong>700 ans après la construction des pyramides</strong>.</p>
<p>La stèle de Toura montre un bloc de pierre tiré sur un traîneau par des bœufs [20]. Elle ne constitue pas une preuve parce qu&rsquo;encore une fois, elle date d&rsquo;environ <strong>1000 ans après la construction des grandes pyramides</strong>.</p>
<p>La fresque de Rekhmiré présente des tailleurs de pierres en train de dresser des blocs avec des outils en bronze. Mais ces nouveaux outils étaient inconnus des constructeurs de pyramides <strong>1300 ans auparavant</strong>.</p>
<p>Les rampes seraient en briques d&rsquo;argile crue, de plusieurs kilomètres de long (qu&rsquo;elles soient droites ou hélicoïdales, sans parler du problème du passage aux tournants), représentant une masse de matériaux considérable. Chaque équipe devrait asperger le sol avec de l&rsquo;eau pour faciliter le glissement du traîneau. Mais l&rsquo;action de l&rsquo;eau transforme la rampe en une pente savonneuse et très glissante. Après le passage de plusieurs équipes, elle se serait <strong>couverte de boue où traîneaux et tireurs s&rsquo;enliseraient !</strong></p>
<p>Il n&rsquo;existe <strong>aucune théorie officielle de la taille, du halage des blocs sur des traîneaux et des rampes.</strong> Au lieu de cela, environ une <strong>vingtaine proposent leurs solutions</strong>. Ces théories ne sont pas basées sur des textes hiéroglyphes, ne correspondent pas à la technologie trouvée sur les sites archéologiques, et ne tiennent pas compte du contexte historique et religieux. Ces théories se focalisent sur la pyramide de Khéops, la plus remarquable, mais ne peuvent s&rsquo;appliquer aux pyramides qui la précèdent, ni aux suivantes, et encore moins à celles en brique crue.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><a id="notes"></a>Notes et références</h3>
<p>[1] Klemm, Steine und Steinbrüche in Alten Ägypten, Springer Verlag Berlin Heidelberg, 1993.<br />
[2] M. Lehner, The Development of the Giza Necropolis: The Khufu project, Mitteilungun des Deutschen Institutes, Abteilung Kairo, 41, p. 149, 1985.<br />
[3] L. Gauri, Geological study of the Sphinx, Newsletter American Research Center in Egypt, No 127, pp. 24-43, 1984.<br />
[4] B. Rothenberg, Sinai exploration 1967-1972, Bulletin, Museum Haaretz Tel Aviv, 1972, p. 35<br />
[5] J. Davidovits, Ils ont bâti les pyramides, éd. J-C Godefroy, Paris, 2002, pp. 161-162, 307-311<br />
[6] J. Davidovits, La nouvelle histoire des pyramides, éd. J-C Godefroy, Paris, 2004, pp. 57-58 et 72<br />
[7] See ref. [5] and [6] for comprehensive bibliographics notes and debates with geologists.<br />
[8] Pyramid Man-Made Stone, Myths or Facts, III. The Famine Stela Provides the Hieroglyphic Names of Chemicals and Minerals Involved in the Construction , Davidovits J., 5th Int. Congress of Egyptology, Cairo, Egypt, 1988; Egyptian Antiquities Organization; EGY; 1988; pp. 57-58 in Résumés des Communications. See also ref. [5] and [6].<br />
[9] J. Davidovits, Ils ont bâti les pyramides, éd. J-C Godefroy, Paris, 2002, pp. 229-236<br />
[10] J. Davidovits, La nouvelle histoire des pyramides, éd. J-C Godefroy, Paris, 2004, pp. 145-150<br />
[11] M. Lehner, The Complete Pyramids, Thames and Hudson, 1997, p. 83<br />
[12] G. Demortier, La construction de la pyramide de Khéops, Revue des questions scientifiques, Bruxelles, 2004, Tome 175, p. 341-382<br />
[13] M. Lehner, The Complete Pyramids, Thames and Hudson, 1997, p. 224<br />
[14] Sydney Aufrère, L&rsquo;univers minéral dans la pensée égyptienne, IFAO, Le Caire, 1991, Volume 2, p. 494<br />
[15] D.D. Klemm and R. Klemm, Mortar evolution in the old kingdom of Egypt, Archaeometry &rsquo;90, Birkhaüser Verlag, Basel, Suisse, 1990, pp. 445-454<br />
[16] J. Davidovits, Ils ont bâti les pyramides, éd. J-C Godefroy, Paris, 2002, pp. 297-328<br />
[17] J. Davidovits, La nouvelle histoire des pyramides, éd. J-C Godefroy, Paris, 2004, pp. 207-228<br />
[18] Klemm, The archaeological map of Gebel el Silsila, 2nd Int. Congress of Egyptologists, Grenoble, 1979, Session 05.<br />
[19] J. P. Adam, l&rsquo;Archéologie devant l&rsquo;imposture, éd. Robert Laffont, Paris, 1975, p. 158<br />
[20] Vyze-Perring, The Pyramids of Gizeh, Vol. III, p. 99</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Pyramide: le paléomagnétisme démontre la nature artificielle des pierres.</title>
		<link>https://www.geopolymer.org/fr/archeologie/pyramides/pyramide-le-paleomagnetisme-demontre-la-nature-artificielle-des-pierres/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Éditeur]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Jan 2013 15:34:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Pyramides]]></category>
		<category><![CDATA[égypte]]></category>
		<category><![CDATA[géopolymère]]></category>
		<category><![CDATA[pierre]]></category>
		<category><![CDATA[pyramide]]></category>
		<category><![CDATA[ré-agglomeration]]></category>
		<category><![CDATA[recherche]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.geopolymer.org/fr/?p=819</guid>

					<description><![CDATA[Depuis le début de sa recherche, de nombreux « experts » suggéraient à J. Davidovits de réaliser des expériences de paléomagnétisme. En effet au moment de leur solidification, les pierres s’imprègnent du champ magnétique local, en intensité et en direction. La direction de ce champ varie avec les âges. Si les blocs de la pyramide [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="page" title="Page 43">
<div class="layoutArea">
<div class="column">
<p>Depuis le début de sa recherche, de nombreux « experts » suggéraient à J. Davidovits de réaliser des expériences de paléomagnétisme. En effet au moment de leur solidification, les pierres s’imprègnent du champ magnétique local, en intensité et en direction. La direction de ce champ varie avec les âges. Si les blocs de la pyramide ont des orientations magnétiques différentes, c’est qu’ils ont été montés de façon aléatoire, après avoir été extraits des carrières, puis taillés. En revanche, si les blocs ont la même orientation magnétique sud-nord, cela prouverait que la solidification s’est faite à leur emplacement actuel, à un âge géologique extrêmement récent. Donc, ces blocs auraient été fabriqués manuellement par l’homme, sur place.</p>
<p>Il était évident que ce type de test apporterait des réponses favorables ou défavorables. Cependant, comme pour toutes les autres analyses, J. Davidovits estimais qu&rsquo;il ne devait pas les faire soi-même. Il attendit donc que des physiciens géologues spécialistes de cette discipline se saisissent d’eux-mêmes de la question et entreprennent une expérimentation. Cela prit du temps, car aucun des «experts» du début ne voulut, ou ne put, entreprendre cette étude. Les conseilleurs ne sont jamais les payeurs. Cela se vérifie ici. Ce fut chose faire en 2012 avec la publication de Túnyi et El-Hemaly dans la revue <em>Europhysics News</em>, sous le titre <em>Paleomagnetic investigation of the Pyramids</em>. Ces deux géophysiciens firent une étude paléomagnétique des pierres des pyramides de Chéops et de Khephren pour déterminer si la théorie du calcaire artificiel était valide ou non.<br />
<img decoding="async" class="aligncenter size-medium wp-image-1847" src="//www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Capture-d’écran-2019-12-21-à-08.12.39-300x207.jpg" alt="" width="400" height="267" /></p>
<p>Ils avaient lu, 3 ans auparavant, dans cette même revue, un article écrit par Guy Demortier, lui-même membre de la Société européenne de Physique. Son article avait pour titre «Revisiting the Construction of Egyptian Pyramids », <em>Europhysic News</em>, 40/7, 07. Igor Túnyi est un geophysicien et paléomagnétiste au Geophysical Institute of the Slovak Academy of Sciences, Bratislava, Slovaquie (il est décédé récemment à la suite d&rsquo;une longue maladie). Ibrahim A. El-hemaly est un géophysicien du National Research Institute of Astronomy and Geophysics, au Caire. Ils prélevèrent des échantillons sur Chéops et Khephren et d’autres échantillons le furent dans les carrières de Mokattan et d’Helwan, à titre de comparaison. La figure indique la localisation des échantillons. L’article ne contenant pas de photos, J. Davidovits a relié ces sites d’échantillonnage avec des photographies prises sur le site et provenant de sa collection.</p>
<p>&nbsp;</p>
<figure id="attachment_1845" aria-describedby="caption-attachment-1845" style="width: 709px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" class="size-full wp-image-1845" src="//www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/échantillons-paleo.png" alt="" width="709" height="702" srcset="https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/échantillons-paleo.png 709w, https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/échantillons-paleo-150x150.png 150w, https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/échantillons-paleo-300x297.png 300w" sizes="(max-width: 709px) 100vw, 709px" /><figcaption id="caption-attachment-1845" class="wp-caption-text">Localisation des échantillons sur les pyramides<br />et dans la carrière adjacente à Khephren. N = le nord géographique. Les flèches des lieux d’échantillons n° 1, 2 et 5 indiquent<br />les vecteurs de polarisation magnétique sud-nord (paléo-directions). Les échantillons 3, 4 et 7 sont du calcaire géologique naturel. L’échantillon Nr 6 est mal défini. D’après Europhysics News, volume 43, n° 6, 2012.</figcaption></figure>
<p>Nous avons :</p>
<p>Nr 1: coin sud-est de Khephren; il correspond aux blocs énormes individuels de la base.<br />
Nr 2: coin sud-ouest; bloc individuel identique à ceux situés au-dessus des terrasses, à la 6e assise.<br />
Nr 3: une des 5 terrasses taillées à même la couche géologique.<br />
Nr 4: extrait du front de la tranchée de la couche géologique.<br />
Nr 5 : bloc individuel identique aux blocs de Chéops, mais côté est.<br />
Nr 6 : à l’est, côté sud, bloc individuel (pas de photo).<br />
Nr 7 : au sud, côté est, reste du piton géologique de calcaire (pas de photo).</p>
<p>Les échantillons Nr 3, Nr 4 et Nr 7 correspondent à la définition d’un calcaire géologique datant de l’Eocène (30 millions d’années). Les graphiques montrent que les échantillons Nr 1, Nr 2, et Nr 5 indiquent des vecteurs de polarisation magnétique suivant la direction sud-nord. Ces échantillons semblent donc artificiels.</p>
<p>D’après les auteurs, l’étude du paléomagnétisme a permis de valider l’hypothèse du béton de calcaire géopolymère pour les pyramides de Gizeh. Si l’on met de côté les échantillons provenant de la couche géologique calcaire, les blocs individuels 1, 2 et 5 sont des blocs de béton calcaire géopolymère. Le bloc Nr 6 n’est pas clairement défini. Il pourrait être un bloc individuel de calcaire géopolymère qui aurait été bougé. Il montre une orientation inverse de celle de l’échantillon 5, à savoir une rotation selon l’axe nord-sud.</p>
<p>Voir: Igor Túnyi et Ibrahim A. El-hemaly, (2012), Paleomagnetic investigation of the great egyptian pyramids, <em>Europhysics News</em> <strong>43</strong>/6, 28-31.</p>
<p>Dans ses livres « <em>La Nouvelle Histoire des Pyramides</em> » et « <em>Bâtir les pyramides sans pierres ni esclaves</em>« , le professeur Joseph Davidovits a montré clairement l&#8217;emplacement des blocs de calcaire naturel et des terrasses (voir essentiellement le Circuit du Plateau des Pyramides de Gizeh). Par exemple, on sait que, pour la pyramide de Khephren, plus du quart du volume de la pyramide est en pierre naturelle; c&rsquo;est la pierre calcaire du plateau, taillée en terrasse et qui constitue les 5 premières assises de la pyramide. Pour plus de renseignement allez à <a href="//www.geopolymer.org/fr/archeologie/pyramides/les-pyramides-4-videos-telechargement-chapitre-1">Livre Pyramide</a>.</p>
<p>&nbsp;</p>
</div>
</div>
</div>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Pierre de Pyramide artificielle: nouvelle analyse</title>
		<link>https://www.geopolymer.org/fr/archeologie/pyramides/pierre-de-pyramide-artificielle-nouvelle-analyse-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 14 Jul 2011 11:57:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Pyramides]]></category>
		<category><![CDATA[artificielle]]></category>
		<category><![CDATA[égypte]]></category>
		<category><![CDATA[pierre]]></category>
		<category><![CDATA[pyramide]]></category>
		<category><![CDATA[recherche]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.geopolymer.org/fr/?p=515</guid>

					<description><![CDATA[Une nouvelle analyse scientifique démontre la nature artificielle des pierres des Pyramides d&#8217;Égypte. L&#8217;article dont le titre est « Were the casing stones of Senefru&#8217;s Bent Pyramid in Dahshour cast or carved? Multinuclear NMR evidence » (Les pierres de revètement de la Pyramide Rhomboidale à Dahshour sont-elles agglomérées ou taillées? Évidence par l&#8217;analyse RMN multinucléaire), a été [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Une nouvelle analyse scientifique démontre la nature artificielle des pierres des Pyramides d&rsquo;Égypte. L&rsquo;article dont le titre est <em>« Were the casing stones of Senefru&rsquo;s Bent Pyramid in Dahshour cast or carved? Multinuclear NMR evidence » </em> (Les pierres de revètement de la Pyramide Rhomboidale à Dahshour sont-elles agglomérées ou taillées? Évidence par l&rsquo;analyse RMN multinucléaire), a été publié récemment dans <em>Materials Letters</em> 65 (2011) 350–352, par une équipe internationale composée de: Kenneth J.D. MacKenzie (MacDiarmid Institute for Advanced Materials and Nanotechnology, Victoria University of Wellington, New Zealand), Mark E. Smith, Alan Wong, John V. Hanna (Department of Physics, University of Warwick, Coventry, CV4 7Al, UK), Bernard Barry (Institute of Geological and Nuclear Sciences, Lower Hutt, New Zealand) et Michel W. Barsoum (Department of Materials Science and Engineering, Drexel University, Philadelphia, PA 19104, USA).</p>
<p>Voici la traduction du résumé: « On a comparé les spectres de résonnance RMN 29Si, 27Al et 43Ca d&rsquo;une pierre de revètement extérieur de la Pyramide Rhomboidale à Dahshour, Égypte, avec deux carrières de pierre calcaire de la région. Les résultats de la RMN suggèrent que les pierres des revètements sont constituées par des grains de calcaire provenant des carrières de Tura, cimentés par un gel amorphe de silicate de calcium artificiellement fabriqué par l&rsquo;homme, peut-être par addition de silice, comme la terre de diatomée originaire du Fayoum. »</p>
<p class="infobox info ">Dernière nouvelle sur le documentaire NOVA mini-pyramide « This Old Pyramid ». Pour en savoir plus sur cette fraude, allez à <a href="http://www.davidovits.info">Le fiasco de la mini-pyramide de NOVA</a></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Chef d&#8217;oeuvre d&#8217;Amenophis Fils de Hapou, les Colosses de Memnon</title>
		<link>https://www.geopolymer.org/fr/archeologie/civilisation/colosses-de-memnon-chef-doeuvre-damenophis-fils-de-hapou/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 02 Oct 2009 14:22:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Civilisation]]></category>
		<category><![CDATA[amenhotep]]></category>
		<category><![CDATA[amenophis fils de hapou]]></category>
		<category><![CDATA[antiquité]]></category>
		<category><![CDATA[artificielle]]></category>
		<category><![CDATA[égypte]]></category>
		<category><![CDATA[fresque]]></category>
		<category><![CDATA[geosynthèse]]></category>
		<category><![CDATA[pierre]]></category>
		<category><![CDATA[statue]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.geopolymer.org/fr/?p=267</guid>

					<description><![CDATA[Le texte d&#8217;Amenophis (Amenhotep) Fils de Hapou (pages 1-2) La fresque du Temple Mémorial (page 3). Les colosses de quartzite Les deux colosses de Memnon (énormes statues) sont placés à l’entrée du temple funéraire d’Amenhotep III, situé sur la rive Ouest du Nil (au pied de la Vallée des Rois), à présent totalement détruit. Ce [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><strong><em><br />
Le texte d&rsquo;Amenophis (Amenhotep) Fils de Hapou (pages 1-2)<br />
La fresque du Temple Mémorial (page 3)</em>.</strong>
</p>
<p style="text-align: left;"><strong>Les colosses de quartzite</strong></p>
<p>Les deux colosses de Memnon (énormes statues) sont placés à l’entrée du temple funéraire d’Amenhotep III, situé sur la rive Ouest du Nil (au pied de la Vallée des Rois), à présent totalement détruit. Ce sont des monolithes de 1300 tonnes, d’une dimension sans pareille, d’une nature exceptionnelle, fabriqués dans un des matériaux les plus durs qui soient, assimilé à une brèche siliceuse quartzite. Ces deux immenses figures assises sur leur trône cubique, ainsi que leur piédestal rectangulaire, ont été confectionnés dans une matière de couleur jaune brun, très difficile sinon impossible à tailler.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="//www.geopolymer.org/wp-content/uploads/colosses-memnon.jpg"><img decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-541" title="colosses-memnon" src="//www.geopolymer.org/wp-content/uploads/colosses-memnon.jpg" alt="" /></a><br />
Les Colosses de Memnon, avec Joseph Davidovits au premier plan (1979).</p>
<p>Le grand savant-scribe Amenophis Fils de Hapou (1435-1356 av. J.-C.), au lieu de découper des statues monolithiques dans la roche dure, eût la chance de localiser des quantités suffisantes d’un matériau meuble, d’où sa désignation sous des termes flatteurs de pierre quartzite miraculeuse : <em>bia-t</em>. Les agrégats de quartzite provenant de la carrière du Gebel el-Ahmar, près du Caire, à 700 km au Nord de Thèbes, ont dû être agglomérés avec des colles géologiques, des liants préparés à partir de minéraux siliceux trouvés peut-être au Gebel Tingar, localisé à 50 km au Sud. L’ensemble, le bia-t aggloméré, formerait ainsi une brèche quartzite provenant à la fois du Nord et du Sud.</p>
<p>Au cours d’un débat public avec un égyptologue, celui-ci exprima l’avis de l’égyptologie sur cette controverse, de la façon suivante:<br />
« <em>Si les analyses géochimiques indiquent deux provenances différentes pour la pierre quartzite, c’est pour une raison magique et cohérente : le colosse du Nord fut taillé dans la carrière du Gebel el-Ahmar, au Nord, près du Caire, et le colosse du Sud dans la carrière du Gebel Tingar, au Sud, près d’Assouan.</em> »</p>
<p>Cela semble simple, mais est totalement erroné, car le matériau d’origine des deux colosses est identique. Seule la restauration conduite sous l’empereur romain Tibère fut réalisée avec des blocs de quartzite extraits de la carrière du Sud. Le consensus voulu par l’égyptologie pour gommer le problème constitue une désinformation.</p>
<p><strong>Le texte d’Amenophis Fils de Hapou</strong></p>
<p>Sur sa statue biographique à Karnak, Amenophis Fils de Hapou décrit la construction de ces statues colossales. Les termes techniques étant incompris, la traduction courante, dont celle de A.Varille publiée en 1968, devient assez fantaisiste et ne signifie rien. Le texte (voir ci-dessous) comporte des mots savants très précis expliquant l’emploi de la technologie de l’agglomération plus précisément à l&rsquo;aide d&rsquo;une pâte de pierre «  comme la fabrication du pain » -, à l’aide d’un moule (une boite) construit spécialement par ses ouvriers. Pour les détails voir le Chapitre 6 du livre récent présenté ci-après. On y trouve les hiéroglyphes, leur translittération, ainsi que deux traductions : (a) celle de l’égyptologue Alexandre Varille et (b) celle de Joseph Davidovits. De nombreuses divergences se font jour chaque fois qu’il est question de termes spécialisés dont certains furent déjà discutés dans d’autres documents (voir par exemple la Stèle de la Famine, la Stèle d’Irtysen dans les livres Ils ont bâti les pyramides et La nouvelle histoire des Pyramides).</p>
<p style="text-align: center;">
<strong>La fabrication des Colosses de Memnon (les termes techniques sont soulignés)<br />
a) traduction des égyptologues<br />
b) Nouvelle traduction par Joseph Davidovits</strong><br />
<a href="//www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/memnon.png"><img decoding="async" class="size-full wp-image-295 aligncenter" title="memnon" src="//www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/memnon.png" alt="" width="500" height="671" srcset="https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/memnon.png 1200w, https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/memnon-223x300.png 223w, https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/memnon-768x1032.png 768w, https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/memnon-762x1024.png 762w, https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/memnon-15x20.png 15w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" /></a></p>
<p>Les égyptologues traduisent l&rsquo;expression technique « faire comme le pain » par « solides comme le ciel » ou « stables comme le ciel » ce qui ne veut rien dire du tout.  La technique de fabrication du pain désigne une technologie basée sur l&#8217;emploi d&rsquo;une pâte de pierre travaillée comme une pâte de pain, pour en faire une pierre géopolymère.</p>
<p><strong><em>Le grand scribe-savant égyptien Amenophis Fils de Hapou est le Patriache Joseph de la Bible.</em></strong></p>
<p>Professeur Joseph Davidovits présente son 5e livre sur la civilisation égyptienne, en relation avec la  Bible, publié aux Éditions Jean-Cyrille Godefroy, Paris.</p>
<p style="text-align: center;"><strong>sortie le 29 september 2009 en librairie</strong><br />
<a href="//www.geopolymer.org/wp-content/uploads/couverture.jpg"><img decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-543" title="couverture" src="//www.geopolymer.org/wp-content/uploads/couverture.jpg" alt="" width="288" height="414" /></a></p>
<p>En 1935 à Karnak, en Égypte, deux égyptologues français A. Varille et C. Robichon découvrent une fresque en piteux état dans les ruines du temple mémorial d’Aménophis Fils de Hapou,le plus éminent scribe et savant de l’Égypte, grand chancelier du pharaon Amenhotep III, père du pharaon monothéiste Akhenaton.<br />
Récemment, 75 ans plus tard, l’auteur constate que le texte de cette fresque est repris mot pour mot dans la Bible, Genèse 41, lorsque Pharaon installe le Patriarche Joseph aux commandes de toute l’Égypte. Le scribe Aménophis Fils de Hapou et le Patriarche Joseph sont donc une seule et même personne. De plus, la fresque contient un détail surprenant qui souligne son authenticité. En effet, dans Genèse 41, Pharaon nomme Joseph : çaphenat-paneah (sapnath-panéakh), un nom qui ne signifie rien en hebreux, mais qui doit être d’origine égyptienne. Or l’auteur découvre que çaphenat-paneah est le nom égyptien Amenophis Fils de Hapou, lut à l’envers, de gauche à droite, l’hébreu se lisant de droite à gauche. Le détail surprenant de la fresque est que, précisément, le nom d’Amenophis est aussi écrit en hiéroglyphe à l’envers. Il y a donc concordance absolue entre le texte de la fresque et celui de la Bible.</p>
<p>Pour en savoir plus allez à <a href="http://www.davidovits.info">Livre: Et de cette fresque naquit la Bible</a>.</p>
<p>Vous pouvez également visionner la video de présentation de cette fresque, sa découverte par A. Varille ainsi qu&rsquo;une interview à<br />
<a href="http://www.davidovits.info/343/presentation-video-de-joseph-amenophis-fils-de-hapou">Vidéo-Amenophis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Fabrication de céramique brun-noire LTGS dans la Préhistoire et l&#8217;antiquité</title>
		<link>https://www.geopolymer.org/fr/archeologie/civilisation/fabrication-de-ceramique-brun-noire-ltgs-dans-la-prehistoire-et-lantiquite/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 Jun 2006 09:27:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Civilisation]]></category>
		<category><![CDATA[antiquité]]></category>
		<category><![CDATA[céramique]]></category>
		<category><![CDATA[rép.-tchèque]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.geopolymer.org/fr/news/fabrication-de-ceramique-brun-noire-ltgs-dans-la-prehistoire-et-lantiquite</guid>

					<description><![CDATA[Joseph Davidovits a au cours des Symposium d’Archéométrie de 1980, 1981, 1982 et 1984 montré comment on pouvait fabriquer des céramiques entre 50°C et 500°C à l’aide du procédé LTGS Low Temperature Geopolymeric Setting . Les résultats obtenus avec le procédé LTGS sont très surprenants et très intéressants du point de vue archéologique, comme par [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Joseph Davidovits a au cours des Symposium d’Archéométrie de 1980, 1981, 1982 et 1984 montré comment on pouvait fabriquer des céramiques entre 50°C et 500°C à l’aide du procédé LTGS <a href="/fr/applications/brique-ltgs-materiau-de-construction-a-bas-cout">Low Temperature Geopolymeric Setting</a> . Les résultats obtenus avec le procédé LTGS sont très surprenants et très intéressants du point de vue archéologique, comme par exemple la fabrication de céramique dont la surface est d’une intense couleur noire identique en apparence à celle des céramiques Européennes préhistoriques (Dolni Vestonice, 25,000 B.C.), et des poteries Etrusques de type Bucchero Nero (630 av. J.C.) et de type Impasto Marrone (650 av. J.C.).</p>
<h2>Céramique noire Paléolithique (25,000 B.C.) </h2>
<p><strong>La Vénus de Dolni Vestonice</strong></p>
<p>La plus ancienne céramique jamais fabriquée se trouve dans le Musée d’Anthropologie de Brno, République Tchèque. Prof. Joseph Davidovits à examiné la <a href="http://www.davidovits.info/43/ma-rencontre-avec-la-venus-de-dolni-vestonice-vieille-de-25000-ans">Vénus de Dolni Vestonice</a> , et il écrit :</p>
<blockquote><p>“J’avais encore dans la tète l’image de la Vénus en calcaire jaune exposée au Musée de Vienne, Autriche, pour être très surpris par celle-ci. Elle ne fut pas travaillée dans de la pierre tendre, mais fabriquée en terre cuite. J’étais donc en présence de la plus ancienne céramique réalisée par l’Homo Sapiens il y a 25.000 ans (&#8230;) On nous enseigne que la poterie en terre cuite ne fut inventée qu’au Néolithique, 15.000 ans plus tard. Et pourtant, j’étais bien en présence d’un objet obtenu par l’art du feu, à une époque où, logiquement, les hommes préhistoriques ne maîtrisaient pas cette technique.”</p></blockquote>
<p style="text-align:center;"><img decoding="async" id="image139" src="//www.geopolymer.org/wp-content/uploads/2006/06/Venus1.jpg" alt="Venus of Dolni Vestonice" /><br />
<em>Vénus de Dolni Vestonice (Musée d’Anthropologie de Brno, République Tchèque)</em></p>
<p>La technique de fabrication de cette Vénus est très proche de celle employée 23.000 ans plus tard dans la production des céramiques Étrusques noires, les fameux Bucchero Nero (voir ci-dessous). Joseph Davidovits et Frédéric Davidovits ont reproduit cette technologie ultra simple, dans leur jardin, à Saint-Quentin.</p>
<p style="text-align:center;"><img decoding="async" id="image145" src="//www.geopolymer.org/wp-content/uploads/2006/06/essaiLTGSnoir.jpg" alt="LTGS noir" /><br />
<em>Essais en terra cota brun-noire (LTGS) par J. Davidovits et F. Davidovits , 1999</em> </p>
<h2>Céramique Étrusque, Bucchero Nero (750 B.C.)</h2>
<p>La civilisation Etrusque eut son apogée avant la fondation de l’Empire de Rome (Tarquinia, Cerveteri, Orvieto, Veio, Chiusi). Au lieu de préconiser des procédés de cuisson compliqués mettant en oeuvre des températures de 900°C et plus et des atmosphères fortement réductrices, avec le LTGS, la couleur noire s’obtient à une température aussi basse que 250°C.</p>
<p style="text-align:center;"><img decoding="async" id="image144" src="//www.geopolymer.org/wp-content/uploads/2006/06/BuccheroNero.thumbnail.jpg" alt="Bucchero Nero" /><br />
<em>Vase Étrusque Bucchero Nero (Musée du Louvre, Paris)</em></p>
<p>L’étude sur la fabrication des céramiques noires Étrusques, le fameux Bucchero Nero, fut présentée à la 2e Conférence Internationale sur les Géopolymères, in 1999. Dans le livre récemment mis à jour <a href="/fr/formation/livre-geoplymer-chemistry-and-applications">Geopolymer Chemistry &#038; Applications</a>, les céramiques archéologiques sont pleinement développées aux chapitres 17 et 20. Vous pouvez aussi télécharger certains articles dans la <a href="/fr/category/bibliotheque/">Bibliothèque Géopolymère.</a>  </p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Les pyramides sont-elles faites en béton? (1)</title>
		<link>https://www.geopolymer.org/fr/archeologie/pyramides/les-pyramides-sont-elles-faites-en-beton-1/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Éditeur]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 Apr 2006 14:39:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Pyramides]]></category>
		<category><![CDATA[construction]]></category>
		<category><![CDATA[davidovits]]></category>
		<category><![CDATA[égypte]]></category>
		<category><![CDATA[géologie]]></category>
		<category><![CDATA[pierre]]></category>
		<category><![CDATA[pyramide]]></category>
		<category><![CDATA[ré-agglomeration]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.geopolymer.org/fr/?p=49</guid>

					<description><![CDATA[Les pyramides sont-elles faites en béton? Les pyramides (1) Sont-elles faites en béton? Les pyramides (2) Les preuves Les pyramides (3) La formule, l’invention de la pierre Les pyramides (4) Vidéos et livre Les pyramides (5) FAQ pour les partisans de la pierre artificielle Les pyramides (6) Graves mensonges des géologues Nouveau livre en français: [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h2 style="text-align: center;">Les pyramides sont-elles faites en béton?</h2>
<p style="text-align: center;"><strong><em><a href="//www.geopolymer.org/fr/archeologie/pyramides/les-pyramides-sont-elles-faites-en-beton-1">Les pyramides (1) Sont-elles faites en béton?</a></em></strong><br />
<strong><em><a href="//www.geopolymer.org/fr/archeologie/pyramides/les-pyramides-2-les-preuves">Les pyramides (2) Les preuves</a></em></strong><br />
<strong><em><a href="//www.geopolymer.org/fr/archeologie/pyramides/les-pyramides-3-la-formule-linvention-de-la-pierre">Les pyramides (3) La formule, l’invention de la pierre</a></em></strong><br />
<strong><em><a href="//www.geopolymer.org/fr/archeologie/pyramides/les-pyramides-4-videos-telechargement-chapitre-1">Les pyramides (4) Vidéos et livre</a></em></strong><br />
<strong><em><a href="//www.geopolymer.org/fr/faq/faq-pour-les-partisans-de-la-pierre-artificielle/">Les pyramides (5) FAQ pour les partisans de la pierre artificielle</a></em></strong><br />
<strong><em><a href="//www.geopolymer.org/fr/archeologie/pyramides/graves-mensonges-des-geologues/">Les pyramides (6) Graves mensonges des géologues</a></em></strong></p>
<p><img decoding="async" class="wp-image-1502 alignright" src="//www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Couv-batir-Pyramides-sans-pierres-ni-esclaves.jpg" alt="" width="220" height="348" srcset="https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Couv-batir-Pyramides-sans-pierres-ni-esclaves.jpg 518w, https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Couv-batir-Pyramides-sans-pierres-ni-esclaves-190x300.jpg 190w, https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Couv-batir-Pyramides-sans-pierres-ni-esclaves-13x20.jpg 13w" sizes="(max-width: 220px) 100vw, 220px" />Nouveau livre en français: <em>Bâtir les Pyramides sans Pierres ni Esclaves? La science défie les égyptologues</em>, Editions Jean-Cyrille Godefroy, Paris, 2017, en librairie, Amazon, FNAC et autres, ou chez l&rsquo;éditeur à <a href="//www.editionsjcgodefroy.fr/livre/batir-les-pyramides-sans-pierres-ni-esclaves/"><em>Bâtir les Pyramides sans pierres ni esclaves ?</em></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p class="infobox tick">Une énorme fraude scientifique utilisée par les géologues pour discréditer notre recherche. Allez à <strong><a href="//www.geopolymer.org/fr/archeologie/pyramides/graves-mensonges-des-geologues/">Les pyramides (6) Graves mensonges des géologues. </a></strong></p>
<p>Dernière nouvelle sur le documentaire NOVA mini-pyramide « This Old Pyramid ». Pour en savoir plus sur cette fraude, allez à <strong><a href="http://www.davidovits.info">Le fiasco de la mini-pyramide de NOVA</a>.</strong></p>
<p>Si vous voulez savoir comme la connaissance a évolué après les pyramides cliquez sur les <a href="//www.geopolymer.org/fr/archeologie/civilisation/colosses-de-memnon-chef-doeuvre-damenophis-fils-de-hapou/">Colosses de Memnon</a>.</p>
<p class="infobox tick">Les études de paléomagnétisme soutiennent le concept de pierre artificielle. Allez à <strong><a href="//www.geopolymer.org/fr/archeologie/pyramides/pyramide-le-paleomagnetisme-demontre-la-nature-artificielle-des-pierres/">l&rsquo;Étude par paléomagnétisme</a>.</strong></p>
<div class="figureleft" style="width: 261px;">
<p><img decoding="async" src="/wp-content/uploads/pyramids_sun.jpg" alt="" /></p>
<p>Les pyramides de Gizeh ont plus de 5 millions de blocs de pierre calcaire, jusqu’ici considérées comme des pierres TAILLÉES, de nouvelles preuves montrent qu’elles ONT ÉTÉ MOULÉES avec un béton de calcaire.</p>
</div>
<p>Ce site Web présente comment les anciens Égyptiens ont construit les pyramides en utilisant des pierres artificielles, qui ressemblent exactement à des roches naturelles.</p>
<p>Les blocs de calcaire ont été moulés sur place, en utilisant une technologie de pointe qui a été perdue, nous laissant ainsi un mystère caché à l’intérieur des pierres de pyramide depuis des milliers d’années. Cette théorie donne assurément un nouveau coup de projecteur sur ce qui s’est vraiment produit en Egypte pendant cette période éloignée. Commencez la lecture du dossier…</p>
<p>Le fond scientifique, incluant les analyses, les formules, la fabrication des pierres sont révélées dans le livre récemment mis à jour <a href="/fr/formation/livre-geoplymer-chemistry-and-applications">Geopolymer Chemistry &amp; Applications</a> dans plusieurs chapitres, par exemple aux chapitres 5, 11, 13, 17 et 20. Le dernier livre grand public, en français, de J. Davidovits est <a href="http://www.davidovits.info/30/ils-ont-bati-les-pyramides-la-nouvelle-histoire-des-pyramides">La nouvelle histoire des Pyramides</a>. Le livre est également en vente à <a href="http://www.editionsjcgodefroy.fr/livre/la-nouvelle-histoire-des-pyramides/">un prix modéré en e-book</a>.</p>
<p>Que c&rsquo;est-il passé après les Pyramides? Pour en savoir plus allez à <a href="//www.geopolymer.org/fr/archeologie/civilisation/colosses-de-memnon-chef-doeuvre-damenophis-fils-de-hapou">Colosses de Memnon</a>.</p>
<h3>Chancelier et architecte de pharaon Djoser:</h3>
<div class="figureleft" style="width: 227px;">
<p><img decoding="async" src="/wp-content/uploads/imhotep_small.jpg" alt="" /></p>
<p>Imhotep fabricant une pierre</p>
</div>
<p><strong>LE GRAND PRÊTRE IMHOTEP A INVENTÉ LA FORMULE CHIMIQUE IL Y A 5000 ANS.</strong></p>
<p>Concepteur et constructeur de la PREMIÈRE PYRAMIDE de l’histoire, la pyramide à degrés à Saqqarah…</p>
<h3>Un scientifique français a résolu l’énigme des pyramides:</h3>
<div class="figureleft" style="width: 227px;">
<p><img decoding="async" src="/wp-content/uploads/davidovits_small.jpg" alt="" /></p>
<p>Prof. Davidovits examinant un bloc de calcaire</p>
</div>
<p><strong><a href="http://www.davidovits.info/">Prof. JOSEPH DAVIDOVITS</a> REDÉCOUVRE ARI-KAT, L’ANCIENNE TECHNOLOGIE DES EGYPTIENS.</strong></p>
<p>Une reproduction de douze tonnes de calcaire de pyramide a été moulée à l’INSTITUT GEOPOLYMERE à Saint-Quentin, France</p>
<p><span class="small"><em>Dans cette section: images 3D, quelques photos et textes d’après Relevant Television.</em></span></p>
<h2>Tailler la pierre est impossible, Partie 1</h2>
<div class="figureleft" style="width: 246px;">
<p><img decoding="async" src="/wp-content/uploads/carved_build.jpg" alt="" /></p>
<p>Recréation en 3D des pierres taillées et transportées en utilisant des rampes.</p>
</div>
<p>Des générations d’écoliers du monde entier ont été invitées à imaginer de vastes équipes de travailleurs égyptiens taillant les pierres, les transportant vers la pyramide et les levant jusqu’à ce que chacune ait été placée dans sa position exacte. Mais comment cela est-il réalisable ?</p>
<p>La grande pyramide de Kheops est composée d’environ 2,5 millions de blocs, la plupart pèsent deux tonnes et pourraient avoir été transportés par au moins soixante hommes. Mais certains pèsent jusqu’à soixante-dix tonnes et ne se trouvent pas à la base de la pyramide, mais à environ quarante mètres plus haut. Puisque que les anciens Égyptiens n’avaient pas encore la roue, ils auraient eu besoin de plus de deux mille hommes pour transporter chaque bloc.</p>
<p>Comment cette pyramide pouvait-elle avoir été érigée dans les 20 ans de règne du pharaon Kheops ? Pour accomplir cette tâche, au moins 400 blocs par jour auraient dû être placés depuis le premier jour de l’accession au trône du pharaon.</p>
<p>Les centaines de milliers d’hommes auraient travaillé simultanément – épaule contre épaule – dans l’espace d’un simple quartier d’une ville moderne. Mais cela n’est pas faisable. En de telles circonstances, les hommes n’auraient pas pu bouger.</p>
<p>Comment les anciens Égyptiens pouvaient avoir tailler ces pierres, qui sont extrêmement dures, avec seulement le plus primitif des outils ? Au mieux, ils auraient pu utiliser des scies de cuivre, et le cuivre est un métal si tendre, incapable de tailler les blocs durs de calcaire dont les premières pyramides sont construites.</p>
<p>Comment était-il possible de transporter les grandes pierres quand la roue n’avait pas encore été inventée et il n’y avait aucune poulie pour les lever en l’air ?</p>
<p>Si les pierres étaient taillées, comme la plupart des personnes le croient, où sont les fragments de pierres cassées, les gravats ? Le calcaire se fend facilement. Tailler 5 millions de tonnes de blocs de calcaire devrait avoir produit des millions de gravats et de fragments cassés. Pourtant, aucune trace n’a jamais été trouvée.</p>
<p>Comment une civilisation sans métaux durs pouvait-elle avoir découpé des millions de blocs de la grande pyramide, avec des dizaines de longueurs différentes et calculées avec précision, afin de les placer selon un schéma dans toute la structure pour éliminer la formation des joints verticaux ?</p>
<p>Comment ces joints entre les blocs adjacents ont-ils pu être réalisés avec une telle perfection ? Les joints entre les millions de blocs ont verticalement et horizontalement à peine plus de 2 millimètres de large. Comment les blocs ont-ils été coupés et nivelés sans machines entraînés par un moteur électrique ou de foret en diamant ?</p>
<p>La réponse a enfin été trouvée, et elle contredit totalement les théories de la taille. Les pyramides ont été moulées sur place. Assez curieusement, cette explication avait toujours été là, attendant d’être découverte, grâce à l’examen de ces pierres mystérieuses avec lesquelles les pyramides ont été construites.</p>
<h2>Tailler la pierre est impossible, Partie 2</h2>
<div class="figureleft" style="width: 174px;"><img decoding="async" src="/wp-content/uploads/pyramid.jpg" alt="" /></div>
<p>Depuis les années 1980, Joseph Davidovits démontre que les pyramides et les temples de l’Ancien Empire égyptien furent construits en calcaire aggloméré, et non pas avec des blocs de calcaire taillés et transportés depuis les carrières. Ce type de béton de calcaire, avec des coquillages fossilisés, aurait ainsi été moulé ou compacté dans des moules. Les ouvriers égyptiens ont extrait le matériau dans des carrières de calcaire relativement tendre, puis l’ont désagrégé avec de l’eau, mélangé cette pâte de calcaire à de la chaux et des ingrédients comme l’argile kaolinitique, le limon et le sel natron égyptien (carbonate de sodium) formant des tecto-alumino-silicates (geosynthèse). La boue de calcaire (incluant les coquillages fossiles) fut transportée dans des paniers puis versée, tassée ou compactée dans des moules (faits de bois, pierre, argile ou brique) placés sur l’aire des pyramides. Ce calcaire ré-aggloméré, lié in situ par réaction géopolymèrique (appelé ciment géopolymèrique), durcit en blocs de grande résistance. En 1979, au 2eme Congrès International des Égyptologues, à Grenoble en France, Joseph Davidovits présenta deux conférences. L’une exposa l’hypothèse que les blocs de pyramide ont été moulés comme du béton, au lieu d’être taillés. Une telle théorie était très dérangeante par rapport à la théorie classique avec ses centaines de milliers d’ouvriers participant à cet effort gigantesque. La deuxième conférence a souligné que des vases en pierre, fabriqués il y a 5000 ans par des artisans égyptiens, ont été faits en pierre dure synthétique (fait de main d’homme).</p>
<p>La recherche de J. Davidovits fut farouchement combattue par certains experts (égyptologues et géologues) qui n’hésitèrent pas à publier les attaques habituellement lancées contre toute nouvelle théorie. La théorie fut publiée aux USA en 1989 sous le titre: “The Pyramids: an enigma solved” (“les Pyramides : une énigme résolue”), Hippocrene Books, New York (4 impressions) puis par Dorset, New York. En 1998, Joseph Davidovits reprit son travail de recherche archéologique et présenta des nouveaux résultats mis à jour aux Congrès Geopolymer. (Voir les détails dans les <a href="/fr/archeologie/civilisation/articles-consacres-a-larcheologie-dans-les-actes-des-congres">Applications en archéologie aux Congrès</a>). Mais aussi, il publia en France des nouvelles éditions de ses livres depuis 2003, voir le site web de <a href="http://www.davidovits.info/">J. Davidovits</a> .</p>
<p>La théorie traditionnelle de la taille et du transport génère de nombreuses questions qui restent sans réponse. Les experts ne peuvent faire que des suppositions. Et les égyptologues admettent que le problème n’a pas été résolu de leur point de vue.</p>
<p>Il existe de très nombreuses théories sur la construction, et on continue à en inventer d’autres. Elles sont toutes basées sur la taille et le transport de la pierre naturelle en bloc, et aucune ne résout les problèmes posés. Par contre, la théorie d’agglomération par moulage ou compactage apporte instantanément les solutions à la majorité des problèmes de logistiques, ainsi qu’aux autres.</p>
<h2>Imhotep, l’Alchimiste</h2>
<h3 style="text-align: center;">LE GRAND PRÊTRE IMHOTEP INVENTA</h3>
<p>LA FORMULE CHIMIQUE IL Y A 5000 ANS</p>
<p>Concepteur et constructeur de la PREMIÈRE PYRAMIDE de l’histoire,</p>
<p>la pyramide à degrès de Saqqarah</p>
<div class="figureleft" style="width: 246px;">
<p><img decoding="async" src="/wp-content/uploads/p_imhotep_self.jpg" alt="" /></p>
<p>Représentation 3D du haut prêtre et alchimiste Imhotep.</p>
</div>
<p>Imhotep a conçu et construit la première pyramide de l’histoire humaine, la pyramide à degrés de Saqqarah, la première manifestation de la connaissance la plus élevée en Egypte antique.</p>
<p>Il a appartenu à une organisation fermée de prêtres appelés l’école des mystères “de l’oeil de Horus”, les gardiens exclusifs de la connaissance en Egypte antique.</p>
<p>Imhotep, dont le nom signifie “le sage qui vient dans la paix”, occupe une place particulière dans l’histoire. Il était vénéré en Egypte pendant trois mille ans – c’est-à-dire, de sa propre vie pendant le règne du Roi Djoser jusqu’aux conquêtes grecques et romaines en Egypte. Son père était l’architecte royal Kanofer, sa mère Khreduonkh, une noble héréditaire. À un âge très jeune, Imhotep entra en prêtrise et commença à vivre au temple d’Annu sur les rivages du Nil – un centre de la science et de la religion, avec une grande bibliothèque. Là, Imhotep apprit comment lire et écrire dans la langue symbolique des hiéroglyphes.</p>
<div class="figureleft" style="width: 246px;">
<p><img decoding="async" src="/wp-content/uploads/p_imhotep_vessel.jpg" alt="" /></p>
<p>Imhotep moulant un bloc de calcaire.</p>
</div>
<p>Imhotep laissa des plans de conceptions de temples qui étaient bâtis des milliers d’années après sa mort, comme indiqué par les hiéroglyphes de plusieurs temples. Il était géomètre, docteur en médecine, inventeur du Caduceus, le symbole actuel des médecins. La légende indique qu’Imhotep divisa les cieux en secteurs de 30º, connus aujourd’hui comme les zones du Zodiaque, pour noter les mouvements des étoiles et des constellations.</p>
<p>Un prêtre-scientifique comme Imhotep, pouvant faire les vases en pierre, bénéficia d’un statut spécial, puisque sa connaissance lui permit de donner la forme aux pierres, et la pierre pour les Egyptiens était le symbole de l’éternité. Après sa mort, il a été divinisé par les Egyptiens qui l’ont identifié à Thoth, la divinité à visage d’ibis, dieu de la sagesse. Les Gnostiques l’ont appelé Hermes Trismegistus, trois fois le grand, fondateur et l’origine de leur sagesse ésotérique.</p>
<h2>Davidovits, le Chimiste</h2>
<h3 style="text-align: center;">Prof. JOSEPH DAVIDOVITS, REDÉCOUVRE L’ANCIENNE</h3>
<p>TECHNOLOGIE EGYPTIENNE: ARI-KAT</p>
<p>Une reproduction de blocs de quatre tonnes de pierre calcaire de pyramide</p>
<p>ont été moulées à l’Institut Géopolymère à Saint Quentin en France</p>
<div class="figureleft" style="width: 246px;">
<p><img decoding="async" src="/wp-content/uploads/p_davi_checkstone.jpg" alt="" /></p>
<p>Prof. Davidovits examine des blocs de calcaire dans son laboratoire.</p>
</div>
<p>À l’institut Géopolymère de Saint-Quentin près de Paris, le <a href="http://www.davidovits.info/">Prof. Joseph Davidovits</a> recherche des ciments antiques, des nouveaux bétons, des nouvelles céramiques et liants pour l’industrie high tech. Il est renommé pour sa recherche dans une branche de la chimie dont l’étude principale est les géopolymères – un polymère minéral inorganique à base de molécules géologiques de silicium et d’aluminium.</p>
<p>Durant toute sa longue carrière professionnelle, Professeur Davidovits a enseigné dans des universités aux USA, a édité trois études importantes sur les pyramides et a fait breveter un certain nombre de produits originaux qui utilisent des processus sophistiqués dans la fabrication du ciment, céramique et liant. En 1998, il a été élevé au grade de “Chevalier de l’Ordre National du Mérite” en France en reconnaissance de sa recherche et de ses nombreux brevets dans une branche innovatrice de la chimie connue sous le nom de géopolymèrisation. Enfin, il est membre de l’Association Internationale des Egyptologues et a régulièrement présenté ses travaux archéologiques lors des congrès internationaux d’égyptologie depuis 1979.</p>
<p>Prof. Davidovits crée de nouveaux composés minéraux et rocheux en copiant et en accélérant les processus naturels. Il est l’auteur de “La nouvelle histoire des Pyramides”, Paris 2004 (2eme ed. 2006), “Ils ont bâti les Pyramides”, Paris 2002 et “The pyramids: an enigma solved”, New York, 1988 (voir les <a href="http://www.davidovits.info/30/ils-ont-bati-les-pyramides-la-nouvelle-histoire-des-pyramides">La Nouvelle Histoire des Pyramides</a> ).</p>
<div class="figureleft" style="width: 246px;">
<p><img decoding="async" src="/wp-content/uploads/p_davi_mix.jpg" alt="" /></p>
<p>Prof. Davidovits mélangeant les ingrédients pour mouler un bloc en pierre dans son laboratoire.</p>
</div>
<p>Il s’est spécialement intéressé aux pyramides égyptiennes et propose une nouvelle approche – l’approche d’un chimiste – pour l’interprétation de hiéroglyphe, qui est combinée avec la recherche avancée dans la structure et la composition des blocs de pierre et des ciments utilisés dans la construction de pyramides.</p>
<p>En conséquence, et après de longues expérimentations dans la fabrication et moulage de la pierre, il a présenté une théorie fascinante sur la façon dont ces montagnes géantes artificielles ont été construites.</p>
<p class="infobox tick">Une énorme fraude scientifique utilisée par les géologues pour discréditer notre recherche. Allez à <strong><a href="//www.geopolymer.org/fr/archeologie/pyramides/graves-mensonges-des-geologues/">Les pyramides (6) Graves mensonges des géologues. </a></strong></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Les pyramides (2) Les preuves</title>
		<link>https://www.geopolymer.org/fr/archeologie/pyramides/les-pyramides-2-les-preuves/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Éditeur]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 Apr 2006 15:23:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Pyramides]]></category>
		<category><![CDATA[béton]]></category>
		<category><![CDATA[construction]]></category>
		<category><![CDATA[davidovits]]></category>
		<category><![CDATA[égypte]]></category>
		<category><![CDATA[géologie]]></category>
		<category><![CDATA[hiéroglyphe]]></category>
		<category><![CDATA[pierre]]></category>
		<category><![CDATA[pyramide]]></category>
		<category><![CDATA[ré-agglomeration]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.geopolymer.org/fr/?p=48</guid>

					<description><![CDATA[Les pyramides sont-elles faites en béton? Les pyramides (1) Sont-elles faites en béton? Les pyramides (2) Les preuves Les pyramides (3) La formule, l’invention de la pierre Les pyramides (4) Vidéos et livre Les pyramides (5) FAQ pour les partisans de la pierre artificielle Les pyramides (6) Graves mensonges des géologues Les preuves scientifiques Échantillon [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: center;">Les pyramides sont-elles faites en béton?</h3>
<p style="text-align: center;"><strong><em><a href="//www.geopolymer.org/fr/archeologie/pyramides/les-pyramides-sont-elles-faites-en-beton-1">Les pyramides (1) Sont-elles faites en béton?</a></em></strong><br />
<strong><em><a href="//www.geopolymer.org/fr/archeologie/pyramides/les-pyramides-2-les-preuves">Les pyramides (2) Les preuves</a></em></strong><br />
<strong><em><a href="//www.geopolymer.org/fr/archeologie/pyramides/les-pyramides-3-la-formule-linvention-de-la-pierre">Les pyramides (3) La formule, l’invention de la pierre</a></em></strong><br />
<strong><em><a href="//www.geopolymer.org/fr/archeologie/pyramides/les-pyramides-4-videos-telechargement-chapitre-1">Les pyramides (4) Vidéos et livre</a></em></strong><br />
<strong><em><a href="//www.geopolymer.org/fr/faq/faq-pour-les-partisans-de-la-pierre-artificielle/">Les pyramides (5) FAQ pour les partisans de la pierre artificielle</a></em></strong><br />
<strong><em><a href="//www.geopolymer.org/fr/archeologie/pyramides/graves-mensonges-des-geologues/">Les pyramides (6) Graves mensonges des géologues</a></em></strong></p>
<h2>Les preuves scientifiques</h2>
<div class="figureleft" style="width: 300px;"><img decoding="async" src="/wp-content/uploads/lauer-echantillon-kheops.jpg" alt="" /><br />
Échantillon “Lauer” au microscope optique.</div>
<p>La photo représente un échantillon de revêtement du couloir intérieur de la pyramide de Kheops, confié par l’égyptologue Jean-Philippe Lauer en 1982 à J. Davidovits. Or, cette section montre la présence de fibres végétales et de bulles d’air inexistantes en temps normal dans un calcaire de l’ère éocène de 60 millions d’années ! <br class="clear" /><span class="small"><em><strong>Réf.:</strong> X-Rays Analysis and X-Rays Diffraction of casing stones from the pyramids of Egypt, and the limestone of the associated quarries., Davidovits J., Science in Egyptology; A.R. David ed.; 1986; Proceedings of the “Science in Egyptology Symposia”; Manchester University Press, UK; pp.511-520.</em></span></p>
<div class="figurecenter" style="width: 100%;"><img decoding="async" src="/wp-content/uploads/nmr-demortier-pyramide.gif" alt="" /><br />
Les spectres RMN Al et Si d’un géopolymère (A et C) se retrouvent dans celui de la pierre de Kheops (B et D). La pierre de Kheops contiendrait 15% de ciment géopolymère artificiel.</div>
<p>La spectroscopie de résonance magnétique nucléaire (RMN) montre une similitude entre la pierre de Kheops et une pierre reconstituée. <br class="clear" /><span class="small"><em><strong>Réf.:</strong> PIXE, PIGE and NMR study of the masonry of the pyramid of Cheops at Giza, Guy Demortier, NUCLEAR INSTRUMENTS and METHODS in PHYSICS RESEARCH B, B 226, 98 – 109 (2004).</em></span></p>
<div class="figureleft" style="width: 300px;"><img decoding="async" src="/wp-content/uploads/diffraction-silicate-amorphe-cristalise-hug-barsoum.jpg" alt="" /><br />
À gauche: diffraction électronique d’alumino-silicate amorphe du parement de Kheops. À droite: diffraction électronique d’alumino-silicate naturel (illite) de la carrière de Tourah près de Guizeh.</div>
<p>Dans des pierres naturelles, on s’attend à trouver des éléments qui ont eu le temps de cristalliser. Or les silicates des pierres des pyramides sont entièrement amorphes (non cristalisé). Cela nous incite à penser qu’il pourrait bien s’agir d’un processus de cimentation. Les silicates se sont formés à une échelle de temps très courte. <a href="/fr/news/pyramides-des-analyses-prouvent-la-theorie-de-davidovits"><strong>Lire le résumé de l’article</strong></a> <br class="clear" /><span class="small"><em><strong>Réf.:</strong> Barsoum, M. W., Ganguly, A. and Hug, G. (2006), Microstructural Evidence of Reconstituted Limestone Blocks in the Great Pyramids of Egypt, Journal of the American Ceramic Society 89 (12), 3788-3796</em></span></p>
<p>On peut aussi citer les articles scientifiques suivants:</p>
<ul>
<li>Paleomagnetic investigation of the Great Egyptian Pyramids, Igor Túnyi and Ibrahim A. El-hemaly, Europhysics News 2012, 43/6, 28-31.</li>
<li>Were the casing stones of Senefru’s Bent Pyramid in Dahshour cast or carved? Multinuclear NMR evidence, Kenneth J. D. MacKenzie, M. E. Smith, A. Wong, J. V. Hanna, B. Barryand M. W. Barsoum, Mater. Lett., 2011, 65, 350.</li>
<li>Microstructural Evidence of Reconstituted Limestone Blocks in the Great Pyramids of Egypt, Barsoum M.W., Ganguly A. and Hug G., J. Am. Ceram. Soc. 89[12], 3788-3796, 2006.</li>
<li>The Enigma of the Construction of the Giza Pyramids Solved?, Scientific British Laboratory, Daresbury, SRS Synchrotron Radiation Source, 2004.</li>
<li>Differential thermal analysis (DTA) detection of intra-ceramic geopolymeric setting In archaeological ceramics and mortars., Davidovits J.; Courtois L., 21st Archaeometry Symposium; Brookhaven Nat. Lab., N.Y.; 1981; Abstracts P. 22.</li>
<li>How Not to Analyze Pyramid Stone, Morris, M. JOURNAL OF GEOLOGICAL EDUCATION, VOL. 41, P. 364-369 (1993).</li>
<li>Comment a-t-on construit les Pyramides: polémique chez les Égyptologues, HISTORIA Magazine, Paris, No 674, fév. 2003, dossier pp. 54-79 (2003).</li>
</ul>
<p class="infobox note"><strong>Ces analyses sont les premières</strong> et semblent conforter la théorie de J. Davidovits, <strong>et, évidemment, il en faudrait bien d’autres</strong>. Pour rejoindre l’équipe de chercheurs et proposer vos services d’analyses, <a href="/fr/telegram">contactez-nous</a> .</p>
<h2>La Preuve Géologique, Partie 1</h2>
<div class="figureleft" style="width: 246px;"><img decoding="async" src="/wp-content/uploads/p_probes_stone.jpg" alt="" /><br />
Coquillages fossiles mélangés dans un bloc de calcaire de la grande pyramide. La sédimentation naturelle au fond de mer formerait normalement des couches horizontales.</div>
<p>Dans les temps préhistoriques, l’Egypte actuelle était submergée par la mer. Les restes de décomposition des organismes marins, des coquillages et des squelettes, plantes, et algues, tombés au fond de la mer, ont formé une boue qui s’est condensée en une roche sédimentaire que nous appelons le calcaire.</p>
<p>Un processus naturel, qui a duré des milliers d’années, les a consolidées et a durci, formant des bancs de calcaire. Les blocs des pyramides sont faits de ce calcaire, roche sédimentaire formée à partir des squelettes, coquillages et des grands fossiles d’organismes marins. On trouve normalement ces restes fossiles en position horizontale dans les couches sédimentaires. Pourtant, dans les pierres des grandes pyramides, <a href="http://www.davidovits.info/">professeur Davidovits</a> les a trouvées éparpillées, dans tous les sens, comme si elles avaient été artificiellement mélangées avec un genre de pilon</p>
<p>Un autre phénomène observé dans les pierres de pyramide était la présence de bulles d’air, de fibres organiques, des os et des dents d’animaux, matériaux étrangers jamais trouvés dans le calcaire naturel – ce qui semblerait être davantage la preuve que les pierres étaient synthétiques.</p>
<h2>Coquillage fossile</h2>
<p>Le calcaire nummulitique (les coquillages fossiles mélangés dans la pierre des pyramides)<br />
Dans un autre message de Tribune Geopolymer, on peut lire</p>
<blockquote><p>M. X. ne spécifie pas pourquoi il pense que des coquillages fossiles intacts dans les blocs des pyramides prouvent qu’ils ne sont pas en béton. Si M. X. avaient même la connaissance la plus fondamentale de la théorie en pierre ré-agglomérée, il saurait que les gravats de coquillages fossiles des carrières à Gizah ont fourni l’ensemble des blocs des pyramides.<br />
J’espère que ce M. X. ne répètent pas simplement la critique irréfléchie de l’égyptologue Mark Lehner sur la théorie en pierre ré-agglomérée. En 1988, Lehner a employé le même argument pour convaincre NOVA que la théorie en pierre ré-agglomérée était de la foutaise. Même pendant le tournage du documentaire quand Lehner, ses collègues et le personnel de NOVA essayaient activement de discréditer Davidovits et la théorie en pierre ré-agglomérée, ils n’ont pas toujours compris la base de la théorie. C’est un affront triste à la science. Leur manque de connaissance est démontré par le fait que quand Prof. Davidovits est allé à la carrière de Gizah examiner la pierre calcaire, un des aides de Lehner (dont j’ai oublié le nom) l’a conduit sur le lieu. Prof. Davidovits m’a dit que cet aide s’est tourné vers lui pendant qu’ils roulaient et dit, “Nous savons que vous avez tort.” Prof. Davidovits a répondu en disant quelque chose dans le genre “Oh vraiment ? J’ai fait des recherches et ai étudié pendant plus de 20 ans et vous savez que j’ai tort. Comment cela se fait-il ?” L’aide lui dit, “parce qu’il y a des coquillages fossiles dans les blocs des pyramides, de même qu’il y a aussi des coquillages fossiles dans les carrières.” Prof. Davidovits a répondu en disant quelque chose dans le genre “Et bien, d’où pensez-vous que viennent les agrégats des blocs en pierre ré-agglomérée des pyramides, de la Lune ? Non, les coquillages sont venus des carrières.” Les yeux de l’aide se sont grands ouverts et il n’a rien dit.</p></blockquote>
<div class="figureleft" style="width: 190px;"><img decoding="async" src="/wp-content/uploads/fossilshell.jpg" alt="" /></div>
<p>La plupart des coquillages fossile restent intacts mais sont mélangés dans toutes les directions (voir la figure) dans les blocs des pyramides. Pourquoi les constructeurs de pyramide se donneraient-ils plus de travail en les écrasant? Comme je l’ai exposé, “Quand il a participé au tournage du documentaire de NOVA, Prof. Davidovits a montré comment un morceau humidifié de pierre de la carrière de Gizah libère facilement l’argile qu’il contient en 24 heures. Tristement, sa démonstration de 10 minutes montrant comment faire des blocs géopolymèriques des pyramides avec la pierre calcaire de Gizah a été coupée du film dans la seconde version diffusée en 1997.” En d’autres termes, le matériau de la carrière est faiblement lié par l’argile. L’argile décante dans l’eau pour que les coquillages ne soient plus liés. Une fois les coquillages séparés, ils peuvent être ré-agglomérés ensemble. Pour plus d’information sur la fabrication du béton géopolymérique in situ dans les carrières, voir les débats publiés dans la presse scientifique américaine dans les années 1991-93 ( voir la <a href="/fr/category/bibliotheque/">Bibliothèque</a> pour la liste de références et aussi les <a href="/fr/archeologie/civilisation/articles-consacres-a-larcheologie-dans-les-actes-des-congres">Applications en archéologie</a> ).</p>
<h2>La preuve par la géologie, Partie 2</h2>
<h3>Connaissance Géologique du Plateau des Pyramides, Pierre calcaire dure et pierre calcaire tendre</h3>
<p>La Figure ci-dessous montre une coupe simplifiée du plateau des pyramides de Gizah. Le Plateau de Gizah est un affleurement de la Formation Mokkatam Éocène Moyen. Un deuxième affleurement de la Formation Maadi Éocène Supérieure borde le plateau des pyramides sur le Sud-Sud-Ouest. Un grand oued sablonneux sépare la Formation Mokkatam de la Formation Maadi, créée par l’inclinaison au Sud-Est de la Formation Mokkatam. Le côté Nord de l’oued, ou la ligne Sud de l’affleurement de la Formation Mokkatam et le côté Sud de l’oued, ou la ligne Nord de l’affleurement de Formation Maadi (où les deux Formations plongent dans l’oued), ont été largement exploités et ont fourni les matériaux pendant la construction des pyramides de Gizah.</p>
<div class="figurecenter" style="width: 100%;"><img decoding="async" src="/wp-content/uploads/GeolGiza.gif" alt="" /><br />
Coupe simplifiée NNO-SSE du Plateau de Gizah. Le lit de pierre calcaire nummulitique tendre et argileux (en jaune), qui a été largement exploitée (l’Oued des carrières, la tranchée du Sphinx), est enserré entre deux lits de pierre calcaire nummulitique dure et grise (la base des pyramides et la tête de Sphinx).</div>
<p>D’après le géologue Thomas Aignier et l’égyptologue Mark Lehner, la couche en surface de la Formation Mokkatam qui constitue le support sur lequel sont construites les pyramides, est constitué d’un banc de calcaire massif et très dur de type nummulite (les bancs de calcaire « hard-grey » dans la figure). D’un autre coté, la couche qui plonge dans l’oued (wadi), là où se trouvent les carrières et aussi autour du Sphinx et le corps même du Sphinx, cette couche consiste en des couches de calcaire nummulite plus tendre avec des couches marneuses, qui contiennent une quantité assez importante d’argile (le banc pris en sandwich « soft-marly limestone » sur la figure). En accord avec la théorie traditionnelle de la taille, Mark Lehner déclare ”&#8230;De toute évidence les constructeurs employèrent avec avantage les calcaires les plus tendres à couche marneuse de la partie Sud de la Formation Mokkatam, mais construisirent leur pyramide sur la base formée par le banc de calcaire nummulite dur situé au Nord…”</p>
<p>Lehner postule que les constructeurs n’ont pas employé la pierre calcaire dure voisine, mais ont préféré le matériau le plus tendre.</p>
<div class="figurecenter" style="width: 100%;"><img decoding="async" src="/wp-content/uploads/kheops-quarry.jpg" alt="" /><br />
La carrière de Khéops désignée par les géologues. Le front de taille montre la couche tendre de calcaire qui ne peut servir de pierre de taille.</div>
<h3>Désagrégation de pierre calcaire tendre, avec de l’eau</h3>
<p>En octobre 1991, alors qu’il participait au tournage du documentaire TV intitulé “This Old Pyramid (Cette Vieille Pyramide)” produit par NOVA, diffusé sur le réseau américain PBS en Septembre 1992, Davidovits a pu montrer cette propriété unique du calcaire de Gizah. Un morceau de calcaire pris dans la carrière se désagrège rapidement en 24 heures, séparant les coquillages nummulites de la partie argileuse, alors qu’un morceau de calcaire dur de la Formation Mokkatam ne se désintègre pas. Le matériau désagrégé boueux est alors prêt pour la ré-agglomération géopolymèrique.</p>
<p style="text-align: center;"><img decoding="async" src="/wp-content/uploads/NOVA1.jpg" alt="" /> <img decoding="async" src="/wp-content/uploads/NOVA2.jpg" alt="" /><br />
<em>Joseph Davidovits et Mark Lehner dans le film de TV “This Old Pyramid”, WGBH, Boston, 1992 (NOVA, PBS)</em></p>
<p style="text-align: center;"><img decoding="async" src="/wp-content/uploads/NOVA3.jpg" alt="" /> <img decoding="async" src="/wp-content/uploads/NOVA4.jpg" alt="" /><br />
<em>Après 24 heures plongé dans un sac en plastique avec de l’eau, le gros morceau de pierre calcaire s’est séparé de son argile et de ses mummulites. En présence d’un excès d’eau, l’argile plus lourde décante laissant les nummulites au-dessus. “This Old Pyramid”, WGBH, Boston, 1992 (NOVA, PBS)</em></p>
<p>Ce sujet a été largement décrit et discuté dans les <a href="/fr/archeologie/civilisation/articles-consacres-a-larcheologie-dans-les-actes-des-congres">Applications Archéologiques aux congrès geopolymer</a> .</p>
<h2>La Preuve de la Stèle d’Irtysen</h2>
<div class="figureleft" style="width: 246px;"><img decoding="async" src="/wp-content/uploads/p_probes_irtysen.jpg" alt="" /><br />
La stèle d’Irtysen exposée au musée du Louvre prouve que la formule d’Imhotep a existé.</div>
<p>La stèle d’Irtysen est exposée au musée du Louvre à Paris (salle 7 du circuit thématique). Cette antique inscription en pierre ne remonte pas tout à fait jusque l’ère où la grande pyramide a été construite. Mais elle est très vieille. Environ quatre mille ans…</p>
<p>C’est la stèle funéraire autobiographique d’Irtysen, un maître artisan de la caste des prêtres, qui a vécu 2.000 ans av. J.C. Dans ce texte, Irtysen indique qu’il possède “une connaissance secrète” pour fabriquer des statues en pierre, pas en les taillant mais en les formant dans des moules.</p>
<p>Irtysen affirme avoir employé un mélange de matériaux qui durcit quand il est coulé dans des moules pour reproduire n’importe quel genre d’objet ou personnage – un matériaux que le feu ne pourrait pas consumer, ni l’eau diluer. Ceci suggère qu’Irtysen avait travaillé avec un liant produit chimiquement pouvant être mélangé à certains minerais et être versé dans un moule, pour produire des statues.</p>
<h2>La Preuve de Stèle de Séhel</h2>
<div class="figureleft" style="width: 246px;"><img decoding="async" src="/wp-content/uploads/p_probes_sehel.jpg" alt="" /><br />
La stèle de la famine sur l’île de Sehel contient les révélations d’Imhotep, avec une liste d’ingrédients minéraux donnant une formule chimique.</div>
<p>Sur l’île de Sehel, à quelques kilomètres au Sud de la ville d’Assouan sur le fleuve Nil, on peut appercevoir un antique rocher. On le connaît sous le nom de Stèle de la Famine, et son texte en hiéroglyphe occupe 32 colonnes, qui doivent être lues de droite à gauche. Les premières colonnes traitent de la famine qui s’est produite sous le règne du pharaon Djoser, autour de 3.000 ans av. J.C., à une période antérieure au règne de Khéops.</p>
<p>Les hiéroglyphes gravés indiquent l’histoire suivante : pendant des années, le Nil avait périodiquement inondé ses rives, arrosant les champs environnants et les fertilisant pour l’agriculture. Sous le règne de Djoser, cependant, le fleuve ne s’est pas levé. Par conséquent, les récoltes ne pouvaient pas pousser, le sol s’est désséché pour devenir stérile, et le résultat était une grande famine dans toute la terre.</p>
<p>Le texte de la stèle a été déchiffré en 1889, mais en raison des limitations de la connaissance scientifique de ce temps, la partie contenant la formule a été mal comprise ou pas correctement traduite. Maintenant, professeur Davidovits, grâce à sa connaissance en chimie, a pu décoder sa véritable signification.</p>
<div class="figureleft" style="width: 246px;"><img decoding="async" src="/wp-content/uploads/p_probes_sehel2.jpg" alt="" /><br />
Le hiéroglyphe ARI-KAT, une clef à la technologie en pierre.</div>
<p>Professeur Davidovits était particulièrement intéressé, non par les passages historiques sur l’inondation, mais plutôt ceux qui décrivent une formule chimique utilisée dans des périodes anciennces par un prêtre et un sage – le grand Imhotep – pour fabriquer un bloc de pierre aggloméré. Une section de la stèle (connue par les savants comme les “révélations d’Imhotep”) contient des mots significatifs. L’un d’entre eux est ARI-KAT, un composé de deux hiéroglyphes qui forment un simple adjectif. ARI signifie le verbe “travailler avec, façonner, former”. Il est symbolisé par un oeil, à côté d’une figure humaine accroupie, qui fait le travail. L’ajout de KAT – deux mains tenues en haut et un demi-cercle – donne une nouvelle signification : synthétique, créé par l’homme. ARI-KAT est donc quelque chose de façonnée par l’homme et, une fois lié à des minerais, quelque chose ayant subi un traitement ou fait synthétiquement.</p>
<p>Une discussion sur la <strong>STELE DE LA FAMINE</strong> (<a href="/fr/archeologie/pyramides/stele-de-la-famine-hieroglyphe-construction-pyramides">lire ce chapitre complet</a> ) a été présentée au 5è Congrès International d’Égyptologie, au Caire en Egypte, le 29 octobre 1988. Cet article (voir la Bibliothèque pour télécharger le texte intégral) présente la première étude qui pourrait être un bon pas en avant dans la découverte d’autres textes.</p>
<h2>La preuve par les vases et vaisselles</h2>
<div class="figureleft" style="width: 246px;"><img decoding="async" src="/wp-content/uploads/p_probes_vessels.jpg" alt="" /><br />
Un des 30.000 vases en pierre de Saqqarah au musée du Caire.</div>
<p>À l’intérieur du plateau, au-dessous de la base de la pyramide à degrès de Saqqarah, Imhotep, son constructeur et concepteur, a creusé la pierre sur près de 4 km et a construit une série de couloirs et de chambres intérieures.</p>
<p>Il a décoré de nombreuses chambres avec 36,000 tuiles émaillée bleues, les premières fabriquées par l’homme autant que nous le sachions; une preuve de sa connaissance avançée de l’alchimie.</p>
<p>En plus du tout ceci, environ trente mille vases en pierre d’une extrème perfection ont été trouvés dans ces chambres souterraines. Ce sont des vaisselles en pierre dure, uniques et énigmatiques, faites de gneis, diorite et basalte. Certains de ces matériaux sont plus durs que le fer. Aucun sculpteur aujourd’hui n’essayerait même de travailler avec de tels tels matériaux.</p>
<p>On se demande comment ils pouvaient avoir été découpés et forés ? Leurs conceptions sont d’une extrêmement beauté mais impossible à tailler. Aucune marque d’outil ne perturbe leurs surfaces. Ils doivent avoir été moulés ou tournés, selon les indications suggérées par la stèle d’Irtysen du musée du Louvre.</p>
<h2>La preuve de Le Châtelier</h2>
<div class="figureleft" style="width: 246px;"><img decoding="async" src="/wp-content/uploads/p_probes_chatelier.jpg" alt="" /><br />
Henri Le Chatelier.</div>
<p>Le premier homme qui proposa le principe d’une solution raisonnable sur la manière dont les Egyptiens ont fabriqué leurs statues en pierre, fut Henri Le Châtelier, un chimiste, céramiste et métallurgiste, né en France en 1850.</p>
<p>Au début du vingtième siècle, il a noté que la célèbre statue du pharaon Khafra (ou Khefren) ne montrait aucun signe des marques d’outil. Pourtant, elle avait été faite en diorite, une des pierres les plus dures, à un moment où les artisans ne possédaient que de simples outils en pierre ou des burins de cuivre. Il en conclut qu’avec ces outils, il auvait été impossible de produire un tel chef d’oeuvre.</p>
<div class="figureleft" style="width: 246px;"><img decoding="async" src="/wp-content/uploads/p_probes_statue.jpg" alt="" /><br />
Statue en diorite du pharaon Khefren.</div>
<p>Le Châtelier suspecta qu’elle n’était pas du tout taillée, mais faite d’un mélange de pierre agglomérée dans des moules. Alors, il commença à examiner d’autres statues. Il regarda celles qui ressemblent apparemment à des émaux, et coupa une fine lame mince avec une scie diamant-inclinée, et constata que l’émail n’était pas un enduit appliqué, mais une partie du matériau dont la statue était faite. Il affirma que ces statues émaillées avaient été moulées avec une sorte de matériau synthétique et pas du tout sculptées dans de la pierre naturelle.</p>
<p class="infobox tick">Une énorme fraude scientifique utilisée par les géologues pour discréditer notre recherche. Allez à <strong><a href="//www.geopolymer.org/fr/archeologie/pyramides/graves-mensonges-des-geologues/">Les pyramides (6) Graves mensonges des géologues. </a></strong></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Les pyramides (3) La formule, l&#8217;invention de la pierre</title>
		<link>https://www.geopolymer.org/fr/archeologie/pyramides/les-pyramides-3-la-formule-linvention-de-la-pierre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Éditeur]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 Apr 2006 15:06:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Pyramides]]></category>
		<category><![CDATA[antiquité]]></category>
		<category><![CDATA[chimie]]></category>
		<category><![CDATA[construction]]></category>
		<category><![CDATA[davidovits]]></category>
		<category><![CDATA[égypte]]></category>
		<category><![CDATA[géologie]]></category>
		<category><![CDATA[pierre]]></category>
		<category><![CDATA[pyramide]]></category>
		<category><![CDATA[ré-agglomeration]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.geopolymer.org/fr/?p=47</guid>

					<description><![CDATA[Les pyramides sont-elles faites en béton? Les pyramides (1) Sont-elles faites en béton? Les pyramides (2) Les preuves Les pyramides (3) La formule, l’invention de la pierre Les pyramides (4) Vidéos et livre Les pyramides (5) FAQ pour les partisans de la pierre artificielle Les pyramides (6) Graves mensonges des géologues Pourquoi les géologues ne [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: center;">Les pyramides sont-elles faites en béton?</h3>
<p style="text-align: center;"><strong><em><a href="//www.geopolymer.org/fr/archeologie/pyramides/les-pyramides-sont-elles-faites-en-beton-1">Les pyramides (1) Sont-elles faites en béton?</a></em></strong><br />
<strong><em><a href="//www.geopolymer.org/fr/archeologie/pyramides/les-pyramides-2-les-preuves">Les pyramides (2) Les preuves</a></em></strong><br />
<strong><em><a href="//www.geopolymer.org/fr/archeologie/pyramides/les-pyramides-3-la-formule-linvention-de-la-pierre">Les pyramides (3) La formule, l’invention de la pierre</a></em></strong><br />
<strong><em><a href="//www.geopolymer.org/fr/archeologie/pyramides/les-pyramides-4-videos-telechargement-chapitre-1">Les pyramides (4) Vidéos et livre</a></em></strong><br />
<strong><em><a href="//www.geopolymer.org/fr/faq/faq-pour-les-partisans-de-la-pierre-artificielle/">Les pyramides (5) FAQ pour les partisans de la pierre artificielle</a></em></strong><br />
<strong><em><a href="//www.geopolymer.org/fr/archeologie/pyramides/graves-mensonges-des-geologues/">Les pyramides (6) Graves mensonges des géologues</a></em></strong></p>
<h2>Pourquoi les géologues ne voient rien ?</h2>
<p>Cela tient à la colle géologique qui, bien qu’artificielle, est vue par les géologues soit comme une impureté, donc inutile à étudier, soit comme un liant naturel. Au mieux, les outils d’analyses et les méthodes de travail des géologues prennent le ciment pour un “liant micritique” parfaitement naturel. Un géologue non formé à la chimie des géopolymères affirmera de bonne foi que les pierres sont naturelles.</p>
<p>Le fond scientifique, incluant les analyses, les formules, la fabrication des pierres sont révélées dans le livre récemment mis à jour <a href="/fr/formation/livre-geoplymer-chemistry-and-applications">Geopolymer Chemistry &amp; Applications</a> dans plusieurs chapitres, par exemple aux chapitres 5, 11, 13, 17 et 20. Elles sont également expliquées pour le grand public, dans le livre de 2006 <a href="http://www.davidovits.info/30/ils-ont-bati-les-pyramides-la-nouvelle-histoire-des-pyramides">La Nouvelle Histoire des Pyramides</a>.</p>
<p>Que c&rsquo;est-il passé après les Pyramides? Pour en savoir plus allez à <a href="//www.geopolymer.org/fr/archeologie/civilisation/colosses-de-memnon-chef-doeuvre-damenophis-fils-de-hapou">Colosses de Memnon</a>.</p>
<h2>La formule chimique :</h2>
<p>Les gens pensent que puisqu’on utilise des produits chimiques, il est très facile de trouver ces ingrédients dans le produit final. <strong>C’est faux</strong>. Grâce à la chimie des géopolymères, la réaction chimique génère des éléments naturels, des minéraux qui peuvent être considérés comme naturels par un scientifique non informé de leur nature artificielle.</p>
<p>Nous avons, jusqu’à présent, mis en pratique au moins deux systèmes chimiques, l’un employé dans la fabrication des blocs des massifs des pyramides (la quantité la plus importante), l’autre utilisé pour obtenir les pierres des revêtements (intérieur et extérieur). Dans l’étude scientifique récente de <a href="/fr/news/pyramides-des-analyses-prouvent-la-theorie-de-davidovits">Barsoum, Gangly et Hug</a> , les blocs des massifs sont illustrés par les échantillons MENK, alors que les revêtements correspondent aux échantillons LAUER et OC.</p>
<p>L&rsquo;échantillon MENK est représentatif des blocs formant la masse. Il est constitué des coquillages numulites, comme pour les autres pyramides. Il fut prélevé sur un gros bloc d&rsquo;une pyramide satellite de Mykerinos:<br />
<figure id="attachment_1852" aria-describedby="caption-attachment-1852" style="width: 640px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" src="//www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/IMG_1263.jpg" alt="" width="640" height="480" class="size-full wp-image-1852" srcset="https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/IMG_1263.jpg 640w, https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/IMG_1263-300x225.jpg 300w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /><figcaption id="caption-attachment-1852" class="wp-caption-text">Pyramides satellites de Mykerinos, échantillon MENK.</figcaption></figure></p>
<p>M. Barsoum envoya un courriel à J. Davidovits, en juin 2004, lui demandant si il avait une explication concernant leurs analyses, notamment sur la présence de magnésium et l&rsquo;absence de carbonate de sodium (le natron). Comment faire entrer le magnésium Mg dans la réaction géopolymère ? Mais il y a un autre élément chimique tout aussi important que les autres dans cet échantillon MENK. C’est la présence de sel halite, NaCl (le sel de cuisine), ainsi qu’on peut le voir dans la figure faite au microscope électronique MEB /EDS qui représente la structure chimique de la colle géopolymère située entre les coquillages numulites. La formule chimique du microconstituant (mc’) inclut une molécule de NaCl.<br />
<figure id="attachment_1853" aria-describedby="caption-attachment-1853" style="width: 915px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" src="//www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/MENK.png" alt="" width="915" height="630" class="size-full wp-image-1853" srcset="https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/MENK.png 915w, https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/MENK-300x207.png 300w, https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/MENK-768x529.png 768w" sizes="(max-width: 915px) 100vw, 915px" /><figcaption id="caption-attachment-1853" class="wp-caption-text">Microscopie électronique MEB de MENK et analyse chimique EDS.</figcaption></figure></p>
<p>Pourquoi est-ce significatif? Lorsque je suis allé sur le site de Gizeh, en 1984, j’avais ramassé quelques petits morceaux de pierre de la pyramide de Chéops. Mon réflexe de chimiste me fit goûter ces pierres avec la langue : elles étaient salées. Il y avait du sel NaCl dedans, du sel de cuisine. Puis, je pris un morceau de roche calcaire géologique, le goûtait : il n’était pas salé. Je renouvelais l’expérience à chacune de mes visites, en 1988, 1991, 2003 ; j’en fis part à ma femme Doris et mon fils Ralph, qui m’accompagnaient et confir- mèrent. Je signalais cette singularité au Chef du département Chimie au Palais de la Découverte, au cours de mon premier entretien de préparation à l’exposition du Palais de la Découverte à Paris en 2006-2007. Il fut surpris et me répondit : « Il se trouve que ma fille fait actuellement un reportage sur le site de Gizeh; je vais lui envoyer un message ». Une semaine plus tard, sa fille lui confirmait cet étrange phénomène.</p>
<p>La présence de sel NaCl n’est qu’une anecdote pour l’égyptologie. Pour certains égyptologues, cette occurrence de NaCl serait normale puisque les calcaires sont sédimentés au fond des océans salés. C’est un raisonnement idiot. Selon eux, tous les murs de nos bâtiments et de toutes nos cathédrales en calcaire seraient recouverts de sel. Ils ne le sont pas, évidemment. Pour d’autres, ce sont les touristes qui, urinant sur les pierres dans les chambres, laisseraient leur trace. Tout aussi idiot. Pourtant, il était présent sur les pierres de toutes les chambres des pyramides. J. Davidovits, en 1988, a détaché un morceau de ce sel de la surface d’un bloc situé en haut de la chambre « mortuaire » à encorbellement de la pyramide de Meidoum. Mais, le plus significatif est la description faite par le Calife Al Mamun lorsqu’il ouvrit en 820 après J.-C. la Grande Pyramide qui avait été scellée pendant plusieurs siècles. Il trouva dans les chambres intérieures que la pierre était recouverte d’une couche de 1,5 cm de sel.</p>
<p>Les blocs des pyramides contiennent donc du sel. Comme ils furent fabriqués comme du béton géopolymère, ils contiennent aussi de l’humidité. Celle-ci migre en surface, sèche, et le sel NaCl cristallise. On aurait dû trouver une migration de carbonate de sodium (du natron en excès) ou de bicarbonate de soude, par réaction de l’alcali NaOH en excès avec le gaz carbonique de l’air. Au lieu de cela, nous avons affaire au sel halite, NaCl. D’où vient-il? Qu’elle est la réaction chimique géopolymère générant ce sel de cuisine NaCl ?</p>
<p><strong><em>1) Chimie des blocs des massifs</em></strong></p>
<p><img decoding="async" src="/wp-content/uploads/pyramide-geosynthese-2.gif" alt="" /></p>
<p>La géosynthèse consiste à faire réagir l’argile kaolinite (naturellement incluse dans le calcaire de Guizèh) avec de la soude caustique (cf. formule chimique 2). Pour fabriquer cette soude caustique, on fait intervenir le natron égyptien (carbonate de sodium) et la chaux éteinte (issue de cendres de plantes) (cf. formule chimique 1). On obtient alors de la soude qui va réagir avec l’argile.</p>
<p>Le plus intéressant est que cette réaction chimique crée du calcaire pur (calcite) ainsi que de l’hydrosodalite (un minéral appartenant à la famille des feldspathoïdes ou des zéolithes).</p>
<p>Mais le mélange est encore assez caustique. Afin de le neutraliser, on y ajoute un sel spécial appelé carnallite (chlorure de magnésium) qu’on trouve facilement dans les évaporites, des dépôts salins comme le natron, mais pas au même endroit (cf. formule chimique 3 et 4). Les alcalis sont transformées en un sel neutre, l’halite, ce qui explique les quantités importantes de sel NaCl trouvées dans les pierres des pyramides de Guizèh. La calcite et la magnésite formées in-situ peuvent crystalliser et former des crystaux rhombohédriques de dolomite.</p>
<p><img decoding="async" src="/wp-content/uploads/pyramide-geosynthese-1.gif" alt="" /></p>
<p><strong><em>2) Chimie des pierres de revêtement</em></strong></p>
<p>Dans la formule chimique 2, on peut remplacer une partie d’argile par un matériau siliceux hydraté, comme par exemple la diatomée (silice amorphe hydratée) ou autre, qui produira du silicate de soude, lequel réagira selon la formule chimique 3 avec la carnallite, conduisant à la formation de silicate de magnésium. Cela crée une pierre beaucoup plus solide, à forte résistance.</p>
<p>Les liants de la pierre ré-agglomérée sont le résultat de géosynthèses (des géopolymères) qui créent plusieurs minéraux naturels: le calcaire (calcite), des alumino-silicates hydratés (feldspathoïde, mica-chlorite), des silicates de magnésium, de la magnésite (aussi de la dolomie par réaction calcite+magnésite) et de l’halite. Le natron égyptien contient souvent du sulfate de sodium, qui dans le milieu réactionnel de la formule 1 produit aussi du sulfate de calcium. On comprend pourquoi les géologues peuvent être facilement trompés.</p>
<p><img decoding="async" src="/wp-content/uploads/pyramide-geosynthese-3.gif" alt="" /></p>
<h2>La formule d’Imhotep pour faire des blocs de calcaire</h2>
<p>Imhotep a eu deux formules chimiques différentes : une très simple pour couler les blocs internes en calcaire, et une autre pour produire des pierres de haute qualité pour le revêtement extérieur. Quand tous les blocs intérieurs furent mis en place, on appliqua un revêtement. Ceci signifie qu’il fallut préparer un type de moule plus sophistiqué, afin de produire des blocs inclinés, en suivant la pente de la pyramide, en ajoutant de nouveaux ingrédients au mélange pour obtenir une pierre calcaire de plus grande qualité.</p>
<h3>1. CALCAIRE TENDRE</h3>
<div class="figureright" style="width: 246px;"><img decoding="async" src="/wp-content/uploads/p_formula_1.jpg" alt="" /><br />
Versant du sel Natron dans le bassin de réaction.</div>
<p>Pour construire la pyramide à degrés, Imhotep a trouvé une carrière de calcaire tendre, juste à un kilomètre du chantier de construction, fournissant la matière première pour mouler des millions de pierres à assembler. Le calcaire tendre peut être facilement désagrégé sous pression ou en le diluant dans l’eau.<br />
Des canaux peu profonds ont été creusés dans la calcaire tendre le long du Nil, formant des bassins idéaux pour produire de grandes quantités de calcaire boueux. Les hommes d’Imhotep ont commencé à désagréger la roche tendre argileuse avec cette eau, ajoutant la chaux à l’argile décantée, formant ainsi une boue qui contient les coquillages fossiles.</p>
<h3>2. LE SEL NATRON</h3>
<div class="figureright" style="width: 246px;"><img decoding="async" src="/wp-content/uploads/p_formula_2.jpg" alt="" /><br />
Le mélange de la chaux, du Natron, du calcaire et de l’eau.</div>
<p>Ensuite, une substance appelée le sel Natron (carbonate de sodium) a été versée dedans. Ce sel est une substance très réactive qui permet la transformation en pierre; c’est pourquoi il fit employé pour éviter la destruction du tissu organique pendant la momification..</p>
<p>Le natron se trouve en très grande quantité dans le désert et dans le Wadi-El-Natron.</p>
<h3>3. LA CHAUX</h3>
<div class="figureright" style="width: 246px;"><img decoding="async" src="/wp-content/uploads/p_formula_3.jpg" alt="" /><br />
La pâte de béton calcaire.</div>
<p>Puis, on ajoute la chaux, le minerai qui lie. La chaux est une poudre obtenue en calcinant des roches sédimentaires telles que la calcaire et la dolomite, et en recueillant des cendres de bois. Le feu oxyde et convertit les roches en résidu poudreux, c’est la chaux. Les cendres de plantes sont également riches en chaux et les prêtres ont établi la coutume de rassembler les cendres des feux de cuissons, partout en Egypte, pour les ajouter au mélange.</p>
<h3>4. SOUDE CAUSTIQUE</h3>
<div class="figureright" style="width: 246px;"><img decoding="async" src="/wp-content/uploads/p_formula_4.jpg" alt="" /><br />
Le premier moule rempli de calcaire.</div>
<p>La chaux mélangée avec de l’eau et le natron produisent une troisième substance, beaucoup plus corrosive, qui déclenche une forte réaction chimique et transforme d’autres matériaux. L’eau a dissous le sel Natron et a mis la chaux en suspension, formant la soude caustique.</p>
<p>La soude caustique est le catalyseur qu’Imhotep requiert pour déclencher une réaction chimique puissante, qui produit la dissolution rapide de la silice et de l’alumine.</p>
<h3>5. LE CIMENT</h3>
<div class="figureright" style="width: 246px;"><img decoding="async" src="/wp-content/uploads/p_formula_5.jpg" alt="" /><br />
La mise à niveau du deuxième moule.</div>
<p>Les hommes ont mélangé les ingrédients dans les canaux jusqu’à obtenir un liant pâteux et homogène. Imhotep avait inventé un ciment à base d’eau. Maintenant, il devait simplement convertir ce ciment en béton.</p>
<h3>6. LE BETON CALCAIRE</h3>
<p>Ses ouvriers ont ajouté des coquillages fossiles, des gravas de calcaire et du limon du fleuve Nil, produisant une pâte de béton, qu’ils ont porté vers l’endroit où des centaines de petits moules en bois avaient été préparés. Ces moules avaient été enduits d’huile rance pour faciliter le dégagement du béton une fois durci.</p>
<p>Le mélange a été damé, tassé, dans les moules comme pour la fabrication de terre damée appelée pisé. Il devenait un calcaire re-aggloméré dense, qui était laissé séché à l’ombre pour éviter sa fissuration sous le chaud soleil .</p>
<h3>7. DES BLOCS DE CALCAIRE</h3>
<div class="figureright" style="width: 246px;"><img decoding="async" src="/wp-content/uploads/p_formula_6.jpg" alt="" /><br />
Le remplissage du troisième moule.</div>
<p>Les blocs durcis ont été retirés de leurs moules et facilement transportés jusqu’au chantier de construction, au moyen de petites rampes au-dessus des rangées déjà construites, jusqu’à ce que les hommes aient posé chaque bloc à l’endroit désigné.</p>
<p>L’élévation de la Pyramide à degrés n’était pas seulement la première, mais également la seule à être faite entièrement de petits blocs modulaires pesant approximativement 60 kilos chacun, facilement portés par deux hommes.</p>
<h3>8. AMELIORER LA FABRICATION</h3>
<div class="figureright" style="width: 246px;"><img decoding="async" src="/wp-content/uploads/p_formula_7.jpg" alt="" /><br />
Les blocs de calcaire totalisant douze tonnes.</div>
<p>Cette Pyramide à degrés fut la première à se servir de la technique de la brique crue mais, au lieu d’employer de la boue, Imhotep a utilisé une pâte de calcaire. Puis, les trois pyramides du Sneferou ont amélioré étape par étape la technologie en augmentant la taille des blocs et la taille des monuments. Plus tard, pour la pyramide Rouge à Dashour de Sneferou, des blocs beaucoup plus lourds furent moulés directement sur place, ce qui signifie qu’ils n’ont pas été déplacés. C’est comment cela que les grandes pyramides de Gizeh ont été construites. On constate ainsi comment des améliorations techniques ont permis de réaliser une des célèbres merveilles du monde, seulement 60 ans après la première pyramide de Saqqarah.</p>
<p>À l’Institut Géopolymère, nous avons essayé de répliquer ce tour de force en faisant des blocs grandeur nature, c’est-à-dire de 1 à 4,5 tonnes. Les prochaines pages illustrent notre expérience.</p>
<h3>RECETTE EMPLOYEE DANS LA VIDEO DE LA PAGE SUIVANTE</h3>
<p>1) Le calcaire de coquillages nummulites provient du site de Tracy-le-Val au sud de Saint-Quentin (France). Il resemble à celui de Gizeh mais ne contient pas d&rsquo;argile kaolinite qui doit être ajoutée.<br />
2) Le bassin contient deux mètres cubes d&rsquo;eau. On y verse 60 kgs de carbonate de soude (natron), 80 kgs de chaux éteinte et 160 kgs d&rsquo;argile kaolinitique.<br />
3) La colle géologique est mélangée avec 4500 kgs de calcaire nummulite avec un outil en bois.</p>
<p>Après séchage au soleil, le mélange contient environ 20% en poids d&rsquo;eau, puis est transporté pour être tassé dans le moule.</p>
<h2>Un exemple d’une pierre calcaire re-agglomérée<br />
Comment les blocs des pyramides ont été fabriqués ?</h2>
<div class="figureleft" style="width: 271px;"><img decoding="async" src="/wp-content/uploads/pyramide-1.jpg" alt="" /></div>
<p>L’image montre-t-elle une pierre artificielle ou naturelle ? Les scientifiques de l’Institut Géopolymère ont, avec succès, fabriqué et moulé une pierre calcaire re-agglomérée. Le matériau géologique employé est ici très semblable à celui trouvé sur le plateau de Gizah en Egypte, un matériau tendre avec beaucoup de coquillage nummulites, mais il provient d’une carrière en France. Le but de cet essai était de démontrer que ce type de pierre calcaire est parfait pour être facilement ré-aggloméré. Nous avons désagrégé ce matériau tendre avec de l’eau, ensuite mélangé la pierre calcaire boueuse et ses coquillages fossiles avec une argile kaolinitique et un simple liant géopolymère. Puis, la boue de pierre calcaire a été tassée dans le moule (une forme de pyramide!). La pierre calcaire re-agglomérée, liée par une réaction géochimique, a ainsi durci en un bloc résistant, beaucoup plus dur que le matériau original. Nous avons ainsi renforcé la pierre et l’avons faite plus résistante à la pollution, la pluie acide et le gel.</p>
<p><img decoding="async" src="/wp-content/uploads/pyramide-2.jpg" alt="" /><br />
<strong>Gros plan de la mini-pyramide. Les coquillages fossiles sont intacts et le liant géopolymère est intégré dans la matrice de calcite.</strong></p>
<p>La mini-pyramide est large de 9 cm. Dans ces images, vous pouvez clairement voir que l’on peut être facilement duper si on n’est pas conscient de la possibilité de la chimie des géopolymères. Le résultat final ne ressemble en rien au béton moderne. C’est une pierre calcaire naturelle, le matériau n’a pas été écrasé ni pulvérisé, mais doucement désagrégé, et tous les coquillages fossiles sont intacts.</p>
<p><img decoding="async" src="/wp-content/uploads/pyramide-3.jpg" alt="" /><br />
<strong>Un gros plan du fond de la mini-pyramide. Le fond était le sommet du moule, la mini-pyramide a été moulée à l’envers, le sommet en bas.</strong></p>
<p>Parce que nous n’avons pas été autorisés à échantillonner des matériaux originaux des carrières du plateau de Gizah, nous n’avons pas employé la formule égyptienne antique exacte. La pierre calcaire française, employée dans cette expérience, est très semblable, mais n’a aucune argile réactive en elle et nous avons dû en ajouter. Néanmoins, le résultat final est chimiquement et géologiquement proche de ce que nous trouvons en Egypte.</p>
<p>Avec la formule égyptienne, le résultat est différent parce qu’elle exige des blocs plus grands pour une meilleure cohésion. Elle n’est pas appropriée pour de petits objets. Indépendamment de la formule, nous avons clairement démontré que la clef de succès est une matière première géologique appropriée.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Les pyramides (4) Vidéos et livre</title>
		<link>https://www.geopolymer.org/fr/archeologie/pyramides/les-pyramides-4-videos-telechargement-chapitre-1/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Éditeur]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 09 Apr 2006 22:54:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Pyramides]]></category>
		<category><![CDATA[Vidéo]]></category>
		<category><![CDATA[davidovits]]></category>
		<category><![CDATA[égypte]]></category>
		<category><![CDATA[pierre]]></category>
		<category><![CDATA[pyramide]]></category>
		<category><![CDATA[video]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.geopolymer.org/fr/?p=46</guid>

					<description><![CDATA[Les pyramides sont-elles faites en béton? Les pyramides (1) Sont-elles faites en béton? Les pyramides (2) Les preuves Les pyramides (3) La formule, l’invention de la pierre Les pyramides (4) Vidéos et livre Les pyramides (5) FAQ pour les partisans de la pierre artificielle Les pyramides (6) Graves mensonges des géologues Téléchargez un résumé de [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: center;">Les pyramides sont-elles faites en béton?</h3>
<p style="text-align: center;"><strong><em><a href="//www.geopolymer.org/fr/archeologie/pyramides/les-pyramides-sont-elles-faites-en-beton-1">Les pyramides (1) Sont-elles faites en béton?</a></em></strong><br />
<strong><em><a href="//www.geopolymer.org/fr/archeologie/pyramides/les-pyramides-2-les-preuves">Les pyramides (2) Les preuves</a></em></strong><br />
<strong><em><a href="//www.geopolymer.org/fr/archeologie/pyramides/les-pyramides-3-la-formule-linvention-de-la-pierre">Les pyramides (3) La formule, l’invention de la pierre</a></em></strong><br />
<strong><em><a href="//www.geopolymer.org/fr/archeologie/pyramides/les-pyramides-4-videos-telechargement-chapitre-1">Les pyramides (4) Vidéos et livre</a></em></strong><br />
<strong><em><a href="//www.geopolymer.org/fr/faq/faq-pour-les-partisans-de-la-pierre-artificielle/">Les pyramides (5) FAQ pour les partisans de la pierre artificielle</a></em></strong><br />
<strong><em><a href="//www.geopolymer.org/fr/archeologie/pyramides/graves-mensonges-des-geologues/">Les pyramides (6) Graves mensonges des géologues</a></em></strong></p>
<h2>Téléchargez un résumé de la théorie</h2>
<p><img decoding="async" class="wp-image-1502 alignright" src="//www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Couv-batir-Pyramides-sans-pierres-ni-esclaves.jpg" alt="" width="177" height="279" srcset="https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Couv-batir-Pyramides-sans-pierres-ni-esclaves.jpg 518w, https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Couv-batir-Pyramides-sans-pierres-ni-esclaves-190x300.jpg 190w, https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Couv-batir-Pyramides-sans-pierres-ni-esclaves-13x20.jpg 13w" sizes="(max-width: 177px) 100vw, 177px" /></p>
<p class="infobox pdf"><a href="//www.geopolymer.org/fr/bibliotheque/articles-archeologiques/i-chapitre-1-du-livre-sur-les-pyramides/"><strong>Téléchargez GRATUITEMENT</strong> le Chapitre 1</a> de “La nouvelle histoire des pyramides” + le résumé de la théorie provenant du dossier de presse officiel (612 Ko au format PDF). Voir également <strong><a href="http://www.davidovits.info/">les livres de Joseph Davidovits</a>.</strong></p>
<p>Le livre « La nouvelle histoire des pyramides » est en vente chez l&rsquo;éditeur à <a href="http://www.editionsjcgodefroy.fr/livre/la-nouvelle-histoire-des-pyramides/">un prix modéré en e-book</a>.</p>
<p>Achetez le nouveau livre « <a href="//www.editionsjcgodefroy.fr/livre/batir-les-pyramides-sans-pierres-ni-esclaves/">Bâtir les Pyramides sans pierres ni esclaves</a> » est disponible en livre papier et ebook (formats epub et mobi kindle).</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Regardez une conférence <em>(avec sous-titres en français)</em></h2>
<p>Le Prof. Joseph DAVIDOVITS présente, dans de cette conférence en anglais d&rsquo;1h20, sa célèbre théorie sur la façon dont les pyramides d&rsquo;Égypte ont été construites avec du calcaire ré-aggloméré. Cette conférence a été enregistrée en 2008, ce qui représente la connaissance de cette époque.</p>
<p>Depuis lors, des études scientifiques récentes utilisant des équipements très puissants et modernes <strong>ont trouvé la preuve ultime que les pierres des pyramides sont synthétiques.</strong></p>
<p><strong>Croire en la théorie de la pierre artificielle, ou la contredire, n&rsquo;est tout simplement plus pertinent.</strong> <strong>C&rsquo;est devenu une vérité, un fait.</strong></p>
<p class="infobox info ">Lisez la <a href="//www.geopolymer.org/fr/archeologie/pyramides/faq-pour-les-partisans-de-la-pierre-artificielle">FAQ pour les partisans de la pierre artificielle.</a></p>
<div style="width: 640px;" class="wp-video"><video class="wp-video-shortcode" id="video-46-3" width="640" height="360" poster="/wp-content/uploads/conference-building-the-pyramids-of-egypt.jpg" preload="none" controls="controls"><source type="video/mp4" src="//www.geopolymer.org/dl/?get=conference-building-the-pyramids-of-egypt.mp4&#038;_=3" /><track srclang="en" label="English" kind="subtitles" src="//www.geopolymer.org/wp-content/uploads/conference-building-the-pyramids-of-egypt-en.srt"/><track srclang="fr" label="Français" kind="subtitles" src="//www.geopolymer.org/wp-content/uploads/conference-building-the-pyramids-of-egypt-fr.srt"/><a href="//www.geopolymer.org/dl/?get=conference-building-the-pyramids-of-egypt.mp4">//www.geopolymer.org/dl/?get=conference-building-the-pyramids-of-egypt.mp4</a></video></div>
<p>&nbsp;</p>
<p class="infobox video small ">Cette vidéo dure 1 heure 20 min, un fichier de 204 Mo. Cliquez sur l&rsquo;icône <strong>CC</strong> pour afficher les <strong>sous-titres en français</strong> et anglais. Cliquez sur l&rsquo;icône à droite pour la regarder en plein écran. Visible sur <a href="https://youtu.be/k0nOw_ebmGk">Youtube !</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Comment bâtir une pyramide?</h2>
<p>Dernière nouvelle sur le documentaire NOVA mini-pyramide « This Old Pyramid ». Pour en savoir plus sur cette fraude, allez à <strong><a href="https://www.davidovits.info/le-fiasco-de-la-mini-pyramide-de-nova/">Le fiasco de la mini-pyramide de NOVA</a>.</strong></p>
<p>Si vous voulez savoir comme la connaissance a évolué après les pyramides cliquez sur les <a href="//www.geopolymer.org/fr/archeologie/civilisation/colosses-de-memnon-chef-doeuvre-damenophis-fils-de-hapou/">Colosses de Memnon</a>.</p>
<p class="infobox tick">Les études de paléomagnétisme soutiennent le concept de pierre artificielle. Allez à <strong><a href="//www.geopolymer.org/fr/archeologie/pyramides/pyramide-le-paleomagnetisme-demontre-la-nature-artificielle-des-pierres/">l&rsquo;Étude par paléomagnétisme</a>.</strong></p>
<p>Voici un petit documentaire vidéo qui montre comment une petite équipe de quelques personnes est capable de produire rapidement et facilement des blocs de pierre de pyramide de plusieurs tonnes! Pour en savoir plus sur la technologie employée, nous vous invitons à lire la suite du dossier développé dans ce site web. Cette théorie est également développée dans le tout dernier livre Joseph Davidovits <a href="https://www.davidovits.info/30/ils-ont-bati-les-pyramides-la-nouvelle-histoire-des-pyramides">La Nouvelle Histoire des Pyramides</a>.</p>
<div style="width: 640px;" class="wp-video"><video class="wp-video-shortcode" id="video-46-4" width="640" height="360" poster="/wp-content/uploads/pyramide-fr.jpg" preload="none" controls="controls"><source type="video/mp4" src="//www.geopolymer.org/dl/?get=pyramide-fr.mp4&#038;_=4" /><a href="//www.geopolymer.org/dl/?get=pyramide-fr.mp4">//www.geopolymer.org/dl/?get=pyramide-fr.mp4</a></video></div>
<div class="figurecenter" style="width: 410px;"></div>
<div class="figurecenter" style="width: 410px;"></div>
<p>Voici une petite vidéo expliquant la théorie pour le grand public et des animations 3D démontrant comment la théorie de la pierre ré-agglomérée est très facile à appliquer.</p>
<div style="width: 640px;" class="wp-video"><video class="wp-video-shortcode" id="video-46-5" width="640" height="360" poster="/wp-content/uploads/mini-ari-kat-fr.jpg" preload="none" controls="controls"><source type="video/mp4" src="//www.geopolymer.org/dl/?get=mini-ari-kat-fr.mp4&#038;_=5" /><a href="//www.geopolymer.org/dl/?get=mini-ari-kat-fr.mp4">//www.geopolymer.org/dl/?get=mini-ari-kat-fr.mp4</a></video></div>
<h2>Comment analyser les pierres des pyramides</h2>
<p>Joseph Davidovits explique comment analyser les calcaires des pyramides et pourquoi les géologues ne voient rien. Il démontre que la lame mince n&rsquo;est pas la bonne méthode pour détecter une pierre artificielle. <em>Vidéo en anglais.</em><br />
Extrait la vidéo conférence (en anglais) <em>“<a href="//www.geopolymer.org/fr/bibliotheque/articles-archeologiques/i-chapitre-1-du-livre-sur-les-pyramides-et-voir-la-video-conference/">Building the Pyramids of Egypt with Fake Stones</a>”</em> .</p>
<p><div style="width: 640px;" class="wp-video"><video class="wp-video-shortcode" id="video-46-6" width="640" height="360" poster="/wp-content/uploads/How-to-analyse-Pyramids-stones.jpg" preload="none" controls="controls"><source type="video/mp4" src="//www.geopolymer.org/dl/?get=How-to-analyse-Pyramids-stones.mp4&#038;_=6" /><a href="//www.geopolymer.org/dl/?get=How-to-analyse-Pyramids-stones.mp4">//www.geopolymer.org/dl/?get=How-to-analyse-Pyramids-stones.mp4</a></video></div><span class="small">Regardez cette vidéo et intégrez-la dans votre site web, blog, forum, e-mail, etc.</span></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La Stèle de la Famine: hiéroglyphe sur la construction des pyramides</title>
		<link>https://www.geopolymer.org/fr/archeologie/pyramides/stele-de-la-famine-hieroglyphe-construction-pyramides/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 09 Apr 2006 23:39:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Pyramides]]></category>
		<category><![CDATA[antiquité]]></category>
		<category><![CDATA[davidovits]]></category>
		<category><![CDATA[égypte]]></category>
		<category><![CDATA[géologie]]></category>
		<category><![CDATA[hiéroglyphe]]></category>
		<category><![CDATA[pierre]]></category>
		<category><![CDATA[pyramide]]></category>
		<category><![CDATA[ré-agglomeration]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.geopolymer.org/fr/?p=45</guid>

					<description><![CDATA[Résumé de la Conférence par Joseph Davidovits Vè Congrès International d’Égyptologie, Le Caire, Egypte 29 octobre-3 Nov, 1988. Les égyptologues ont longtemps prétendu qu’aucun texte n’existait décrivant comment les Pyramides ont été construites. Une pierre est gravée sur une roche sur l’île Sehel, près d’Éléphantine en Egypte, au nord d’Aswan. Elle a été découverte en [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:center;"><img decoding="async" src="/wp-content/uploads/femme_aile.gif" alt="" /></p>
<h3 style="text-align:center;">Résumé de la Conférence<br />
par <a href="http://www.davidovits.info/">Joseph Davidovits</a><br />
Vè Congrès International d’Égyptologie, Le Caire, Egypte<br />
29 octobre-3 Nov, 1988.</h3>
<div class="figureright" style="width:230px;"> <img decoding="async" src="/wp-content/uploads/Famine_Stele_2a.jpg" alt="" /> </div>
<p>Les égyptologues ont longtemps prétendu qu’aucun texte n’existait décrivant comment les Pyramides ont été construites. Une pierre est gravée sur une roche sur l’île Sehel, près d’Éléphantine en Egypte, au nord d’Aswan. Elle a été découverte en 1889 par C.E. Wilbour et a été déchiffrée par les égyptlogues: Brugsch (1891), Pleyte (1891), Morgan (1894), Sethe (1901), Barguet (1953) et Lichtheim (1973). Cette stèle montre trois des caractères les plus renommés de la civilisation égyptienne :</p>
<ul>
<li><strong>Le pharaon Djoser</strong>, vers 2750 av. J.C., a construit la première pyramide, la Pyramide à degrés à Saqqara. Ce monument est utilisé pour illustrer l’invention de la construction en pierre.</li>
<li><strong>Imhotep</strong>, le scribe et l’architecte de la pyramide de Djoser, qui a été honoré et déifié pour avoir inventé la construction en pierre.</li>
<li><strong>Le Dieu Khnoum</strong>, le potier qui, comme dans la Bible, modèle les corps des hommes et des dieux avec la vase du Nil, l’argile, autrement dit en travaillant les minéraux.</li>
</ul>
<p>Ce texte appelé <em>Stèle de la Famine</em> a été gravé à une époque récente, sous les Ptolémées (200 av. J.C.), mais certains indices fiables ont amener les égyptologues à croire que, dans une forme plus longue, le document authentique daterait du commencement du l’Ancien Empire (2750 av. J.C.).</p>
<p>Également, <strong>l’aspect le plus controversé de ce texte</strong> réside dans le fait que pour <strong>construire des temples, des pyramides et d’autres bâtiments sacrés</strong>, les instructions de Khnoum et les révélations d’Imhotep <strong>ne mentionnent pas de pierre de construction, comme la pierre calcaire ou des blocs de granit ou de grès</strong>. Ces matériaux ne sont pas trouvés dans la liste. Dans le rêve de Djoser (col. 19), Khnoum donne des minéraux et “depuis des temps anciens, personne n’a jamais travaillé avec eux (les minéraux) pour construire les temples de Dieux …”. Pour construire des monuments, on a donné à Djoser une <strong>liste de minéraux</strong> et des minerais dont les noms hiéroglyphiques n’ont pas été traduits jusqu’ici. C’est la raison pour laquelle nous avons commencé une étude approfondie de chaque mot hiéroglyphique, pour déterminer les mots-clés techniques, ceux qui sont évidemment difficiles à traduire.</p>
<h2>Mots-clés Techniques non traduits par les auteurs précédents :</h2>
<div class="figureright" style="width:118px;"> <img decoding="async" src="/wp-content/uploads/aa1.gif" alt="" /> </div>
<p><strong>Mot ‘aa’:</strong> C’est le mot “pyramide” traduit par Brugsch, “des tombeaux pour des rois” par Sethe et Barguet et “des palais pour des rois” par Lichtheim. Toutes les traductions montrent que ‘aa’ est le déterminant pour le tombeau royal, c’est à dire la pyramide. Selon Sethe et Barguet, ce mot ‘aa’ est un archaïsme de l’Ancien Empire.</p>
<div class="figureright" style="width:114px;"> <img decoding="async" src="/wp-content/uploads/arikat1.gif" alt="" /> </div>
<p><strong>Mot-clé ARI KAT:</strong> Ce verbe intervient trois fois. Dans col. 13 et 19, associé aux minéraux, il a été traduit par: “pour travailler avec”; dans col. 20, le Dieu Khnoum “modèle” ou “crée” l’humanité (avec l’argile). La première partie du verbe, ARI, signifie faire, créer, former, modeler, engendrer; la deuxième partie, KAT et l’idéographe “l’homme”, signifie le travail fait par l’homme. L’adjectif, ARI, désigne un matériau artificiel, le lapis-lazuli synthétique par exemple. La meilleure signification pour le verbe, ARI-KAT, pourrait être : <strong>traiter, synthétiser, fabriquer.</strong></p>
<div class="figureright" style="width:119px;"> <img decoding="async" src="/wp-content/uploads/rwd_2.gif" alt="" /> </div>
<p><strong>Mot-clé idéographe RWD:</strong> Trouvé dans col. 11, cet idéographe fait partie d’une phrase qui qualifie les matériaux employés pour la construction des temples et des pyramides (col. 11 et 12).<br />
Traduit par Barguet comme la pierre dure, RWD a été discutée en profondeur par Harris (1961) qui expose (p.23) que ”&#8230; dans tous les événements, il peut y avoir peu de doute que RWDT soit un terme pour la pierre dure en général, quoique la pierre entre dans une catégorie qu’il est difficile de dire, particulièrement si on fait référence à l’albâtre comme RWDT”.</p>
<div class="figureright" style="width:107px;"> <img decoding="async" src="/wp-content/uploads/aatrwdtuteshi1.gif" alt="" /> </div>
<p>Généralement, l’élément RWD se rapporte au grès égyptien (INR RWDT non inscrit ici), plus précisément le matériau en pierre trouvé dans les carrières de l’Egypte du Sud et employé pour construire les temples du Nouvel Empire et les Périodes suivantes à Karnak, Luxor, Edfu, Esne, Denderah, Abu-Simbel. Ce matérau, le grès égyptien, est un matériau tendre, qui, parfois, peut être facilement griffé par l’ongle (Rozière, 1801). C’est le contraire d’une pierre dure. C’est deux fois plus tendre que la pierre calcaire de Gizah, quatre fois plus tendre que le marbre de Carrare ou huit fois plus tendre que le granit d’Aswan. <strong>Il devient évident que l’élément RWD ne signifie pas la pierre dure.</strong></p>
<p>D’autre part, l’idéographe RWD signifie aussi : germer, grandir et le verbe causatif, S-RWD, faire solide ou lier fortement. Le gravier et le caillou contiennent aussi l’idéographe RWD. Finalement, le grès, quartzite, parfois le granit et d’autres pierres qualifiées avec RWD, <strong>sont des pierres solides naturelles résultant de la solidification géologique d’agrégats, comme des particules de quartz ou de sable.</strong></p>
<div class="figureright" style="width:99px;"> <img decoding="async" src="/wp-content/uploads/aat1.gif" alt="" /> </div>
<p><strong>Mot-clé AAT:</strong> La colonne 16 donne les différents noms d’AAT. Selon Harris (p.21) AAT doit être considéré comme un mot pour des minéraux et se réfère à des minerais. Dans col. 19, ces minerais sont présentés pour la première fois, rapportant l’invention de la construction avec des matériaux en pierre.</p>
<p><strong>Mot-clé TESH:</strong> Le mot composé AAT NEB RWD UTESHAU, à la fin de col. 11 a un intérêt particulier. Barguet traduit : “matières précieuses et pierres dures des carrières”, mais déclare dans une note que sa lecture peut être douteuse en raison de l’écriture étrange de ce mot, dans le hiéroglyphe. Au lieu de TESHAU, Barguet lit SHETI.</p>
<div class="figureright" style="width:101px;"> <img decoding="async" src="/wp-content/uploads/tesh1.gif" alt="" /> </div>
<p>La racine TESH a la signification générale de : écraser, séparer, fendre, et le verbe BETESH indique l’action de dissolution, la désagrégation. Une pierre qui est écrasée ou démontée ou séparée, est appelée un agrégat.</p>
<p>Cela nous amène à conclure que le mot RWD UTESHAU indique n’importe quel agrégat naturel, ou un matériau naturellement séparé, comme le <strong>matériau érodé et naturellement désagrégé.</strong> <em>RWD pourraient être extrapolé comme étant l’idéographe de la description de l’agglomération, ici au commencement du mot, ou de la pierre agglomérée (géologiquement ou synthétiquement) quand mis à la fin.</em></p>
<p>Si notre supposition est exacte, les matériaux pierreux inscrits en colonne 15 doivent être dans une forme fragile, ou facile à désagréger. Deux noms contiennent la racine TESH, quatre noms ne l’ont pas.</p>
<div class="figureright" style="width:80px;"> <img decoding="async" src="/wp-content/uploads/bekhen.gif" alt="" /> </div>
<p><strong>La pierre BEKHEN</strong> a été trouvée dans des inscriptions placées dans l’oued Hammamat, dans le désert au Sud-Est d’Aswan et est mentionnée comme étant soit un basalte noir, une diorite, un schiste sablonneux, un porphyre, un greywacke, soit un gneiss psammite (Lucas et Rowe, 1938; Morgan, 1894). Egalement, selon les Inscriptions Hammamat (Couyat-Montet), l’exploitation de BEKHEN à l’Oued Hammamat a été effectuée d’une façon très primitive. Les blocs choisis étaient généralement jetés en bas de la montagne où ils sont arrivés fendus en de nombreux morceaux.</p>
<div class="figureright" style="width:80px;"> <img decoding="async" src="/wp-content/uploads/mthay.gif" alt="" /> </div>
<p><strong>La pierre MTHAY</strong> est plus intéressante à discuter. Ce nom semble contenir la racine du mot MAT ce qui signifie le granit. Harris (p.72) est d’accord avec Barguet quand il note qu’il est étrange que le granit n’est pas autrement mentionné dans le texte. Puisque c’était la pierre la plus typique de cette région, il est donc probable que cette forme remarquable d’écriture dissimule MAT, c’est-à-dire le granit. Cependant, à part l’orthographe hiéroglyphique particulière qui arrive dans la Stèle de la Famine, les écritures faisants références au granit contiennent toujours le même hiéroglyphe, la faucille MA, avec des adjectifs différents. Dans col. 15, la lettre ME n’est pas la faucille, mais un oiseau privé de ses ailes et de ses plumes. Cette manière d’écrire la lettre ME doit être trouvée dans le mot MUT, se tuer. Le mot METH signifie aussi mourir. D’autre part, le granit MAT est souvent écrit avec l’idéogramme de coeur, la vie, suggérant l’idée de granit vivant. La supposition, que l’auteur de la Stèle de la Famine a voulu souligner, dans une forme condensée, est que le granit est un matériau érodé, fragile, désagrégé, trouvé dans quelques affleurements géologiques. Il aurait pu aussi essayer de souligner l’idée de granit mort.</p>
<div class="figureright" style="width:88px;"> <img decoding="async" src="/wp-content/uploads/ain.gif" alt="" /> </div>
<p><strong>Mot-clé AIN:</strong> Colone 15 commence par : “Apprenez les noms d’AIN (la pierre)”. Le mot hiéroglyphique pour la pierre solide, pierre de construction et le bloc, est AINR. La majorité de roches solides est appelée AINR, avec un adjectif. Harris ne fait aucune distinction entre AIN et AINR, le mot copte pour la pierre, UN, étant très semblable à AIN. Cependant AINR est essentiellement appliqué à la pierre employée dans la construction. AIN doit être reconnu comme un mot générique pour la pierre, comme une substance, c’est-à-dire un matériau pierreux, en opposition avec d’autres matériaux comme le bois ou le métal.</p>
<div class="figureright" style="width:58px;"> <img decoding="async" src="/wp-content/uploads/odeur.gif" alt="" /> </div>
<p><strong>Mot-clé idéographe:</strong> On ne connaît pas la valeur phonétique de cet ideographe; pour le dictionnaire, c’est un déterminant pour l’arôme et l’odeur, mais n’est pas associé aux parfums. Il touche essentiellement aux substances qui distribuent des odeurs, des effluves ou des émanations. Aussi, ces odeurs ne sont pas nécessairement mauvaise et elles ne signifient pas puer. Parfois cet idéographe a été associé à la notion de plaisir.</p>
<div class="figureright" style="width:170px;"> <img decoding="async" src="/wp-content/uploads/odeurentier.gif" alt="" /> </div>
<p>Trouvé en Colonne 12, il est pour Brugsch un mot pour onguent (“salbe” en allemand). Barguet et Lichtheim ne le traduisent pas employant le terme général “des produits” en rapport avec ceux cités dans col. 11, “aat nb rwd uts3u” les minéraux et pierres.</p>
<p>L’idéographe pourrait représenter une vessie ou un vase contenant un liquide, qui distribue une odeur, mais n’est pas un parfum. Autrement dit, cela pourrait être le déterminant pour le produit chimique. La majorité des produits chimiques ont une odeur caractéristique et les chimistes ont appris comment détecter, reconnaître et associer n’importe quelle odeur particulière. <strong>Selon col. 11 et 12, ces produits odorant sont les minerais et les matérieaux en pierre qui sont essentiels pour la construction des temples et des pyramides.</strong></p>
<p>Les études lexicographiques des minéraux antiques font la supposition que leurs noms doivent provenir de leurs couleurs. Ils comptent sur le fait que, dans des noms de gemmes grecs, divers pierres sont étroitement associées à une couleur, par exemple les pierres semi-précieuses contenant la racine chryso, jaune. Des minéraux, des minerais et des matériaux pierreux, montrés dans Barguet, Harris et les traductions de Lichtheim de la Stèle de la Famine, démontrent que ce type de recherche lexicographique n’est pas couronnée de succès. La majorité de noms hiéroglyphiques n’a pas trouvé d’équivalence contemporaine. Nous pensons que, en présentant le concept d’odeur et peut-être plus tard celui de goût, nous suivons simplement les méthodes antiques et classiques de caractérisation de produits chimiques, à savoir la détermination de leur couleur, odeur et le goût.</p>
<p><strong>Les produits ayant une odeur</strong> doivent être trouvés dans un texte lié aux Grandes Pyramides. Dans son Livre II, Euterpe, l’historien grec Hérodote relate que les prêtres à Memphis lui ont dit que sur la pyramide de Khéops est “gravée en caractères égyptiens sur la pyramide la somme dépensée pour les ouvriers en raifort, oignons et ail; et la personne qui a interprété ces inscriptions pour moi m’a dit, comme je me souviens bien, que cette dépense s’élevait à mille six cents talents d’argent. (Plus de 100 millions d’Euros de 2001)”. Des images populaires ont copiée cette description et les ouvriers sont décrits comme puant d’ail et l’oignon.</p>
<p>Nous avons prétendu (Davidovits, 1978, 1982) (voir aussi les livres de <a href="http://www.davidovits.info/">J. Davidovits</a> ) que cette description touche au coût des expéditions entreprises pour recueillir les minéraux de type arsenate, placés dans les mines de cuivre et de turquoise au Sinaï. Une méthode simple est utilisée en pétrographie pour identifier des minéraux naturels et des minerais est de les chauffer avec une petite flamme. S’il se dégage immédiatement une odeur d’ail, ils appartiennent à la famille des arsenates (arsenate de cuivre ou de fer).</p>
<p>Nous avons regardé les noms hiéroglyphiques de minéraux et de minerais qui pourraient contenir la signification de l’oignon, l’ail et le radis. Nous avons trouvé un représentant pour chacune de ces 3 odeurs :</p>
<p><strong>La pierre d’oignon:</strong> Dans col. 15, la “pierre uteshi” se termine par un idéographe qui a été le sujet de discussions. Brugsch lit HEDSH et donne la signification blanche, pendant que Barguet lit différemment et ne traduit pas, tandis que Harris déclare que la lecture doit rester dans le doute. Notre lecture est HEDSH, mais notre traduction est l’oignon. La pierre uteshi pourrait être la pierre qui sent comme l’oignon.</p>
<p><strong>La pierre d’ail:</strong> L’ail a été suggéré pour HUTEM et TAAM, c’est-à-dire le mot souche TEM. Dans col. 16, le minerai TEM-IKR pourrait représenter la pierre d’ail, le préfixe KR signifie faible, c’est-à-dire la pierre qui a une faible odeur d’ail.</p>
<p><strong>La pierre de radis:</strong> Le radis correspond à KAU et KA-T. Dans col. 16, le minerai KA-Y pourrait signifier “le minerai avec une odeur de radis”.</p>
<div class="figurecenter" style="width:80%;"> <img decoding="async" src="/wp-content/uploads/onion.gif" alt="" /> <img decoding="async" src="/wp-content/uploads/garlic.gif" alt="" /> <img decoding="async" src="/wp-content/uploads/radish.gif" alt="" /></p>
<p>UTESHUI HEDSH (oignon , gauche), TEM (ail, centre), KA-Y (radis, droite)</p>
</div>
<h2>La traduction présente les éléments discutés ci-dessus:</h2>
<blockquote>
<p>(Col. 11): Il y a un massif de montagne dans sa région orientale (à Eléphantine) contenant tous les minerais, toutes les pierres (érodées) écrasées (agrégats appropriés pour l’agglomération), tous les produits<br />
(Col. 12) cherchés pour construire les temples des dieux du Nord et du Sud, les niches pour des animaux sacrés, la pyramide (tombe royale) pour le roi, toutes les statues qui sont debout dans des temples et dans des sanctuaires. De plus, tous ces produits chimiques sont mis devant le visage de Khnoum et autour de lui.<br />
(Col. 13)&#8230;est là au milieu de la rivière une place de relaxation pour chaque homme qui traite les minerais sur ses deux côtés.<br />
(Col. 15) Apprend les noms des matériaux pierreux qui doivent être trouvés … bekhen, le granit (érodé) mort, mhtbt, r’qs, uteshi-hedsh (la pierre d’oignon)&#8230; prdny, teshy.<br />
(Col. 16) Apprend les noms des minerais rares placés en amont … or, argent, cuivre, fer, lapis-lazuli, turquoise, thnt (chrysocolle), Jaspe, Ka-y (la pierre de radis), le menu, émeraude, temikr (la pierre d’ail), et plus, neshemet, ta-mehy, hemaget, ibehet, bekes-ankh, fard vert, l’antimoine noir, l’ocre rouge…<br />
(Col.18) &#8230;a constaté que Dieu étant debout … Il m’a parlé : “je suis Khnoum, Ton créateur, Mes bras sont autour de toi, pour stabiliser ton corps, pour<br />
(Col. 19) sauvegarder tes membres. Je te confère des minerais sur des minerais … depuis la création personne ne les a jamais travaillé (pour faire la pierre) pour construire les temples des dieux ou reconstruire les temples ruinés… ”</p>
</blockquote>
<p>La Stèle de la Famine décrit l’invention de construction avec la pierre attribuée à Djoser et Imhotep, les constructeurs de la première pyramide, la Pyramide à degrés à Saqqara (2750 av. J.C.). Selon le texte, cette invention de construction en pierre résulte du traitement de différents minéraux et minerais qui pourraient être des produits chimiques impliqués dans la fabrication de pierre synthétique, ou d’un type de béton.</p>
<h2>Stèle de la Famine : Colonnes 11-19 (lire de droite vers la gauche)</h2>
<p><img decoding="async" src="/wp-content/uploads/Col_19.gif" alt="" style="vertical-align:top;text-align:left;padding:0;margin:0;" width="50" /><img decoding="async" src="/wp-content/uploads/Col_18a.gif" alt="" style="vertical-align:top;text-align:left;padding:0;margin:0;" width="50" /><img decoding="async" src="/wp-content/uploads/Col_17a.gif" alt="" style="vertical-align:top;text-align:left;padding:0;margin:0;" width="50" /><img decoding="async" src="/wp-content/uploads/Col_16.gif" alt="" style="vertical-align:top;text-align:left;padding:0;margin:0;" width="50" /><img decoding="async" src="/wp-content/uploads/Col_15.gif" alt="" style="vertical-align:top;text-align:left;padding:0;margin:0;" width="50" /><img decoding="async" src="/wp-content/uploads/Col_13b.gif" alt="" style="vertical-align:top;text-align:left;padding:0;margin:0;" width="50" /><img decoding="async" src="/wp-content/uploads/Col_12.gif" alt="" style="vertical-align:top;text-align:left;padding:0;margin:0;" width="50" /><img decoding="async" src="/wp-content/uploads/Col_11b.gif" alt="" style="vertical-align:top;text-align:left;padding:0;margin:0;" width="50" /></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Ciment et béton romain haute performance, bâtiment durable et résistant</title>
		<link>https://www.geopolymer.org/fr/archeologie/ciment-romain/ciment-et-beton-romain-haute-performance-batiment-durable-et-resistant/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 08 Apr 2006 21:23:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Ciment romain]]></category>
		<category><![CDATA[antiquité]]></category>
		<category><![CDATA[béton]]></category>
		<category><![CDATA[ciment]]></category>
		<category><![CDATA[résistant]]></category>
		<category><![CDATA[romain]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.geopolymer.org/fr/?p=44</guid>

					<description><![CDATA[Le Mystère du Béton Romain Dévoilé Le Colisée, Rome, 2è s. ap. J.-C (gauche) Le Panthéon, Rome, 2è s. ap. J.-C (centre) Le Panthéon, Rome, 2è s. ap. J.-C, Le dôme en béton (droite). Les experts en béton se demandent aujourd’hui comment faire un béton durable. Beaucoup de bâtiments en béton Romains antiques sont toujours [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h2>Le Mystère du Béton Romain Dévoilé</h2>
<div class="figurecenter" style="width:100%"> <img decoding="async" src="/wp-content/uploads/coliseo1.jpg" alt="" /> <img decoding="async" src="/wp-content/uploads/pantheon1.jpg" alt="" /> <img decoding="async" src="/wp-content/uploads/pantheon2.jpg" alt="" /></p>
<p>Le Colisée, Rome, 2è s. ap. J.-C (gauche) Le Panthéon, Rome, 2è s. ap. J.-C (centre) Le Panthéon, Rome, 2è s. ap. J.-C, Le dôme en béton (droite).</p>
</div>
<p>Les experts en béton se demandent aujourd’hui comment faire un béton durable. Beaucoup de bâtiments en béton Romains antiques sont toujours utilisés après plus de 2000 ans. Pour ces experts du béton moderne, les Romains étaient des constructeurs chanceux en cela qu’ils ont apparemment simplement employé des dépôts de pouzzolane naturelle, qui se trouvaient être appropriés pour produire un mortier hydraulique. <strong>Contrairement</strong> à cette déclaration, <strong>notre étude linguistique</strong> et la nouvelle traduction du livre de l’auteur latin Vitruvius “de Architectura” (1er siècle av. J.-C) démontre que la magnifique qualité du béton Romain résulte de la vaste utilisation de mortiers pouzzolaniques <strong>artificiels</strong> et des bétons. Deux pouzzolanes artificiels ont été intensivement fabriqués :</p>
<ol>
<li>Argile kaolinitique calcinée, en latin <strong>testa</strong></li>
<li>Pierres volcaniques calcinées, en latin <strong>carbunculus</strong></li>
</ol>
<p>Voir dans <a href="/fr/bibliotheque/articles-archeologiques/d-les-mortiers-de-pouzzolanes-artificielles-chez-vitruve">#D Les mortiers de pouzzolanes artificielles chez Vitruve: évolution historique et archirtecturale</a> et <a href="/fr/bibliotheque/articles-archeologiques/e-a-la-recherche-du-carbunculus">#E À la recherche du Carbunculus</a> .</p>
<p>En plus de ces ingrédients réactifs artificiels, les Romains ont employé un sable volcanique réactif naturel nommé <em>harena fossicia</em> à tort traduit comme le sable de fosse ou simplement le sable par des auteurs modernes. Les ingrédients <em>testa, carbunculus et harena fossicia</em> ont été intensivement employés dans des constructions Romaines. Ces ingrédients réactifs ne doivent pas être confondus avec le pouzzolane traditionnel dont le nom est originaire de la ville de Puzzuoli, près de Napoli (Mt Vesuvio). Selon le Livre de Vitruvius V, 12, le pouzzolane traditionnel a été exclusivement employé pour la fabrication de quais d’escale dans la mer ou des fondations pour des ponts, tandis que <em>harena fossicia, carbunculus et testa</em> ont produit un béton pour des constructions sur la terre.</p>
<p>La technologie du béton romain était plus efficace que la construction traditionnelle avec la pierre de taille. Le tableau compare le temps de construction pour les dômes des monuments les plus célèbres du monde.</p>
<table>
<tr>
<th>Monument </th>
<th>Diamètre du Dôme </th>
<th>Date ap. J.-C </th>
<th>Durée </th>
<th>Matériau </th>
</tr>
<tr>
<th>Panthéon Rome </th>
<td> 43.30 m. </td>
<td> 118-125 </td>
<td> 7 ans </td>
<td>  béton </td>
</tr>
<tr>
<th>Ste-Sophia Istambul </th>
<td> 32.60 m. </td>
<td> 532-537 </td>
<td> 5 ans</td>
<td>  béton </td>
</tr>
<tr>
<th>St-Pierre Rome </th>
<td> 42 m. </td>
<td> 1400-1564 </td>
<td> >50 ans </td>
<td>  pierre </td>
</tr>
<tr>
<th>Cathédrale Forence </th>
<td> 42.20m. </td>
<td> 1420-1434 </td>
<td> 14 ans </td>
<td>  tuile+béton </td>
</tr>
<tr>
<th>St-Paul Londres </th>
<td> 30.80 m. </td>
<td> 1675-1710 </td>
<td> 35 ans </td>
<td>  pierre </td>
</tr>
<tr>
<th>Panthéon Paris </th>
<td> 21 m. </td>
<td> 1755-1792 </td>
<td> 37 ans </td>
<td>  pierre </td>
</tr>
</table>
<p><strong>Temps de construction pour les bâtiments en dôme faits en béton ou en pierre taillée</strong></p>
<h2>Analyse des Ciments Romains à Haute Performance</h2>
<p>De la fouille des ruines Romaines antiques, on sait qu’approximativement 95 % des bétons et des mortiers constituant les bâtiments Romains se composent d’un ciment de chaux très simple, qui s’est durci lentement par l’action de la précipitation du dioxide de carbone CO<sub>2</sub>, venant de l’atmosphère. C’est un matériau tendre qui a été employé essentiellement dans la fabrication de fondations et dans des bâtiments pour le peuple. Mais pour la construction de leur “ouvrages d’art”, les architectes Romains n’ont pas hésité à employer des ingrédients plus sophistiqués et chers. Ces ciments Romains remarquables sont basés sur l’activation calcique d’agrégats céramiques (testa) et de riches tuffs volcaniques alcalines (cretoni, pozzolan) ensemble avec de la chaux. L’excès de chaux qui n’a pas réagi chimiquement, se recarbonate lentement en Ca-carbonate au contact du gaz carbonique de l’air. L’analyse minéralogique conventionnelle ne fournit pas d’explication satisfaisante sur le mécanisme de durcissement. Également, à la suite d’une puissante analyse spectroscopique MAS-NMR de ces ciments archéologiques, on a été capable de distinguer deux analogues de ciments géopolymériques Romains archéologiques, datant au 2è s. ap. J.-C. Voir l’analyse scientifique sur ces ciments Romains à hautes performances dans l’article numéro 28 des <a href="/fr/a-propos">actes du congrès de Géopolymère ’ 99</a> et dans les <a href="/applications/archaeological-analogues-roman-cements">Archéo-analogues</a>. (<span class="Red"><em>en anglais</em></span>)</p>
<p>Des institutions d’ingénieries civiles, qui travaillent particulièrement aux problèmes liées au stockage de l’eau (des réservoirs, des aqueducs) ont exigé un matériau très performant et une technologie spéciale. On sait que la technologie de ce premier analogue de ciment Romain, sous le terme technique générique <strong>d’Opus Signinum</strong>, est obtenu en mélangeant des céramiques écrasées et tamisées, en latin <strong>testa</strong>, avec de la chaux. Selon l’Auteur Romain Plinius (l’Histoire naturelle, Livre 35, 165), cette technologie a été reconnue comme : ”&#8230; <em>une des inventions les plus spectaculaires de l’humanité</em> &#8230;” L’ingrédient testa est une poudre céramique spéciale d’argile kaolinitique calcinée (oxyde d’alumino-silicate) et donc identique à l’ingrédient MK-750 (ou kandoxi) des ciments géopolymériques modernes. Nous avons réalisé une spectroscopie NMR 29 Si et 27 Al sur des échantillons d’Opus Signinum datant du 2è siècle ap. J.-C. Leurs spectres sont identiques à ceux des ciments géopolymériques GEOCISTEM modernes.</p>
<p>Le deuxième analogue de ciment Romain implique l’utilisation de pouzzolane artificielle nommée en latin <strong>Carbunculus</strong>. L’analyse a été effectuée sur des échantillons d’Ostia, des 2è et 3è siècle de notre ère.</p>
<p><strong>Voir l’analyse scientifique sur des ciments Romains dans <a href="/applications/archaeological-analogues-roman-cements">Archéo-analogues</a>.</strong> (<span class="Red"><em>en anglais</em></span>)</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Fabriquer un ciment avec des extraits de plantes</title>
		<link>https://www.geopolymer.org/fr/archeologie/civilisation/fabriquer-un-ciment-avec-des-extraits-de-plantes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 08 Apr 2006 21:10:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Civilisation]]></category>
		<category><![CDATA[antiquité]]></category>
		<category><![CDATA[pierre]]></category>
		<category><![CDATA[ré-agglomeration]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.geopolymer.org/fr/?p=43</guid>

					<description><![CDATA[Fabrication d’objets en pierre par synthèse géopolymérique, dans la civilisation pré-inca Huanka (Péru) Joseph DAVIDOVITS et Francisco ALIAGA Résumé d’une conférence présentée au 21st International Symposium for Archaeometry, Brookhaven National Laboratory, New York, USA, 1981 (page 21). ( en anglais ) It is now agreed, that the TIHUANACO civilisation is modeled on the pre-incan HUANKA [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h2>Fabrication d’objets en pierre par synthèse géopolymérique, dans la civilisation pré-inca Huanka (Péru)</h2>
<p style="text-align: center;">Joseph DAVIDOVITS et Francisco ALIAGA<br />
Résumé d’une conférence présentée au 21st International Symposium for Archaeometry, Brookhaven National Laboratory, New York, USA, 1981 (page 21).<br />
<span style="color: #ff0000;">( <span class="Red"><em>en anglais</em></span> )</span></p>
<p>It is now agreed, that the TIHUANACO civilisation is modeled on the pre-incan HUANKA civilisation revealed by an extraordinary skill in fabricating objects in stone. A recent ethnological discovery shows that some witch-doctors in the HUANKA tradition, use no tools to make their little stone objects, but still use a chemical dissolution of the stone material by plant extracts. The starting stone material (silicate or silico-aluminate) is dissolved by the organic extracts, and the viscous slurry is then poured into a mould where it hardens. This technique, when mastered, allows a sort of cement to be made by dissolving rocks; statues which could have been made by the technique of the pre-incan HUANKA,by dissolution followed by geopolymeric agglomeration, are found to contain Ca-oxalate in the stone.</p>
<h2>La désaggrégation du matériau pierre avec des acides organiques extraits de plantes, une technique ancienne et universelle.</h2>
<p style="text-align: center;">Joseph DAVIDOVITS, A. BONETT et A.M. MARIOTTE<br />
Actes du congrès du 22nd Symposium on Archaeometry, University of Bradford, Bradford, U.K. March 30th – April 3rd 1982. Pages 205 – 212.</p>
<p>( <span class="Red"><em>en anglais</em></span> )<br />
At the XXI Archaeometry Symposium we presented the hypothesis that the large stones in precolumbian monuments were artificial, having been agglomerated with a binder obtained by disaggregating certain rocks (in agreement with local legend and tradition). We present here the first results on plant extracts on the dissolution ordisaggregation of calcium carbonate containing rocks (Bio-tooling action). The feasibility of chemically working calcium carbonate with various carboxylic acids found in plants (acetic, oxalic and citric acid) has been studied. Maximum bio-tooling action is obtained with a solution containing:</p>
<ul>
<li>vinegar (1 M) (acetic acid)</li>
<li>oxalic acid (0.9 M)</li>
<li>citric acid (0.78 M)</li>
</ul>
<p>The great surprise was actually to discover very ancient references to their use since Neolithic times for working materials which are very hard but easily attacked by acids, such as chalk. Thus, a bas-relief from the tomb of Mera, at SAQQARAH (VI dynasty, 3Millenium B.C., Egypt) (Fig.6 ) shows the hollowing out of “Egyptian alabaster” (CaCO3) vases by a liquid contained in a water skin or bladder. An experiment of interest was to compare the “bio-tooling” technique with the shaping of a hole using steel tool and the quartz sand technique recommended by prehistorians. The hole resulting from sand abrasion has rough walls, whereas bio-tooling gives a smooth finish.</p>
<p>The precolumbian farmers were quite capable of producing large quantities of acids from such common plants in their region as:</p>
<ul>
<li>fruits, potatoes, maize, rhubarb, rumex, agave americana, opuntia, ficus indica, oxalis pubescens</li>
</ul>
<p class="infobox pdf"><a href="/formulaire">Cliquer ici</a> pour télécharger <strong>l’article #C Making Cements with Plant Extracts</strong> .</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Articles consacrés à l&#8217;archéologie dans les actes des congrès</title>
		<link>https://www.geopolymer.org/fr/archeologie/civilisation/articles-consacres-a-larcheologie-dans-les-actes-des-congres/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 08 Apr 2006 21:00:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Civilisation]]></category>
		<category><![CDATA[antiquité]]></category>
		<category><![CDATA[ciment]]></category>
		<category><![CDATA[construction]]></category>
		<category><![CDATA[égypte]]></category>
		<category><![CDATA[pierre]]></category>
		<category><![CDATA[pyramide]]></category>
		<category><![CDATA[ré-agglomeration]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.geopolymer.org/fr/?p=38</guid>

					<description><![CDATA[Bref résumé des articles consacrés à l’archéologie et publiés dans les actes des congrès Géopolymère : Geopolymer 2005 et Géopolymère ‘99. Geopolymer 2005 Pierre synthétique de l’Égypte antique et de la Mésopotamie fabrication de lave synthétique et de basalte synthétique, et interprétation de la stèle Irtysen C-14 (2000 av. J.-C.) Dans la stèle C-14 du [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Bref résumé des articles consacrés à l’archéologie et publiés dans les actes des congrès Géopolymère : Geopolymer 2005 et Géopolymère ‘99.</p>
<h2>Geopolymer 2005</h2>
<h2>Pierre synthétique de l’Égypte antique et de la Mésopotamie</h2>
<p><em><strong>fabrication de lave synthétique et de basalte synthétique, et interprétation de la stèle Irtysen C-14 (2000 av. J.-C.)</strong></em></p>
<p>Dans la stèle C-14 du Musée du Louvre datant de 2.000 av. J.-C., le sculpteur Irtysen déclare qu’il ne taille pas les statues mais les réalise en pierre synthétique dans un moule. Le savoir d’Irtysen est à rapprocher de la découverte de basalte synthétique fabriqué à la même époque en Mésopotamie, vers 2.000 av. J.-C. L’artiste broyait différents silicates vitreux pour réaliser des liants géopolymères utilisés pour des objets en pierre. Cette technique fut reproduite sous forme de lave synthétique et de liants géopolymères obtenus dans le cadre du projet de recherche européenne GEOCISTEM. Les laves synthétiques du Geocistem sont identiques en composition avec les basaltes synthétiques Mésopotamiens et ont été fabriqué à la même température de 1200°C.</p>
<h2>Pourquoi les carreaux de faïences bleues égyptiennes de Djoser ne sont pas bleues?</h2>
<p><em><strong>Fabrication des carreaux de faïences bleues de Djoser à des températures aussi basses de 250°C?</strong></em></p>
<p>Plus de 30.000 carreaux de faïence émaillée ont été trouvées dans le complexe funéraire de Djoser à Saqqarah (IIIe Dynastie). Il est frappant de constater que, contrairement à leur appellation générique de faïence bleue égyptienne, ces émaux ne sont pas tous bleus, mais au contraire gris, noir, bleu-vert et même beige, que nous avons reproduits à l’aide d’un procédé géopolymèrique d’auto-émaillage par efflorescence à la modeste température de 250-350°C.</p>
<h2>Dernières analyses des pierres de pyramide prouvant la théorie de J. Davidovits</h2>
<p>A) Analyses PIXE, PIGE et RMN ;<br />
B) Observations au microscope électronique;<br />
C) Synchrotron radiation</p>
<p>Les résumés décrivent les différentes recherches menées par plusieurs équipes de scientifiques qui utilisent des méthodes d’analyse particulières qui chacune, prise séparément, démontre le caractère artificiel des pierres de pyramide d’Égypte analysées dans ces études. Ce sont des recherches en cours qui ont déjà été publiées récemment ou sont en cours de publication dans des revues scientifiques internationales de premier plan. Elles seront annoncées dans les NEWS, dès leur publication officielle.</p>
<h2>GÉOPOLYMÈRE ‘99</h2>
<h2>Analogues Archéologiques et stabilité à long terme de matériaux géopolymériques</h2>
<p>Depuis les fouilles des ruines Romaines antiques, on sait qu’approximativement 95 % des bétons et des mortiers utilisés dans les constructions Romaines consistent en un ciment de chaux très simple, qui s’est durci lentement par l’action de la précipitation du dioxide de carbone CO<sub>2</sub> venant de l’atmosphère. C’est un matériau très tendre qui a été employé essentiellement pour la fabrication de fondations et des bâtiments pour le peuple. Mais pour la construction de leurs “ouvrages d’art”, les architectes Romains n’ont pas hésité à employer des ingrédients plus sophistiqués et onéreux. L’analyse minéralogique conventionnelle ne fournit pas d’explication satisfaisante du mécanisme de durcissement. Suite à une puissante analyse spectrométrique MAS-NMR sur ces ciments archéologiques, on était capable de distinguer deux analogues de ciment géopolymérique Romains archéologiques, datant au 2è siècle ap. J.C..</p>
<h2>La Fabrication de Céramique Étrusque (Bucchero Nero) au VII-VIII Siècle av. J.-C</h2>
<p>En 1980, 1981, 1982 et 1984 lors des Symposiums sur l’Archéométrie, Joseph Davidovits a montré la possibilité de fabriquer de la céramique par Durcissement Géopolymérique à Basse Température (LTGS) entre 50°C et 500°C. Les résultats obtenus avec le LTGS ont été surprenants et très intéressants du point de vue archéologique. Par exemple dans la fabrication de céramiques dont la surface est couverte d’une couleur noire intense, identique en apparence à de nombreuses céramiques européennes et plus particulièrement les poteries Étrusques du type Bucchero Nero (630 av. J.-C) et Impasto Marrone (650 av. J.-C). La civilisation Étrusque vivait en Italie avant la création de l’Empire Romain (Tarquinia, Cerveteri, Orvieto, Veio, Chiusi).</p>
<h2>Ciment Romains Durables et Bétons</h2>
<p>Les experts cimentiers s’interrogent aujourd’hui sur la manière de faire un béton durable. En effet, beaucoup de bâtiments en béton antique Romain sont toujours utilisés après plus de 2000 ans. Notre étude linguistique récente et la nouvelle traduction de livre de l’auteur latin Vitruvius “de Architectura” (1er siècle av. J.-C) déclarent que la qualité magnifique du béton Romain est le résultat de la vaste utilisation de mortiers pouzzolaniques artificiels et des bétons. Des mots-clés techniques liés à ces ciments très performants n’ont pas été correctement compris avant que des études linguistiques récentes, ainsi que le développement de ciment géopolymérique, n’éclaircissent la nouvelle interprétation sur ces textes. Une courte visite dans trois sites Romains antiques à Rome en Italie, (Colisée, le Panthéon), Trier en Allemagne (les Thermes), Cagliari-Nora en Italie (les Thermes) illustrent l’utilisation de trois différents bétons Romains durables.</p>
<h2>Statues synthétiques en pierre faites en 2000 av. J.C. : Déchiffrement de la Stèle d’Irtysen (Louvre C14)</h2>
<p>La réputation légendaire de l’Egypte Antique comme maître des arts en pierre parcourt presque l’histoire entière de la civilisation. Durant cette ère, des artefacts en pierre (des vaisselles en pierre dure, des statues) faits de microgrès (schiste métamorphique), diorite et basalte ont été réalises. Lisses et glacés, ces artefacts en pierre, vieux de 4.000 à 5.000 ans, ne portent aucune trace de marques d’outil. La preuve présentée ici, cependant, démontre que les artistes de l’antiquité savaient comment transformer des minerais et des minéraux en un liant minéral pour la production d’artefacts en pierre, comme les statues qui n’ont pas été taillées mais formées plutôt dans des moules, des statues en pierre synthétique. La première preuve vient d’un nouveau déchiffrement de la Stèle C-14 d’Irtysen (datant de 2.000 av. J.C., Musée du Louvre, Paris). La stèle est l’autobiographie du sculpteur Irtysen qui a vécu sous un des Pharaons Mentuhotep, 11è Dynastie. La stèle C-14 du Louvre a été souvent étudiée. Beaucoup d’expressions appartiennent à la technologie de la pierre et leur sens ont été traduits dans le passé en des termes si largement divergents entre eux, qu’il semble évident que les traducteurs n’étaient évidemment pas à même de comprendre la technologie décrite. Selon le sculpteur Irtysen, le moulage en pierre synthétique (en pierre coulée) était une connaissance secrète.</p>
<h2>Construction des Grandes Pyramides égyptiennes (2500 av. J.-C) en Pierre Agglomérée. Dernière mise à jour de la Recherche</h2>
<p><strong>Dernière mise à jour de la recherche</strong><br />
D’un point de vue géologique, le Plateau de Gizah est un affleurement de la Formation Mokkatam Éocène Moyen. De plus, l’affleurement qui plonge dans l’oued, où les carrières sont placées et aussi la tranchée autour du Sphinx et le corps de Sphinx, consiste en un calcaire tendre marneux abondamment rempli de nummulites avec une relative grande quantité d’argile. La quantité sensible à l’eau, exprimée en poids et en pour cent de pierre, est, de façon saisissante, très élevée, s’étendant entre 5,5 % à 29 %. Il est évident que les constructeurs ont profité des pierres calcaire plus tendres abondamment disponibles. Le matériau boueux délité était prêt pour la ré-agglomération géopolymérique. Peut-être que la plus grande surprise rencontrée dans cette étude concerne le verbe hiéroglyphique décrivant la notion de construire, à savoir khusi (liste Gardiner A34). Le signe khusi représente un homme pilonnant ou tassant un matériau dans un moule. C’est un des hiéroglyphes égyptiens les plus anciens.</p>
<p><strong>La méthode de construction de la Grande Pyramide de Khéops</strong><br />
Basé sur des textes sélectionnés, des illustrations et aussi des faits physiques, géologiques et architecturaux, Prof. Guy Demortier expose dans cet article que la construction avec des blocs extraits, taillés et transportés était une tâche impossible, tandis que la méthode du moulage des blocs de pierre explique toute la procédure. A la lumière de cette analyse, il propose plusieurs preuves soutenant les théories de Davidovits, comme une nouvelle analyse physicochimique sur les petits fragments de la pyramide de Khéops. Il fournit aussi un modèle décrivant comment les moules ont été assemblés et employés dans la production de blocs individuels. Il propose finalement quelques essais simples pour continuer cette étude.</p>
<p><strong>Plus d’autres textes hiéroglyphics, analyses, expérimentations, etc.</strong><br />
<a href="/fr/a-propos">Achetez les actes des congrès géopolymère</a></p>
<h2>Les livres de Joseph Davidovits</h2>
<p>La liste des livres de Joseph Davidovits est disponible sur son site web personnel <a href="http://www.davidovits.info/">www.davidovits.info</a></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La chimie des géopolymères était connue pendant l&#8217;antiquité</title>
		<link>https://www.geopolymer.org/fr/archeologie/la-chimie-des-geopolymeres-etait-connue-pendant-lantiquite/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 08 Apr 2006 20:36:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Archéologie]]></category>
		<category><![CDATA[antiquité]]></category>
		<category><![CDATA[chimie]]></category>
		<category><![CDATA[ré-agglomeration]]></category>
		<category><![CDATA[recherche]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.geopolymer.org/fr/?p=41</guid>

					<description><![CDATA[Joseph Davidovits a trouvé des moyens révolutionnaires pour produire des ciments avec des jus de plantes, qui pourraient expliquer certains mystères associés à l’architecture précolombienne. Des résultats préliminaires avait été présentés à deux symposiums internationaux sur l’archéométrie. Voir dans la bibliothèque l’article révélant cette information en 1981 et 1982 #C Making Cements with Plant Extracts [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.davidovits.info/">Joseph Davidovits</a> a trouvé des moyens révolutionnaires pour produire des ciments avec des jus de plantes, qui pourraient expliquer certains mystères associés à l’architecture précolombienne. Des résultats préliminaires avait été présentés à deux symposiums internationaux sur l’archéométrie. Voir dans la bibliothèque l’article révélant cette information en 1981 et 1982 <a href="/library/archaeological-papers/c-making-cements-with-plant-extracts">#C Making Cements with Plant Extracts</a> .</p>
<p>En 1979, au 2e congrès international des égyptologues à Grenoble, France, Pr. Joseph Davidovits a présenté deux conférences; la première présenta l’hypothèse que les <strong>blocs des pyramides</strong> d’Égypte ont été coulés comme du béton au lieu d’être taillés. Une telle théorie est très dérangeante pour les théories orthodoxes avec leurs centaines de milliers de travailleurs prenant part à cette gigantesque entreprise. La seconde conférence souligna que les vases de pierre dure de l’antiquité étaient faits d’une pierre dure synthétique coulée (faites de main d’homme). Voir dans la bibliothèque la liste des publications discutant de <a href="/fr/bibliotheque/articles-discutant-theorie-davidovits-sur-les-pyramides">la théorie de Davidovits</a> . Voir aussi les <a href="http://www.davidovits.info"><strong>Livres de Davidovits</strong></a> .</p>
<p>De plus, dans sa recherche, et après avoir effectué des analyses chimiques, analyse aux rayons X et au spectroscope magnétique nucléaire (MAS-NMR) sur les matériaux en ciment, il conclut que le ciment romain et les blocs de la grande pyramide sont le résultat d’une réaction géopolymèrique, en d’autres termes, une géosynthèse. Voir dans la Bibliothèque l’article consacré aux analyses rayons X et à la diffraction au rayons X des pierres de revêtement des pyramides d’Égypte et du calcaire des carrières associées, article publié en 1984 (en anglais) <a href="/library/archaeological-papers/a-x-ray-analysis-pyramids-casing-stones-and-their-limestone-quarries">#A X-Ray of Pyramids Stones</a> .</p>
<p>En 2004, au IXe Congrès d’Egyptologie, Grenoble, France, nous avons présenté plusieurs conférences décrivant les connaissances chimiques des égyptiens dans la construction des pyramides. L’une traitait des célèbres carreaux de faïences bleus, comme ceux enchâssés dans les galeries souterraines de la pyramide à degrés de Djoser à Saqqarah: voir dans la bibliothèque l’article <a href="/library/archaeological-papers/f-why-djoser’s-blue-egyptian-faience-tiles-are-not-blue">#F The manufacture of Egyptian Blue Faience Tiles</a> . La seconde conférence était sur le célèbre texte d’Hérodote; voir l’article <a href="/fr/bibliotheque/articles-archeologiques/g-construction-des-pyramides-dapres-herodote">#G: Construction des pyramides d’après Hérodote</a> .</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>

<!-- Gator Cached post on [2026-04-02 21:59:00] -->