FAQ pour les partisans de la pierre artificielle

La théorie a beaucoup de partisans à travers le monde, mais il y a encore des adversaires qui critiquent et répètent les mêmes arguments. Cette page est là pour aider les supporters à contrer les critiques.

Tout d’abord, vous trouverez ci-dessous une liste des principales critiques, des opinions et parfois des preuves, et comment leur répondre. Ensuite, nous présentons un résumé étendu de la théorie avec une liste simplifiée d’arguments.

Plus de détails, d’informations, de vidéos sont disponibles sur cette page. Seul un long résumé est publié ici.

 

Liste des principaux arguments opposés

1- Contexte 2- Des pierres partout 3- Coquillages fossiles
4- Mêmes dimensions 5- Un expert s’oppose 6- Blocs de granit naturel
7- Analyse non officielles 8- Quelque chose d’étrange 9- Extraterrestre ou ancienne civilisation

 

1- Le contexte. Ce que vous devez garder à l’esprit.

Une hypothèse qui a la vie longue.

La théorie est connue du public depuis 1988 (première publication du livre en anglais), mais présentée plus tôt dans les congrès officiels d’égyptologie (Association Internationale des Égyptologues) depuis 1979. Le site Web de l’Institut Géopolymère existe depuis 1996 et, dès le début, la théorie a été exposée en détail. Ensuite, de nouveaux articles scientifiques, de nouveaux livres, de nouvelles vidéos, de nouvelles pages Web ont été publiés avec les dernières mises à jour. Pourtant, la plupart des adversaires expriment toujours leurs opinions sur la base de ouïs-dire, d’idées préconçues ou de clichés et ne prennent pas 10 minutes de leur précieux temps pour lire ce qui est exposé ici. Certains d’entre eux publient des réfutations en utilisant des « faux » arguments que Davidovits n’a jamais soulevés au lieu de citer son travail (par exemple, nous ne prétendons pas broyer les pierres pour faire des agrégats, un effort inutile et épuisant, mais affirmons plutôt l’utilisation de pierres érodées, délitées). Une parodie de science. Ces études approximatives publiées sont prises comme références sérieuses par les adversaires de la théorie ré-agglomérée. Vous serez déçus par le fait que ce comportement trompeur représente la grande majorité des adversaires. Pourquoi ? Parce que la théorie de la pierre artificielle est la vérité, ils ne savent pas comment la contrer. Ils ratent la vue d’ensemble.

Une réflexion globale

Les gens qui essaient de résoudre les mystères des pyramides pensent toujours en termes d’ingénierie et de technique, et pire, ils ne se concentrent que sur la pyramide de Kheops, en oubliant les précédentes et la centaine construites après. Si une idée semble valable pour Kheops, elle est immédiatement invalide pour les autres. La théorie de Davidovits est la seule théorie avec une vision globale couvrant la construction de toutes les pyramides d’Égypte pendant 250 ans, de la première de Djoser à celles en briques crues, avec des preuves scientifiques solides et valides en géologie, en minéralogie, en chimie, en études hiéroglyphiques, la religion et l’histoire égyptienne… Lisez l’extrait étendu ci-dessous ou achetez le dernier livre pour en savoir plus. Aucune autre théorie n’a cette approche holistique.

Théorie officielle

La théorie de la pierre artificielle ou réagglomérée existe, est encore discutée et affrontée depuis plus de 30 ans. Si les arguments contre elle sont si faciles à exposer, à dénigrer et semblent aller de soi, pourquoi les gens en parlent-ils encore ? Pourquoi les gens ne sont-ils toujours pas convaincus par les théories de la taille ?

Au fait, quelle est la théorie officielle ? Demandez aux adversaires avant de commencer la discussion. La vérité est qu’il n’y en a pas. Après des siècles, tant de travaux, d’études scientifiques, de découvertes archéologiques, les théories de la taille de pierre sont encore une hypothèse fragile. Personne n’est d’accord sur le scénario général autour de la taille et du hissage. Aucune n’est approuvée par le courant dominant. Lorsque quelqu’un soulève une solution, elle dure 6 mois jusqu’à 1 an avant de disparaitre car elle entraîne d’autres problèmes insolubles. Et la théorie de la pierre artificielle existe depuis plus de 30 ans. Après tant de temps, les théories de la taille ont échoué !

Donc, l’opposant à l’hypothèse de la ré-agglomation croit agir au nom de la vérité, mais défend en réalité une des nombreuses théories non-officielles de la taille. Est-il crédible ? Pas du tout. Il est facile de répondre que sa théorie (non) officielle soulève plus de problèmes que de solutions, et surtout, où sont ses preuves ?

L’ultime preuve

Voici l’argument solide que tout le monde comprend :

De plus en plus de scientifiques acceptent et appuient la théorie. Les méthodes classiques d’investigation ne sont pas pertinentes. Elles ne peuvent pas faire de différence entre un mineral naturel et un mineral synthétique.

Plusieurs études, menées par des scientifiques indépendants utilisant les équipements les plus modernes, ont exposé les preuves ultimes que les blocs de pyramides ne sont pas naturels. Vous pouvez trouver des articles ou des opinions s’opposant à la théorie, mais tous préfèrent ignorer ces analyses indépendantes. Croire en la théorie de la pierre artificielle, ou la contredire, n’est tout simplement plus pertinent. C’est devenu un fait, une vérité qui est encore combattue par des gens à des fins irrationnelles.

 

2- Il y a de la pierre partout. Pourquoi s’embêter à faire un béton ?

C’est le bon sens, n’est-ce pas ? Or, vous pensez à l’utilisation de pierres avec un esprit moderne, en terme d’architecture. Pendant 3000 ans, les Égyptiens ont utilisé des pierres (artificielles ou taillées) uniquement à des fins religieuses : temples, tombes et statues. Où sont les maisons, où sont les palais, où sont les garnisons ? Ils ont été construits avec des briques crues. Pendant le temps des pyramides, il était interdit de tailler la pierre. La pierre artificielle porte un sens religieux spécifique lié à la création de la vie. Pour en savoir plus sur ce sujet, lisez l’extrait étendu à propos du « contexte religieux. »

Si ce n’est pas assez convainquant :

Des récentes études scientifiques utilisant des équipements très puissants et modernes ont révélé la preuve ultime que les pierres pyramides sont synthétiques. Croire en la théorie de la pierre artificielle, ou la contredire, n’est tout simplement plus pertinent. C’est devenu un fait, une vérité.

 

3- Nous voyons des coquillages fossiles, donc c’est une pierre naturelle.

La pierre artificielle contient environ 90% d’agrégats minéraux naturels (ici des nummulites, des coquillages fossiles) et entre 5 et 10% de liant géopolymère synthétique. Certains adversaires croient que nous prétendons que la chimie des géopolymères fabrique des coquillages fossiles in situ, ce qui est absurde. Mais d’où proviennent les coquillages fossiles ? De la carrière où nous extrayons les agrégats de pierre naturelle. C’est comme prétendre que le béton moderne est une pierre taillée et naturelle car il contient des granulats de sable naturel et de pierre naturelle ! Si les pierres étaient taillée, pourquoi tous les coquillages sont-ils intacts ? Pourquoi aucun d’eux n’est coupé ?

Il y a des preuves que les pierres calcaires viennent de différentes carrières. Puisqu’on en connait l’origine, sans aucun doute la pierre est naturelle ? Pour fabriquer le béton de calcaire ré-aggloméré, il faut bien que les 90% d’agrégats de calcaire viennent de quelque part. Bien sûr, ils proviennent du même endroit ! Ainsi, les gens ont 90% des chances d’analyser un agrégat naturel (ici, le coquillage fossile nummulite) et déclarent que la théorie de la pierre artificielle est erronée, en passant à côté des 10% de liant synthétique.

Si ce n’est pas assez convainquant :

Des récentes études scientifiques utilisant des équipements très puissants et modernes ont révélé la preuve ultime que les pierres pyramides sont synthétiques. Croire en la théorie de la pierre artificielle, ou la contredire, n’est tout simplement plus pertinent. C’est devenu un fait, une vérité.

 

4- Si c’est une pierre semblable à du béton, tous les blocs auraient les mêmes dimensions. Mais ils sont tous différents.

Avant la première pyramide construite en pierre, les anciens Égyptiens construisirent de très gros monuments en briques crues. Nous trouvons les vastes remparts des temples funéraires de la deuxième dynastie, comme celui de Khasekhemwy (2 730 av. J.C). Son mur massif est en briques d’argile crues, donc dans un matériau moulé. Il est généralement admis, puisque ces briques ont été travaillées dans des moules, que leur dimension doit être uniforme. Or, c’est faux. Malgré la fabrication de moules, les briques d’argile ont environ 5 tailles différentes, ce qui implique l’utilisation de plusieurs modèles. Nous trouvons ces différences de proportions dans toutes les pyramides. Cette hétérogénéité donne aux monuments la capacité de résister aux tremblements de terre en évitant l’amplification des ondes sismiques.

Si ce n’est pas assez convainquant :

Des récentes études scientifiques utilisant des équipements très puissants et modernes ont révélé la preuve ultime que les pierres pyramides sont synthétiques. Croire en la théorie de la pierre artificielle, ou la contredire, n’est tout simplement plus pertinent. C’est devenu un fait, une vérité.

 

5- Un scientifique / expert a analysé les pierres et prétend qu’elles sont naturelles, donc vous avez tort !

Les méthodes d’analyse utilisées aujourd’hui par les géologues ne sont pas pertinentes. Ces méthodes servent essentiellement à CLASSER mais pas à déterminer les types naturels ou artificiels. Ils ne peuvent pas faire de différence entre un mineral naturel et un mineral synthétique. En effet, la molécule d’un minéral est par essence toujours la même, qu’elle soit naturelle ou artificielle, sinon ce serait une autre molécule, donc un autre minéral. De plus, les experts / scientifiques qui s’attaquent à la théorie de la ré-agglomération ont rarement des connaissances ou des compréhensions de la chimie des géopolymères. Ils ne sauront pas comment analyser cela et passeront à côté de l’évidence. Pour montrer la géopolymérisation et la nature artificielle du matériau, ils doivent travailler avec des méthodes plus puissantes. Ces outils sont rarement utilisés par eux. Des études ont été faites avec des équipements modernes et puissants, et tous montrent que les pierres sont artificielles. Les opposants préfèrent les ignorer, ils n’ont pas les compétences pour les critiquer.

Si ce n’est pas assez convainquant :

Selon des récentes études scientifiques, croire en la théorie de la pierre artificielle, ou la contredire, n’est tout simplement plus pertinent. C’est devenu un fait, une vérité.

 

6- On trouve des blocs de granit mal dégrossis et taillés. Donc, votre théorie est fausse.

Nous n’avons jamais prétendu que le granit était artificiel (un autre ouï-dire). En effet, le granit n’est pas taillé (ils n’ont pas les bons outils) mais a été fendu (une compétence très différente). Vous pouvez lire ci-dessous dans l’extrait étendu à propos du « contexte religieux » pourquoi ils ont utilisé le granit, parce qu’il représente le pays du sud. Le granit n’a pas été taillé dans une carrière, mais simplement tiré de roches individuelles trouvées en grande quantité dans la région d’Assouan. Les rochers ont été divisés en faces bien lisses et finis, laissant un arrière-plan typiquement brut. Ils représentent moins de 0,1% du total des blocs. Les travailleurs ont eu 10 ans pour les installer dans la pyramide, et 10 ans pour sculpter un sarcophage unique quelle que soit la technique dont ils disposaient. Bref, cela ne nous préoccupe pas ! Nous nous intéressons aux 99,9% des blocs de calcaire. Pour Kheops, il faut placer un bloc toutes les 3 minutes.

Si ce n’est pas assez convainquant :

Des récentes études scientifiques utilisant des équipements très puissants et modernes ont révélé la preuve ultime que les pierres pyramides sont synthétiques. Croire en la théorie de la pierre artificielle, ou la contredire, n’est tout simplement plus pertinent. C’est devenu un fait, une vérité.

 

7- L’analyse en faveur de la théorie de la pierre artificielle est invalide car elle n’est pas officielle.

Vrai. Les égyptologues sont des historiens, des linguistes, des archéologues mais aucun n’est un scientifique des matériaux. Donc, il n’y aura jamais d’analyse officielle effectuée par eux, ils s’appuieront toujours sur des experts comme nous. Soit dit en passant, est-ce que les adversaires sont officiels ? Existe-t-il des réfutations officielles publiées ? Et la personne avec qui vous parlez, qui est contre la théorie de la pierre ré-agglomérée, est-ce une personne officielle qui exprime un avis officiel ? Absolument pas, jamais, aucun d’entre eux ne peut le prétendre. Son argument n’a pas plus de valeur que le vôtre. Vous êtes au même niveau ! Et à propos des nombreuses théories de la taille, sont-elles officielles ? Est-ce qu’ils font la promotion d’une nouvelle théorie de la taille non officielle ? (voir ci-dessus)

Si ce n’est pas assez convainquant :

Des récentes études scientifiques utilisant des équipements très puissants et modernes ont révélé la preuve ultime que les pierres pyramides sont synthétiques. Croire en la théorie de la pierre artificielle, ou la contredire, n’est tout simplement plus pertinent. C’est devenu un fait, une vérité.

 

8- Une autre nouvelle étude / enquête montre quelque chose d’étrange dans les pyramides…

Aucune des études récentes, utilisant de nouveaux outils et équipements de haute technologie, n’est en contradiction avec la théorie de la pierre artificielle. C’est souvent le contraire, elle peut être interprétée comme une nouvelle preuve de la ré-agglomération. Chaque fois, ils soulèvent de nouvelles questions et énigmes que les théories de la taille ne peuvent pas répondre, alimentant les spéculations les plus folles.

Et, à propos :

Des récentes études scientifiques utilisant des équipements très puissants et modernes ont révélé la preuve ultime que les pierres pyramides sont synthétiques. Croire en la théorie de la pierre artificielle, ou la contredire, n’est tout simplement plus pertinent. C’est devenu un fait, une vérité.

 

9- Les extra-terrestres et/ou une ancienne civilisation avancée ont construit les pyramides.

Ces personnes lisent toutes les théories contradictoires, non officielles et nombreuses sur la taille, et parce qu’elles posent plus de questions que de réponses, elles imaginent une solution radicale : une super civilisation doit l’avoir fait. Nous considérons cette croyance comme une insulte au génie de l’humanité, comme si l’Homo sapiens était une créature stupide et ce que nous croyons être des réalisations humaines est une fraude. La chimie des géopolymères utilisée pour construire les pyramides est une technologie très simple, beaucoup plus facile que vous ne le pensez. Ils ont tous les ingrédients à proximité. C’est une évolution naturelle d’une technologie trouvant son origine dans des liants minéraux, des céramiques, des pigments, des minerais et des chimie connues. Elle donne des résultats extraordinaires, mais avec une connaissance simple. Il est beaucoup plus compliqué de faire des outils en cuivre, ou de la métallurgie en général, en sélectionnant le bon minerai (il y en a beaucoup qui se ressemblent), en utilisant le bon processus au bon moment et à la bonne température…

 

Plus de photos, dessins, détails, d’informations, de vidéos sont disponibles sur cette page. Seul un long résumé est publié ci-dessous.

 

Résumé étendu de la théorie avec une liste simplifiée d’arguments

Le professeur Joseph Davidovits, dans ses livres Ils ont bâti les pyramides (2002), La nouvelle histoire des pyramides (2004), Bâtir les Pyramides sans pierres ni esclaves ? (2017) présente une théorie sur la construction des pyramides : celles-ci ont été bâties en employant de la pierre ré-agglomérée (du calcaire naturel traité comme un béton puis moulé), et non à l’aide d’énormes blocs taillés et traînés sur des rampes. Initialement publiée à New York en 1988 sous le titre The pyramids: an enigma solved, cette thèse est reprise dans les livres récemment publiés en français avec une importante mise à jour des éléments concrets absents de la première édition américaine.

La théorie est basée sur des analyses scientifiques, des éléments archéologiques, des textes hiéroglyphes ainsi que des aspects religieux et historiques. À l’opposé des autres théories ne cherchant qu’une explication technique aux pyramides du plateau de Guizeh, voire uniquement à celle de Khéops, sa théorie est une présentation globale de la construction de toutes les pyramides d’Égypte pendant 250 ans, de la première de Djoser à celles en briques crues.

A- Théorie (formule, matériaux, analyses) B- Les preuves (hiéroglyphes, croissance et déclin, religion)
C- Arguments contre les théories de la taille D- Notes and références

 

A- Théorie

  1. La formule et les matériaux utilisés :

Le matériau le plus important est le calcaire. Les analyses du géochimiste allemand D.D. Klemm [1] démontrent que 97 à 100% des blocs proviennent de la couche de calcaire tendre et argileuse située dans l’Oued (wadi) en contrebas du plateau de Guizeh. Or, d’après l’égyptologue M. Lehner [2], les Égyptiens employèrent un calcaire tendre et friable, inutilisable comme pierre de taille. Les ouvriers n’ont pas mis en œuvre le calcaire dur et dense situé à proximité des pyramides, sauf à de rares exceptions pour les restaurations ultérieures. Le géologue L. Gauri [3] démontre que ce calcaire est fragile, car il inclut des matériaux argileux (notamment une argile kaolinite) sensibles à l’eau expliquant l’extrême fragilité du corps du Sphinx, alors que sa tête, taillée dans la couche géologique dure et dense, a résisté à 4000 ans d’érosion.

Ce calcaire argileux tendre, trop fragile pour être une pierre de taille, est bien adapté à l’agglomération. De plus, il contient naturellement des ingrédients géopolymériques réactifs, comme l’argile kaolinitique, indispensable pour fabriquer la colle géologique (le ciment de liaison) et assurer la géosynthèse.

Il n’est pas nécessaire de broyer cette pierre, car elle se désagrège facilement avec l’eau du Nil pendant les inondations (l’Oued ou Wadi est rempli d’eau à ce moment) pour former une boue calcaire. À cette boue, on ajoute des matériaux géologiques réactifs (la mafkat, un silicate hydraté de cuivre et d’alumine, surexploitée au temps de Khéops dans les mines du Sinaï) [4], le sel natron égyptien (carbonate de soude, présent massivement dans le Wadi Natrum), et de la chaux provenant de cendres de plantes et de bois [5]. On transporte cette boue de calcaire dans des paniers, on la verse, puis la tasse dans des moules (faits en bois, pierre, brique crue), directement sur le chantier. La méthode est identique à celle du pisé, encore utilisé aujourd’hui.

Ce calcaire, ré-aggloméré par réaction géochimique, durcit naturellement pour fournir des blocs résistants. Les blocs sont ainsi constitués de 90 à 95% de calcaire naturel en agrégats avec les coquillages fossiles, et de 5 à 10% de colle géologique (ciment dit « géopolymérique ») à base d’alumino-silicates.

 

  1. Pourquoi les géologues ne voient rien ?

Cela tient à la colle géologique qui, bien qu’artificielle, est vue par les géologues soit comme une impureté, donc inutile à étudier, soit comme un liant naturel. Au mieux, les outils d’analyses et les méthodes de travail des géologues prennent le ciment pour un « liant micritique » parfaitement naturel. Une pierre calcaire artificielle contenant 15% de liant synthétique a été fabriquée par Joseph Davidovits et soumise à des géologues qui n’ont rien soupçonné [6].

Un géologue non formé à la chimie des géopolymères affirmera de bonne foi que les pierres sont naturelles.

 

  1. La formule chimique :

La géosynthèse consiste à faire réagir l’argile kaolinite (naturellement incluse dans le calcaire de Guizeh) avec de la soude caustique (cf. formule chimique 1). Pour fabriquer cette soude caustique, on fait intervenir le natron égyptien (carbonate de sodium) et la chaux éteinte (issue de cendres de plantes) (cf. formule chimique 2). On obtient alors de la soude qui va réagir avec l’argile.

Mais le plus intéressant est que cette réaction chimique crée du calcaire pur ainsi que de l’hydrosodalite (un minéral appartenant à la famille des feldspathoïdes ou des zéolithes). [6]

Formule chimique 1:
Si2O5,Al2(OH)4 + 2NaOH = > Na2O.2SiO2Al2O3.nH2O
argile kaolinite + soude => hydrosodalite

Formule chimique 2:
Na2CO3 + Ca(OH)2 = > 2NaOH + CaCO3
Carbonate de sodium (natron égyptien) + chaux éteinte => soude + calcaire

Résumé de la formule chimique du liant de la pierre ré-agglomérée:
argile + natron + chaux => feldspathoïde + calcaire (c’est-à-dire une pierre naturelle)

Le liant de la pierre ré-agglomérée est le résultat d’une géosynthèse (un géopolymère) qui crée deux minéraux naturels : le calcaire et le feldspath hydraté (feldspathoïde). On comprend pourquoi les géologues peuvent être facilement trompés.

 

  1. Les analyses scientifiques :

Maintenant que de plus en plus de scientifiques acceptent et appuient la théorie, certains ont décidé de mener des recherches sans mon aide et sans demander l’approbation des égyptologues, donc en toute indépendance des deux parties.

Les méthodes d’analyses couramment utilisées par les géologues ne sont pas pertinentes. Ils ne peuvent pas faire de différence entre un mineral naturel et un mineral synthétique. En effet, la molécule d’un minéral est par essence toujours la même, qu’elle soit naturelle ou synthétique, sinon elle serait une autre molécule, donc un autre minéral. Pour démontrer le caractère artificiel, il faut employer des méthodes plus puissantes (analyses par synchrotron, microscopie électronique à balayage SEM et à transmission TEM, la Résonnance Magnétique Nucléaire, Paléomagnétisme, Particle Induced Gamma-Ray Emission, Particle Induced X-Ray Emission, Fluorescence X, Diffraction RX). Ces outils sont rarement utilisés dans cette situation. Des études ont été faites, toutes démontrent que les pierres des pyramides sont artificielles. [7]

Cette dernière étude de paléomagnétisme est simplement la preuve ultime que les blocs de pyramides ne sont pas naturels. Vous pouvez trouver des documents ou des opinions variés sur la théorie, mais tous préfèrent ignorer ces analyses indépendantes. Croire en la théorie de la pierre artificielle, ou la contredire, n’est tout simplement plus pertinent. C’est devenu un fait, une vérité qui est encore combattue par des gens à des fins irrationnelles.

On peut citer les articles scientifiques suivants :

  • Paleomagnetic investigation of the Great Egyptian Pyramids, Igor Túnyi and Ibrahim A. El-hemaly, Europhysics News 2012, 43/6, 28-31.
  • Were the casing stones of Senefru’s Bent Pyramid in Dahshour cast or carved? Multinuclear NMR evidence, Kenneth J. D. MacKenzie, M. E. Smith, A. Wong, J. V. Hanna, B. Barryand M. W. Barsoum, Mater. Lett., 2011, 65, 350.
  • Microstructural Evidence of Reconstituted Limestone Blocks in the Great Pyramids of Egypt, Barsoum M.W., Ganguly A. and Hug G., J. Am. Ceram. Soc. 89[12], 3788-3796, 2006.
  • The Enigma of the Construction of the Giza Pyramids Solved?, Scientific British Laboratory, Daresbury, SRS Synchrotron Radiation Source, 2004.
  • PIXE, PIGE and NMR study of the masonry of the pyramid of Cheops at Giza, Guy Demortier, NUCLEAR INSTRUMENTS and METHODS in PHYSICS RESEARCH B, B 226, 98 – 109 (2004).
  • X-Rays Analysis and X-Rays Diffraction of casing stones from the pyramids of Egypt, and the limestone of the associated quarries., Davidovits J., Science in Egyptology; A.R. David ed.; 1986; Proceedings of the « Science in Egyptology Symposia »; Manchester University Press, UK; pp.511-520.
  • Differential thermal analysis (DTA) detection of intra-ceramic geopolymeric setting In archaeological ceramics and mortars., Davidovits J.; Courtois L., 21st Archaeometry Symposium; Brookhaven Nat. Lab., N.Y.; 1981; Abstracts P. 22.
  • How Not to Analyze Pyramid Stone, Morris, M. JOURNAL OF GEOLOGICAL EDUCATION, VOL. 41, P. 364-369 (1993).
  • Comment a-t-on construit les Pyramides: polémique chez les Égyptologues, HISTORIA Magazine, Paris, No 674, fév. 2003, dossier pp. 54-79 (2003).

 

B- Les preuves archéologiques

  1. Les textes hiéroglyphes :

L’Égypte des pharaons est bien connue grâce à ses nombreuses stèles, fresques et papyri décrivant toutes sortes de savoirs religieux, scientifiques, techniques, l’artisanat, l’agriculture, la médecine, l’astronomie, … Or, il n’existe aucun document hiéroglyphique décrivant la construction des pyramides avec des pierres taillées, des rampes, des traîneaux en bois. À l’inverse, de nombreux textes montrent que les anciens Égyptiens possédaient la connaissance de la pierre de synthèse:

La Stèle de la Famine se trouve sur l’île de Séhel près d’Éléphantine, gravée sur un rocher. Elle met en scène le dieu Khnoum, le pharaon Djoser et son architecte Imhotep, constructeur de la première pyramide de Saqqarah. Cette inscription contient 650 hiéroglyphes désignant soit des roches et des minéraux, soit leurs procédés de transformation. Dans la colonne 12, on peut lire: « Avec ces produits (minéraux) ils ont bâti (…) la tombe royale (la pyramide)« . Dans les colonnes 18 à 20, le dieu Khnoum donne à Djoser les minéraux nécessaires à la construction de ces monuments sacrés. Cette liste ne fait pas mention des traditionnelles pierres dures et compactes de construction comme le calcaire (ainr-hedj), le grès monumental (ainr-rwdt) ou le granit d’Assouan (mat). En étudiant ce texte, on constate qu’on ne peut pas construire une pyramide ou un temple avec de simples minéraux, sauf s’ils sont employés pour fabriquer le liant de la pierre ré-agglomérée. [8]

La stèle d’Irtysen C14 du Musée du Louvre est une autobiographie du sculpteur Irtysen sous un des pharaons Mentouhotep, XIe dynastie (2000 av. J.-C.). Elle présente la technique de fabrication des statues en pierres synthétiques (« pierre coulée »). [9]

La fresque de Ti, Ve dynastie (2450 av. J.-C.), illustre le travail de sculpteurs d’une statue en bois, la confection d’une statue en pierre et le mélange dans des vases. Cette fresque montre parfaitement la différence entre tailler une statue (ici en bois avec les signes hiéroglyphes décrivant l’opération de la taille), le façonnage d’une statue (en pierre synthétique avec les signes hiéroglyphes représentant l’action de « synthétiser », « faite de main d’homme »), et le mélange des produits chimiques caustiques pour façonner cette statue dans des vases en céramique. [10]

 

  1. L’invention de la pierre ré-agglomérée: croissance et déclin d’une technologie

Avant la première pyramide édifiée en pierre, les anciens Égyptiens ont érigé des monuments très imposants en briques d’argile crue. Ce sont les grandes enceintes des temples funéraires de la IIe dynastie, dont celui de Khasekhemwy (2730 av. J.-C.). Sa muraille massive est en briques d’argile crue, donc en matériau moulée. Il est généralement admis, puisque ces briques ont été façonnées dans des moules, que leur dimension doit être uniforme. Or, c’est faux. Bien qu’ayant été fabriquées dans des moules, les briques d’argiles sont d’environ 5 tailles différentes, impliquant l’usage de plusieurs gabarits. Ces différences de proportions se retrouveront dans toutes les pyramides. Cette hétérogénéité permet aux monuments de résister aux séismes en évitant l’amplification de l’onde sismique dans le bâtiment.

20 ans plus tard, Djoser ordonne à Imhotep de lui construire un monument pour l’éternité en pierre. Le scribe Imhotep est l’inventeur de la pierre ré-agglomérée (2650 av. J.-C.) et l’architecte de la première pyramide d’Égypte. Au lieu d’utiliser la brique d’argile crue, il remplace simplement l’argile par un calcaire ré-aggloméré et garde la même technique de moulage de briques. C’est pourquoi la première pyramide est faite en petites briques qui grossissent en dimension au fur et à mesure que l’invention est maîtrisée. Les briques sont fabriquées sur le lieu d’extraction de la pierre, dans l’Oued (Wadi à l’est du complexe [11]) au moment de la crue du Nil, puis portées et placées sur la pyramide.

Son invention, héritée du pisé et de la brique crue, se perfectionne lors de l’édification des pyramides des IIIe et IVe dynasties. À partir de la petite brique de calcaire de Saqqarah, la dimension des pierres augmente graduellement. Pour les pyramides de Meidoum et la Romboïdale, les blocs sont produits près du site et montés sur la pyramide. Il y a toujours un Oued (Wadi) à proximité pour désagréger le calcaire facilement avec de l’eau et préparer le mélange lors des crues du Nil.

À compter de la pyramide rouge de Snéfrou (à Daschour), les blocs sont fabriqués sur place, car les dimensions sont trop importantes pour être transportées. 

À Guizeh, certaines pierres (notamment celles du temple de Khefren) atteignent plus de 30 tonnes. Comment les auraient-ils taillées simplement avec des outils en cuivre tendre, sans roue ni poulie ? 

D’après Guy Demortier [12], ré-agglomérer des blocs sur place simplifie grandement les problèmes de logistique. Au lieu des 25.000 à 100.000 ouvriers nécessaires pour la taille [13], il déduit que l’occupation du site ne dépassa jamais 2300 personnes, ce que confirme l’égyptologue M. Lehner à propos de ses fouilles du village des ouvriers à Guizeh.

Le déclin de la technologie en pierre agglomérée se manifeste avec la pyramide de Mykérinos qui ne représente que 7% en volume de celle de Khéops. Pourquoi cette pyramide est-elle soudainement si petite ? Ce déclin aurait été causé par une brusque réduction des ressources en minéraux réactifs, comme l’épuisement des principales mines du Sinaï à la fin de la IVe dynastie. Les expéditions de B. Rothenberg [4] montrèrent qu’on avait extrait d’énormes quantités de turquoises et de chrysocolles (appelées mafkat en égyptien), quantités excluant leur utilisation en orfèvrerie et décoration, comme le confirme l’égyptologue Sydney Aufrère [14].

Le déclin résulterait aussi d’une catastrophe écologique et agricole limitant radicalement la production de chaux provenant des cendres de plantes brûlées à cet effet. Si on brûle plus qu’on ne peut produire ou renouveler, une famine ou un désastre écologique peut survenir. Analysée par D.D. Klemm [15], la chaux, présente dans les mortiers des IIIe et IVe dynasties, disparaît dans celles des Ve et VIe. En effet, les pyramides suivantes, et notamment celle d’Ouserkaf, premier roi de la Ve dynastie, sont ridiculement petites comparées à celle de Mykérinos. Elles étaient recouvertes à l’origine d’un revêtement de calcaire qui cachait la masse des blocs naturels mal agencés. Cette pyramide n’est qu’un assemblage disparate de pierres couvrant une chambre funéraire faite, cette fois, en pierre ré-agglomérée et protégée par d’énormes linteaux de plusieurs dizaines de tonnes. Seul le cœur de ces pyramides est fabriqué avec soin, le reste étant assemblé de manière précaire, car les matériaux réactifs se font rares. On est donc en présence d’un tout autre système qui ne peut être expliqué par la pierre taillée. Si les pyramides de Guizeh avaient été taillées, comment expliquer une telle chute de qualité architecturale alors que la pierre est un matériau abondant ? La taille aurait permis une qualité de construction équivalente comparée à celles de Guizeh, même avec des pyramides d’une hauteur plus raisonnable, mais ce n’est pas le cas.

Face à un appauvrissement des ressources, à partir de la XIIe dynastie (1990-1780 av. J.-C.), le pharaon Amenemhat I et ses successeurs construisent des pyramides en briques crues. Mais là aussi, seule la chambre funéraire est construite en pierre ré-agglomérée avec grand soin. Pourtant, les Égyptiens n’ont pas choisi de tailler la pierre pour le corps des pyramides lui préférant la brique crue, alors qu’ils disposaient d’outils en bronze plus durs, plus aptes à tailler la pierre.

On constate alors que la technologie de la pierre ré-agglomérée, après un essor formidable, une maîtrise parfaite du procédé, une exploitation intense de ses ressources, a débouché sur un déclin architectural et surtout extrêmement rapide. Un épuisement des ressources minières en réactifs chimiques, et un désastre écologique et agricole expliquent ce déclin. [16] [17]

 

  1. Le contexte religieux :

Pourquoi cette nécessité de construire en pierre agglomérée ou de conserver le système de l’agglomération alors qu’ils pouvaient tailler la pierre ?

Chez les anciens Égyptiens, la pierre avait une valeur sacrée, utilisée uniquement à des fins religieuses qui interdisaient son utilisation dans des bâtiments à usage profane (construits plutôt en brique de limon, argile et bois, jamais en pierre). Ce n’est que sous les Ptolémées, 2000 ans après les pyramides, que la pierre devint un matériau de construction banal. Les causes de cette distinction sont religieuses.

La civilisation égyptienne s’étire sur plus de 3000 ans et, contrairement à ce que pense le grand public, elle n’est pas homogène. Ainsi, il y a 2 genèses expliquant la création du monde; deux divinités distinctes revendiquent la création du monde et de l’homme: Khnoum et Amon.

Le dieu Khnoum est vénéré durant l’Ancien et le Moyen Empire (3000 à 1800 av. J.-C.). Il est représenté sous la forme d’un homme à tête de bélier aux cornes horizontales. Il personnifie le Nil nourricier et à Éléphantine, Thèbes, Héracléopolis, Memphis, il est le dieu créateur. Dans son acte de création, il « pétrit » l’humanité sur son tour de potier avec le limon du Nil et d’autres minéraux comme la mafkat, le natron, à l’instar de la genèse biblique et coranique. Cela ne donne pas une argile quelconque, mais une pierre appelée « ka », c’est-à-dire l’âme qui n’est pas esprit, mais pierre éternelle. Khnoum et toutes les incarnations divines de Râ sont matérialisés par l’acte de fabrication de la pierre. Son signe hiéroglyphique est un vase de pierre dure comme ceux des époques nagadéennes (3500 à 3000 av. J.-C.). Ainsi, sous l’Ancien Empire, l’acte d’agglomération avait pour but de reproduire l’intervention divine lors de la création du monde et de l’âme humaine.

Pour les deux principaux pharaons de l’Ancien Empire, Djoser et Khéops, les liens avec Khnoum sont attestés par les découvertes archéologiques (cf. la Stèle de la Famine). Aussi, le véritable nom de Khéops est Khnoum-Khoufou (que le dieu Khnoum protège Khéops). Khéops aurait-il attaché son nom à un dieu secondaire? Non, Khnoun est bien un dieu majeur. C’est simplement la perception du panthéon égyptien qui n’est pas correcte.

Amon est le second démiurge. Il n’est à l’origine qu’une divinité insignifiante. Il devient dieu dynastique lors de la XIIe dynastie (1800 av. J.-C.), mais il n’est pas encore démiurge, rôle toujours réservé à Khnoum. Puis, il devient le « roi des dieux » et les prêtres lui donnent le pouvoir de création du monde. Dans le mythe de la genèse, Amon est identifié à une montagne sacrée et il « taille » chaque être dans une partie de lui-même, c’est-à-dire à même la montagne sacrée. Amon et toutes les incarnations divines d’Amon-Râ sont donc matérialisés par l’acte de la taille de la pierre, et sont à l’origine des monuments du Nouvel Empire, comme ceux de Ramsès II, 1300 ans après les pyramides.

On comprend alors pourquoi les tombes ne sont plus sous des pyramides, symboles d’agglomération, mais sous une montagne sacrée, la Vallée des Rois, symbole d’Amon. De même, les temples sont construits en pierre taillée avec grands soins et les obélisques sont appelés les « doigts d’Amon ». Comme durant l’Ancien Empire, où le nom de Khnoum (« celui qui lie ») se trouve dans le nom complet de Khéops (Khnoum-Khoufou), le nom d’Amon (« celui qui est caché ») se rencontre dans les noms des pharaons du Nouvel Empire comme Amenhotep.

 

Arguments opposés à la théorie de la taille

Voici les arguments avancés par les partisans de la taille pour démontrer que cette technique était celle utilisée à l’époque de la construction des pyramides. Or, ces preuves sont anachroniques, elles datent du Moyen et Nouvel Empire, époques où l’on taillait la pierre, et non de l’Ancien Empire, le temps des pyramides.

L’extraction des blocs aurait été faite au moyen de coins de bois que l’on mouille pour faire éclater la pierre. Or, D.D. Klemm démontre que cette technique primitive n’a été utilisée que très tardivement par les Romains. Chaque période a laissé des traces distinctes de taille dans les carrières permettant ainsi de les dater, sauf au temps des pyramides qui n’ont pas de trace. [18]

Le bas relief de Djehoutihotep illustre le transport sur un traîneau d’une statue colossale [19]. De même, R. Stadelman découvrit que les ouvriers d’Amenemhat II avaient transporté par traîneaux des pierres dérobées de la pyramide de Snéfrou, utilisée comme une vulgaire carrière. Ces deux événements eurent lieu sous la XIIe dynastie (1800 av. J.-C.), soit 700 ans après la construction des pyramides.

La stèle de Toura montre un bloc de pierre tiré sur un traîneau par des bœufs [20]. Elle ne constitue pas une preuve parce qu’encore une fois, elle date d’environ 1000 ans après la construction des grandes pyramides.

La fresque de Rekhmiré présente des tailleurs de pierres en train de dresser des blocs avec des outils en bronze. Mais ces nouveaux outils étaient inconnus des constructeurs de pyramides 1300 ans auparavant.

Les rampes seraient en briques d’argile crue, de plusieurs kilomètres de long (qu’elles soient droites ou hélicoïdales, sans parler du problème du passage aux tournants), représentant une masse de matériaux considérable. Chaque équipe devrait asperger le sol avec de l’eau pour faciliter le glissement du traîneau. Mais l’action de l’eau transforme la rampe en une pente savonneuse et très glissante. Après le passage de plusieurs équipes, elle se serait couverte de boue où traîneaux et tireurs s’enliseraient !

Il n’existe aucune théorie officielle de la taille, du halage des blocs sur des traîneaux et des rampes. Au lieu de cela, environ une vingtaine proposent leurs solutions. Ces théories ne sont pas basées sur des textes hiéroglyphes, ne correspondent pas à la technologie trouvée sur les sites archéologiques, et ne tiennent pas compte du contexte historique et religieux. Ces théories se focalisent sur la pyramide de Khéops, la plus remarquable, mais ne peuvent s’appliquer aux pyramides qui la précèdent, ni aux suivantes, et encore moins à celles en brique crue.

 

Notes et références

[1] Klemm, Steine und Steinbrüche in Alten Ägypten, Springer Verlag Berlin Heidelberg, 1993.
[2] M. Lehner, The Development of the Giza Necropolis: The Khufu project, Mitteilungun des Deutschen Institutes, Abteilung Kairo, 41, p. 149, 1985.
[3] L. Gauri, Geological study of the Sphinx, Newsletter American Research Center in Egypt, No 127, pp. 24-43, 1984.
[4] B. Rothenberg, Sinai exploration 1967-1972, Bulletin, Museum Haaretz Tel Aviv, 1972, p. 35
[5] J. Davidovits, Ils ont bâti les pyramides, éd. J-C Godefroy, Paris, 2002, pp. 161-162, 307-311
[6] J. Davidovits, La nouvelle histoire des pyramides, éd. J-C Godefroy, Paris, 2004, pp. 57-58 et 72
[7] See ref. [5] and [6] for comprehensive bibliographics notes and debates with geologists.
[8] Pyramid Man-Made Stone, Myths or Facts, III. The Famine Stela Provides the Hieroglyphic Names of Chemicals and Minerals Involved in the Construction , Davidovits J., 5th Int. Congress of Egyptology, Cairo, Egypt, 1988; Egyptian Antiquities Organization; EGY; 1988; pp. 57-58 in Résumés des Communications. See also ref. [5] and [6].
[9] J. Davidovits, Ils ont bâti les pyramides, éd. J-C Godefroy, Paris, 2002, pp. 229-236
[10] J. Davidovits, La nouvelle histoire des pyramides, éd. J-C Godefroy, Paris, 2004, pp. 145-150
[11] M. Lehner, The Complete Pyramids, Thames and Hudson, 1997, p. 83
[12] G. Demortier, La construction de la pyramide de Khéops, Revue des questions scientifiques, Bruxelles, 2004, Tome 175, p. 341-382
[13] M. Lehner, The Complete Pyramids, Thames and Hudson, 1997, p. 224
[14] Sydney Aufrère, L’univers minéral dans la pensée égyptienne, IFAO, Le Caire, 1991, Volume 2, p. 494
[15] D.D. Klemm and R. Klemm, Mortar evolution in the old kingdom of Egypt, Archaeometry ’90, Birkhaüser Verlag, Basel, Suisse, 1990, pp. 445-454
[16] J. Davidovits, Ils ont bâti les pyramides, éd. J-C Godefroy, Paris, 2002, pp. 297-328
[17] J. Davidovits, La nouvelle histoire des pyramides, éd. J-C Godefroy, Paris, 2004, pp. 207-228
[18] Klemm, The archaeological map of Gebel el Silsila, 2nd Int. Congress of Egyptologists, Grenoble, 1979, Session 05.
[19] J. P. Adam, l’Archéologie devant l’imposture, éd. Robert Laffont, Paris, 1975, p. 158
[20] Vyze-Perring, The Pyramids of Gizeh, Vol. III, p. 99