Les pyramides (2) Les preuves

Les pyramides sont-elles faites en béton? 4 pages:

Les pyramides sont-elles faites en béton? (1)

Les pyramides (2) Les preuves

Les pyramides (3) La formule, l’invention de la pierre

Les pyramides (4) Vidéos et téléchargement du chapitre 1

Les preuves scientifiques


Échantillon “Lauer” au microscope optique.

La photo représente un échantillon de revêtement du couloir intérieur de la pyramide de Kheops, confié par l’égyptologue Jean-Philippe Lauer en 1982 à J. Davidovits. Or, cette section montre la présence de fibres végétales et de bulles d’air inexistantes en temps normal dans un calcaire de l’ère éocène de 60 millions d’années !
Réf.: X-Rays Analysis and X-Rays Diffraction of casing stones from the pyramids of Egypt, and the limestone of the associated quarries., Davidovits J., Science in Egyptology; A.R. David ed.; 1986; Proceedings of the “Science in Egyptology Symposia”; Manchester University Press, UK; pp.511-520.


Les spectres RMN Al et Si d’un géopolymère (A et C) se retrouvent dans celui de la pierre de Kheops (B et D). La pierre de Kheops contiendrait 15% de ciment géopolymère artificiel.

La spectroscopie de résonance magnétique nucléaire (RMN) montre une similitude entre la pierre de Kheops et une pierre reconstituée.
Réf.: PIXE, PIGE and NMR study of the masonry of the pyramid of Cheops at Giza, Guy Demortier, NUCLEAR INSTRUMENTS and METHODS in PHYSICS RESEARCH B, B 226, 98 – 109 (2004).


À gauche: diffraction électronique d’alumino-silicate amorphe du parement de Kheops. À droite: diffraction électronique d’alumino-silicate naturel (illite) de la carrière de Tourah près de Guizeh.

Dans des pierres naturelles, on s’attend à trouver des éléments qui ont eu le temps de cristalliser. Or les silicates des pierres des pyramides sont entièrement amorphes (non cristalisé). Cela nous incite à penser qu’il pourrait bien s’agir d’un processus de cimentation. Les silicates se sont formés à une échelle de temps très courte. Lire le résumé de l’article
Réf.: Barsoum, M. W., Ganguly, A. and Hug, G. (2006), Microstructural Evidence of Reconstituted Limestone Blocks in the Great Pyramids of Egypt, Journal of the American Ceramic Society 89 (12), 3788-3796

On peut aussi citer les articles scientifiques suivants:

  • Paleomagnetic investigation of the Great Egyptian Pyramids, Igor Túnyi and Ibrahim A. El-hemaly, Europhysics News 2012, 43/6, 28-31.
  • Were the casing stones of Senefru’s Bent Pyramid in Dahshour cast or carved? Multinuclear NMR evidence, Kenneth J. D. MacKenzie, M. E. Smith, A. Wong, J. V. Hanna, B. Barryand M. W. Barsoum, Mater. Lett., 2011, 65, 350.
  • Microstructural Evidence of Reconstituted Limestone Blocks in the Great Pyramids of Egypt, Barsoum M.W., Ganguly A. and Hug G., J. Am. Ceram. Soc. 89[12], 3788-3796, 2006.
  • The Enigma of the Construction of the Giza Pyramids Solved?, Scientific British Laboratory, Daresbury, SRS Synchrotron Radiation Source, 2004.
  • Differential thermal analysis (DTA) detection of intra-ceramic geopolymeric setting In archaeological ceramics and mortars., Davidovits J.; Courtois L., 21st Archaeometry Symposium; Brookhaven Nat. Lab., N.Y.; 1981; Abstracts P. 22.
  • How Not to Analyze Pyramid Stone, Morris, M. JOURNAL OF GEOLOGICAL EDUCATION, VOL. 41, P. 364-369 (1993).
  • Comment a-t-on construit les Pyramides: polémique chez les Égyptologues, HISTORIA Magazine, Paris, No 674, fév. 2003, dossier pp. 54-79 (2003).

Ces analyses sont les premières et semblent conforter la théorie de J. Davidovits, et, évidemment, il en faudrait bien d’autres. Pour rejoindre l’équipe de chercheurs et proposer vos services d’analyses, contactez-nous .

La Preuve Géologique, Partie 1


Coquillages fossiles mélangés dans un bloc de calcaire de la grande pyramide. La sédimentation naturelle au fond de mer formerait normalement des couches horizontales.

Dans les temps préhistoriques, l’Egypte actuelle était submergée par la mer. Les restes de décomposition des organismes marins, des coquillages et des squelettes, plantes, et algues, tombés au fond de la mer, ont formé une boue qui s’est condensée en une roche sédimentaire que nous appelons le calcaire.

Un processus naturel, qui a duré des milliers d’années, les a consolidées et a durci, formant des bancs de calcaire. Les blocs des pyramides sont faits de ce calcaire, roche sédimentaire formée à partir des squelettes, coquillages et des grands fossiles d’organismes marins. On trouve normalement ces restes fossiles en position horizontale dans les couches sédimentaires. Pourtant, dans les pierres des grandes pyramides, professeur Davidovits les a trouvées éparpillées, dans tous les sens, comme si elles avaient été artificiellement mélangées avec un genre de pilon

Un autre phénomène observé dans les pierres de pyramide était la présence de bulles d’air, de fibres organiques, des os et des dents d’animaux, matériaux étrangers jamais trouvés dans le calcaire naturel – ce qui semblerait être davantage la preuve que les pierres étaient synthétiques.

Coquillage fossile

Le calcaire nummulitique (les coquillages fossiles mélangés dans la pierre des pyramides)
Dans un autre message de Tribune Geopolymer, on peut lire

M. X. ne spécifie pas pourquoi il pense que des coquillages fossiles intacts dans les blocs des pyramides prouvent qu’ils ne sont pas en béton. Si M. X. avaient même la connaissance la plus fondamentale de la théorie en pierre ré-agglomérée, il saurait que les gravats de coquillages fossiles des carrières à Gizah ont fourni l’ensemble des blocs des pyramides.
J’espère que ce M. X. ne répètent pas simplement la critique irréfléchie de l’égyptologue Mark Lehner sur la théorie en pierre ré-agglomérée. En 1988, Lehner a employé le même argument pour convaincre NOVA que la théorie en pierre ré-agglomérée était de la foutaise. Même pendant le tournage du documentaire quand Lehner, ses collègues et le personnel de NOVA essayaient activement de discréditer Davidovits et la théorie en pierre ré-agglomérée, ils n’ont pas toujours compris la base de la théorie. C’est un affront triste à la science. Leur manque de connaissance est démontré par le fait que quand Prof. Davidovits est allé à la carrière de Gizah examiner la pierre calcaire, un des aides de Lehner (dont j’ai oublié le nom) l’a conduit sur le lieu. Prof. Davidovits m’a dit que cet aide s’est tourné vers lui pendant qu’ils roulaient et dit, “Nous savons que vous avez tort.” Prof. Davidovits a répondu en disant quelque chose dans le genre “Oh vraiment ? J’ai fait des recherches et ai étudié pendant plus de 20 ans et vous savez que j’ai tort. Comment cela se fait-il ?” L’aide lui dit, “parce qu’il y a des coquillages fossiles dans les blocs des pyramides, de même qu’il y a aussi des coquillages fossiles dans les carrières.” Prof. Davidovits a répondu en disant quelque chose dans le genre “Et bien, d’où pensez-vous que viennent les agrégats des blocs en pierre ré-agglomérée des pyramides, de la Lune ? Non, les coquillages sont venus des carrières.” Les yeux de l’aide se sont grands ouverts et il n’a rien dit.

La plupart des coquillages fossile restent intacts mais sont mélangés dans toutes les directions (voir la figure) dans les blocs des pyramides. Pourquoi les constructeurs de pyramide se donneraient-ils plus de travail en les écrasant? Comme je l’ai exposé, “Quand il a participé au tournage du documentaire de NOVA, Prof. Davidovits a montré comment un morceau humidifié de pierre de la carrière de Gizah libère facilement l’argile qu’il contient en 24 heures. Tristement, sa démonstration de 10 minutes montrant comment faire des blocs géopolymèriques des pyramides avec la pierre calcaire de Gizah a été coupée du film dans la seconde version diffusée en 1997.” En d’autres termes, le matériau de la carrière est faiblement lié par l’argile. L’argile décante dans l’eau pour que les coquillages ne soient plus liés. Une fois les coquillages séparés, ils peuvent être ré-agglomérés ensemble. Pour plus d’information sur la fabrication du béton géopolymérique in situ dans les carrières, voir les débats publiés dans la presse scientifique américaine dans les années 1991-93 ( voir la Bibliothèque pour la liste de références et aussi les Applications en archéologie ).

La preuve par la géologie, Partie 2

Connaissance Géologique du Plateau des Pyramides, Pierre calcaire dure et pierre calcaire tendre

La Figure ci-dessous montre une coupe simplifiée du plateau des pyramides de Gizah. Le Plateau de Gizah est un affleurement de la Formation Mokkatam Éocène Moyen. Un deuxième affleurement de la Formation Maadi Éocène Supérieure borde le plateau des pyramides sur le Sud-Sud-Ouest. Un grand oued sablonneux sépare la Formation Mokkatam de la Formation Maadi, créée par l’inclinaison au Sud-Est de la Formation Mokkatam. Le côté Nord de l’oued, ou la ligne Sud de l’affleurement de la Formation Mokkatam et le côté Sud de l’oued, ou la ligne Nord de l’affleurement de Formation Maadi (où les deux Formations plongent dans l’oued), ont été largement exploités et ont fourni les matériaux pendant la construction des pyramides de Gizah.


Coupe simplifiée NNO-SSE du Plateau de Gizah. Le lit de pierre calcaire nummulitique tendre et argileux (en jaune), qui a été largement exploitée (l’Oued des carrières, la tranchée du Sphinx), est enserré entre deux lits de pierre calcaire nummulitique dure et grise (la base des pyramides et la tête de Sphinx).

D’après le géologue Thomas Aignier et l’égyptologue Mark Lehner, la couche en surface de la Formation Mokkatam qui constitue le support sur lequel sont construites les pyramides, est constitué d’un banc de calcaire massif et très dur de type nummulite (les bancs de calcaire « hard-grey » dans la figure). D’un autre coté, la couche qui plonge dans l’oued (wadi), là où se trouvent les carrières et aussi autour du Sphinx et le corps même du Sphinx, cette couche consiste en des couches de calcaire nummulite plus tendre avec des couches marneuses, qui contiennent une quantité assez importante d’argile (le banc pris en sandwich « soft-marly limestone » sur la figure). En accord avec la théorie traditionnelle de la taille, Mark Lehner déclare ”…De toute évidence les constructeurs employèrent avec avantage les calcaires les plus tendres à couche marneuse de la partie Sud de la Formation Mokkatam, mais construisirent leur pyramide sur la base formée par le banc de calcaire nummulite dur situé au Nord…”

Lehner postule que les constructeurs n’ont pas employé la pierre calcaire dure voisine, mais ont préféré le matériau le plus tendre.


La carrière de Khéops désignée par les géologues. Le front de taille montre la couche tendre de calcaire qui ne peut servir de pierre de taille.

Désagrégation de pierre calcaire tendre, avec de l’eau

En octobre 1991, alors qu’il participait au tournage du documentaire TV intitulé “This Old Pyramid (Cette Vieille Pyramide)” produit par NOVA, diffusé sur le réseau américain PBS en Septembre 1992, Davidovits a pu montrer cette propriété unique du calcaire de Gizah. Un morceau de calcaire pris dans la carrière se désagrège rapidement en 24 heures, séparant les coquillages nummulites de la partie argileuse, alors qu’un morceau de calcaire dur de la Formation Mokkatam ne se désintègre pas. Le matériau désagrégé boueux est alors prêt pour la ré-agglomération géopolymèrique.


Joseph Davidovits et Mark Lehner dans le film de TV “This Old Pyramid”, WGBH, Boston, 1992 (NOVA, PBS)


Après 24 heures plongé dans un sac en plastique avec de l’eau, le gros morceau de pierre calcaire s’est séparé de son argile et de ses mummulites. En présence d’un excès d’eau, l’argile plus lourde décante laissant les nummulites au-dessus. “This Old Pyramid”, WGBH, Boston, 1992 (NOVA, PBS)

Ce sujet a été largement décrit et discuté dans les Applications Archéologiques aux congrès geopolymer .

La Preuve de la Stèle d’Irtysen


La stèle d’Irtysen exposée au musée du Louvre prouve que la formule d’Imhotep a existé.

La stèle d’Irtysen est exposée au musée du Louvre à Paris (salle 7 du circuit thématique). Cette antique inscription en pierre ne remonte pas tout à fait jusque l’ère où la grande pyramide a été construite. Mais elle est très vieille. Environ quatre mille ans…

C’est la stèle funéraire autobiographique d’Irtysen, un maître artisan de la caste des prêtres, qui a vécu 2.000 ans av. J.C. Dans ce texte, Irtysen indique qu’il possède “une connaissance secrète” pour fabriquer des statues en pierre, pas en les taillant mais en les formant dans des moules.

Irtysen affirme avoir employé un mélange de matériaux qui durcit quand il est coulé dans des moules pour reproduire n’importe quel genre d’objet ou personnage – un matériaux que le feu ne pourrait pas consumer, ni l’eau diluer. Ceci suggère qu’Irtysen avait travaillé avec un liant produit chimiquement pouvant être mélangé à certains minerais et être versé dans un moule, pour produire des statues.

La Preuve de Stèle de Séhel


La stèle de la famine sur l’île de Sehel contient les révélations d’Imhotep, avec une liste d’ingrédients minéraux donnant une formule chimique.

Sur l’île de Sehel, à quelques kilomètres au Sud de la ville d’Assouan sur le fleuve Nil, on peut appercevoir un antique rocher. On le connaît sous le nom de Stèle de la Famine, et son texte en hiéroglyphe occupe 32 colonnes, qui doivent être lues de droite à gauche. Les premières colonnes traitent de la famine qui s’est produite sous le règne du pharaon Djoser, autour de 3.000 ans av. J.C., à une période antérieure au règne de Khéops.

Les hiéroglyphes gravés indiquent l’histoire suivante : pendant des années, le Nil avait périodiquement inondé ses rives, arrosant les champs environnants et les fertilisant pour l’agriculture. Sous le règne de Djoser, cependant, le fleuve ne s’est pas levé. Par conséquent, les récoltes ne pouvaient pas pousser, le sol s’est désséché pour devenir stérile, et le résultat était une grande famine dans toute la terre.

Le texte de la stèle a été déchiffré en 1889, mais en raison des limitations de la connaissance scientifique de ce temps, la partie contenant la formule a été mal comprise ou pas correctement traduite. Maintenant, professeur Davidovits, grâce à sa connaissance en chimie, a pu décoder sa véritable signification.


Le hiéroglyphe ARI-KAT, une clef à la technologie en pierre.

Professeur Davidovits était particulièrement intéressé, non par les passages historiques sur l’inondation, mais plutôt ceux qui décrivent une formule chimique utilisée dans des périodes anciennces par un prêtre et un sage – le grand Imhotep – pour fabriquer un bloc de pierre aggloméré. Une section de la stèle (connue par les savants comme les “révélations d’Imhotep”) contient des mots significatifs. L’un d’entre eux est ARI-KAT, un composé de deux hiéroglyphes qui forment un simple adjectif. ARI signifie le verbe “travailler avec, façonner, former”. Il est symbolisé par un oeil, à côté d’une figure humaine accroupie, qui fait le travail. L’ajout de KAT – deux mains tenues en haut et un demi-cercle – donne une nouvelle signification : synthétique, créé par l’homme. ARI-KAT est donc quelque chose de façonnée par l’homme et, une fois lié à des minerais, quelque chose ayant subi un traitement ou fait synthétiquement.

Une discussion sur la STELE DE LA FAMINE (lire ce chapitre complet ) a été présentée au 5è Congrès International d’Égyptologie, au Caire en Egypte, le 29 octobre 1988. Cet article (voir la Bibliothèque pour télécharger le texte intégral) présente la première étude qui pourrait être un bon pas en avant dans la découverte d’autres textes.

La preuve par les vases et vaisselles


Un des 30.000 vases en pierre de Saqqarah au musée du Caire.

À l’intérieur du plateau, au-dessous de la base de la pyramide à degrès de Saqqarah, Imhotep, son constructeur et concepteur, a creusé la pierre sur près de 4 km et a construit une série de couloirs et de chambres intérieures.

Il a décoré de nombreuses chambres avec 36,000 tuiles émaillée bleues, les premières fabriquées par l’homme autant que nous le sachions; une preuve de sa connaissance avançée de l’alchimie.

En plus du tout ceci, environ trente mille vases en pierre d’une extrème perfection ont été trouvés dans ces chambres souterraines. Ce sont des vaisselles en pierre dure, uniques et énigmatiques, faites de gneis, diorite et basalte. Certains de ces matériaux sont plus durs que le fer. Aucun sculpteur aujourd’hui n’essayerait même de travailler avec de tels tels matériaux.

On se demande comment ils pouvaient avoir été découpés et forés ? Leurs conceptions sont d’une extrêmement beauté mais impossible à tailler. Aucune marque d’outil ne perturbe leurs surfaces. Ils doivent avoir été moulés ou tournés, selon les indications suggérées par la stèle d’Irtysen du musée du Louvre.

La preuve de Le Châtelier


Henri Le Chatelier.

Le premier homme qui proposa le principe d’une solution raisonnable sur la manière dont les Egyptiens ont fabriqué leurs statues en pierre, fut Henri Le Châtelier, un chimiste, céramiste et métallurgiste, né en France en 1850.

Au début du vingtième siècle, il a noté que la célèbre statue du pharaon Khafra (ou Khefren) ne montrait aucun signe des marques d’outil. Pourtant, elle avait été faite en diorite, une des pierres les plus dures, à un moment où les artisans ne possédaient que de simples outils en pierre ou des burins de cuivre. Il en conclut qu’avec ces outils, il auvait été impossible de produire un tel chef d’oeuvre.


Statue en diorite du pharaon Khefren.

Le Châtelier suspecta qu’elle n’était pas du tout taillée, mais faite d’un mélange de pierre agglomérée dans des moules. Alors, il commença à examiner d’autres statues. Il regarda celles qui ressemblent apparemment à des émaux, et coupa une fine lame mince avec une scie diamant-inclinée, et constata que l’émail n’était pas un enduit appliqué, mais une partie du matériau dont la statue était faite. Il affirma que ces statues émaillées avaient été moulées avec une sorte de matériau synthétique et pas du tout sculptées dans de la pierre naturelle.