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	<title>hiéroglyphe &#8211; Institut Géopolymère</title>
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	<description>Promouvoir la science des géopolymères depuis 1979</description>
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		<title>FAQ pour les partisans de la pierre artificielle</title>
		<link>https://www.geopolymer.org/fr/faq/faq-pour-les-partisans-de-la-pierre-artificielle/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Éditeur]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Aug 2016 08:08:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[En avant]]></category>
		<category><![CDATA[FAQ]]></category>
		<category><![CDATA[Pyramides]]></category>
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		<category><![CDATA[construction]]></category>
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		<category><![CDATA[ré-agglomeration]]></category>
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					<description><![CDATA[Les pyramides (1) Sont-elles faites en béton? Les pyramides (2) Les preuves Les pyramides (3) La formule, l’invention de la pierre Les pyramides (4) Vidéos et livre Les pyramides (5) FAQ pour les partisans de la pierre artificielle Les pyramides (6) Graves mensonges des géologues La théorie a beaucoup de partisans à travers le monde, [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><strong><em><a href="//www.geopolymer.org/fr/archeologie/pyramides/les-pyramides-sont-elles-faites-en-beton-1">Les pyramides (1) Sont-elles faites en béton?</a></em></strong><br />
<strong><em><a href="//www.geopolymer.org/fr/archeologie/pyramides/les-pyramides-2-les-preuves">Les pyramides (2) Les preuves</a></em></strong><br />
<strong><em><a href="//www.geopolymer.org/fr/archeologie/pyramides/les-pyramides-3-la-formule-linvention-de-la-pierre">Les pyramides (3) La formule, l’invention de la pierre</a></em></strong><br />
<strong><em><a href="//www.geopolymer.org/fr/archeologie/pyramides/les-pyramides-4-videos-telechargement-chapitre-1">Les pyramides (4) Vidéos et livre</a></em></strong><br />
<strong><em><a href="//www.geopolymer.org/fr/faq/faq-pour-les-partisans-de-la-pierre-artificielle/">Les pyramides (5) FAQ pour les partisans de la pierre artificielle</a></em></strong><br />
<strong><em><a href="//www.geopolymer.org/fr/archeologie/pyramides/graves-mensonges-des-geologues/">Les pyramides (6) Graves mensonges des géologues</a></em></strong></p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" class="wp-image-1545 alignright" src="//www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/pyramid-bent.jpg" alt="" width="400" height="300" srcset="https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/pyramid-bent.jpg 1136w, https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/pyramid-bent-300x225.jpg 300w, https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/pyramid-bent-768x576.jpg 768w, https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/pyramid-bent-1024x768.jpg 1024w, https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/pyramid-bent-20x15.jpg 20w" sizes="(max-width: 400px) 100vw, 400px" />La théorie a beaucoup de partisans à travers le monde, mais il y a encore des adversaires qui critiquent et répètent les mêmes arguments. Cette page est là pour aider les supporters à contrer les critiques.</p>
<p>Tout d&rsquo;abord, vous trouverez ci-dessous une liste des principales critiques, des opinions et parfois des preuves, et comment leur répondre. Ensuite, nous présentons un <a href="#ext-abstract">résumé étendu de la théorie</a> avec une liste simplifiée d&rsquo;arguments.</p>
<p class="infobox note ">Plus de détails, d&rsquo;informations, de vidéos sont <a href="//www.geopolymer.org/fr/archeologie/pyramides/">disponibles sur cette page.</a> Seul un long résumé est publié ici.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Liste des principaux arguments opposés</h2>
<table>
<tbody>
<tr>
<td>1- <a href="#context">Contexte</a></td>
<td>2- <a href="#stones-everywhere">Des pierres partout</a></td>
<td>3- <a href="#fossil-shells">Coquillages fossiles</a></td>
</tr>
<tr>
<td>4- <a href="#same-dimensions">Mêmes dimensions</a></td>
<td>5- <a href="#expert-disagree">Un expert s&rsquo;oppose</a></td>
<td>6- <a href="#granite">Blocs de granit naturel</a></td>
</tr>
<tr>
<td>7- <a href="#unofficial">Analyse non officielles</a></td>
<td>8- <a href="#other">Quelque chose d&rsquo;étrange</a></td>
<td>9- <a href="#aliens">Extraterrestre ou ancienne civilisation</a></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>&nbsp;</p>
<h3><a id="context"></a>1- Le contexte. Ce que vous devez garder à l&rsquo;esprit.</h3>
<h4>Une hypothèse qui a la vie longue.</h4>
<p>La théorie est connue du public depuis 1988 (première publication du livre en anglais), mais présentée plus tôt dans les congrès officiels d&rsquo;égyptologie (Association Internationale des Égyptologues) depuis 1979. Le site Web de l&rsquo;Institut Géopolymère existe depuis 1996 et, dès le début, la théorie a été exposée en détail. Ensuite, de <a href="#analysis">nouveaux articles scientifiques</a>, de <a href="//www.editionsjcgodefroy.fr/livre/batir-les-pyramides-sans-pierres-ni-esclaves/">nouveaux livres</a>, de <a href="//www.geopolymer.org/fr/archeologie/pyramides/les-pyramides-4-videos-telechargement-chapitre-1/">nouvelles vidéos</a>, de <a href="//www.geopolymer.org/fr/archeologie/pyramides/">nouvelles pages Web</a> ont été publiés avec les dernières mises à jour. Pourtant, la plupart des adversaires expriment toujours leurs opinions sur la base de ouïs-dire, d&rsquo;idées préconçues ou de clichés et ne prennent pas 10 minutes de leur précieux temps pour lire ce qui est exposé ici. Certains d&rsquo;entre eux publient des réfutations en utilisant des « faux » arguments que Davidovits n&rsquo;a jamais soulevés au lieu de citer son travail (<em>par exemple, nous ne prétendons pas broyer les pierres pour faire des agrégats, un effort inutile et épuisant, mais affirmons plutôt l&rsquo;utilisation de pierres érodées, délitées</em>). Une parodie de science puisque certaines études furent faites sur des « faux » échantillons de pyramide. Voir la section N° 5 ci-dessous et la page: <a href="https://www.geopolymer.org/fr/archeologie/pyramides/graves-mensonges-des-geologues/">Les graves mensonges des géologues</a>. Ces études approximatives publiées sont prises comme références sérieuses par les adversaires de la théorie ré-agglomérée. Vous serez déçus par le fait que ce comportement trompeur représente la grande majorité des adversaires. Pourquoi ? Parce que la théorie de la pierre artificielle est la vérité, ils ne savent pas comment la contrer. Ils ratent <a href="//www.geopolymer.org/faq/pyramids-opponents-missing-the-big-picture/">la vue d&rsquo;ensemble.</a></p>
<h4>Une réflexion globale</h4>
<p>Les gens qui essaient de résoudre les mystères des pyramides pensent toujours en termes d&rsquo;ingénierie et de technique, et pire, ils ne se concentrent que sur la pyramide de Kheops, en oubliant les précédentes et la centaine construites après. Si une idée semble valable pour Kheops, elle est immédiatement invalide pour les autres. La théorie de Davidovits est la seule théorie avec une vision globale couvrant la construction de <strong>toutes</strong> les pyramides d&rsquo;Égypte pendant 250 ans, de la première de Djoser à celles en briques crues, avec des preuves scientifiques solides et valides en géologie, en minéralogie, en chimie, en études hiéroglyphiques, la religion et l&rsquo;histoire égyptienne&#8230; Lisez <a href="#ext-abstract">l&rsquo;extrait étendu ci-dessous</a> ou <a href="//www.editionsjcgodefroy.fr/livre/batir-les-pyramides-sans-pierres-ni-esclaves/">achetez le dernier livre</a> pour en savoir plus. Aucune autre théorie n&rsquo;a cette approche holistique.</p>
<h4>Théorie officielle</h4>
<p>La théorie de la pierre artificielle ou réagglomérée existe, est encore discutée et affrontée depuis plus de 40 ans ! Si les arguments contre elle sont si faciles à exposer, à dénigrer et semblent aller de soi, pourquoi les gens en parlent-ils encore ? Pourquoi les gens ne sont-ils toujours pas convaincus par les théories de la taille ?</p>
<p>Au fait, quelle est la théorie officielle ? Demandez aux adversaires avant de commencer la discussion. La vérité est qu&rsquo;il n&rsquo;y en a pas. <strong>Après des siècles, tant de travaux, d&rsquo;études scientifiques, de découvertes archéologiques, les théories de la taille de pierre sont encore une hypothèse fragile. Personne n&rsquo;est d&rsquo;accord sur le scénario général</strong> autour de la taille et du hissage. Aucune n&rsquo;est approuvée par le courant dominant. <strong>Quel échec écrasant après plus d&rsquo;un siècle d&rsquo;égyptologie !</strong> Lorsque quelqu&rsquo;un soulève une solution, elle dure 6 mois jusqu&rsquo;à 1 an avant de disparaitre car elle entraîne d&rsquo;autres problèmes insolubles. Et la théorie de la pierre artificielle existe depuis plus de 40 ans. Après tant de temps, les théories de la taille ont échoué !</p>
<p>Donc, l&rsquo;opposant à l&rsquo;hypothèse de la ré-agglomation <strong>croit agir au nom de la vérité, mais défend en réalité une des nombreuses théories spéculatives non-officielles de la taille !</strong> Est-il crédible ? Pas du tout. Il est facile de répondre que sa théorie (non) officielle soulève plus de problèmes que de solutions, et surtout, où sont ses preuves ?</p>
<h4>L&rsquo;ultime preuve</h4>
<p>Voici l&rsquo;argument solide que tout le monde comprend :</p>
<blockquote><p>De plus en plus de scientifiques acceptent et appuient la théorie. Les méthodes classiques d&rsquo;investigation ne sont pas pertinentes. Elles ne peuvent pas faire de différence entre un mineral naturel et un mineral synthétique.</p>
<p><a href="#analysis">Plusieurs études</a>, menées par des scientifiques indépendants utilisant les équipements les plus modernes, ont exposé les preuves ultimes que les blocs de pyramides ne sont pas naturels. Vous pouvez trouver des articles ou des opinions s&rsquo;opposant à la théorie, mais tous préfèrent ignorer ces analyses indépendantes. <strong>Croire en la théorie de la pierre artificielle, ou la contredire, n&rsquo;est tout simplement plus pertinent. C&rsquo;est devenu un fait, une vérité</strong> qui est encore combattue par des gens à des fins irrationnelles.</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<h3><a id="stones-everywhere"></a>2- Il y a de la pierre partout. Pourquoi s&#8217;embêter à faire un béton ?</h3>
<p>C&rsquo;est le bon sens, n&rsquo;est-ce pas ? Or, vous pensez à l&rsquo;utilisation de pierres avec un esprit moderne, en terme d&rsquo;architecture. Pendant 3000 ans, les Égyptiens ont utilisé des pierres (artificielles ou taillées) uniquement à des fins religieuses : temples, tombes et statues. Où sont les maisons, où sont les palais, où sont les garnisons ? Ils ont été construits avec des briques crues. <strong>Pendant le temps des pyramides, il était interdit de tailler la pierre. La pierre artificielle porte un sens religieux spécifique lié à la création de la vie.</strong> Pour en savoir plus sur ce sujet, lisez l&rsquo;extrait étendu à propos du « <a href="#religion">contexte religieux. »</a></p>
<p>Si ce n&rsquo;est pas assez convainquant :</p>
<blockquote><p>Des récentes études scientifiques utilisant des équipements très puissants et modernes ont révélé la preuve ultime que les pierres pyramides sont synthétiques. <em>Croire en la théorie de la pierre artificielle, ou la contredire, n&rsquo;est tout simplement plus pertinent. C&rsquo;est devenu un fait, une vérité.</em></p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<h3><a id="fossil-shells"></a>3- Nous voyons des coquillages fossiles, donc c&rsquo;est une pierre naturelle.</h3>
<p>La pierre artificielle contient environ 90% d&rsquo;agrégats minéraux naturels (ici des nummulites, des coquillages fossiles) et entre 5 et 10% de liant géopolymère synthétique. Certains adversaires croient que nous prétendons que la chimie des géopolymères fabrique des coquillages fossiles in situ, ce qui est absurde. <strong>Mais d&rsquo;où proviennent les coquillages fossiles ? <a href="#theory">De la carrière où nous extrayons les agrégats de pierre naturelle.</a></strong> C&rsquo;est comme prétendre que le béton moderne est une pierre taillée et naturelle car il contient des granulats de sable naturel et de pierre naturelle ! <strong>Si les pierres étaient taillée, pourquoi tous les coquillages sont-ils intacts ? Pourquoi aucun d&rsquo;eux n&rsquo;est coupé ?</strong></p>
<p>Il y a des preuves que les pierres calcaires viennent de différentes carrières. Puisqu&rsquo;on en connait l&rsquo;origine, sans aucun doute la pierre est naturelle ? Pour fabriquer le béton de calcaire ré-aggloméré, il faut bien que les 90% d&rsquo;agrégats de calcaire viennent de quelque part. Bien sûr, ils proviennent du même endroit ! Ainsi, les gens ont 90% des chances d&rsquo;analyser un agrégat naturel (ici, le coquillage fossile nummulite) et déclarent que la théorie de la pierre artificielle est erronée, en passant à côté des 10% de liant synthétique.</p>
<p>Si ce n&rsquo;est pas assez convainquant :</p>
<blockquote><p>Des récentes études scientifiques utilisant des équipements très puissants et modernes ont révélé la preuve ultime que les pierres pyramides sont synthétiques. <em>Croire en la théorie de la pierre artificielle, ou la contredire, n&rsquo;est tout simplement plus pertinent. C&rsquo;est devenu un fait, une vérité.</em></p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<h3><a id="same-dimensions"></a>4- Si c&rsquo;est une pierre semblable à du béton, tous les blocs auraient les mêmes dimensions. Mais ils sont tous différents.</h3>
<p>Avant la première pyramide construite en pierre, les anciens Égyptiens construisirent de très gros monuments en briques crues. Nous trouvons les vastes remparts des temples funéraires de la deuxième dynastie, comme celui de Khasekhemwy (2 730 av. J.C). Son mur massif est en briques d&rsquo;argile crues, donc dans un matériau moulé. Il est généralement admis, puisque ces briques ont été travaillées dans des moules, que leur dimension doit être uniforme. Or, c&rsquo;est faux. <strong>Malgré la fabrication de moules, les briques d&rsquo;argile ont environ 5 tailles différentes, ce qui implique l&rsquo;utilisation de plusieurs modèles. <a href="#invention">Nous trouvons ces différences de proportions dans toutes les pyramides.</a></strong> Cette hétérogénéité donne aux monuments la capacité de résister aux tremblements de terre en évitant l&rsquo;amplification des ondes sismiques.</p>
<p>Si ce n&rsquo;est pas assez convainquant :</p>
<blockquote><p>Des récentes études scientifiques utilisant des équipements très puissants et modernes ont révélé la preuve ultime que les pierres pyramides sont synthétiques. <em>Croire en la théorie de la pierre artificielle, ou la contredire, n&rsquo;est tout simplement plus pertinent. C&rsquo;est devenu un fait, une vérité.</em></p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<h3><a id="expert-disagree"></a>5- Un scientifique / expert a analysé les pierres et prétend qu&rsquo;elles sont naturelles, donc vous avez tort !</h3>
<p>Les méthodes d&rsquo;analyse utilisées aujourd&rsquo;hui par les géologues ne sont pas pertinentes. Ces méthodes servent essentiellement à <strong>CLASSER</strong> mais pas à déterminer les types naturels ou artificiels. Ils ne peuvent pas faire de différence entre un minéral naturel et un minéral synthétique. En effet, <a href="//www.geopolymer.org/fr/archeologie/pyramides/les-pyramides-3-la-formule-linvention-de-la-pierre/">la molécule d&rsquo;un minéral</a> est par essence toujours la même, qu&rsquo;elle soit naturelle ou artificielle, sinon ce serait une autre molécule, donc un autre minéral. De plus, les experts / scientifiques qui s&rsquo;attaquent à la théorie de la ré-agglomération ont rarement des connaissances ou des compréhensions de la chimie des géopolymères. Ils ne sauront pas comment analyser cela et passeront à côté de l&rsquo;évidence. <strong>Les opposants ont-ils déjà analysé un géopolymère et acquis un peu de compréhension ? Jamais !</strong> Demandez à voir leurs articles scientifiques sur les géopolymères, s&rsquo;ils en ont déjà publié un. Regardez de près leurs études : ils affirment que les pierres <span class="tlid-translation translation" lang="fr"><span class="" title="">ont les caractéristiques de roches naturelles</span></span>, et ce sont leurs seules revendications. Ils sous-entendent que le géopolymère est intrinsèquement artificiel et donc que son caractère synthétique se verrait tout de suite, ignorant superbement les <a href="//www.geopolymer.org/fr/archeologie/pyramides/les-pyramides-3-la-formule-linvention-de-la-pierre/">principes de la géochimie</a>. Leurs ignorances des géopolymères <a href="#geolnot">les trompent</a>. À notre connaissance, <strong>aucun géologue n&rsquo;a encore publié une étude comparative</strong> entre une pierre géopolymère contemporaine de type calcaire avec coquillage fossile et une antique pierre des pyramides. <strong>Ils critiquent le système sans avoir la moindre idée de quoi nous parlons.</strong> Cela conduit à un débat improductif avec des résultats peu concluants. Le géopolymère est une science dure, pas une discipline spéculative. Pour montrer la géopolymérisation et la nature artificielle du matériau, ils doivent travailler avec des méthodes plus puissantes. Ces outils sont rarement utilisés par eux. <strong><a href="#analysis">Des études ont été faites avec des équipements modernes et puissants,</a> et tous montrent que les pierres sont artificielles. Les opposants préfèrent les ignorer, ils n&rsquo;ont pas les compétences pour les critiquer.</strong></p>
<p>Pour en savoir plus, voici notre réponse aux 3 articles des géologues les plus souvent cités par les opposants. Nos arguments sont si simples qu&rsquo;<strong>aucune connaissance scientifique n&rsquo;est requise</strong> pour les comprendre. <strong>Il est temps de mettre un terme à cette pseudo-science.</strong> Lire: <a href="https://www.geopolymer.org/fr/archeologie/pyramides/graves-mensonges-des-geologues/">Les graves mensonges des géologues</a></p>
<p>Si ce n&rsquo;est pas assez convainquant :</p>
<blockquote><p>Selon des récentes études scientifiques, <em>croire en la théorie de la pierre artificielle, ou la contredire, n&rsquo;est tout simplement plus pertinent. C&rsquo;est devenu un fait, une vérité.</em></p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<h3><a id="granite"></a>6- On trouve des blocs de granit mal dégrossis et taillés. Donc, votre théorie est fausse.</h3>
<p>Nous n&rsquo;avons jamais prétendu que le granit était artificiel (un autre ouï-dire). En effet, le granit n&rsquo;est pas taillé (ils n&rsquo;ont pas les bons outils) mais a été fendu (une compétence très différente). Vous pouvez lire ci-dessous dans l&rsquo;extrait étendu à propos du « <a href="#religion">contexte religieux</a> » pourquoi ils ont utilisé le granit, parce qu&rsquo;il représente le pays du sud. Le granit n&rsquo;a pas été taillé dans une carrière, mais simplement tiré de roches individuelles trouvées en grande quantité dans la région d&rsquo;Assouan. Les rochers ont été divisés en faces bien lisses et finis, laissant un arrière-plan typiquement brut. <strong>Ils représentent moins de 0,1% du total des blocs.</strong> Les travailleurs ont eu 10 ans pour les installer dans la pyramide, et 10 ans pour sculpter un sarcophage unique quelle que soit la technique dont ils disposaient. Bref, cela ne nous préoccupe pas ! Nous nous intéressons aux 99,9% des blocs de calcaire. Pour Kheops, il faut placer un bloc toutes les 3 minutes.</p>
<p>Si ce n&rsquo;est pas assez convainquant :</p>
<blockquote><p>Des récentes études scientifiques utilisant des équipements très puissants et modernes ont révélé la preuve ultime que les pierres pyramides sont synthétiques. <em>Croire en la théorie de la pierre artificielle, ou la contredire, n&rsquo;est tout simplement plus pertinent. C&rsquo;est devenu un fait, une vérité.</em></p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<h3><a id="unofficial"></a>7- L&rsquo;analyse en faveur de la théorie de la pierre artificielle est invalide car elle n&rsquo;est pas officielle.</h3>
<p>Vrai. Les égyptologues sont des historiens, des linguistes, des archéologues mais aucun n&rsquo;est un scientifique des matériaux. Donc, il n&rsquo;y aura jamais d&rsquo;analyse officielle effectuée par eux, <strong>ils s&rsquo;appuieront toujours sur des experts comme nous.</strong> Soit dit en passant, est-ce que les adversaires sont officiels ? Existe-t-il des réfutations officielles publiées ? Et la personne avec qui vous parlez, qui est contre la théorie de la pierre ré-agglomérée, est-ce une personne officielle qui exprime un avis officiel ? Absolument pas, jamais, aucun d&rsquo;entre eux ne peut le prétendre. <strong>Son argument n&rsquo;a pas plus de valeur que le vôtre. Vous êtes au même niveau ! Et à propos des nombreuses théories de la taille, sont-elles officielles ? Est-ce qu&rsquo;ils font la promotion d&rsquo;une nouvelle théorie de la taille non officielle ?</strong> (voir ci-dessus)</p>
<p>Si ce n&rsquo;est pas assez convainquant :</p>
<blockquote><p>Des récentes études scientifiques utilisant des équipements très puissants et modernes ont révélé la preuve ultime que les pierres pyramides sont synthétiques. <em>Croire en la théorie de la pierre artificielle, ou la contredire, n&rsquo;est tout simplement plus pertinent. C&rsquo;est devenu un fait, une vérité.</em></p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<h3><a id="other"></a>8- Une autre nouvelle étude / enquête montre quelque chose d&rsquo;étrange dans les pyramides&#8230;</h3>
<p>Aucune des études récentes, utilisant de nouveaux outils et équipements de haute technologie, n&rsquo;est en contradiction avec la théorie de la pierre artificielle. C&rsquo;est souvent le contraire, <strong>elle peut être interprétée comme une nouvelle preuve de la ré-agglomération.</strong> Chaque fois, ils soulèvent de nouvelles questions et énigmes que les théories de la taille ne peuvent pas répondre, alimentant les spéculations les plus folles.</p>
<p>Et, à propos :</p>
<blockquote><p>Des récentes études scientifiques utilisant des équipements très puissants et modernes ont révélé la preuve ultime que les pierres pyramides sont synthétiques. <em>Croire en la théorie de la pierre artificielle, ou la contredire, n&rsquo;est tout simplement plus pertinent. C&rsquo;est devenu un fait, une vérité.</em></p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<h3><a id="aliens"></a>9- Les extra-terrestres et/ou une ancienne civilisation avancée ont construit les pyramides.</h3>
<p>Ces personnes lisent toutes les théories contradictoires, non officielles et nombreuses sur la taille, et parce qu&rsquo;elles posent plus de questions que de réponses, elles imaginent une solution radicale : une super civilisation doit l&rsquo;avoir fait. <strong>Nous considérons cette croyance comme une insulte au génie de l&rsquo;humanité, comme si l&rsquo;Homo sapiens était une créature stupide et ce que nous croyons être des réalisations humaines est une fraude.</strong> La chimie des géopolymères utilisée pour construire les pyramides est <a href="#theory">une technologie très simple</a>, beaucoup plus facile que vous ne le pensez. Ils ont tous les ingrédients à proximité. C&rsquo;est une évolution naturelle d&rsquo;une technologie trouvant son origine dans des liants minéraux, des céramiques, des pigments, des minerais et des chimie connues. Elle donne des résultats extraordinaires, mais avec une connaissance simple. Il est beaucoup plus compliqué de faire des outils en cuivre, ou de la métallurgie en général, en sélectionnant le bon minerai (il y en a beaucoup qui se ressemblent), en utilisant le bon processus au bon moment et à la bonne température…</p>
<p>&nbsp;</p>
<p class="infobox note ">Plus de photos, dessins, détails, d&rsquo;informations, de vidéos sont <a href="//www.geopolymer.org/fr/archeologie/pyramides/">disponibles sur cette page.</a> Seul un long résumé est publié ci-dessous.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2><a id="ext-abstract"></a>Résumé étendu de la théorie avec une liste simplifiée d&rsquo;arguments</h2>
<p><img decoding="async" class="alignleft wp-image-1502" src="//www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Couv-batir-Pyramides-sans-pierres-ni-esclaves.jpg" alt="" width="300" height="474" srcset="https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Couv-batir-Pyramides-sans-pierres-ni-esclaves.jpg 518w, https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Couv-batir-Pyramides-sans-pierres-ni-esclaves-190x300.jpg 190w, https://www.geopolymer.org/fr/wp-content/uploads/Couv-batir-Pyramides-sans-pierres-ni-esclaves-13x20.jpg 13w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" />Le professeur Joseph Davidovits, dans ses livres <a href="//www.davidovits.info/ils-ont-bati-les-pyramides-la-nouvelle-histoire-des-pyramides/"><em>Ils ont bâti les pyramides</em></a> (2002), <a href="//www.editionsjcgodefroy.fr/livre/la-nouvelle-histoire-des-pyramides/"><em>La nouvelle histoire des pyramides</em></a> (2004), <a href="//www.editionsjcgodefroy.fr/livre/batir-les-pyramides-sans-pierres-ni-esclaves/"><em>Bâtir les Pyramides sans pierres ni esclaves ?</em></a> (2017) présente une théorie sur la construction des pyramides : celles-ci ont été bâties en employant de la pierre ré-agglomérée (du calcaire naturel traité comme un béton puis moulé), et non à l&rsquo;aide d&rsquo;énormes blocs taillés et traînés sur des rampes. Initialement publiée à New York en 1988 sous le titre <em>The pyramids: an enigma solved</em>, cette thèse est reprise dans les livres récemment publiés en français avec une importante mise à jour des éléments concrets absents de la première édition américaine.</p>
<p>La théorie est basée sur des analyses scientifiques, des éléments archéologiques, des textes hiéroglyphes ainsi que des aspects religieux et historiques. À l&rsquo;opposé des autres théories ne cherchant qu&rsquo;une explication technique aux pyramides du plateau de Guizeh, voire uniquement à celle de Khéops, sa théorie est une présentation globale de la construction de <strong>toutes</strong> les pyramides d&rsquo;Égypte pendant 250 ans, de la première de Djoser à celles en briques crues.</p>
<table>
<tbody>
<tr>
<td>A- <a href="#theory">Théorie</a> (formule, matériaux, analyses)</td>
<td>B- <a href="#archeo-evidence">Les preuves</a> (hiéroglyphes, croissance et déclin, religion)</td>
</tr>
<tr>
<td>C- <a href="#against-carving">Arguments contre les théories de la taille</a></td>
<td>D- <a href="#notes">Notes and références</a></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>&nbsp;</p>
<h3><a id="theory"></a>A- Théorie</h3>
<ol>
<li><strong>La formule et les matériaux utilisés : </strong></li>
</ol>
<p>Le matériau le plus important est le calcaire. Les analyses du géochimiste allemand D.D. Klemm [1] démontrent que 97 à 100% des blocs proviennent de la couche de calcaire tendre et argileuse située dans l&rsquo;Oued (wadi) en contrebas du plateau de Guizeh. Or, d&rsquo;après l&rsquo;égyptologue M. Lehner [2], les Égyptiens employèrent un calcaire tendre et friable, <strong>inutilisable comme pierre de taille</strong>. Les ouvriers n&rsquo;ont pas mis en œuvre le calcaire dur et dense situé à proximité des pyramides, sauf à de rares exceptions pour les restaurations ultérieures. Le géologue L. Gauri [3] démontre que ce calcaire est fragile, car il inclut des matériaux argileux (notamment une argile kaolinite) sensibles à l&rsquo;eau expliquant l&rsquo;extrême fragilité du corps du Sphinx, alors que sa tête, taillée dans la couche géologique dure et dense, a résisté à 4000 ans d&rsquo;érosion.</p>
<p>Ce calcaire argileux tendre, trop fragile pour être une pierre de taille, est bien adapté à l&rsquo;agglomération. De plus, il contient naturellement des ingrédients géopolymériques réactifs, comme l&rsquo;argile kaolinitique, indispensable pour fabriquer la colle géologique (le ciment de liaison) et assurer la géosynthèse.</p>
<p>Il n&rsquo;est pas nécessaire de <em>broyer</em> cette pierre, car elle se <em>désagrège facilement</em> avec l&rsquo;eau du Nil pendant les inondations (l&rsquo;Oued ou Wadi est rempli d&rsquo;eau à ce moment) pour former une boue calcaire. À cette boue, on ajoute des matériaux géologiques réactifs (la <em>mafkat</em>, un silicate hydraté de cuivre et d&rsquo;alumine, surexploitée au temps de Khéops dans les mines du Sinaï) [4], le sel <em>natron égyptien</em> (carbonate de soude, présent massivement dans le Wadi Natrum), et de la <em>chaux</em> provenant de cendres de plantes et de bois [5]. On transporte cette boue de calcaire dans des paniers, on la verse, puis la tasse dans des moules (faits en bois, pierre, brique crue), directement sur le chantier. La méthode est identique à celle du pisé, encore utilisé aujourd&rsquo;hui.</p>
<p>Ce calcaire, ré-aggloméré par réaction géochimique, durcit naturellement pour fournir des blocs résistants. Les blocs sont ainsi constitués de 90 à 95% de calcaire naturel en agrégats avec les coquillages fossiles, et de 5 à 10% de colle géologique (ciment dit « géopolymérique ») à base d&rsquo;alumino-silicates.</p>
<p><a id="geolnot"></a></p>
<ol start="2">
<li><strong>Pourquoi les géologues ne voient rien ?</strong></li>
</ol>
<p>Cela tient à la colle géologique qui, bien qu&rsquo;artificielle, est vue par les géologues soit comme une impureté, donc inutile à étudier, soit comme un liant naturel. Au mieux, les outils d&rsquo;analyses et les méthodes de travail des géologues prennent le ciment pour un « liant micritique » parfaitement naturel. Une pierre calcaire artificielle contenant 15% de liant synthétique a été fabriquée par Joseph Davidovits et soumise à des géologues qui n&rsquo;ont rien soupçonné [6].</p>
<p>Un géologue non formé à la chimie des géopolymères affirmera de bonne foi que les pierres sont naturelles.</p>
<p>&nbsp;</p>
<ol start="3">
<li><strong> <a id="chemical"></a>La formule chimique :<br />
</strong></li>
</ol>
<p>La géosynthèse consiste à faire réagir l&rsquo;argile kaolinite (naturellement incluse dans le calcaire de Guizeh) avec de la soude caustique (cf. formule chimique 1). Pour fabriquer cette soude caustique, on fait intervenir le natron égyptien (carbonate de sodium) et la chaux éteinte (issue de cendres de plantes) (cf. formule chimique 2). On obtient alors de la soude qui va réagir avec l&rsquo;argile.</p>
<p>Mais le plus intéressant est que cette réaction chimique crée du calcaire pur ainsi que de l&rsquo;hydrosodalite (un minéral appartenant à la famille des feldspathoïdes ou des zéolithes). [6]</p>
<p><u>Formule chimique 1:<br />
</u>Si<sub>2</sub>O<sub>5</sub>,Al<sub>2</sub>(OH)<sub>4</sub> + 2NaOH = &gt; Na<sub>2</sub>O.2SiO<sub>2</sub>Al<sub>2</sub>O<sub>3</sub>.nH<sub>2</sub>O<br />
argile kaolinite + soude =&gt; hydrosodalite</p>
<p><u>Formule chimique 2:<br />
</u>Na<sub>2</sub>CO<sub>3</sub> + Ca(OH)<sub>2</sub> = &gt; 2NaOH + CaCO<sub>3<br />
</sub>Carbonate de sodium (natron égyptien) + chaux éteinte =&gt; soude + calcaire</p>
<p><u>Résumé de la formule chimique du liant de la pierre ré-agglomérée:<br />
</u>argile + natron + chaux =&gt; feldspathoïde + calcaire (<strong>c&rsquo;est-à-dire une pierre naturelle</strong>)</p>
<p>Le liant de la pierre ré-agglomérée est le résultat d&rsquo;une géosynthèse (un géopolymère) qui crée deux minéraux naturels : le calcaire et le feldspath hydraté (feldspathoïde). <strong>On comprend pourquoi les géologues peuvent être facilement trompés.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<ol start="4">
<li><strong> <a id="analysis"></a>Les analyses scientifiques : </strong></li>
</ol>
<p>Maintenant que de plus en plus de scientifiques acceptent et appuient la théorie, certains ont décidé de mener des recherches sans mon aide et sans demander l&rsquo;approbation des égyptologues, donc en toute indépendance des deux parties.</p>
<p>Les méthodes d&rsquo;analyses couramment utilisées par les géologues ne sont pas pertinentes. Ils ne peuvent pas faire de différence entre un mineral naturel et un mineral synthétique. En effet, la molécule d&rsquo;un minéral est par essence toujours la même, qu&rsquo;elle soit naturelle ou synthétique, sinon elle serait une autre molécule, donc un autre minéral. Pour démontrer le caractère artificiel, il faut employer des méthodes plus puissantes (analyses par synchrotron, microscopie électronique à balayage SEM et à transmission TEM, la Résonnance Magnétique Nucléaire, Paléomagnétisme, Particle Induced Gamma-Ray Emission, Particle Induced X-Ray Emission, Fluorescence X, Diffraction RX). Ces outils sont rarement utilisés dans cette situation. Des études ont été faites, toutes démontrent que <strong>les pierres des pyramides sont artificielles</strong>. [7]</p>
<p>Cette dernière étude de paléomagnétisme est simplement la preuve ultime que les blocs de pyramides ne sont pas naturels. Vous pouvez trouver des documents ou des opinions variés sur la théorie, mais tous préfèrent ignorer ces analyses indépendantes. <strong>Croire en la théorie de la pierre artificielle, ou la contredire, n&rsquo;est tout simplement plus pertinent. C&rsquo;est devenu un fait, une vérité</strong> qui est encore combattue par des gens à des fins irrationnelles.</p>
<p>On peut citer les articles scientifiques suivants :</p>
<ul>
<li>Paleomagnetic investigation of the Great Egyptian Pyramids, Igor Túnyi and Ibrahim A. El-hemaly, Europhysics News 2012, 43/6, 28-31.</li>
<li>Were the casing stones of Senefru’s Bent Pyramid in Dahshour cast or carved? Multinuclear NMR evidence, Kenneth J. D. MacKenzie, M. E. Smith, A. Wong, J. V. Hanna, B. Barryand M. W. Barsoum, Mater. Lett., 2011, 65, 350.</li>
<li>Microstructural Evidence of Reconstituted Limestone Blocks in the Great Pyramids of Egypt, Barsoum M.W., Ganguly A. and Hug G., J. Am. Ceram. Soc. 89[12], 3788-3796, 2006.</li>
<li>The Enigma of the Construction of the Giza Pyramids Solved?, Scientific British Laboratory, Daresbury, SRS Synchrotron Radiation Source, 2004.</li>
<li>PIXE, PIGE and NMR study of the masonry of the pyramid of Cheops at Giza, Guy Demortier, NUCLEAR INSTRUMENTS and METHODS in PHYSICS RESEARCH B, B 226, 98 &#8211; 109 (2004).</li>
<li>X-Rays Analysis and X-Rays Diffraction of casing stones from the pyramids of Egypt, and the limestone of the associated quarries., Davidovits J., Science in Egyptology; A.R. David ed.; 1986; Proceedings of the « Science in Egyptology Symposia »; Manchester University Press, UK; pp.511-520.</li>
<li>Differential thermal analysis (DTA) detection of intra-ceramic geopolymeric setting In archaeological ceramics and mortars., Davidovits J.; Courtois L., 21st Archaeometry Symposium; Brookhaven Nat. Lab., N.Y.; 1981; Abstracts P. 22.</li>
<li>How Not to Analyze Pyramid Stone, Morris, M. JOURNAL OF GEOLOGICAL EDUCATION, VOL. 41, P. 364-369 (1993).</li>
<li>Comment a-t-on construit les Pyramides: polémique chez les Égyptologues, HISTORIA Magazine, Paris, No 674, fév. 2003, dossier pp. 54-79 (2003).</li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<h3><a id="archeo-evidence"></a>B- Les preuves archéologiques</h3>
<ol>
<li><strong>Les textes hiéroglyphes : </strong></li>
</ol>
<p>L&rsquo;Égypte des pharaons est bien connue grâce à ses nombreuses stèles, fresques et papyri décrivant toutes sortes de savoirs religieux, scientifiques, techniques, l&rsquo;artisanat, l&rsquo;agriculture, la médecine, l&rsquo;astronomie, &#8230; Or, il n&rsquo;existe aucun document hiéroglyphique décrivant la construction des pyramides avec des pierres taillées, des rampes, des traîneaux en bois. À l&rsquo;inverse, de nombreux textes montrent que les anciens Égyptiens possédaient la connaissance de la pierre de synthèse:</p>
<p>La <strong>Stèle de la Famine</strong> se trouve sur l&rsquo;île de Séhel près d&rsquo;Éléphantine, gravée sur un rocher. Elle met en scène le dieu Khnoum, le pharaon Djoser et son architecte Imhotep, constructeur de la première pyramide de Saqqarah. Cette inscription contient 650 hiéroglyphes désignant soit des roches et des minéraux, soit leurs procédés de transformation. Dans la colonne 12, on peut lire: « <em>Avec ces produits (minéraux) ils ont bâti (&#8230;) la tombe royale (la pyramide)</em>« . Dans les colonnes 18 à 20, le dieu Khnoum donne à Djoser les minéraux nécessaires à la construction de ces monuments sacrés. Cette liste ne fait pas mention des traditionnelles pierres dures et compactes de construction comme le calcaire (ainr-hedj), le grès monumental (ainr-rwdt) ou le granit d&rsquo;Assouan (mat). En étudiant ce texte, on constate qu&rsquo;on ne peut pas construire une pyramide ou un temple avec de simples minéraux, sauf s&rsquo;ils sont employés pour fabriquer le liant de la pierre ré-agglomérée. [8]</p>
<p>La <strong>stèle d&rsquo;Irtysen C14 du Musée du Louvre</strong> est une autobiographie du sculpteur Irtysen sous un des pharaons Mentouhotep, XIe dynastie (2000 av. J.-C.). Elle présente la technique de fabrication des statues en pierres synthétiques (« pierre coulée »). [9]</p>
<p>La <strong>fresque de Ti</strong>, Ve dynastie (2450 av. J.-C.), illustre le travail de sculpteurs d&rsquo;une statue en bois, la confection d&rsquo;une statue en pierre et le mélange dans des vases. Cette fresque montre parfaitement la différence entre tailler une statue (ici en bois avec les signes hiéroglyphes décrivant l&rsquo;opération de la taille), le façonnage d&rsquo;une statue (en pierre synthétique avec les signes hiéroglyphes représentant l&rsquo;action de « synthétiser », « faite de main d&rsquo;homme »), et le mélange des produits chimiques caustiques pour façonner cette statue dans des vases en céramique. [10]</p>
<p>&nbsp;</p>
<ol start="2">
<li><strong> <a id="invention"></a>L&rsquo;invention de la pierre ré-agglomérée: croissance et déclin d&rsquo;une technologie</strong></li>
</ol>
<p>Avant la première pyramide édifiée en pierre, les anciens Égyptiens ont érigé des monuments très imposants en briques d&rsquo;argile crue. Ce sont les grandes enceintes des temples funéraires de la IIe dynastie, dont celui de Khasekhemwy (2730 av. J.-C.). Sa muraille massive est en briques d&rsquo;argile crue, donc en matériau moulée. Il est généralement admis, puisque ces briques ont été façonnées dans des moules, que leur dimension doit être uniforme. Or, c&rsquo;est faux. Bien qu&rsquo;ayant été fabriquées dans des moules, les briques d&rsquo;argiles sont d&rsquo;environ 5 tailles différentes, impliquant l&rsquo;usage de plusieurs gabarits. <strong>Ces différences de proportions se retrouveront dans toutes les pyramides.</strong> Cette hétérogénéité permet aux monuments de résister aux séismes en évitant l&rsquo;amplification de l&rsquo;onde sismique dans le bâtiment.</p>
<p>20 ans plus tard, Djoser ordonne à Imhotep de lui construire un monument pour l&rsquo;éternité en pierre. Le scribe <strong>Imhotep est l&rsquo;inventeur de la pierre ré-agglomérée</strong> (2650 av. J.-C.) et <strong>l&rsquo;architecte de la première pyramide d&rsquo;Égypte</strong>. Au lieu d&rsquo;utiliser la brique d&rsquo;argile crue, il remplace simplement l&rsquo;argile par un calcaire ré-aggloméré et garde la même technique de moulage de briques. C&rsquo;est pourquoi la première pyramide est faite en petites briques qui grossissent en dimension au fur et à mesure que l&rsquo;invention est maîtrisée. Les briques sont fabriquées sur le lieu d&rsquo;extraction de la pierre, dans l&rsquo;Oued (Wadi à l&rsquo;est du complexe [11]) au moment de la crue du Nil, puis portées et placées sur la pyramide.</p>
<p>Son invention, héritée du pisé et de la brique crue, se perfectionne lors de l&rsquo;édification des pyramides des IIIe et IVe dynasties. À partir de la petite brique de calcaire de Saqqarah, la dimension des pierres augmente graduellement. Pour les pyramides de Meidoum et la Romboïdale, les blocs sont produits près du site et montés sur la pyramide. Il y a toujours un Oued (Wadi) à proximité pour désagréger le calcaire facilement avec de l&rsquo;eau et préparer le mélange lors des crues du Nil.</p>
<p>À compter de la pyramide rouge de Snéfrou (à Daschour), les blocs sont fabriqués sur place, car les dimensions sont trop importantes pour être transportées.<strong> </strong></p>
<p>À Guizeh, certaines pierres (notamment celles du temple de Khefren) atteignent plus de 30 tonnes. Comment les auraient-ils taillées simplement avec des outils en cuivre tendre, sans roue ni poulie ?<strong> </strong></p>
<p>D&rsquo;après Guy Demortier [12], ré-agglomérer des blocs sur place simplifie grandement les problèmes de logistique. Au lieu des 25.000 à 100.000 ouvriers nécessaires pour la taille [13], il déduit que l&rsquo;occupation du site ne dépassa jamais 2300 personnes, ce que confirme l&rsquo;égyptologue M. Lehner à propos de ses fouilles du village des ouvriers à Guizeh.</p>
<p>Le déclin de la technologie en pierre agglomérée se manifeste avec la pyramide de Mykérinos qui ne représente que 7% en volume de celle de Khéops. Pourquoi cette pyramide est-elle soudainement si petite ? Ce déclin aurait été causé par une brusque réduction des ressources en minéraux réactifs, comme l&rsquo;épuisement des principales mines du Sinaï à la fin de la IVe dynastie. Les expéditions de B. Rothenberg [4] montrèrent qu&rsquo;on avait extrait d&rsquo;énormes quantités de <em>turquoises</em> et de <em>chrysocolles</em> (appelées <em>mafkat</em> en égyptien), quantités excluant leur utilisation en orfèvrerie et décoration, comme le confirme l&rsquo;égyptologue Sydney Aufrère [14].</p>
<p>Le déclin résulterait aussi d&rsquo;une catastrophe écologique et agricole limitant radicalement la production de chaux provenant des cendres de plantes brûlées à cet effet. Si on brûle plus qu&rsquo;on ne peut produire ou renouveler, une famine ou un désastre écologique peut survenir. Analysée par D.D. Klemm [15], la chaux, présente dans les mortiers des IIIe et IVe dynasties, disparaît dans celles des Ve et VIe. En effet, les pyramides suivantes, et notamment celle d&rsquo;Ouserkaf, premier roi de la Ve dynastie, sont ridiculement petites comparées à celle de Mykérinos. Elles étaient recouvertes à l&rsquo;origine d&rsquo;un revêtement de calcaire qui cachait la masse des blocs naturels mal agencés. Cette pyramide n&rsquo;est qu&rsquo;un assemblage disparate de pierres couvrant une chambre funéraire faite, cette fois, en pierre ré-agglomérée et protégée par d&rsquo;énormes linteaux de plusieurs dizaines de tonnes. Seul le cœur de ces pyramides est fabriqué avec soin, le reste étant assemblé de manière précaire, car les matériaux réactifs se font rares. On est donc en <strong>présence d&rsquo;un tout autre système qui ne peut être expliqué par la pierre taillée</strong>. Si les pyramides de Guizeh avaient été taillées, comment expliquer une telle chute de qualité architecturale alors que la pierre est un matériau abondant ? La taille aurait permis une qualité de construction équivalente comparée à celles de Guizeh, même avec des pyramides d&rsquo;une hauteur plus raisonnable, mais ce n&rsquo;est pas le cas.</p>
<p>Face à un appauvrissement des ressources, à partir de la XIIe dynastie (1990-1780 av. J.-C.), le pharaon Amenemhat I et ses successeurs construisent des <strong>pyramides en briques crues</strong>. Mais là aussi, seule la chambre funéraire est construite en pierre ré-agglomérée avec grand soin. Pourtant, les Égyptiens n&rsquo;ont pas choisi de tailler la pierre pour le corps des pyramides lui préférant la brique crue, alors qu&rsquo;ils disposaient d&rsquo;outils en bronze plus durs, plus aptes à tailler la pierre.</p>
<p>On constate alors que la technologie de la pierre ré-agglomérée, après un essor formidable, une maîtrise parfaite du procédé, une exploitation intense de ses ressources, a débouché sur un déclin architectural et surtout extrêmement rapide. Un épuisement des ressources minières en réactifs chimiques, et un désastre écologique et agricole expliquent ce déclin. [16] [17]</p>
<p>&nbsp;</p>
<ol start="3">
<li><strong> <a id="religion"></a>Le contexte religieux : </strong></li>
</ol>
<p>Pourquoi cette nécessité de construire en pierre agglomérée ou de conserver le système de l&rsquo;agglomération alors qu&rsquo;ils pouvaient tailler la pierre ?</p>
<p>Chez les anciens Égyptiens, la pierre avait une <em>valeur sacrée</em>, utilisée uniquement à des fins religieuses qui interdisaient son utilisation dans des bâtiments à usage profane (construits plutôt en brique de limon, argile et bois, jamais en pierre). Ce n&rsquo;est que sous les Ptolémées, 2000 ans après les pyramides, que la pierre devint un matériau de construction banal. Les causes de cette distinction sont religieuses.</p>
<p>La civilisation égyptienne s&rsquo;étire sur plus de 3000 ans et, contrairement à ce que pense le grand public, elle n&rsquo;est pas homogène. Ainsi, il y a <strong>2 genèses expliquant la création du monde</strong>; deux divinités distinctes revendiquent la création du monde et de l&rsquo;homme: <strong>Khnoum</strong> et <strong>Amon</strong>.</p>
<p>Le dieu Khnoum est vénéré durant l&rsquo;Ancien et le Moyen Empire (3000 à 1800 av. J.-C.). Il est représenté sous la forme d&rsquo;un homme à tête de bélier aux cornes horizontales. Il personnifie le Nil nourricier et à Éléphantine, Thèbes, Héracléopolis, Memphis, il est le dieu créateur. Dans son acte de création, il « <strong>pétrit</strong> » l&rsquo;humanité sur son tour de potier avec le limon du Nil et d&rsquo;autres minéraux comme la <em>mafkat</em>, le <em>natron</em>, à l&rsquo;instar de la genèse biblique et coranique. Cela ne donne pas une argile quelconque, mais une pierre appelée « ka », c&rsquo;est-à-dire l&rsquo;âme qui n&rsquo;est pas esprit, mais pierre éternelle. Khnoum et toutes les incarnations divines de Râ sont matérialisés par l&rsquo;acte de fabrication de la pierre. Son signe hiéroglyphique est un vase de pierre dure comme ceux des époques nagadéennes (3500 à 3000 av. J.-C.). Ainsi, sous l&rsquo;Ancien Empire, l&rsquo;acte d&rsquo;agglomération avait pour but de reproduire l&rsquo;intervention divine lors de la création du monde et de l&rsquo;âme humaine.</p>
<p>Pour les deux principaux pharaons de l&rsquo;Ancien Empire, Djoser et Khéops, les liens avec Khnoum sont attestés par les découvertes archéologiques (cf. la Stèle de la Famine). Aussi, le véritable nom de Khéops est <em>Khnoum-Khoufou</em> (que le dieu Khnoum protège Khéops). <strong>Khéops aurait-il attaché son nom à un dieu secondaire?</strong> Non, Khnoun est bien un dieu majeur. C&rsquo;est simplement la perception du panthéon égyptien qui n&rsquo;est pas correcte.</p>
<p>Amon est le second démiurge. Il n&rsquo;est à l&rsquo;origine qu&rsquo;une divinité insignifiante. Il devient dieu dynastique lors de la XIIe dynastie (1800 av. J.-C.), mais il n&rsquo;est pas encore démiurge, rôle toujours réservé à Khnoum. Puis, il devient le « roi des dieux » et les prêtres lui donnent le pouvoir de création du monde. Dans le mythe de la genèse, Amon est identifié à une montagne sacrée et il « <strong>taille</strong> » chaque être dans une partie de lui-même, c&rsquo;est-à-dire à même la montagne sacrée. Amon et toutes les incarnations divines d&rsquo;Amon-Râ sont donc matérialisés par l&rsquo;acte de la taille de la pierre, et sont à l&rsquo;origine des monuments du Nouvel Empire, comme ceux de Ramsès II, 1300 ans après les pyramides.</p>
<p>On comprend alors pourquoi les tombes ne sont plus sous des pyramides, symboles d&rsquo;agglomération, mais sous une montagne sacrée, la Vallée des Rois, symbole d&rsquo;Amon. De même, les temples sont construits en pierre taillée avec grands soins et les obélisques sont appelés les « doigts d&rsquo;Amon ». Comme durant l&rsquo;Ancien Empire, où le nom de Khnoum (« celui qui lie ») se trouve dans le nom complet de Khéops (Khnoum-Khoufou), le nom d&rsquo;Amon (« celui qui est caché ») se rencontre dans les noms des pharaons du Nouvel Empire comme Amenhotep.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><a id="against-carving"></a>Arguments opposés à la théorie de la taille</h3>
<p>Voici les arguments avancés par les partisans de la taille pour démontrer que cette technique était celle utilisée à l&rsquo;époque de la construction des pyramides. Or, ces preuves sont anachroniques, elles datent du Moyen et Nouvel Empire, époques où l&rsquo;on taillait la pierre, et non de l&rsquo;Ancien Empire, le temps des pyramides.</p>
<p>L&rsquo;extraction des blocs aurait été faite au moyen de coins de bois que l&rsquo;on mouille pour faire éclater la pierre. Or, D.D. Klemm démontre que cette technique primitive n&rsquo;a été utilisée que très tardivement par les Romains. Chaque période a laissé des traces distinctes de taille dans les carrières permettant ainsi de les dater, sauf au temps des pyramides qui n&rsquo;ont pas de trace. [18]</p>
<p>Le bas relief de Djehoutihotep illustre le transport sur un traîneau d&rsquo;une statue colossale [19]. De même, R. Stadelman découvrit que les ouvriers d&rsquo;Amenemhat II avaient transporté par traîneaux des pierres dérobées de la pyramide de Snéfrou, utilisée comme une vulgaire carrière. Ces deux événements eurent lieu sous la XIIe dynastie (1800 av. J.-C.), soit <strong>700 ans après la construction des pyramides</strong>.</p>
<p>La stèle de Toura montre un bloc de pierre tiré sur un traîneau par des bœufs [20]. Elle ne constitue pas une preuve parce qu&rsquo;encore une fois, elle date d&rsquo;environ <strong>1000 ans après la construction des grandes pyramides</strong>.</p>
<p>La fresque de Rekhmiré présente des tailleurs de pierres en train de dresser des blocs avec des outils en bronze. Mais ces nouveaux outils étaient inconnus des constructeurs de pyramides <strong>1300 ans auparavant</strong>.</p>
<p>Les rampes seraient en briques d&rsquo;argile crue, de plusieurs kilomètres de long (qu&rsquo;elles soient droites ou hélicoïdales, sans parler du problème du passage aux tournants), représentant une masse de matériaux considérable. Chaque équipe devrait asperger le sol avec de l&rsquo;eau pour faciliter le glissement du traîneau. Mais l&rsquo;action de l&rsquo;eau transforme la rampe en une pente savonneuse et très glissante. Après le passage de plusieurs équipes, elle se serait <strong>couverte de boue où traîneaux et tireurs s&rsquo;enliseraient !</strong></p>
<p>Il n&rsquo;existe <strong>aucune théorie officielle de la taille, du halage des blocs sur des traîneaux et des rampes.</strong> Au lieu de cela, environ une <strong>vingtaine proposent leurs solutions</strong>. Ces théories ne sont pas basées sur des textes hiéroglyphes, ne correspondent pas à la technologie trouvée sur les sites archéologiques, et ne tiennent pas compte du contexte historique et religieux. Ces théories se focalisent sur la pyramide de Khéops, la plus remarquable, mais ne peuvent s&rsquo;appliquer aux pyramides qui la précèdent, ni aux suivantes, et encore moins à celles en brique crue.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><a id="notes"></a>Notes et références</h3>
<p>[1] Klemm, Steine und Steinbrüche in Alten Ägypten, Springer Verlag Berlin Heidelberg, 1993.<br />
[2] M. Lehner, The Development of the Giza Necropolis: The Khufu project, Mitteilungun des Deutschen Institutes, Abteilung Kairo, 41, p. 149, 1985.<br />
[3] L. Gauri, Geological study of the Sphinx, Newsletter American Research Center in Egypt, No 127, pp. 24-43, 1984.<br />
[4] B. Rothenberg, Sinai exploration 1967-1972, Bulletin, Museum Haaretz Tel Aviv, 1972, p. 35<br />
[5] J. Davidovits, Ils ont bâti les pyramides, éd. J-C Godefroy, Paris, 2002, pp. 161-162, 307-311<br />
[6] J. Davidovits, La nouvelle histoire des pyramides, éd. J-C Godefroy, Paris, 2004, pp. 57-58 et 72<br />
[7] See ref. [5] and [6] for comprehensive bibliographics notes and debates with geologists.<br />
[8] Pyramid Man-Made Stone, Myths or Facts, III. The Famine Stela Provides the Hieroglyphic Names of Chemicals and Minerals Involved in the Construction , Davidovits J., 5th Int. Congress of Egyptology, Cairo, Egypt, 1988; Egyptian Antiquities Organization; EGY; 1988; pp. 57-58 in Résumés des Communications. See also ref. [5] and [6].<br />
[9] J. Davidovits, Ils ont bâti les pyramides, éd. J-C Godefroy, Paris, 2002, pp. 229-236<br />
[10] J. Davidovits, La nouvelle histoire des pyramides, éd. J-C Godefroy, Paris, 2004, pp. 145-150<br />
[11] M. Lehner, The Complete Pyramids, Thames and Hudson, 1997, p. 83<br />
[12] G. Demortier, La construction de la pyramide de Khéops, Revue des questions scientifiques, Bruxelles, 2004, Tome 175, p. 341-382<br />
[13] M. Lehner, The Complete Pyramids, Thames and Hudson, 1997, p. 224<br />
[14] Sydney Aufrère, L&rsquo;univers minéral dans la pensée égyptienne, IFAO, Le Caire, 1991, Volume 2, p. 494<br />
[15] D.D. Klemm and R. Klemm, Mortar evolution in the old kingdom of Egypt, Archaeometry &rsquo;90, Birkhaüser Verlag, Basel, Suisse, 1990, pp. 445-454<br />
[16] J. Davidovits, Ils ont bâti les pyramides, éd. J-C Godefroy, Paris, 2002, pp. 297-328<br />
[17] J. Davidovits, La nouvelle histoire des pyramides, éd. J-C Godefroy, Paris, 2004, pp. 207-228<br />
[18] Klemm, The archaeological map of Gebel el Silsila, 2nd Int. Congress of Egyptologists, Grenoble, 1979, Session 05.<br />
[19] J. P. Adam, l&rsquo;Archéologie devant l&rsquo;imposture, éd. Robert Laffont, Paris, 1975, p. 158<br />
[20] Vyze-Perring, The Pyramids of Gizeh, Vol. III, p. 99</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Falsification d&#8217;une Stèle Égyptienne</title>
		<link>https://www.geopolymer.org/fr/news/falsification-dune-stele-egyptienne/</link>
		
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		<pubDate>Mon, 02 Aug 2010 15:42:41 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Le Professeur Joseph Davidovits a découvert une falsification de certains signes hiéroglyphes sur une stèle égyptienne extrêmement connue, la Stèle de Merneptah, dite d&#8217;Israël, agée de 3220 ans. Allez sur son site internet privée à Falsification de la Stele de Merneptah]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le Professeur Joseph Davidovits a découvert une falsification de certains signes hiéroglyphes sur une stèle égyptienne extrêmement connue, la Stèle de Merneptah, dite d&rsquo;Israël, agée de 3220 ans.</p>
<p>Allez sur son site internet privée à<br />
<a href="http://www.davidovits.info/398/falsification-de-la-stele-de-merneptah-dite-disrael">Falsification de la Stele de Merneptah</a></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Les pyramides (2) Les preuves</title>
		<link>https://www.geopolymer.org/fr/archeologie/pyramides/les-pyramides-2-les-preuves/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Éditeur]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 Apr 2006 15:23:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Pyramides]]></category>
		<category><![CDATA[béton]]></category>
		<category><![CDATA[construction]]></category>
		<category><![CDATA[davidovits]]></category>
		<category><![CDATA[égypte]]></category>
		<category><![CDATA[géologie]]></category>
		<category><![CDATA[hiéroglyphe]]></category>
		<category><![CDATA[pierre]]></category>
		<category><![CDATA[pyramide]]></category>
		<category><![CDATA[ré-agglomeration]]></category>
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					<description><![CDATA[Les pyramides sont-elles faites en béton? Les pyramides (1) Sont-elles faites en béton? Les pyramides (2) Les preuves Les pyramides (3) La formule, l’invention de la pierre Les pyramides (4) Vidéos et livre Les pyramides (5) FAQ pour les partisans de la pierre artificielle Les pyramides (6) Graves mensonges des géologues Les preuves scientifiques Échantillon [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: center;">Les pyramides sont-elles faites en béton?</h3>
<p style="text-align: center;"><strong><em><a href="//www.geopolymer.org/fr/archeologie/pyramides/les-pyramides-sont-elles-faites-en-beton-1">Les pyramides (1) Sont-elles faites en béton?</a></em></strong><br />
<strong><em><a href="//www.geopolymer.org/fr/archeologie/pyramides/les-pyramides-2-les-preuves">Les pyramides (2) Les preuves</a></em></strong><br />
<strong><em><a href="//www.geopolymer.org/fr/archeologie/pyramides/les-pyramides-3-la-formule-linvention-de-la-pierre">Les pyramides (3) La formule, l’invention de la pierre</a></em></strong><br />
<strong><em><a href="//www.geopolymer.org/fr/archeologie/pyramides/les-pyramides-4-videos-telechargement-chapitre-1">Les pyramides (4) Vidéos et livre</a></em></strong><br />
<strong><em><a href="//www.geopolymer.org/fr/faq/faq-pour-les-partisans-de-la-pierre-artificielle/">Les pyramides (5) FAQ pour les partisans de la pierre artificielle</a></em></strong><br />
<strong><em><a href="//www.geopolymer.org/fr/archeologie/pyramides/graves-mensonges-des-geologues/">Les pyramides (6) Graves mensonges des géologues</a></em></strong></p>
<h2>Les preuves scientifiques</h2>
<div class="figureleft" style="width: 300px;"><img decoding="async" src="/wp-content/uploads/lauer-echantillon-kheops.jpg" alt="" /><br />
Échantillon “Lauer” au microscope optique.</div>
<p>La photo représente un échantillon de revêtement du couloir intérieur de la pyramide de Kheops, confié par l’égyptologue Jean-Philippe Lauer en 1982 à J. Davidovits. Or, cette section montre la présence de fibres végétales et de bulles d’air inexistantes en temps normal dans un calcaire de l’ère éocène de 60 millions d’années ! <br class="clear" /><span class="small"><em><strong>Réf.:</strong> X-Rays Analysis and X-Rays Diffraction of casing stones from the pyramids of Egypt, and the limestone of the associated quarries., Davidovits J., Science in Egyptology; A.R. David ed.; 1986; Proceedings of the “Science in Egyptology Symposia”; Manchester University Press, UK; pp.511-520.</em></span></p>
<div class="figurecenter" style="width: 100%;"><img decoding="async" src="/wp-content/uploads/nmr-demortier-pyramide.gif" alt="" /><br />
Les spectres RMN Al et Si d’un géopolymère (A et C) se retrouvent dans celui de la pierre de Kheops (B et D). La pierre de Kheops contiendrait 15% de ciment géopolymère artificiel.</div>
<p>La spectroscopie de résonance magnétique nucléaire (RMN) montre une similitude entre la pierre de Kheops et une pierre reconstituée. <br class="clear" /><span class="small"><em><strong>Réf.:</strong> PIXE, PIGE and NMR study of the masonry of the pyramid of Cheops at Giza, Guy Demortier, NUCLEAR INSTRUMENTS and METHODS in PHYSICS RESEARCH B, B 226, 98 – 109 (2004).</em></span></p>
<div class="figureleft" style="width: 300px;"><img decoding="async" src="/wp-content/uploads/diffraction-silicate-amorphe-cristalise-hug-barsoum.jpg" alt="" /><br />
À gauche: diffraction électronique d’alumino-silicate amorphe du parement de Kheops. À droite: diffraction électronique d’alumino-silicate naturel (illite) de la carrière de Tourah près de Guizeh.</div>
<p>Dans des pierres naturelles, on s’attend à trouver des éléments qui ont eu le temps de cristalliser. Or les silicates des pierres des pyramides sont entièrement amorphes (non cristalisé). Cela nous incite à penser qu’il pourrait bien s’agir d’un processus de cimentation. Les silicates se sont formés à une échelle de temps très courte. <a href="/fr/news/pyramides-des-analyses-prouvent-la-theorie-de-davidovits"><strong>Lire le résumé de l’article</strong></a> <br class="clear" /><span class="small"><em><strong>Réf.:</strong> Barsoum, M. W., Ganguly, A. and Hug, G. (2006), Microstructural Evidence of Reconstituted Limestone Blocks in the Great Pyramids of Egypt, Journal of the American Ceramic Society 89 (12), 3788-3796</em></span></p>
<p>On peut aussi citer les articles scientifiques suivants:</p>
<ul>
<li>Paleomagnetic investigation of the Great Egyptian Pyramids, Igor Túnyi and Ibrahim A. El-hemaly, Europhysics News 2012, 43/6, 28-31.</li>
<li>Were the casing stones of Senefru’s Bent Pyramid in Dahshour cast or carved? Multinuclear NMR evidence, Kenneth J. D. MacKenzie, M. E. Smith, A. Wong, J. V. Hanna, B. Barryand M. W. Barsoum, Mater. Lett., 2011, 65, 350.</li>
<li>Microstructural Evidence of Reconstituted Limestone Blocks in the Great Pyramids of Egypt, Barsoum M.W., Ganguly A. and Hug G., J. Am. Ceram. Soc. 89[12], 3788-3796, 2006.</li>
<li>The Enigma of the Construction of the Giza Pyramids Solved?, Scientific British Laboratory, Daresbury, SRS Synchrotron Radiation Source, 2004.</li>
<li>Differential thermal analysis (DTA) detection of intra-ceramic geopolymeric setting In archaeological ceramics and mortars., Davidovits J.; Courtois L., 21st Archaeometry Symposium; Brookhaven Nat. Lab., N.Y.; 1981; Abstracts P. 22.</li>
<li>How Not to Analyze Pyramid Stone, Morris, M. JOURNAL OF GEOLOGICAL EDUCATION, VOL. 41, P. 364-369 (1993).</li>
<li>Comment a-t-on construit les Pyramides: polémique chez les Égyptologues, HISTORIA Magazine, Paris, No 674, fév. 2003, dossier pp. 54-79 (2003).</li>
</ul>
<p class="infobox note"><strong>Ces analyses sont les premières</strong> et semblent conforter la théorie de J. Davidovits, <strong>et, évidemment, il en faudrait bien d’autres</strong>. Pour rejoindre l’équipe de chercheurs et proposer vos services d’analyses, <a href="/fr/telegram">contactez-nous</a> .</p>
<h2>La Preuve Géologique, Partie 1</h2>
<div class="figureleft" style="width: 246px;"><img decoding="async" src="/wp-content/uploads/p_probes_stone.jpg" alt="" /><br />
Coquillages fossiles mélangés dans un bloc de calcaire de la grande pyramide. La sédimentation naturelle au fond de mer formerait normalement des couches horizontales.</div>
<p>Dans les temps préhistoriques, l’Egypte actuelle était submergée par la mer. Les restes de décomposition des organismes marins, des coquillages et des squelettes, plantes, et algues, tombés au fond de la mer, ont formé une boue qui s’est condensée en une roche sédimentaire que nous appelons le calcaire.</p>
<p>Un processus naturel, qui a duré des milliers d’années, les a consolidées et a durci, formant des bancs de calcaire. Les blocs des pyramides sont faits de ce calcaire, roche sédimentaire formée à partir des squelettes, coquillages et des grands fossiles d’organismes marins. On trouve normalement ces restes fossiles en position horizontale dans les couches sédimentaires. Pourtant, dans les pierres des grandes pyramides, <a href="http://www.davidovits.info/">professeur Davidovits</a> les a trouvées éparpillées, dans tous les sens, comme si elles avaient été artificiellement mélangées avec un genre de pilon</p>
<p>Un autre phénomène observé dans les pierres de pyramide était la présence de bulles d’air, de fibres organiques, des os et des dents d’animaux, matériaux étrangers jamais trouvés dans le calcaire naturel – ce qui semblerait être davantage la preuve que les pierres étaient synthétiques.</p>
<h2>Coquillage fossile</h2>
<p>Le calcaire nummulitique (les coquillages fossiles mélangés dans la pierre des pyramides)<br />
Dans un autre message de Tribune Geopolymer, on peut lire</p>
<blockquote><p>M. X. ne spécifie pas pourquoi il pense que des coquillages fossiles intacts dans les blocs des pyramides prouvent qu’ils ne sont pas en béton. Si M. X. avaient même la connaissance la plus fondamentale de la théorie en pierre ré-agglomérée, il saurait que les gravats de coquillages fossiles des carrières à Gizah ont fourni l’ensemble des blocs des pyramides.<br />
J’espère que ce M. X. ne répètent pas simplement la critique irréfléchie de l’égyptologue Mark Lehner sur la théorie en pierre ré-agglomérée. En 1988, Lehner a employé le même argument pour convaincre NOVA que la théorie en pierre ré-agglomérée était de la foutaise. Même pendant le tournage du documentaire quand Lehner, ses collègues et le personnel de NOVA essayaient activement de discréditer Davidovits et la théorie en pierre ré-agglomérée, ils n’ont pas toujours compris la base de la théorie. C’est un affront triste à la science. Leur manque de connaissance est démontré par le fait que quand Prof. Davidovits est allé à la carrière de Gizah examiner la pierre calcaire, un des aides de Lehner (dont j’ai oublié le nom) l’a conduit sur le lieu. Prof. Davidovits m’a dit que cet aide s’est tourné vers lui pendant qu’ils roulaient et dit, “Nous savons que vous avez tort.” Prof. Davidovits a répondu en disant quelque chose dans le genre “Oh vraiment ? J’ai fait des recherches et ai étudié pendant plus de 20 ans et vous savez que j’ai tort. Comment cela se fait-il ?” L’aide lui dit, “parce qu’il y a des coquillages fossiles dans les blocs des pyramides, de même qu’il y a aussi des coquillages fossiles dans les carrières.” Prof. Davidovits a répondu en disant quelque chose dans le genre “Et bien, d’où pensez-vous que viennent les agrégats des blocs en pierre ré-agglomérée des pyramides, de la Lune ? Non, les coquillages sont venus des carrières.” Les yeux de l’aide se sont grands ouverts et il n’a rien dit.</p></blockquote>
<div class="figureleft" style="width: 190px;"><img decoding="async" src="/wp-content/uploads/fossilshell.jpg" alt="" /></div>
<p>La plupart des coquillages fossile restent intacts mais sont mélangés dans toutes les directions (voir la figure) dans les blocs des pyramides. Pourquoi les constructeurs de pyramide se donneraient-ils plus de travail en les écrasant? Comme je l’ai exposé, “Quand il a participé au tournage du documentaire de NOVA, Prof. Davidovits a montré comment un morceau humidifié de pierre de la carrière de Gizah libère facilement l’argile qu’il contient en 24 heures. Tristement, sa démonstration de 10 minutes montrant comment faire des blocs géopolymèriques des pyramides avec la pierre calcaire de Gizah a été coupée du film dans la seconde version diffusée en 1997.” En d’autres termes, le matériau de la carrière est faiblement lié par l’argile. L’argile décante dans l’eau pour que les coquillages ne soient plus liés. Une fois les coquillages séparés, ils peuvent être ré-agglomérés ensemble. Pour plus d’information sur la fabrication du béton géopolymérique in situ dans les carrières, voir les débats publiés dans la presse scientifique américaine dans les années 1991-93 ( voir la <a href="/fr/category/bibliotheque/">Bibliothèque</a> pour la liste de références et aussi les <a href="/fr/archeologie/civilisation/articles-consacres-a-larcheologie-dans-les-actes-des-congres">Applications en archéologie</a> ).</p>
<h2>La preuve par la géologie, Partie 2</h2>
<h3>Connaissance Géologique du Plateau des Pyramides, Pierre calcaire dure et pierre calcaire tendre</h3>
<p>La Figure ci-dessous montre une coupe simplifiée du plateau des pyramides de Gizah. Le Plateau de Gizah est un affleurement de la Formation Mokkatam Éocène Moyen. Un deuxième affleurement de la Formation Maadi Éocène Supérieure borde le plateau des pyramides sur le Sud-Sud-Ouest. Un grand oued sablonneux sépare la Formation Mokkatam de la Formation Maadi, créée par l’inclinaison au Sud-Est de la Formation Mokkatam. Le côté Nord de l’oued, ou la ligne Sud de l’affleurement de la Formation Mokkatam et le côté Sud de l’oued, ou la ligne Nord de l’affleurement de Formation Maadi (où les deux Formations plongent dans l’oued), ont été largement exploités et ont fourni les matériaux pendant la construction des pyramides de Gizah.</p>
<div class="figurecenter" style="width: 100%;"><img decoding="async" src="/wp-content/uploads/GeolGiza.gif" alt="" /><br />
Coupe simplifiée NNO-SSE du Plateau de Gizah. Le lit de pierre calcaire nummulitique tendre et argileux (en jaune), qui a été largement exploitée (l’Oued des carrières, la tranchée du Sphinx), est enserré entre deux lits de pierre calcaire nummulitique dure et grise (la base des pyramides et la tête de Sphinx).</div>
<p>D’après le géologue Thomas Aignier et l’égyptologue Mark Lehner, la couche en surface de la Formation Mokkatam qui constitue le support sur lequel sont construites les pyramides, est constitué d’un banc de calcaire massif et très dur de type nummulite (les bancs de calcaire « hard-grey » dans la figure). D’un autre coté, la couche qui plonge dans l’oued (wadi), là où se trouvent les carrières et aussi autour du Sphinx et le corps même du Sphinx, cette couche consiste en des couches de calcaire nummulite plus tendre avec des couches marneuses, qui contiennent une quantité assez importante d’argile (le banc pris en sandwich « soft-marly limestone » sur la figure). En accord avec la théorie traditionnelle de la taille, Mark Lehner déclare ”&#8230;De toute évidence les constructeurs employèrent avec avantage les calcaires les plus tendres à couche marneuse de la partie Sud de la Formation Mokkatam, mais construisirent leur pyramide sur la base formée par le banc de calcaire nummulite dur situé au Nord…”</p>
<p>Lehner postule que les constructeurs n’ont pas employé la pierre calcaire dure voisine, mais ont préféré le matériau le plus tendre.</p>
<div class="figurecenter" style="width: 100%;"><img decoding="async" src="/wp-content/uploads/kheops-quarry.jpg" alt="" /><br />
La carrière de Khéops désignée par les géologues. Le front de taille montre la couche tendre de calcaire qui ne peut servir de pierre de taille.</div>
<h3>Désagrégation de pierre calcaire tendre, avec de l’eau</h3>
<p>En octobre 1991, alors qu’il participait au tournage du documentaire TV intitulé “This Old Pyramid (Cette Vieille Pyramide)” produit par NOVA, diffusé sur le réseau américain PBS en Septembre 1992, Davidovits a pu montrer cette propriété unique du calcaire de Gizah. Un morceau de calcaire pris dans la carrière se désagrège rapidement en 24 heures, séparant les coquillages nummulites de la partie argileuse, alors qu’un morceau de calcaire dur de la Formation Mokkatam ne se désintègre pas. Le matériau désagrégé boueux est alors prêt pour la ré-agglomération géopolymèrique.</p>
<p style="text-align: center;"><img decoding="async" src="/wp-content/uploads/NOVA1.jpg" alt="" /> <img decoding="async" src="/wp-content/uploads/NOVA2.jpg" alt="" /><br />
<em>Joseph Davidovits et Mark Lehner dans le film de TV “This Old Pyramid”, WGBH, Boston, 1992 (NOVA, PBS)</em></p>
<p style="text-align: center;"><img decoding="async" src="/wp-content/uploads/NOVA3.jpg" alt="" /> <img decoding="async" src="/wp-content/uploads/NOVA4.jpg" alt="" /><br />
<em>Après 24 heures plongé dans un sac en plastique avec de l’eau, le gros morceau de pierre calcaire s’est séparé de son argile et de ses mummulites. En présence d’un excès d’eau, l’argile plus lourde décante laissant les nummulites au-dessus. “This Old Pyramid”, WGBH, Boston, 1992 (NOVA, PBS)</em></p>
<p>Ce sujet a été largement décrit et discuté dans les <a href="/fr/archeologie/civilisation/articles-consacres-a-larcheologie-dans-les-actes-des-congres">Applications Archéologiques aux congrès geopolymer</a> .</p>
<h2>La Preuve de la Stèle d’Irtysen</h2>
<div class="figureleft" style="width: 246px;"><img decoding="async" src="/wp-content/uploads/p_probes_irtysen.jpg" alt="" /><br />
La stèle d’Irtysen exposée au musée du Louvre prouve que la formule d’Imhotep a existé.</div>
<p>La stèle d’Irtysen est exposée au musée du Louvre à Paris (salle 7 du circuit thématique). Cette antique inscription en pierre ne remonte pas tout à fait jusque l’ère où la grande pyramide a été construite. Mais elle est très vieille. Environ quatre mille ans…</p>
<p>C’est la stèle funéraire autobiographique d’Irtysen, un maître artisan de la caste des prêtres, qui a vécu 2.000 ans av. J.C. Dans ce texte, Irtysen indique qu’il possède “une connaissance secrète” pour fabriquer des statues en pierre, pas en les taillant mais en les formant dans des moules.</p>
<p>Irtysen affirme avoir employé un mélange de matériaux qui durcit quand il est coulé dans des moules pour reproduire n’importe quel genre d’objet ou personnage – un matériaux que le feu ne pourrait pas consumer, ni l’eau diluer. Ceci suggère qu’Irtysen avait travaillé avec un liant produit chimiquement pouvant être mélangé à certains minerais et être versé dans un moule, pour produire des statues.</p>
<h2>La Preuve de Stèle de Séhel</h2>
<div class="figureleft" style="width: 246px;"><img decoding="async" src="/wp-content/uploads/p_probes_sehel.jpg" alt="" /><br />
La stèle de la famine sur l’île de Sehel contient les révélations d’Imhotep, avec une liste d’ingrédients minéraux donnant une formule chimique.</div>
<p>Sur l’île de Sehel, à quelques kilomètres au Sud de la ville d’Assouan sur le fleuve Nil, on peut appercevoir un antique rocher. On le connaît sous le nom de Stèle de la Famine, et son texte en hiéroglyphe occupe 32 colonnes, qui doivent être lues de droite à gauche. Les premières colonnes traitent de la famine qui s’est produite sous le règne du pharaon Djoser, autour de 3.000 ans av. J.C., à une période antérieure au règne de Khéops.</p>
<p>Les hiéroglyphes gravés indiquent l’histoire suivante : pendant des années, le Nil avait périodiquement inondé ses rives, arrosant les champs environnants et les fertilisant pour l’agriculture. Sous le règne de Djoser, cependant, le fleuve ne s’est pas levé. Par conséquent, les récoltes ne pouvaient pas pousser, le sol s’est désséché pour devenir stérile, et le résultat était une grande famine dans toute la terre.</p>
<p>Le texte de la stèle a été déchiffré en 1889, mais en raison des limitations de la connaissance scientifique de ce temps, la partie contenant la formule a été mal comprise ou pas correctement traduite. Maintenant, professeur Davidovits, grâce à sa connaissance en chimie, a pu décoder sa véritable signification.</p>
<div class="figureleft" style="width: 246px;"><img decoding="async" src="/wp-content/uploads/p_probes_sehel2.jpg" alt="" /><br />
Le hiéroglyphe ARI-KAT, une clef à la technologie en pierre.</div>
<p>Professeur Davidovits était particulièrement intéressé, non par les passages historiques sur l’inondation, mais plutôt ceux qui décrivent une formule chimique utilisée dans des périodes anciennces par un prêtre et un sage – le grand Imhotep – pour fabriquer un bloc de pierre aggloméré. Une section de la stèle (connue par les savants comme les “révélations d’Imhotep”) contient des mots significatifs. L’un d’entre eux est ARI-KAT, un composé de deux hiéroglyphes qui forment un simple adjectif. ARI signifie le verbe “travailler avec, façonner, former”. Il est symbolisé par un oeil, à côté d’une figure humaine accroupie, qui fait le travail. L’ajout de KAT – deux mains tenues en haut et un demi-cercle – donne une nouvelle signification : synthétique, créé par l’homme. ARI-KAT est donc quelque chose de façonnée par l’homme et, une fois lié à des minerais, quelque chose ayant subi un traitement ou fait synthétiquement.</p>
<p>Une discussion sur la <strong>STELE DE LA FAMINE</strong> (<a href="/fr/archeologie/pyramides/stele-de-la-famine-hieroglyphe-construction-pyramides">lire ce chapitre complet</a> ) a été présentée au 5è Congrès International d’Égyptologie, au Caire en Egypte, le 29 octobre 1988. Cet article (voir la Bibliothèque pour télécharger le texte intégral) présente la première étude qui pourrait être un bon pas en avant dans la découverte d’autres textes.</p>
<h2>La preuve par les vases et vaisselles</h2>
<div class="figureleft" style="width: 246px;"><img decoding="async" src="/wp-content/uploads/p_probes_vessels.jpg" alt="" /><br />
Un des 30.000 vases en pierre de Saqqarah au musée du Caire.</div>
<p>À l’intérieur du plateau, au-dessous de la base de la pyramide à degrès de Saqqarah, Imhotep, son constructeur et concepteur, a creusé la pierre sur près de 4 km et a construit une série de couloirs et de chambres intérieures.</p>
<p>Il a décoré de nombreuses chambres avec 36,000 tuiles émaillée bleues, les premières fabriquées par l’homme autant que nous le sachions; une preuve de sa connaissance avançée de l’alchimie.</p>
<p>En plus du tout ceci, environ trente mille vases en pierre d’une extrème perfection ont été trouvés dans ces chambres souterraines. Ce sont des vaisselles en pierre dure, uniques et énigmatiques, faites de gneis, diorite et basalte. Certains de ces matériaux sont plus durs que le fer. Aucun sculpteur aujourd’hui n’essayerait même de travailler avec de tels tels matériaux.</p>
<p>On se demande comment ils pouvaient avoir été découpés et forés ? Leurs conceptions sont d’une extrêmement beauté mais impossible à tailler. Aucune marque d’outil ne perturbe leurs surfaces. Ils doivent avoir été moulés ou tournés, selon les indications suggérées par la stèle d’Irtysen du musée du Louvre.</p>
<h2>La preuve de Le Châtelier</h2>
<div class="figureleft" style="width: 246px;"><img decoding="async" src="/wp-content/uploads/p_probes_chatelier.jpg" alt="" /><br />
Henri Le Chatelier.</div>
<p>Le premier homme qui proposa le principe d’une solution raisonnable sur la manière dont les Egyptiens ont fabriqué leurs statues en pierre, fut Henri Le Châtelier, un chimiste, céramiste et métallurgiste, né en France en 1850.</p>
<p>Au début du vingtième siècle, il a noté que la célèbre statue du pharaon Khafra (ou Khefren) ne montrait aucun signe des marques d’outil. Pourtant, elle avait été faite en diorite, une des pierres les plus dures, à un moment où les artisans ne possédaient que de simples outils en pierre ou des burins de cuivre. Il en conclut qu’avec ces outils, il auvait été impossible de produire un tel chef d’oeuvre.</p>
<div class="figureleft" style="width: 246px;"><img decoding="async" src="/wp-content/uploads/p_probes_statue.jpg" alt="" /><br />
Statue en diorite du pharaon Khefren.</div>
<p>Le Châtelier suspecta qu’elle n’était pas du tout taillée, mais faite d’un mélange de pierre agglomérée dans des moules. Alors, il commença à examiner d’autres statues. Il regarda celles qui ressemblent apparemment à des émaux, et coupa une fine lame mince avec une scie diamant-inclinée, et constata que l’émail n’était pas un enduit appliqué, mais une partie du matériau dont la statue était faite. Il affirma que ces statues émaillées avaient été moulées avec une sorte de matériau synthétique et pas du tout sculptées dans de la pierre naturelle.</p>
<p class="infobox tick">Une énorme fraude scientifique utilisée par les géologues pour discréditer notre recherche. Allez à <strong><a href="//www.geopolymer.org/fr/archeologie/pyramides/graves-mensonges-des-geologues/">Les pyramides (6) Graves mensonges des géologues. </a></strong></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La Stèle de la Famine: hiéroglyphe sur la construction des pyramides</title>
		<link>https://www.geopolymer.org/fr/archeologie/pyramides/stele-de-la-famine-hieroglyphe-construction-pyramides/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 09 Apr 2006 23:39:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Pyramides]]></category>
		<category><![CDATA[antiquité]]></category>
		<category><![CDATA[davidovits]]></category>
		<category><![CDATA[égypte]]></category>
		<category><![CDATA[géologie]]></category>
		<category><![CDATA[hiéroglyphe]]></category>
		<category><![CDATA[pierre]]></category>
		<category><![CDATA[pyramide]]></category>
		<category><![CDATA[ré-agglomeration]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.geopolymer.org/fr/?p=45</guid>

					<description><![CDATA[Résumé de la Conférence par Joseph Davidovits Vè Congrès International d’Égyptologie, Le Caire, Egypte 29 octobre-3 Nov, 1988. Les égyptologues ont longtemps prétendu qu’aucun texte n’existait décrivant comment les Pyramides ont été construites. Une pierre est gravée sur une roche sur l’île Sehel, près d’Éléphantine en Egypte, au nord d’Aswan. Elle a été découverte en [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:center;"><img decoding="async" src="/wp-content/uploads/femme_aile.gif" alt="" /></p>
<h3 style="text-align:center;">Résumé de la Conférence<br />
par <a href="http://www.davidovits.info/">Joseph Davidovits</a><br />
Vè Congrès International d’Égyptologie, Le Caire, Egypte<br />
29 octobre-3 Nov, 1988.</h3>
<div class="figureright" style="width:230px;"> <img decoding="async" src="/wp-content/uploads/Famine_Stele_2a.jpg" alt="" /> </div>
<p>Les égyptologues ont longtemps prétendu qu’aucun texte n’existait décrivant comment les Pyramides ont été construites. Une pierre est gravée sur une roche sur l’île Sehel, près d’Éléphantine en Egypte, au nord d’Aswan. Elle a été découverte en 1889 par C.E. Wilbour et a été déchiffrée par les égyptlogues: Brugsch (1891), Pleyte (1891), Morgan (1894), Sethe (1901), Barguet (1953) et Lichtheim (1973). Cette stèle montre trois des caractères les plus renommés de la civilisation égyptienne :</p>
<ul>
<li><strong>Le pharaon Djoser</strong>, vers 2750 av. J.C., a construit la première pyramide, la Pyramide à degrés à Saqqara. Ce monument est utilisé pour illustrer l’invention de la construction en pierre.</li>
<li><strong>Imhotep</strong>, le scribe et l’architecte de la pyramide de Djoser, qui a été honoré et déifié pour avoir inventé la construction en pierre.</li>
<li><strong>Le Dieu Khnoum</strong>, le potier qui, comme dans la Bible, modèle les corps des hommes et des dieux avec la vase du Nil, l’argile, autrement dit en travaillant les minéraux.</li>
</ul>
<p>Ce texte appelé <em>Stèle de la Famine</em> a été gravé à une époque récente, sous les Ptolémées (200 av. J.C.), mais certains indices fiables ont amener les égyptologues à croire que, dans une forme plus longue, le document authentique daterait du commencement du l’Ancien Empire (2750 av. J.C.).</p>
<p>Également, <strong>l’aspect le plus controversé de ce texte</strong> réside dans le fait que pour <strong>construire des temples, des pyramides et d’autres bâtiments sacrés</strong>, les instructions de Khnoum et les révélations d’Imhotep <strong>ne mentionnent pas de pierre de construction, comme la pierre calcaire ou des blocs de granit ou de grès</strong>. Ces matériaux ne sont pas trouvés dans la liste. Dans le rêve de Djoser (col. 19), Khnoum donne des minéraux et “depuis des temps anciens, personne n’a jamais travaillé avec eux (les minéraux) pour construire les temples de Dieux …”. Pour construire des monuments, on a donné à Djoser une <strong>liste de minéraux</strong> et des minerais dont les noms hiéroglyphiques n’ont pas été traduits jusqu’ici. C’est la raison pour laquelle nous avons commencé une étude approfondie de chaque mot hiéroglyphique, pour déterminer les mots-clés techniques, ceux qui sont évidemment difficiles à traduire.</p>
<h2>Mots-clés Techniques non traduits par les auteurs précédents :</h2>
<div class="figureright" style="width:118px;"> <img decoding="async" src="/wp-content/uploads/aa1.gif" alt="" /> </div>
<p><strong>Mot ‘aa’:</strong> C’est le mot “pyramide” traduit par Brugsch, “des tombeaux pour des rois” par Sethe et Barguet et “des palais pour des rois” par Lichtheim. Toutes les traductions montrent que ‘aa’ est le déterminant pour le tombeau royal, c’est à dire la pyramide. Selon Sethe et Barguet, ce mot ‘aa’ est un archaïsme de l’Ancien Empire.</p>
<div class="figureright" style="width:114px;"> <img decoding="async" src="/wp-content/uploads/arikat1.gif" alt="" /> </div>
<p><strong>Mot-clé ARI KAT:</strong> Ce verbe intervient trois fois. Dans col. 13 et 19, associé aux minéraux, il a été traduit par: “pour travailler avec”; dans col. 20, le Dieu Khnoum “modèle” ou “crée” l’humanité (avec l’argile). La première partie du verbe, ARI, signifie faire, créer, former, modeler, engendrer; la deuxième partie, KAT et l’idéographe “l’homme”, signifie le travail fait par l’homme. L’adjectif, ARI, désigne un matériau artificiel, le lapis-lazuli synthétique par exemple. La meilleure signification pour le verbe, ARI-KAT, pourrait être : <strong>traiter, synthétiser, fabriquer.</strong></p>
<div class="figureright" style="width:119px;"> <img decoding="async" src="/wp-content/uploads/rwd_2.gif" alt="" /> </div>
<p><strong>Mot-clé idéographe RWD:</strong> Trouvé dans col. 11, cet idéographe fait partie d’une phrase qui qualifie les matériaux employés pour la construction des temples et des pyramides (col. 11 et 12).<br />
Traduit par Barguet comme la pierre dure, RWD a été discutée en profondeur par Harris (1961) qui expose (p.23) que ”&#8230; dans tous les événements, il peut y avoir peu de doute que RWDT soit un terme pour la pierre dure en général, quoique la pierre entre dans une catégorie qu’il est difficile de dire, particulièrement si on fait référence à l’albâtre comme RWDT”.</p>
<div class="figureright" style="width:107px;"> <img decoding="async" src="/wp-content/uploads/aatrwdtuteshi1.gif" alt="" /> </div>
<p>Généralement, l’élément RWD se rapporte au grès égyptien (INR RWDT non inscrit ici), plus précisément le matériau en pierre trouvé dans les carrières de l’Egypte du Sud et employé pour construire les temples du Nouvel Empire et les Périodes suivantes à Karnak, Luxor, Edfu, Esne, Denderah, Abu-Simbel. Ce matérau, le grès égyptien, est un matériau tendre, qui, parfois, peut être facilement griffé par l’ongle (Rozière, 1801). C’est le contraire d’une pierre dure. C’est deux fois plus tendre que la pierre calcaire de Gizah, quatre fois plus tendre que le marbre de Carrare ou huit fois plus tendre que le granit d’Aswan. <strong>Il devient évident que l’élément RWD ne signifie pas la pierre dure.</strong></p>
<p>D’autre part, l’idéographe RWD signifie aussi : germer, grandir et le verbe causatif, S-RWD, faire solide ou lier fortement. Le gravier et le caillou contiennent aussi l’idéographe RWD. Finalement, le grès, quartzite, parfois le granit et d’autres pierres qualifiées avec RWD, <strong>sont des pierres solides naturelles résultant de la solidification géologique d’agrégats, comme des particules de quartz ou de sable.</strong></p>
<div class="figureright" style="width:99px;"> <img decoding="async" src="/wp-content/uploads/aat1.gif" alt="" /> </div>
<p><strong>Mot-clé AAT:</strong> La colonne 16 donne les différents noms d’AAT. Selon Harris (p.21) AAT doit être considéré comme un mot pour des minéraux et se réfère à des minerais. Dans col. 19, ces minerais sont présentés pour la première fois, rapportant l’invention de la construction avec des matériaux en pierre.</p>
<p><strong>Mot-clé TESH:</strong> Le mot composé AAT NEB RWD UTESHAU, à la fin de col. 11 a un intérêt particulier. Barguet traduit : “matières précieuses et pierres dures des carrières”, mais déclare dans une note que sa lecture peut être douteuse en raison de l’écriture étrange de ce mot, dans le hiéroglyphe. Au lieu de TESHAU, Barguet lit SHETI.</p>
<div class="figureright" style="width:101px;"> <img decoding="async" src="/wp-content/uploads/tesh1.gif" alt="" /> </div>
<p>La racine TESH a la signification générale de : écraser, séparer, fendre, et le verbe BETESH indique l’action de dissolution, la désagrégation. Une pierre qui est écrasée ou démontée ou séparée, est appelée un agrégat.</p>
<p>Cela nous amène à conclure que le mot RWD UTESHAU indique n’importe quel agrégat naturel, ou un matériau naturellement séparé, comme le <strong>matériau érodé et naturellement désagrégé.</strong> <em>RWD pourraient être extrapolé comme étant l’idéographe de la description de l’agglomération, ici au commencement du mot, ou de la pierre agglomérée (géologiquement ou synthétiquement) quand mis à la fin.</em></p>
<p>Si notre supposition est exacte, les matériaux pierreux inscrits en colonne 15 doivent être dans une forme fragile, ou facile à désagréger. Deux noms contiennent la racine TESH, quatre noms ne l’ont pas.</p>
<div class="figureright" style="width:80px;"> <img decoding="async" src="/wp-content/uploads/bekhen.gif" alt="" /> </div>
<p><strong>La pierre BEKHEN</strong> a été trouvée dans des inscriptions placées dans l’oued Hammamat, dans le désert au Sud-Est d’Aswan et est mentionnée comme étant soit un basalte noir, une diorite, un schiste sablonneux, un porphyre, un greywacke, soit un gneiss psammite (Lucas et Rowe, 1938; Morgan, 1894). Egalement, selon les Inscriptions Hammamat (Couyat-Montet), l’exploitation de BEKHEN à l’Oued Hammamat a été effectuée d’une façon très primitive. Les blocs choisis étaient généralement jetés en bas de la montagne où ils sont arrivés fendus en de nombreux morceaux.</p>
<div class="figureright" style="width:80px;"> <img decoding="async" src="/wp-content/uploads/mthay.gif" alt="" /> </div>
<p><strong>La pierre MTHAY</strong> est plus intéressante à discuter. Ce nom semble contenir la racine du mot MAT ce qui signifie le granit. Harris (p.72) est d’accord avec Barguet quand il note qu’il est étrange que le granit n’est pas autrement mentionné dans le texte. Puisque c’était la pierre la plus typique de cette région, il est donc probable que cette forme remarquable d’écriture dissimule MAT, c’est-à-dire le granit. Cependant, à part l’orthographe hiéroglyphique particulière qui arrive dans la Stèle de la Famine, les écritures faisants références au granit contiennent toujours le même hiéroglyphe, la faucille MA, avec des adjectifs différents. Dans col. 15, la lettre ME n’est pas la faucille, mais un oiseau privé de ses ailes et de ses plumes. Cette manière d’écrire la lettre ME doit être trouvée dans le mot MUT, se tuer. Le mot METH signifie aussi mourir. D’autre part, le granit MAT est souvent écrit avec l’idéogramme de coeur, la vie, suggérant l’idée de granit vivant. La supposition, que l’auteur de la Stèle de la Famine a voulu souligner, dans une forme condensée, est que le granit est un matériau érodé, fragile, désagrégé, trouvé dans quelques affleurements géologiques. Il aurait pu aussi essayer de souligner l’idée de granit mort.</p>
<div class="figureright" style="width:88px;"> <img decoding="async" src="/wp-content/uploads/ain.gif" alt="" /> </div>
<p><strong>Mot-clé AIN:</strong> Colone 15 commence par : “Apprenez les noms d’AIN (la pierre)”. Le mot hiéroglyphique pour la pierre solide, pierre de construction et le bloc, est AINR. La majorité de roches solides est appelée AINR, avec un adjectif. Harris ne fait aucune distinction entre AIN et AINR, le mot copte pour la pierre, UN, étant très semblable à AIN. Cependant AINR est essentiellement appliqué à la pierre employée dans la construction. AIN doit être reconnu comme un mot générique pour la pierre, comme une substance, c’est-à-dire un matériau pierreux, en opposition avec d’autres matériaux comme le bois ou le métal.</p>
<div class="figureright" style="width:58px;"> <img decoding="async" src="/wp-content/uploads/odeur.gif" alt="" /> </div>
<p><strong>Mot-clé idéographe:</strong> On ne connaît pas la valeur phonétique de cet ideographe; pour le dictionnaire, c’est un déterminant pour l’arôme et l’odeur, mais n’est pas associé aux parfums. Il touche essentiellement aux substances qui distribuent des odeurs, des effluves ou des émanations. Aussi, ces odeurs ne sont pas nécessairement mauvaise et elles ne signifient pas puer. Parfois cet idéographe a été associé à la notion de plaisir.</p>
<div class="figureright" style="width:170px;"> <img decoding="async" src="/wp-content/uploads/odeurentier.gif" alt="" /> </div>
<p>Trouvé en Colonne 12, il est pour Brugsch un mot pour onguent (“salbe” en allemand). Barguet et Lichtheim ne le traduisent pas employant le terme général “des produits” en rapport avec ceux cités dans col. 11, “aat nb rwd uts3u” les minéraux et pierres.</p>
<p>L’idéographe pourrait représenter une vessie ou un vase contenant un liquide, qui distribue une odeur, mais n’est pas un parfum. Autrement dit, cela pourrait être le déterminant pour le produit chimique. La majorité des produits chimiques ont une odeur caractéristique et les chimistes ont appris comment détecter, reconnaître et associer n’importe quelle odeur particulière. <strong>Selon col. 11 et 12, ces produits odorant sont les minerais et les matérieaux en pierre qui sont essentiels pour la construction des temples et des pyramides.</strong></p>
<p>Les études lexicographiques des minéraux antiques font la supposition que leurs noms doivent provenir de leurs couleurs. Ils comptent sur le fait que, dans des noms de gemmes grecs, divers pierres sont étroitement associées à une couleur, par exemple les pierres semi-précieuses contenant la racine chryso, jaune. Des minéraux, des minerais et des matériaux pierreux, montrés dans Barguet, Harris et les traductions de Lichtheim de la Stèle de la Famine, démontrent que ce type de recherche lexicographique n’est pas couronnée de succès. La majorité de noms hiéroglyphiques n’a pas trouvé d’équivalence contemporaine. Nous pensons que, en présentant le concept d’odeur et peut-être plus tard celui de goût, nous suivons simplement les méthodes antiques et classiques de caractérisation de produits chimiques, à savoir la détermination de leur couleur, odeur et le goût.</p>
<p><strong>Les produits ayant une odeur</strong> doivent être trouvés dans un texte lié aux Grandes Pyramides. Dans son Livre II, Euterpe, l’historien grec Hérodote relate que les prêtres à Memphis lui ont dit que sur la pyramide de Khéops est “gravée en caractères égyptiens sur la pyramide la somme dépensée pour les ouvriers en raifort, oignons et ail; et la personne qui a interprété ces inscriptions pour moi m’a dit, comme je me souviens bien, que cette dépense s’élevait à mille six cents talents d’argent. (Plus de 100 millions d’Euros de 2001)”. Des images populaires ont copiée cette description et les ouvriers sont décrits comme puant d’ail et l’oignon.</p>
<p>Nous avons prétendu (Davidovits, 1978, 1982) (voir aussi les livres de <a href="http://www.davidovits.info/">J. Davidovits</a> ) que cette description touche au coût des expéditions entreprises pour recueillir les minéraux de type arsenate, placés dans les mines de cuivre et de turquoise au Sinaï. Une méthode simple est utilisée en pétrographie pour identifier des minéraux naturels et des minerais est de les chauffer avec une petite flamme. S’il se dégage immédiatement une odeur d’ail, ils appartiennent à la famille des arsenates (arsenate de cuivre ou de fer).</p>
<p>Nous avons regardé les noms hiéroglyphiques de minéraux et de minerais qui pourraient contenir la signification de l’oignon, l’ail et le radis. Nous avons trouvé un représentant pour chacune de ces 3 odeurs :</p>
<p><strong>La pierre d’oignon:</strong> Dans col. 15, la “pierre uteshi” se termine par un idéographe qui a été le sujet de discussions. Brugsch lit HEDSH et donne la signification blanche, pendant que Barguet lit différemment et ne traduit pas, tandis que Harris déclare que la lecture doit rester dans le doute. Notre lecture est HEDSH, mais notre traduction est l’oignon. La pierre uteshi pourrait être la pierre qui sent comme l’oignon.</p>
<p><strong>La pierre d’ail:</strong> L’ail a été suggéré pour HUTEM et TAAM, c’est-à-dire le mot souche TEM. Dans col. 16, le minerai TEM-IKR pourrait représenter la pierre d’ail, le préfixe KR signifie faible, c’est-à-dire la pierre qui a une faible odeur d’ail.</p>
<p><strong>La pierre de radis:</strong> Le radis correspond à KAU et KA-T. Dans col. 16, le minerai KA-Y pourrait signifier “le minerai avec une odeur de radis”.</p>
<div class="figurecenter" style="width:80%;"> <img decoding="async" src="/wp-content/uploads/onion.gif" alt="" /> <img decoding="async" src="/wp-content/uploads/garlic.gif" alt="" /> <img decoding="async" src="/wp-content/uploads/radish.gif" alt="" /></p>
<p>UTESHUI HEDSH (oignon , gauche), TEM (ail, centre), KA-Y (radis, droite)</p>
</div>
<h2>La traduction présente les éléments discutés ci-dessus:</h2>
<blockquote>
<p>(Col. 11): Il y a un massif de montagne dans sa région orientale (à Eléphantine) contenant tous les minerais, toutes les pierres (érodées) écrasées (agrégats appropriés pour l’agglomération), tous les produits<br />
(Col. 12) cherchés pour construire les temples des dieux du Nord et du Sud, les niches pour des animaux sacrés, la pyramide (tombe royale) pour le roi, toutes les statues qui sont debout dans des temples et dans des sanctuaires. De plus, tous ces produits chimiques sont mis devant le visage de Khnoum et autour de lui.<br />
(Col. 13)&#8230;est là au milieu de la rivière une place de relaxation pour chaque homme qui traite les minerais sur ses deux côtés.<br />
(Col. 15) Apprend les noms des matériaux pierreux qui doivent être trouvés … bekhen, le granit (érodé) mort, mhtbt, r’qs, uteshi-hedsh (la pierre d’oignon)&#8230; prdny, teshy.<br />
(Col. 16) Apprend les noms des minerais rares placés en amont … or, argent, cuivre, fer, lapis-lazuli, turquoise, thnt (chrysocolle), Jaspe, Ka-y (la pierre de radis), le menu, émeraude, temikr (la pierre d’ail), et plus, neshemet, ta-mehy, hemaget, ibehet, bekes-ankh, fard vert, l’antimoine noir, l’ocre rouge…<br />
(Col.18) &#8230;a constaté que Dieu étant debout … Il m’a parlé : “je suis Khnoum, Ton créateur, Mes bras sont autour de toi, pour stabiliser ton corps, pour<br />
(Col. 19) sauvegarder tes membres. Je te confère des minerais sur des minerais … depuis la création personne ne les a jamais travaillé (pour faire la pierre) pour construire les temples des dieux ou reconstruire les temples ruinés… ”</p>
</blockquote>
<p>La Stèle de la Famine décrit l’invention de construction avec la pierre attribuée à Djoser et Imhotep, les constructeurs de la première pyramide, la Pyramide à degrés à Saqqara (2750 av. J.C.). Selon le texte, cette invention de construction en pierre résulte du traitement de différents minéraux et minerais qui pourraient être des produits chimiques impliqués dans la fabrication de pierre synthétique, ou d’un type de béton.</p>
<h2>Stèle de la Famine : Colonnes 11-19 (lire de droite vers la gauche)</h2>
<p><img decoding="async" src="/wp-content/uploads/Col_19.gif" alt="" style="vertical-align:top;text-align:left;padding:0;margin:0;" width="50" /><img decoding="async" src="/wp-content/uploads/Col_18a.gif" alt="" style="vertical-align:top;text-align:left;padding:0;margin:0;" width="50" /><img decoding="async" src="/wp-content/uploads/Col_17a.gif" alt="" style="vertical-align:top;text-align:left;padding:0;margin:0;" width="50" /><img decoding="async" src="/wp-content/uploads/Col_16.gif" alt="" style="vertical-align:top;text-align:left;padding:0;margin:0;" width="50" /><img decoding="async" src="/wp-content/uploads/Col_15.gif" alt="" style="vertical-align:top;text-align:left;padding:0;margin:0;" width="50" /><img decoding="async" src="/wp-content/uploads/Col_13b.gif" alt="" style="vertical-align:top;text-align:left;padding:0;margin:0;" width="50" /><img decoding="async" src="/wp-content/uploads/Col_12.gif" alt="" style="vertical-align:top;text-align:left;padding:0;margin:0;" width="50" /><img decoding="async" src="/wp-content/uploads/Col_11b.gif" alt="" style="vertical-align:top;text-align:left;padding:0;margin:0;" width="50" /></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>#G: Construction des pyramides d&#8217;après Hérodote</title>
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		<pubDate>Tue, 04 Apr 2006 20:12:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Articles archéologiques]]></category>
		<category><![CDATA[égypte]]></category>
		<category><![CDATA[hiéroglyphe]]></category>
		<category><![CDATA[pyramide]]></category>
		<category><![CDATA[ré-agglomeration]]></category>
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					<description><![CDATA[IXth Egyptology Congress, Grenoble, 2004 Construction des pyramides d’après Hérodote: Etude lexicologique des termes grecs krossai et bomides dans Hérodote (II, 125) : étymologie égyptienne ou grecque ? par Frédéric Davidovits Hérodote (II, 125) au début de son texte sur la construction de la pyramide de Khéops utilise krossai et bômides, mots rarissimes dans la [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p style="text-align:center;">IXth Egyptology Congress, Grenoble, 2004<br />
Construction des pyramides d’après Hérodote:<br />
Etude lexicologique des termes grecs krossai et bomides<br />
dans Hérodote (II, 125) : étymologie égyptienne ou grecque ?<br />
par<br />
Frédéric Davidovits</p>
<p>Hérodote (II, 125) au début de son texte sur la construction de la pyramide de Khéops utilise krossai et bômides, mots rarissimes dans la littérature grecque, pour désigner la forme en “degrés de la pyramide”. L’emploi par Hérodote de bômides, traditionnellement traduit par “plates-formes” ou “autels”, est surprenant, car pour désigner les degrés de la pyramide, il pouvait se servir ici de termes plus courants, qu’il utilise ailleurs (anabathmos “degré, marche”, bathron “base, degré, marche…”). Quant à krossai, on le rapproche traditionnellement d’un mot identique usité dans l’Iliade d’Homère. Mais, on peut aussi envisager l’origine égyptienne du terme. Dans cette hypothèse, krossai peut être l’adaptation phonétique d’un mot égyptien, khes (O 41 de Gardiner) signifiant “bâtir”. On sait que les touristes grecs avaient des interprètes égyptiens (hermèneis), qui avaient appris le grec à l’oreille avec une grande facilité. On pourrait alors expliquer l’apparition de krossai et bômides dans le texte par les échanges verbaux qu’Hérodote avait avec son interprète. Pour décrire les degrés de la pyramide, le traducteur “grécise” le signe O 41 khes signifiant “bâtir” et Hérodote comprend krossai. Voulant insister sur le côté religieux de la pyramide, l’interprète choisit un terme grec qui contient à la fois l’idée de marche et de religion et il invente un mot nouveau : bômides.</p>
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